Musée de l'Europe et de l'Afrique

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vendredi 6 septembre 2019

A démocrates, démocrates et demi

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Pas mieux !

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PS : deux juges ont successivement validé la décision de Boris Johnson d'ajourner le Parlement jusqu'au discours du trône.

vendredi 12 juillet 2019

Alstom : la France vendue à la découpe ? Frédéric Pierucci

pierruci.PNG Cliquer sur l'image pour voir l'interview de Frédéric Pierucci par ThinkerView

vendredi 5 juillet 2019

Il ya 46 ans...

moiyenavouloirdessous.PNG Cliquer sur l'image pour voir le film de Jean Yanne"Moi y'en a vouloir des sous"

lundi 1 juillet 2019

Big Bang !

lenormand.PNG Cliquer sur l'image pour voir un résumé du spectacle d'Ensemble! au Cirque Romanès

Bonus !

Breaking the news : candidature de Cécile Duflot

Sonia Jebali en grève de la faim

greve_atelec2.jpg Tunis, juin 2014, coll.du Musée de l'Europe & de l'Afrique

Dans Le Monde Diplomatique, Pierre Souchon nous informe de la grève de la faim de Sonia Jebali à Tunis. Sonia Jebali est cette déléguée syndicale du sous-traitant d'Airbus, Latelec, filiale de Latécoère, qui après la chute de Ben Ali créa avec d'autres une section dans cette usine où tout droit syndical était jusqu'alors proscrit pour cause de "zone franche".

Jamais réintégrée, Sonia Jebali n'a jamais retrouvé de travail, blacklistée pour ses activités syndicales.

Nous l'avions rencontrée avec sa collègue Monia Dridi à Tunis en juin 2014.

Retour en 5 parties avec Monia Dridi sur un conflit exemplaire : 1/Après la chute de ben Ali, la conquête des droits 2/Stratégies patronales de répression syndicale 3/Délocalisation et solidarité internationale /4Trahison de la bureaucratie syndicale /Epilogue : Révolution et Impérialisme.

à réécouter ici

vendredi 28 juin 2019

Pierre de Rosette Moustachue (PRM)

Un article signé Louise Fessard, Matthieu Suc et Marine Turchi du 28/01/2019 révèle, telle la Pierre de Rosette les hiéroglyphes, ce que signifie l'élément de langage, courant dans les colonnes de Mediapart (notamment au sujet de PV d'audition etc.) :

"... que Mediapart s'est procuré...".

Une contribution décisive à l'archéologie du journalisme moustachu[1]

(Le Concierge)

mediapartsestprocure.PNG Pierre de Rosette Moustachue (Coll. du Laboratoire de Neuneulogie du Collège d'Argein)

Notes

[1] aucun rapport avec le sujet de l'article qui n'est pas, ici, l'objet de l'archéologue-sémiologue préventif du temps présent...

jeudi 20 juin 2019

Grèce : Bercy répond aux questions d’une députée… ou pas

En février dernier, la députée France insoumise, Danièle Obono, interpellait avec l’expertise du CADTM, la secrétaire d’État aux affaires européennes au sujet de la dette grecque, de l’exposition de la France à cette dernière et des profits réalisés. C’est Bercy (le ministère de l’Économie et des Finances) qui a répondu fin avril[1]. Une réponse qui porte d’ailleurs mal son nom, dans la mesure où précisément, le ministre et ses services ne répondent pas à plusieurs des questions posées…

1- Concernant le prêt bilatéral (11,4 Mds d’euros) de la France à la Grèce

Quel est le montant des intérêts perçus à ce jour par la France sur ce prêt bilatéral, depuis son octroi en mai 2010 ? Est-ce que la France s’engage à rétrocéder à la Grèce, ces profits réalisés abusivement sur un pays en crise ?

Voilà, quelles étaient les questions. Malheureusement, elles resteront sans réponse. Le ministre nous dit que les conditions de ce prêt ont été revues en 2012 à l’avantage de la Grèce et qu’elles s’avèrent désormais plus favorables à celles auxquelles emprunte la France.

Si ces conditions sont actuellement si avantageuses, pourquoi ne pas communiquer le montant des intérêts perçus (ou non) jusqu’à ce jour ? Un des éléments d’explication à ce silence pourrait être, que même si à partir de 2014 (comme l’indique les rapports annuels de la Cour des Comptes) la France ne réalise plus de profit via ce prêt bilatéral, toujours est-il qu’elle a en engrangé avant. Entre 2010 et 2013, la France a perçu 695 millions d’euros d’intérêts, toujours selon la Cour des comptes [2].

Donc même si la France aujourd’hui ne fait plus de profits voire même perd de l’argent sur ce prêt, il ne fait aucun doute qu’elle en a réalisé jusqu’en 2013. Un profit difficile à assumer politiquement, car réalisé sur le dos d’un pays en crise, que la France (comme ses homologues européens) n’entend ni restituer, ni d’ailleurs communiquer.

2- Concernant les contributions de la France aux FESF et MES

Les questions concernant les contributions de la France aux FESF et aux MES, la part qui a déjà été versée par l’État et la part encore garantie, sont des questions considérées comme techniques, peu attrayantes. Et le moins que l’on puisse dire c’est que la réponse jargonneuse du ministre n’aide pas vraiment à s’y retrouver. Cela pourrait sembler anecdotique sauf que derrière des enjeux techniques, économiques se cachent des enjeux politiques. Il est ainsi vital que chacune et chacun puisse avoir accès aux informations et clés de compréhension de ces enjeux, censées être mises à disposition notamment pas les élu.es.

Savoir si ces contributions aux institutions financières sont déjà comptabilisées dans notre dette publique est notamment très utile dans le débat concernant l’annulation de la dette publique grecque. En effet, en 2015, lors du bras de fer entre Syriza et ses créanciers, élites politiques et éditorialistes des médias mainstream justifiaient leur TINA au régime d’austérité, par le fait que si on annulait la dette grecque, cela reviendrait à augmenter celle de la France et des autres pays européens. Or, les garanties sont bien souvent déjà comptabilisées dans les dettes publiques du moins en partie. D’où la nécessité de clarifier cette question pour éviter de se laisser endormir par leurs fables idéologiques présentées comme comptables, rationnelles et irrémédiables.

3- Concernant les profits issus des portefeuilles ANFA et SMP

En bon défenseur de la BCE et de ses politiques, le ministre prend le soin de rappeler que le rachat par la BCE de titres de la dette grecque se justifiait par une nécessité de diminuer la pression sur les taux d’intérêt demandés par les marchés financiers. Loin d’être animée par une réelle volonté d’aider la Grèce, la BCE souhaitait avant tout aider ses créanciers, qui à l’époque étaient majoritairement des grosses banques privées françaises et allemandes. La BCE a en effet permis à ces dernières de se débarrasser (à bon prix en plus) des titres grecs qui ne valaient plus grand-chose sur les marchés. D’autant que si la BCE avait vraiment voulu aider la Grèce pourquoi exige-t-elle 100 % du remboursement alors qu’elle les a obtenus à prix cassé sur le marché secondaire ? Pourquoi a-t-elle refusé d’inclure les titres qu’elle détenait dans la restructuration de la dette de 2012 ?

Des décisions qui l’ont conduit à réaliser des profits colossaux aux dépens de la Grèce, comme cela a été mentionné dans l’interpellation. Des profits qui eux vont se poursuivre, puisque dans les mois à venir la Grèce a deux importantes échéances de remboursement avec des taux élevés, vis-à-vis de la BCE : une première en juillet de 3,8 milliards d’euros, dont le taux d’intérêt est de 6 % et une seconde en octobre de 2 milliards d’euros, dont le taux est de 6,5 % [3]

Concernant la restitution de ces profits réalisés illégitimement, le ministre donne cette fois-ci des réponses. Il confirme que les profits réalisés en 2015 et 2016 ne seront jamais reversés à la Grèce soit la somme de 758,1 millions d’euros pour la France et de 2,4 milliards d’euros au niveau de l’eurosystème. Il confirme également que les restitutions qui seront faites à partir de 2017 le seront en échange de mesures d’austérité, qu’il évoque pudiquement en parlant de « conditions fixées sur la période post-programme ». En mars dernier, l’Eurogroupe bloquait en effet la restitution de ces profits SMP/ANFA tant que l’amendement de la loi Katseli qui gère la protection des résidences principales n’était pas approuvé par le Parlement grec. Le 29 mars, satisfait que la Vouli ait décidé de permettre que plus de Grec.ques puissent être jeté.es à la rue via des ventes aux enchères de logements massives, l’Eurogroupe a finalement réalisé le transfert.

Enfin, la réponse du ministre confirme que la tutelle par l’Union européenne de la Grèce se prolonge bien que cette dernière soit officiellement sortie des accords de prêt.

Tous ces éléments sont confirmés comme s’ils allaient de soi. Le gouvernement français et ses homologues européennes ne prennent en effet même plus la peine de justifier et expliquer leurs positions. Est-ce légitime de réaliser des profits colossaux sur un pays en crise, que l’on prétend pourtant aider ? Est-ce légitime et juste de ne pas lui restituer ces profits ou du moins qu’une partie et sous certaines conditions imposées ? Est-ce légitime que la Grèce se voit encore dicter sa politique depuis Bruxelles alors qu’elle est sortie des plans d’assistance financière ?

Des comportements illégitimes et scandaleux, que nous devons continuer de dénoncer et montrer que d’autres politiques existent ! Mais ces politiques ne tomberont pas du ciel.

Anouk Renaud , Danièle Obono

Source : CADTM

Notes

[1] Voir les questions et les réponses, ici : http://questions.assemblee-nationale.fr/q15/15-16944QE.htm

[2] Voir les rapports annuels sur les comptes de l’État et notamment ceux de 2010, 2011, 2012 et 2013, disponibles ici : https://www.performance-publique.budget.gouv.fr/budget-comptes-etat/comptes-etat/essentiel/s-informer/compte-general-etat#.XOZigRYzbDd

[3] Voir le calendrier des échéances de remboursement de la Grèce ici : http://graphics.wsj.com/greece-debt-timeline/.

mercredi 19 juin 2019

Référendum d'initiative partagée : et si la France se mariait avec elle-même ?

beartlafrance.PNG Cliquer pour une ZTUN (Zone Temporaire d'Unité Nationale)

Les signatures pour sanctuariser, au cœur du Contrat Social, instauré en 1944 sur la base du programme du Conseil National de la Résistance, les services publics, le patrimoine de ceux/celles qui n'en ont pas, c'est ici.

Aéroports de Paris, pour commencer !

Pour pouvoir signer, il faut être inscrit sur les listes électorales,et pour cela, il faut d'abord ouvrir un compte ici (et ça fera augmenter le taux d'abstention aux élections, coup double !), puis c'est

Il faudra bien apprendre à vivre ensemble, dans le besoin ou les baisers...

jeudi 13 juin 2019

Aéroports de Paris : signons pour la sanctuarisation d'un service public non privatisable

rip.PNG Cliquer sur l'image pour accéder au formulaire en ligne

"Afin de ne pas reproduire les erreurs liées à la privatisation d’infrastructures stratégiques en situation de monopole, nous souhaitons avec la présente proposition de loi référendaire donner la possibilité au peuple français de se prononcer quant à l’affirmation du caractère de service public national de l’exploitation des aérodromes de Paris, ce qui aura pour conséquence de rendre impossible leur privatisation." (Extrait de l'Exposé des motifs de la proposition de loi visant à affirmer le caractère de service public national de l’exploitation des aérodromes de Paris)

Pour apporter son soutien à cette proposition de loi, signatures en ligne sur le site du Ministère de l'Intérieur (conditions : être inscrit sur les listes électorales, être muni d'une carte d'identité ou passeport en cours de validité).

Bonus : Petits joueurs.

objectif4millions.PNG

Contrairement à ce qu'affiche cette campagne mal inspirée, il ne s'agit nullement de recueillir 10% de signatures des inscrits. En effet, la procédure est ainsi faite que la majorité parlementaire repoussera ce projet de loi (sauf si le marché tourne), comme le permet l'article 11 de la Constitution : "Si la proposition de loi n’a pas été examinée au moins une fois par chacune des deux assemblées (Assemblée nationale et Sénat) dans un délai de six mois à compter de la publication au Journal Officiel de la décision du Conseil constitutionnel déclarant que le seuil des 10% d'électeurs est atteint, le président de la République la soumet au référendum."

Donc annoncer qu'on vise 10%, c'est balot... (certes, c'est beaucoup plus qu'aux Européennes en ce qui concerne la FI - et consorts en pleine crise d'unionite entre plusieurs arrondissements parisiens...).

Ce dont il s'agit n'est rien d'autre que de réaffirmer le pacte social issu du programme du Conseil National de la Résistance. Et de réclamer le pouvoir de refuser, par le nombre, c'est à dire l'exercice de la souveraineté populaire directe, ses remises en cause par les mandataires, quels qu'ils soient.

A minima, c'est 10 millions qu'il faut viser...

Parce que 10 millions, c'est plus que Macron au premier tour de la présidentielle (décideur de cette privatisation), et plus que son parti au 1er tour des Législatives (dont est issue la majorité qui vote la loi[1])

Et pourquoi pas 15 450 279 (suffrages exprimés pour le "non" au Traité constitutionnel européen en 2005).

Et là, si la "majorité" à l'Assemblée Nationale vote contre une volonté du Peuple clairement exprimée, une volonté de défendre le patrimoine de ceux qui n'en ont pas et un modèle social hérité de la lutte contre le fascisme, et ceci individuellement, nominativement et publiquement, ce qui demander du courage dans certaines positions, et bien, il n'y aura plus de représentants[2]...

Tel est l'enjeu : un référendum contre la poursuite ultime des privatisations, qui n'en est pas un, mais qui peut l'être...

Et si on n'arrive pas à constituer une majorité numérique là-dessus, où pense-t-on arriver ?

Le Concierge

Notes

[1] On ne prend en compte que les premiers tours, car au 2ème on se contente d'éliminer, on ne choisit donc rien

[2] Rappelons que les représentants (d'opposition) précédents avaient laissé passer la loi El Khomri malgré la révolte populaire en ne votant pas la motion de censure, et laissé du même coup se mettre en place le passage à la répression autoritaire qui n'a cessé de s'intensifier depuis (ou plus simplement : ils ont permis tout ce qui a suivi depuis)

dimanche 9 juin 2019

Le marketing politico-néoliberal de l'écologie

skol.PNG Cliquer sur l'image pour voir la vidéo complotiste de Tatiana Ventose

lundi 3 juin 2019

Le FMI contre les Gilets Jaunes

Dans un rapport, le FMI s'inquiète du niveau de la dette française qui s'élève à plus de 98% du PIB hexagonal et estime que le pays devrait réduire ses dépenses.

Le diagnostic est sans appel. Le Fonds monétaire international a appelé ce lundi la France à "procéder à un effort budgétaire structurel ambitieux", en clair à se serrer la ceinture, afin de réduire sa dette publique, jugée "trop élevée" et "inquiétante".

"Pour concilier les priorités du gouvernement et la réduction de la dette, il est nécessaire de consentir un effort considérable du côté des dépenses", estime le FMI dans un rapport sur l'état et les perspectives de l'économie française.

Bien qu'en légère baisse (-0,3%) au quatrième trimestre 2018, la dette publique française s'établit à 2.315,3 milliards d'euros[1], soit 98,4% du PIB hexagonal. Et surtout, sur un an, elle a augmenté de 2,5%.

Le FMI note que la croissance française, si elle a ralenti, reste "résiliente et riche en emplois" grâce notamment aux réformes mises en oeuvre ces dernières années sur le marché de l'emploi et la fiscalité.

La croissance française solide mais trop de dépenses

L'institution pilotée par Christine Lagarde (ancienne ministre de l'économie de Nicolas Sarkozy - NDE) s'en tient à ses prévisions de croissance pour la France publiées en avril, à savoir 1,3% attendu pour cette année et une stabilisation autour de 1,5% à moyen terme.

Après avoir salué l'an passé les "progrès impressionnants" réalisés par la France depuis l'élection d'Emmanuel Macron, le FMI insiste sur la nécessité d'achever, voire renforcer, les réformes prévues pour accélérer la croissance de l'économie à long terme.

Il estime en particulier que des réformes supplémentaires sont nécessaires sur la dépense publique "pour assurer que la réduction en cours de la charge fiscale puisse s'inscrire dans la durée et que la dette publique soit placée sur une trajectoire clairement à la baisse".

F.B. avec AFP

Notes

[1] Rappelons que, dans cette période, la France emprunte à des taux historiquement bas et avantageux - certes moins que le secteur privé auprès de la BCE - NDE

mardi 28 mai 2019

Exercice de magie électorale...

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Si quelqu'un se demande encore pourquoi certains réclament le Référendum d'Initiative Citoyenne pour ne pas laisser la démocratie accaparée par le plus petit nombre...Et donc, pour commencer, le Référendum d'initiative partagée sur la privatisation d'ADP... Rendez-vous dans quelques semaines pour la collecte des signatures... (Le Concierge)

RN

1er tour présidentielle 2017 : 7 678 491 voix. En % des inscrits : 16, 13%

Législatives 2017 (premier tour) : 2 990 592. En % des inscrits : 6,29 %

Européennes 2019 : 5 281 576. En % des inscrits : 11,16 %

En Marche

1er tour présidentielle 2017 : 8 656 346 voix. En % des inscrits : 18;19%

Législatives 2017 (1er tour) : 7 323 496. En % des inscrits : 15,39%

Européennes 2019 : 5 076 363. En % des inscrits : 10,72%

mardi 14 mai 2019

Prétendue reprise de l'économie grecque

Réalités donc, de la ville et alors les nôtres. Dans le désordre, immeubles à vendre, maisons déjà acquises, agences immobilières faisant la promotion du visa accordé aux acquéreurs étrangers comme aux autres, parfois blanchisseurs criminels financiers du dit vaste monde. Civilisation en fonds perdus. Et on n’aurait pas pour l’instant touché le fond, paraît-il.

Dans la foulée, les Grecs s’empressent devant les tribunaux compétents... pour notifier leur refus d’hériter les biens immobiliers de leurs aïeux. Paupérisés, ils ne peuvent plus faire face aux impôts, aux taxes et encore moins aux frais qui en découlent. Dans certaines régions, rien qu’en quatre mois, les déclarations sur l’année 2019 en cours, excèdent alors en nombre, celles enregistrées sur l’ensemble de l’année 2018, presse grecque du 13 mai 2019. Soleil... ainsi imparable de la Grèce.

Ensuite, il y a toute cette actualité en fausses nouvelles, fabriquée par les médias et par les politiciens quant à la prétendue reprise de l’économie grecque. Actualité qui relève de plus en plus d’un autre système solaire, voire, plutôt lunaire. La semaine dernière, le salopard (politique) Aléxis Tsípras a même annoncé tout une série de fausses mesures, qui plus est, présentées comme populaires, à savoir et essentiellement, une certaine baisse de la TVA de manière sélective, doublée d’un “cadeau” de 300€ à 500€ par an au bénéfice des retraités, ceci bien entendu, à quelques jours du pseudo-scrutin européiste du 26 mai. Civilisation en fonds perdus.

Lire l'article de Panagiotis Grogoriou paru sous le titre "Mémoire d'Athènes" sur son blog Greek Crisis

Lire aussi : sociologie moustachue

vendredi 10 mai 2019

Sociologie moustachue de la Grèce

Dans une série à la gloire de Syriza, avant-garde de la gauche en Europe, après un article de "fond" (abyssal) dont le Musée a livré quelques captures d'écran, une interview des plus complaisantes et néanmoins muséale du "numéro deux et ministre de l’économie du gouvernement Tsipras (qui) explique les mesures sociales mises en œuvre par Athènes depuis 2015 (et) se dit prêt à des alliances européennes pour former un front « progressiste » (avec Macron, NDE), tout en insistant sur l’identité de gauche radicale de Syriza." (le satiriste est dépassé...) Amélie Poinssot, militante de "La Grèce en marche" nous offre un "porte-folio" sensé livrer la sociologie actuelle de la Grèce et l'évolution de la situation sociale depuis 2015 sous le titre : "Portraits de Grecs: de 2015 à 2019, que sont-ils devenus?" (Elle a cependant omis d'enquêter dans les cimetières ou en Australie..)

Avec à un pôle la Grèce qui va mal mais qui va mieux:

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"Il montre avec fierté les deux cartes de paiement auxquelles il a eu droit – l’une pour les achats alimentaires, l’autre pour toutes sortes de produits. Chacune est réalimentée de 250 euros tous les mois. Actuellement sans emploi, il bénéficie de la gratuité des transports en commun dans la métropole athénienne. En tant que locataire, il touche également une allocation logement qui couvre la quasi-totalité de son loyer."

Elle est pas belle la vie dans le paradis de l'Etat social grec ?

A l'autre, la Grèce CSP ++ qui a retrouvé un sens à sa vie...

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"Katerina estime que malgré les compromis qu’il a dû faire, le gouvernement Tsipras est resté fidèle à ses valeurs. « Il n’a pas diminué la fiscalité mise en place pendant les années d’austérité, mais cela ne me dérange pas de payer des impôts s’il y a une politique sociale. Je n’ai pas l’impression de perdre de l’argent, au contraire : je suis même contente de payer, car les recettes sont mieux distribuées qu’avant. »"

Elles est pas belle la vie avec une administration fiscale aux mains des créanciers ![1]

Bon, c'est délicieusement burlonesque... Pour Mediatarte et Amélie Poinssot, une société se limite à ces deux bornes de la classe moyenne. Soit, rien en dessous, rien au-dessus. Ouaf, ouaf ! (Le Concierge)

Notes

[1] Toute ressemblance avec le portait au vitriol dressé par Jean-Pierre Garnier de l'équivalent de classe en France...

Quand Twitter te fais des propositions malhonnêtes...

... parce que tu consultes les twitts de BHL...

amisBHL.PNG

Bonus : et pourquoi tu les consultes ? Parce qu'il est en pleine forme et que ça force l'admiration ces terribles apparentements terribles à jet continu... S'il n'existait pas Karl Kraus (Canal Historique) l'aurait inventé...

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bhlarabie.PNG coll. du Laboratoire Neuneulogie du Collège d'Argein

PS (sic)

Les "juifs" n'ont évidemment rien à voir avec tout cela, contrairement à ce qu'insinue antisémitiquement BHL (Le Concierge)

Yémen: l'ACAT veut bloquer un cargo saoudien chargé d'armes françaises... et belges

L'Action des chrétiens pour l'abolition de la torture (Acat) a déposé ce jeudi 9 mai un recours en urgence au tribunal administratif de Paris pour empêcher le départ du Havre d'un cargo saoudien chargé d'armes. Selon l'ONG, elles pourraient être utilisées dans la guerre menée par Riyad au Yémen.

Pour l'Acat, le temps presse. Pas question pour l'ONG française que le Bahri Yanbu ne reparte du Havre chargé d'armes susceptibles d'être utilisées au Yémen. Alors que le cargo saoudien était en approche des côtes françaises, l'organisation a donc déposé ce jeudi 9 mai un « référé-liberté », un recours en urgence visant à protéger une liberté fondamentale menacée.

L'Action des chrétiens pour l'abolition de la torture conteste la décision de la Direction générale des douanes d'autoriser le navire « à procéder à un chargement, exportation et transfert au sens de l'article 6 du Traité sur le Commerce des Armes, de matériels de guerre et matériels assimilés, dans le port du Havre, à destination finale Djeddah en Arabie saoudite ».

L'essentiel des armes qui ont été vendues sont plutôt utilisées à l'intérieur du territoire ou à la frontière mais elles sont utilisées dans le cadre d'un conflit. Néanmoins, je tiens ici à dire ce que nous avons rappelé, c'est-à-dire que nous avons la garantie que cela n'a pas été utilisé contre des populations civiles.

Ce traité de l'ONU, entré en vigueur en 2014, vise à réguler le commerce des armes dans le monde. Son article 6, portant sur les interdictions de transfert d'armes, il affirme notamment qu'« aucun État partie ne doit autoriser le transfert d'armes classiques (...) s'il a connaissance, au moment où l'autorisation est demandée, que ces armes ou ces biens pourraient servir à commettre un génocide, des crimes contre l'humanité, des violations graves des Conventions de Genève de 1949, des attaques dirigées contre des civils ou des biens de caractère civil et protégés comme tels, ou d'autres crimes de guerre tels que définis par des accords internationaux auxquels il est partie ».

La ministre française des Armées Florence Parly a reconnu mercredi qu'un navire saoudien allait effectuer un chargement d'armes, mais assuré qu'elle ne disposait d'« aucune preuve » permettant d'affirmer que des armes françaises étaient utilisées au Yémen. Ce jeudi, le président Emmanuel Macron a dit « assumer » la vente d'armes françaises à l'Arabie saoudite et aux Emirats arabes unis, susceptibles d'être déployées au Yémen, mais assure avoir obtenu « la garantie » que ces équipements « n'étaient pas utilisés contre des civils ».

« Jusqu'à preuve du contraire, la garantie de l'Arabie saoudite ne vaut pas grand-chose. On a toujours eu beaucoup de garanties politiques pour assez peu de résultats », réagit sur RFI Elias Geoffroy, responsable plaidoyer Afrique du Nord et Moyen-Orient à Acat. Il en veut pour preuve le bilan de la guerre au Yémen : plusieurs dizaines de milliers de morts, dont de nombreux civils, et plusieurs millions de personnes en situation de crise alimentaire. « Il existe un droit international auquel la France est soumise. Elle ne peut en sortir sous prétexte que l'Arabie saoudite lui fait une garantie qui n'engage qu'elle », poursuit Elias Geoffroy.

Selon le site d'investigation Disclose, le Bahri Yanbu doit prendre livraison de « huit canons de type Caesar » que l'Arabie saoudite pourrait utiliser dans la guerre qu'elle livre au Yémen aux rebelles houthis, minorité chiite soutenue par l'Iran, grand rival de Riyad.

Si l'Acat obtient gain de cause, le cargo ne pourra pas quitter la France chargé d'armes. Et ce même en cas d'appel, la décision du juge des référés étant suspensive. En revanche, si le navire avait quitté les eaux territoriales françaises avant la tenue de l'audience, le recours de l'ONG ne serait pas examiné, étant devenu sans objet.

(Avec AFP)

Source RFI

Voir aussi : François Ruffin sur le droit d'informer sur les livraisons d'armes à l'Arabie Saoudite

GOPés or not GOPés ?

gopes.PNG cliquer sur l'image pour voir la vidéo

Et lire par exemple ce vieil article du Musée sur la"stratégie européenne pour l'emploi" en Belgique, désormais intégrée dans les GOPés

mardi 7 mai 2019

Votez Syriza avec Mediatarte

Mai 2019, mois présenté surtout comme politique. La Grèce idyllique quant à elle, accueille déjà ses visiteurs émerveillés, la saison s’ouvre pour que certaines réalités se cachent, après-tout, les hôtels sont rénovés et prêts, travail, soleil, patrie... joie de vivre ! La presse de la semaine fera état du nombre des listes concourant pour les pseudo-européennes, et le microcosme parasite des politiciens s’agitera, synthèse encore accomplie de la cupidité des hommes d’affaire libéraux, et du clientélisme traditionnel.

mediatartegrece1.PNG Médiatarte en vacances en Grèce, coll. du Laboratoire de neuneulogie du Collège d'Argein

Au pays de la marionnette Tsípras, ignoble personnage et alors Éphialtès macabre et cynique à la fois, les questions politiques, à savoir, désormais existentielles (et non pas existentialistes) pour le peuple, la nation et la société en Grèce sont occultées du débat, du faux débat faut-il préciser. Entre les arrivistes de tout bord, puis les adeptes de la secte du PC grec d’un côté, ou encore, la bande à Michaloliákos des Aubedoriens de l’autre, le factuel politique se résumera à sa stricte et piètre caricature. La pire je dirais depuis bien longtemps à travers notre... modernité galopante.

mediatartegrece2.PNG Médiatarte en vacances en Grèce, coll. du Laboratoire de neuneulogie du Collège d'Argein

Pour le philosophe et théologien orthodoxe Chrístos Yannarás, il n’y a guère de doute au sujet de l’imposture électorale, corolaire bien entendu du totalitarisme européiste: “Une autre grande voix européenne, ayant une forte résonance aux États-Unis, Paul Virilio, également philosophe, a déjà souligné la disparition, l’éclipse dans le cas de l’Europe, des conditions et des facteurs, permettant jusqu’à présent cette prise des décisions communes au niveau collectif et en temps réel, décisions humaines pour le dire ainsi. Aujourd'hui, l'incroyable vitesse dans la déferlante des informations automatisées issues des marchés boursiers et leur exploitation prédéterminée par les algorithmes, définissent alors tout le fonctionnement de l'économie internationale. La vitesse développée par la fonction même de la totalité du système, le rend de ce fait rebelle à tout contrôle humain.”

mediatartegrece3.PNG Médiatarte en vacances en Grèce, coll. du Laboratoire de neuneulogie du Collège d'Argein

“La dictature de la Troïka au cours des dernières années, sous le lamentable collaborationnisme de la ‘gauche radicale’ n'aura pas suscité la moindre ‘résistance’ des Grecs devant à l'extrême pauvreté comme face à la ridiculisation internationale qui leur a été infligée.”

“Quand donc pour la forme seulement, les commissaires de la Troïka ont cessé à nous rendre visite tous les quatre matins, leurs laquais de la ‘gauche radicale’ ont-ils alors aussitôt et suffisamment fêté cette prétendue ‘libération’, même si, tout ce que le pays compte d’argenterie se trouve hypothéqué. Puis de nouveau, c’est l'heure prétendument des ‘élections européennes’. Aussi, pour que le retard mental, ainsi que la bassesse morale du théâtre de marionnettes au système des partis puisse de nouveau apparaitre sous le soleil tel qu’il est.”

mediatartegrece5.PNG Médiatarte en vacances en Grèce, coll. du Laboratoire de neuneulogie du Collège d'Argein

“Car encore une fois, aucun, mais alors aucun parti n’aspire à constituer sa liste sur la basé de la qualité humaine, qui plus est, capable de surmonter l'impasse meurtrière de l'Union européenne. C’est bien connu, le critère suprême qui prime pour tous ces parties, c’est comment alors gagner des impressions, rien que les impressions”, Chrístos Yannarás, “Élections européennes apolitiques”, quotidien “Kathimeriní” du 5 mai 2019.

Extrait de l'article de Panagiotis Grigoriou paru sous le titre "Pays idyllique" sur son blog Greek Crisis. Illustrations du Musée de l'Europe, extraites de l'article de Amélie Poinssot sous le titre "De la gauche radicale à la gauche de compromis, les ajustements de Syriza au pouvoir" sur Médiapart

vendredi 3 mai 2019

Une classe moyenne pulvérisée EN MOINS DE 10 ANS

Même Bloomberg... découvre cette semaine l’étendu du désastre grec, c’est-à-dire des Grecs, lorsque leurs biens sont saisis ou bradés par milliers, et lorsque 4 millions de Grecs, autrement-dit 37% de la population doivent à l’administration fiscale, passée il faut dire sous contrôle étranger depuis les accords SYRIZA, près de 104 milliards d’euros, le pays réel et ses bons chiffres...

Printemps grec, la fête de Saint Georges, nos touristes émerveillés, nos animaux adespotes, voire, nos tortues. Pays dit réel. “Beaucoup de Grecs sont épuisés et ne se battent plus pour préserver leurs biens. Les procédures devant les tribunaux grecs pouvant prendre des années, de nombreuses personnes qui étaient déterminées à protéger leurs propriétés ont vu les pressions incessantes se faire sentir, a déclaré Dimítris Anastasópoulos, avocat au Barreau d’Athènes”, rapporte l’article de Bloomberg daté du 3 mai.

Il en va de même avec le reste des biens, pour une classe moyenne pulvérisée en moins de dix ans, passant de 70% à 30% de la population. Dans cette même série, une nouvelle taxe frappe depuis mai 2019 les propriétaires des embarcations, alors toutes les embarcations à partir de 7 mètres de longueur, sans les exceptions du passé: bateaux de pêche, voiliers, bateaux et embarcations en bois traditionnels, sachant que la plupart des embarcations concernées ont une valeur marchande se situant entre 3.000€ et 18.000€. Et c’est encore un signe fort explicite, frappant à la fois la classe moyenne restante, et autant la flotte traditionnellement nombreuse en petites embarcations servant à la pêche déjà des amateurs, lorsque la Grèce et ses îles ont tout de même une longueur de côtes de 14.880 km, davantage que la Chine ou que le Royaume-Uni par exemple.

Et c’est justement cette maritimité et également insularité archipélagique, notamment celle de la mer Égée, qui se trouve à l’origine du “phénomène bateau” chez les Grecs, car au-delà de la plaisance (et en dehors des yachts bien entendu), cette réalité alors si présente à travers les mers grecques a toujours été liée à la pêche amateur. D’abord pour compléter les ressources en protéines des familles, et ensuite lors des guerres et des crises, se transformant en une activité de survie, familiale, voire économique, sans que les autorités puissent bien entendu vraiment contrôler ce... secteur d’activité. D’ailleurs, sous l’autre Occupation celles des années 1940, les autorités occupantes avaient pratiquement interdit la pêche aux populations côtières et des îles, aussi pour briser la Résistance du peuple grec.

En ce moment, dans les marinas et dans les petits ports de pêche on reste bien sceptique face à cette nouvelle taxe. Par exemple, les petits voiliers privés appartenant aux Grecs représentent déjà et désormais moins du 5% des voiliers amarrés. “Pour nous Grecs, c’est la mort”, nous dit-il Aris, rencontré dans un petit port du Péloponnèse. “Avant la Troïka, un quart des voiliers ici appartenaient aux Grecs, ils ne restent que deux actuellement.” Il faut aussi dire que ces dernières années, ceux de la classe moyenne des autres pays, Allemagne, France, Italie, pays Scandinaves entre autres, occupent les ports et les baies... disons jadis admises sous le règne de Poséidon, il est vrai aussi que dans leurs pays, les coûts ne le leur permettent plus déjà que d’utiliser leurs voiliers.

Extrait de l'article de Panagiotis Grigoriou paru sous le titre "au-delà du capitalisme" sur son blog Greek Crisis.

lundi 22 avril 2019

Brexit :un saut dans l'inconnu

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