Musée de l'Europe et de l'Afrique

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mercredi 19 juin 2019

Référendum d'initiative partagée : et si la France se mariait avec elle-même ?

beartlafrance.PNG Cliquer pour une ZTUN (Zone Temporaire d'Unité Nationale)

Les signatures pour sanctuariser, au cœur du Contrat Social, instauré en 1944 sur la base du programme du Conseil National de la Résistance, les services publics, le patrimoine de ceux/celles qui n'en ont pas, c'est ici.

Aéroports de Paris, pour commencer !

Pour pouvoir signer, il faut être inscrit sur les listes électorales,et pour cela, il faut d'abord ouvrir un compte ici (et ça fera augmenter le taux d'abstention aux élections, coup double !), puis c'est

Il faudra bien apprendre à vivre ensemble, dans le besoin ou les baisers...

jeudi 13 juin 2019

Aéroports de Paris : signons pour la sanctuarisation d'un service public non privatisable

rip.PNG Cliquer sur l'image pour accéder au formulaire en ligne

"Afin de ne pas reproduire les erreurs liées à la privatisation d’infrastructures stratégiques en situation de monopole, nous souhaitons avec la présente proposition de loi référendaire donner la possibilité au peuple français de se prononcer quant à l’affirmation du caractère de service public national de l’exploitation des aérodromes de Paris, ce qui aura pour conséquence de rendre impossible leur privatisation." (Extrait de l'Exposé des motifs de la proposition de loi visant à affirmer le caractère de service public national de l’exploitation des aérodromes de Paris)

Pour apporter son soutien à cette proposition de loi, signatures en ligne sur le site du Ministère de l'Intérieur (conditions : être inscrit sur les listes électorales, être muni d'une carte d'identité ou passeport en cours de validité).

Bonus : Petits joueurs.

objectif4millions.PNG

Contrairement à ce qu'affiche cette campagne mal inspirée, il ne s'agit nullement de recueillir 10% de signatures des inscrits. En effet, la procédure est ainsi faite que la majorité parlementaire repoussera ce projet de loi (sauf si le marché tourne), comme le permet l'article 11 de la Constitution : "Si la proposition de loi n’a pas été examinée au moins une fois par chacune des deux assemblées (Assemblée nationale et Sénat) dans un délai de six mois à compter de la publication au Journal Officiel de la décision du Conseil constitutionnel déclarant que le seuil des 10% d'électeurs est atteint, le président de la République la soumet au référendum."

Donc annoncer qu'on vise 10%, c'est balot... (certes, c'est beaucoup plus qu'aux Européennes en ce qui concerne la FI - et consorts en pleine crise d'unionite entre plusieurs arrondissements parisiens...).

Ce dont il s'agit n'est rien d'autre que de réaffirmer le pacte social issu du programme du Conseil National de la Résistance. Et de réclamer le pouvoir de refuser, par le nombre, c'est à dire l'exercice de la souveraineté populaire directe, ses remises en cause par les mandataires, quels qu'ils soient.

A minima, c'est 10 millions qu'il faut viser...

Parce que 10 millions, c'est plus que Macron au premier tour de la présidentielle (décideur de cette privatisation), et plus que son parti au 1er tour des Législatives (dont est issue la majorité qui vote la loi[1])

Et pourquoi pas 15 450 279 (suffrages exprimés pour le "non" au Traité constitutionnel européen en 2005).

Et là, si la "majorité" à l'Assemblée Nationale vote contre une volonté du Peuple clairement exprimée, une volonté de défendre le patrimoine de ceux qui n'en ont pas et un modèle social hérité de la lutte contre le fascisme, et ceci individuellement, nominativement et publiquement, ce qui demander du courage dans certaines positions, et bien, il n'y aura plus de représentants[2]...

Tel est l'enjeu : un référendum contre la poursuite ultime des privatisations, qui n'en est pas un, mais qui peut l'être...

Et si on n'arrive pas à constituer une majorité numérique là-dessus, où pense-t-on arriver ?

Le Concierge

Notes

[1] On ne prend en compte que les premiers tours, car au 2ème on se contente d'éliminer, on ne choisit donc rien

[2] Rappelons que les représentants (d'opposition) précédents avaient laissé passer la loi El Khomri malgré la révolte populaire en ne votant pas la motion de censure, et laissé du même coup se mettre en place le passage à la répression autoritaire qui n'a cessé de s'intensifier depuis (ou plus simplement : ils ont permis tout ce qui a suivi depuis)

dimanche 9 juin 2019

Le marketing politico-néoliberal de l'écologie

skol.PNG Cliquer sur l'image pour voir la vidéo complotiste de Tatiana Ventose

lundi 3 juin 2019

Le FMI contre les Gilets Jaunes

Dans un rapport, le FMI s'inquiète du niveau de la dette française qui s'élève à plus de 98% du PIB hexagonal et estime que le pays devrait réduire ses dépenses.

Le diagnostic est sans appel. Le Fonds monétaire international a appelé ce lundi la France à "procéder à un effort budgétaire structurel ambitieux", en clair à se serrer la ceinture, afin de réduire sa dette publique, jugée "trop élevée" et "inquiétante".

"Pour concilier les priorités du gouvernement et la réduction de la dette, il est nécessaire de consentir un effort considérable du côté des dépenses", estime le FMI dans un rapport sur l'état et les perspectives de l'économie française.

Bien qu'en légère baisse (-0,3%) au quatrième trimestre 2018, la dette publique française s'établit à 2.315,3 milliards d'euros[1], soit 98,4% du PIB hexagonal. Et surtout, sur un an, elle a augmenté de 2,5%.

Le FMI note que la croissance française, si elle a ralenti, reste "résiliente et riche en emplois" grâce notamment aux réformes mises en oeuvre ces dernières années sur le marché de l'emploi et la fiscalité.

La croissance française solide mais trop de dépenses

L'institution pilotée par Christine Lagarde (ancienne ministre de l'économie de Nicolas Sarkozy - NDE) s'en tient à ses prévisions de croissance pour la France publiées en avril, à savoir 1,3% attendu pour cette année et une stabilisation autour de 1,5% à moyen terme.

Après avoir salué l'an passé les "progrès impressionnants" réalisés par la France depuis l'élection d'Emmanuel Macron, le FMI insiste sur la nécessité d'achever, voire renforcer, les réformes prévues pour accélérer la croissance de l'économie à long terme.

Il estime en particulier que des réformes supplémentaires sont nécessaires sur la dépense publique "pour assurer que la réduction en cours de la charge fiscale puisse s'inscrire dans la durée et que la dette publique soit placée sur une trajectoire clairement à la baisse".

F.B. avec AFP

Notes

[1] Rappelons que, dans cette période, la France emprunte à des taux historiquement bas et avantageux - certes moins que le secteur privé auprès de la BCE - NDE

mardi 28 mai 2019

Exercice de magie électorale...

rics.PNG

Si quelqu'un se demande encore pourquoi certains réclament le Référendum d'Initiative Citoyenne pour ne pas laisser la démocratie accaparée par le plus petit nombre...Et donc, pour commencer, le Référendum d'initiative partagée sur la privatisation d'ADP... Rendez-vous dans quelques semaines pour la collecte des signatures... (Le Concierge)

RN

1er tour présidentielle 2017 : 7 678 491 voix. En % des inscrits : 16, 13%

Législatives 2017 (premier tour) : 2 990 592. En % des inscrits : 6,29 %

Européennes 2019 : 5 281 576. En % des inscrits : 11,16 %

En Marche

1er tour présidentielle 2017 : 8 656 346 voix. En % des inscrits : 18;19%

Législatives 2017 (1er tour) : 7 323 496. En % des inscrits : 15,39%

Européennes 2019 : 5 076 363. En % des inscrits : 10,72%

mardi 14 mai 2019

Prétendue reprise de l'économie grecque

Réalités donc, de la ville et alors les nôtres. Dans le désordre, immeubles à vendre, maisons déjà acquises, agences immobilières faisant la promotion du visa accordé aux acquéreurs étrangers comme aux autres, parfois blanchisseurs criminels financiers du dit vaste monde. Civilisation en fonds perdus. Et on n’aurait pas pour l’instant touché le fond, paraît-il.

Dans la foulée, les Grecs s’empressent devant les tribunaux compétents... pour notifier leur refus d’hériter les biens immobiliers de leurs aïeux. Paupérisés, ils ne peuvent plus faire face aux impôts, aux taxes et encore moins aux frais qui en découlent. Dans certaines régions, rien qu’en quatre mois, les déclarations sur l’année 2019 en cours, excèdent alors en nombre, celles enregistrées sur l’ensemble de l’année 2018, presse grecque du 13 mai 2019. Soleil... ainsi imparable de la Grèce.

Ensuite, il y a toute cette actualité en fausses nouvelles, fabriquée par les médias et par les politiciens quant à la prétendue reprise de l’économie grecque. Actualité qui relève de plus en plus d’un autre système solaire, voire, plutôt lunaire. La semaine dernière, le salopard (politique) Aléxis Tsípras a même annoncé tout une série de fausses mesures, qui plus est, présentées comme populaires, à savoir et essentiellement, une certaine baisse de la TVA de manière sélective, doublée d’un “cadeau” de 300€ à 500€ par an au bénéfice des retraités, ceci bien entendu, à quelques jours du pseudo-scrutin européiste du 26 mai. Civilisation en fonds perdus.

Lire l'article de Panagiotis Grogoriou paru sous le titre "Mémoire d'Athènes" sur son blog Greek Crisis

Lire aussi : sociologie moustachue

vendredi 10 mai 2019

Sociologie moustachue de la Grèce

Dans une série à la gloire de Syriza, avant-garde de la gauche en Europe, après un article de "fond" (abyssal) dont le Musée a livré quelques captures d'écran, une interview des plus complaisantes et néanmoins muséale du "numéro deux et ministre de l’économie du gouvernement Tsipras (qui) explique les mesures sociales mises en œuvre par Athènes depuis 2015 (et) se dit prêt à des alliances européennes pour former un front « progressiste » (avec Macron, NDE), tout en insistant sur l’identité de gauche radicale de Syriza." (le satiriste est dépassé...) Amélie Poinssot, militante de "La Grèce en marche" nous offre un "porte-folio" sensé livrer la sociologie actuelle de la Grèce et l'évolution de la situation sociale depuis 2015 sous le titre : "Portraits de Grecs: de 2015 à 2019, que sont-ils devenus?" (Elle a cependant omis d'enquêter dans les cimetières ou en Australie..)

Avec à un pôle la Grèce qui va mal mais qui va mieux:

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"Il montre avec fierté les deux cartes de paiement auxquelles il a eu droit – l’une pour les achats alimentaires, l’autre pour toutes sortes de produits. Chacune est réalimentée de 250 euros tous les mois. Actuellement sans emploi, il bénéficie de la gratuité des transports en commun dans la métropole athénienne. En tant que locataire, il touche également une allocation logement qui couvre la quasi-totalité de son loyer."

Elle est pas belle la vie dans le paradis de l'Etat social grec ?

A l'autre, la Grèce CSP ++ qui a retrouvé un sens à sa vie...

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"Katerina estime que malgré les compromis qu’il a dû faire, le gouvernement Tsipras est resté fidèle à ses valeurs. « Il n’a pas diminué la fiscalité mise en place pendant les années d’austérité, mais cela ne me dérange pas de payer des impôts s’il y a une politique sociale. Je n’ai pas l’impression de perdre de l’argent, au contraire : je suis même contente de payer, car les recettes sont mieux distribuées qu’avant. »"

Elles est pas belle la vie avec une administration fiscale aux mains des créanciers ![1]

Bon, c'est délicieusement burlonesque... Pour Mediatarte et Amélie Poinssot, une société se limite à ces deux bornes de la classe moyenne. Soit, rien en dessous, rien au-dessus. Ouaf, ouaf ! (Le Concierge)

Notes

[1] Toute ressemblance avec le portait au vitriol dressé par Jean-Pierre Garnier de l'équivalent de classe en France...

Quand Twitter te fais des propositions malhonnêtes...

... parce que tu consultes les twitts de BHL...

amisBHL.PNG

Bonus : et pourquoi tu les consultes ? Parce qu'il est en pleine forme et que ça force l'admiration ces terribles apparentements terribles à jet continu... S'il n'existait pas Karl Kraus (Canal Historique) l'aurait inventé...

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bhlarabie.PNG coll. du Laboratoire Neuneulogie du Collège d'Argein

PS (sic)

Les "juifs" n'ont évidemment rien à voir avec tout cela, contrairement à ce qu'insinue antisémitiquement BHL (Le Concierge)

Yémen: l'ACAT veut bloquer un cargo saoudien chargé d'armes françaises... et belges

L'Action des chrétiens pour l'abolition de la torture (Acat) a déposé ce jeudi 9 mai un recours en urgence au tribunal administratif de Paris pour empêcher le départ du Havre d'un cargo saoudien chargé d'armes. Selon l'ONG, elles pourraient être utilisées dans la guerre menée par Riyad au Yémen.

Pour l'Acat, le temps presse. Pas question pour l'ONG française que le Bahri Yanbu ne reparte du Havre chargé d'armes susceptibles d'être utilisées au Yémen. Alors que le cargo saoudien était en approche des côtes françaises, l'organisation a donc déposé ce jeudi 9 mai un « référé-liberté », un recours en urgence visant à protéger une liberté fondamentale menacée.

L'Action des chrétiens pour l'abolition de la torture conteste la décision de la Direction générale des douanes d'autoriser le navire « à procéder à un chargement, exportation et transfert au sens de l'article 6 du Traité sur le Commerce des Armes, de matériels de guerre et matériels assimilés, dans le port du Havre, à destination finale Djeddah en Arabie saoudite ».

L'essentiel des armes qui ont été vendues sont plutôt utilisées à l'intérieur du territoire ou à la frontière mais elles sont utilisées dans le cadre d'un conflit. Néanmoins, je tiens ici à dire ce que nous avons rappelé, c'est-à-dire que nous avons la garantie que cela n'a pas été utilisé contre des populations civiles.

Ce traité de l'ONU, entré en vigueur en 2014, vise à réguler le commerce des armes dans le monde. Son article 6, portant sur les interdictions de transfert d'armes, il affirme notamment qu'« aucun État partie ne doit autoriser le transfert d'armes classiques (...) s'il a connaissance, au moment où l'autorisation est demandée, que ces armes ou ces biens pourraient servir à commettre un génocide, des crimes contre l'humanité, des violations graves des Conventions de Genève de 1949, des attaques dirigées contre des civils ou des biens de caractère civil et protégés comme tels, ou d'autres crimes de guerre tels que définis par des accords internationaux auxquels il est partie ».

La ministre française des Armées Florence Parly a reconnu mercredi qu'un navire saoudien allait effectuer un chargement d'armes, mais assuré qu'elle ne disposait d'« aucune preuve » permettant d'affirmer que des armes françaises étaient utilisées au Yémen. Ce jeudi, le président Emmanuel Macron a dit « assumer » la vente d'armes françaises à l'Arabie saoudite et aux Emirats arabes unis, susceptibles d'être déployées au Yémen, mais assure avoir obtenu « la garantie » que ces équipements « n'étaient pas utilisés contre des civils ».

« Jusqu'à preuve du contraire, la garantie de l'Arabie saoudite ne vaut pas grand-chose. On a toujours eu beaucoup de garanties politiques pour assez peu de résultats », réagit sur RFI Elias Geoffroy, responsable plaidoyer Afrique du Nord et Moyen-Orient à Acat. Il en veut pour preuve le bilan de la guerre au Yémen : plusieurs dizaines de milliers de morts, dont de nombreux civils, et plusieurs millions de personnes en situation de crise alimentaire. « Il existe un droit international auquel la France est soumise. Elle ne peut en sortir sous prétexte que l'Arabie saoudite lui fait une garantie qui n'engage qu'elle », poursuit Elias Geoffroy.

Selon le site d'investigation Disclose, le Bahri Yanbu doit prendre livraison de « huit canons de type Caesar » que l'Arabie saoudite pourrait utiliser dans la guerre qu'elle livre au Yémen aux rebelles houthis, minorité chiite soutenue par l'Iran, grand rival de Riyad.

Si l'Acat obtient gain de cause, le cargo ne pourra pas quitter la France chargé d'armes. Et ce même en cas d'appel, la décision du juge des référés étant suspensive. En revanche, si le navire avait quitté les eaux territoriales françaises avant la tenue de l'audience, le recours de l'ONG ne serait pas examiné, étant devenu sans objet.

(Avec AFP)

Source RFI

Voir aussi : François Ruffin sur le droit d'informer sur les livraisons d'armes à l'Arabie Saoudite

GOPés or not GOPés ?

gopes.PNG cliquer sur l'image pour voir la vidéo

Et lire par exemple ce vieil article du Musée sur la"stratégie européenne pour l'emploi" en Belgique, désormais intégrée dans les GOPés

mardi 7 mai 2019

Votez Syriza avec Mediatarte

Mai 2019, mois présenté surtout comme politique. La Grèce idyllique quant à elle, accueille déjà ses visiteurs émerveillés, la saison s’ouvre pour que certaines réalités se cachent, après-tout, les hôtels sont rénovés et prêts, travail, soleil, patrie... joie de vivre ! La presse de la semaine fera état du nombre des listes concourant pour les pseudo-européennes, et le microcosme parasite des politiciens s’agitera, synthèse encore accomplie de la cupidité des hommes d’affaire libéraux, et du clientélisme traditionnel.

mediatartegrece1.PNG Médiatarte en vacances en Grèce, coll. du Laboratoire de neuneulogie du Collège d'Argein

Au pays de la marionnette Tsípras, ignoble personnage et alors Éphialtès macabre et cynique à la fois, les questions politiques, à savoir, désormais existentielles (et non pas existentialistes) pour le peuple, la nation et la société en Grèce sont occultées du débat, du faux débat faut-il préciser. Entre les arrivistes de tout bord, puis les adeptes de la secte du PC grec d’un côté, ou encore, la bande à Michaloliákos des Aubedoriens de l’autre, le factuel politique se résumera à sa stricte et piètre caricature. La pire je dirais depuis bien longtemps à travers notre... modernité galopante.

mediatartegrece2.PNG Médiatarte en vacances en Grèce, coll. du Laboratoire de neuneulogie du Collège d'Argein

Pour le philosophe et théologien orthodoxe Chrístos Yannarás, il n’y a guère de doute au sujet de l’imposture électorale, corolaire bien entendu du totalitarisme européiste: “Une autre grande voix européenne, ayant une forte résonance aux États-Unis, Paul Virilio, également philosophe, a déjà souligné la disparition, l’éclipse dans le cas de l’Europe, des conditions et des facteurs, permettant jusqu’à présent cette prise des décisions communes au niveau collectif et en temps réel, décisions humaines pour le dire ainsi. Aujourd'hui, l'incroyable vitesse dans la déferlante des informations automatisées issues des marchés boursiers et leur exploitation prédéterminée par les algorithmes, définissent alors tout le fonctionnement de l'économie internationale. La vitesse développée par la fonction même de la totalité du système, le rend de ce fait rebelle à tout contrôle humain.”

mediatartegrece3.PNG Médiatarte en vacances en Grèce, coll. du Laboratoire de neuneulogie du Collège d'Argein

“La dictature de la Troïka au cours des dernières années, sous le lamentable collaborationnisme de la ‘gauche radicale’ n'aura pas suscité la moindre ‘résistance’ des Grecs devant à l'extrême pauvreté comme face à la ridiculisation internationale qui leur a été infligée.”

“Quand donc pour la forme seulement, les commissaires de la Troïka ont cessé à nous rendre visite tous les quatre matins, leurs laquais de la ‘gauche radicale’ ont-ils alors aussitôt et suffisamment fêté cette prétendue ‘libération’, même si, tout ce que le pays compte d’argenterie se trouve hypothéqué. Puis de nouveau, c’est l'heure prétendument des ‘élections européennes’. Aussi, pour que le retard mental, ainsi que la bassesse morale du théâtre de marionnettes au système des partis puisse de nouveau apparaitre sous le soleil tel qu’il est.”

mediatartegrece5.PNG Médiatarte en vacances en Grèce, coll. du Laboratoire de neuneulogie du Collège d'Argein

“Car encore une fois, aucun, mais alors aucun parti n’aspire à constituer sa liste sur la basé de la qualité humaine, qui plus est, capable de surmonter l'impasse meurtrière de l'Union européenne. C’est bien connu, le critère suprême qui prime pour tous ces parties, c’est comment alors gagner des impressions, rien que les impressions”, Chrístos Yannarás, “Élections européennes apolitiques”, quotidien “Kathimeriní” du 5 mai 2019.

Extrait de l'article de Panagiotis Grigoriou paru sous le titre "Pays idyllique" sur son blog Greek Crisis. Illustrations du Musée de l'Europe, extraites de l'article de Amélie Poinssot sous le titre "De la gauche radicale à la gauche de compromis, les ajustements de Syriza au pouvoir" sur Médiapart

vendredi 3 mai 2019

Une classe moyenne pulvérisée EN MOINS DE 10 ANS

Même Bloomberg... découvre cette semaine l’étendu du désastre grec, c’est-à-dire des Grecs, lorsque leurs biens sont saisis ou bradés par milliers, et lorsque 4 millions de Grecs, autrement-dit 37% de la population doivent à l’administration fiscale, passée il faut dire sous contrôle étranger depuis les accords SYRIZA, près de 104 milliards d’euros, le pays réel et ses bons chiffres...

Printemps grec, la fête de Saint Georges, nos touristes émerveillés, nos animaux adespotes, voire, nos tortues. Pays dit réel. “Beaucoup de Grecs sont épuisés et ne se battent plus pour préserver leurs biens. Les procédures devant les tribunaux grecs pouvant prendre des années, de nombreuses personnes qui étaient déterminées à protéger leurs propriétés ont vu les pressions incessantes se faire sentir, a déclaré Dimítris Anastasópoulos, avocat au Barreau d’Athènes”, rapporte l’article de Bloomberg daté du 3 mai.

Il en va de même avec le reste des biens, pour une classe moyenne pulvérisée en moins de dix ans, passant de 70% à 30% de la population. Dans cette même série, une nouvelle taxe frappe depuis mai 2019 les propriétaires des embarcations, alors toutes les embarcations à partir de 7 mètres de longueur, sans les exceptions du passé: bateaux de pêche, voiliers, bateaux et embarcations en bois traditionnels, sachant que la plupart des embarcations concernées ont une valeur marchande se situant entre 3.000€ et 18.000€. Et c’est encore un signe fort explicite, frappant à la fois la classe moyenne restante, et autant la flotte traditionnellement nombreuse en petites embarcations servant à la pêche déjà des amateurs, lorsque la Grèce et ses îles ont tout de même une longueur de côtes de 14.880 km, davantage que la Chine ou que le Royaume-Uni par exemple.

Et c’est justement cette maritimité et également insularité archipélagique, notamment celle de la mer Égée, qui se trouve à l’origine du “phénomène bateau” chez les Grecs, car au-delà de la plaisance (et en dehors des yachts bien entendu), cette réalité alors si présente à travers les mers grecques a toujours été liée à la pêche amateur. D’abord pour compléter les ressources en protéines des familles, et ensuite lors des guerres et des crises, se transformant en une activité de survie, familiale, voire économique, sans que les autorités puissent bien entendu vraiment contrôler ce... secteur d’activité. D’ailleurs, sous l’autre Occupation celles des années 1940, les autorités occupantes avaient pratiquement interdit la pêche aux populations côtières et des îles, aussi pour briser la Résistance du peuple grec.

En ce moment, dans les marinas et dans les petits ports de pêche on reste bien sceptique face à cette nouvelle taxe. Par exemple, les petits voiliers privés appartenant aux Grecs représentent déjà et désormais moins du 5% des voiliers amarrés. “Pour nous Grecs, c’est la mort”, nous dit-il Aris, rencontré dans un petit port du Péloponnèse. “Avant la Troïka, un quart des voiliers ici appartenaient aux Grecs, ils ne restent que deux actuellement.” Il faut aussi dire que ces dernières années, ceux de la classe moyenne des autres pays, Allemagne, France, Italie, pays Scandinaves entre autres, occupent les ports et les baies... disons jadis admises sous le règne de Poséidon, il est vrai aussi que dans leurs pays, les coûts ne le leur permettent plus déjà que d’utiliser leurs voiliers.

Extrait de l'article de Panagiotis Grigoriou paru sous le titre "au-delà du capitalisme" sur son blog Greek Crisis.

lundi 22 avril 2019

Brexit :un saut dans l'inconnu

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mercredi 17 avril 2019

Contes et légendes du Brexit

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mardi 16 avril 2019

La justice administrative annule la privatisation de l’aéroport de Toulouse

A Toulouse, alors que les actionnaires chinois étaient en plein processus de revente de la participation qu'ils avaient achetées en 2015 à l'Etat, la cour administrative d'appel, saisie par trois syndicats, a annulé ce mardi les décisions portant sur la sélection des candidats pour l'achat des parts de l'Etat en 2014. Opposés à la privatisation, la CGT, FSU et Solidaires arguaient que "l'offre indicative" (initiale) avait été déposée par Casil associé à la SNC Lavalin, mais que l'offre finale n'avait été présentée que par le groupe Casil.

La cour leur a donné raison mardi sur ce point et "a annulé la décision de céder à la société Casil Europe" les parts du capital, "l'autorisation du ministre chargé de l'Economie (Emmanuel Macron, NDE) du 7 avril 2015 et l'arrêté ministériel du 15 avril 2015".

Source : La Tribune

Lire aussi : Les plus Chinois ne sont pas ceux que l'on croit

Coralie Delaume: «Un référendum sur la privatisation d’ADP permettrait au moins d’en débattre!»

Aéroport de Toulouse, Solidaires, CGT et FSU demandent la mise sous séquestre

Laboratoire grec

" Les 14 aéroports les plus bénéficiaires vendus à une entreprise allemande pour 1,23 milliard d'€. "

OPA sur Notre-Dame

Les "grandes familles" du Royaume se pressaient pour apporter leur obole, prélevée dans d'immenses fortunes volées au Peuple de France, présageant ainsi faire taire la colère des manants qui réclamaient toujours plus et inscrire leur noms dans la pierre, parmi tous les Saints (en bouche d'or), pour des siècles et des siècles..; (Fabliau du Concierge)

LVMHNotredame.PNG Cliquer sur l'image pour ce grand moment d'Histoire de France

Bonus

Et pour que cette belle et émouvante générosité ne se tarisse pas, l’ancien ministre de la culture Jean-Jacques Aillagon demandait que la cathédrale détruite soit déclarée « trésor national » pour bénéficier d’une défiscalisation de 90 % des dons, selon les termes de sa propre loi de 2003. Il est vrai que Jean-Jacques Aillagon est aussi directeur général… de la Fondation Pinault et qu’il voit ici une belle opportunité de réduire la réalité du don annoncé de 100 à 10 millions d’euros. La proposition a été soutenue par Anne Hidalgo. Dans la foulée, Total, L’Oréal, Bouygues et d'autres géant du capitalisme français ont annoncé des dons, ne voulant pas être en reste… En une journée, les milliardaires ont déjà promis 600 millions d'euros pour reconstruire Notre-Dame.

Étrange époque, donc, où l’on pense pouvoir remplir une tâche que le président de la République a déclarée comme profondément liée au passé, au présent et à l’avenir du pays, par cette comédie des dépenses fiscales. Comédie dérisoire où de riches personnages vaniteux peuvent se redorer l’ego à bon marché en laissant effectivement l’essentiel du coût de la reconstruction de Notre-Dame à l’État.

Comédie d’autant plus dérisoire que ces gens sont souvent les plus fervents défenseurs des baisses d’impôts et de l’optimisation fiscale. Rappelons que même si le conseil de Jean-Jacques Aillagon n’était pas écouté, les dons des fondations sont défiscalisés à hauteur de 60 %, ce qui d’après la Cour des comptes coûte pas loin du milliard d’euros chaque année. Rappelons aussi que la Fondation Louis Vuitton a bénéficié d'une défiscalisation de plus de 500 millions d'euros et que le groupe de François Pinault, Kering, a économisé 2,5 milliards d'euros dans un montage dévoilé par Mediapart.

Source : Romaric Godin, Mediapart

jeudi 11 avril 2019

Il y a 11 ans : Wikileaks et le soldat Manning révèlent une "bavure" de l'armée américaine en Irak

iraq.PNG Cliquer sur l'image pour voir l'archive

Don de VS

Le raid aérien du 12 juillet 2007 à Bagdad est une bavure américaine survenue dans le cadre de la guerre d'Irak menée par la coalition alliée, durant laquelle un hélicoptère Apache américain a ouvert le feu au chain gun M230 30mm sur un groupe de civils, comprenant notamment deux reporters de l'agence Reuters. Au moins 18 personnes ont été tuées au total1: 12 personnes dans les deux premiers bombardements, incluant les deux reporters et deux enfants blessés, et sept personnes dans la troisième frappe . Le 5 avril 2010, une vidéo publiée par le site Internet WikiLeaks montre la scène vue depuis la caméra embarquée de l'hélicoptère, alors que c'était jusqu'ici une information classifiée par l'armée américaine.

Bonus

Mention spéciale pour sa Une au petit télégraphiste de faxs moustachus responsable éditorial de la diffusion du "plus gros bobard de la fin du XXème siècle"...

assangemediapart2.PNG

Coralie Delaume: «Un référendum sur la privatisation d’ADP permettrait au moins d’en débattre!»

FIGAROVOX/TRIBUNE - Pour Coralie Delaume, qui avait lancé avec David Cayla une pétition en ligne contre la privatisation d’ADP, la procédure de référendum d’initiative partagée initiée par des parlementaires de l’opposition est la dernière chance d’espérer un réel débat citoyen sur cette mesure contestée.

rics.PNG Londres, le 29 mars 2019, Collections du Musée de l'Europe

FIGAROVOX.- Une procédure de référendum d’initiative partagée contre la privatisation d’ADP a été initiée par plus de 200 députés et sénateurs. A-t-elle une chance d’aboutir?

Coralie DELAUME.- Il y a beaucoup d’obstacles à franchir avant qu’un référendum ne soit organisé. D’abord, il faut que la proposition de loi déposée par les députés et sénateurs soit validée par le Conseil constitutionnel. Celui-ci va étudier si le sujet peut-être être soumis à référendum, car tous les sujets ne peuvent pas l’être. Le Conseil constitutionnel va devoir se prononcer sur le fait de savoir si la privatisation d’ADP est une «réforme relative à la politique économique, sociale ou environnementale de la nation et aux services publics qui y concourent», au sens de l’article 11 de la Constitution (qui énumère les sujets pouvant être soumis à référendum).

Si le Conseil constitutionnel valide la proposition de loi, il faudra ensuite que 10 % du corps électoral l’appuie, c’est-à-dire 4,7 millions de personnes inscrites sur les listes électorales, ce qui est énorme. Mais le délai pour obtenir les signatures étant de 9 mois, cela va laisser du temps pour débattre. Il est probable que la question des privatisations dans leur ensemble vienne sur le tapis. Celle notamment, scandaleuse, des autoroutes, qui a beaucoup mobilisé les «gilets jaunes» et donné lieu à diverses actions sur des péages. On pourra sans doute saisir l’occasion pour rappeler que le Conseil d’État vient d’obliger Bercy, par une décision en date du 18 mars, à rendre public un «protocole secret» signé entre l’État et les sociétés concessionnaires des autoroutes (SCA) en 2015. Un militant écologiste de Grenoble s’est battu pendant trois ans pour obtenir la publicité de ce texte et on sait désormais ce qu’il contient. Du coup, on comprend que plusieurs ministres de l’époque, notamment Emmanuel Macron - ministre de l’économie à l’époque et l’un des deux signataires du protocole avec Ségolène Royal - aient tout fait pour que son contenu reste confidentiel.

On aura également l’occasion d’évoquer ce projet fou de privatisation de certaines routes nationales, récemment révélé par une enquête de la cellule investigations de Radio France. Ou encore le précédent de la privatisation de l’aéroport de Toulouse-Blagnac. On savait déjà qu’il était en train de tourner au vinaigre. On savait que le concessionnaire chinois avait tendance à vider les caisses de l’entreprise, qu’il n’avait aucune expérience en matière de gestion aéroportuaire, qu’il avait été épinglé très durement dans un rapport de la Cour des comptes en octobre 2018. On sait désormais également, grâce à une récente enquête de Médiacité, que ça empire de jour en jour. Casil Europe (le consortium chinois auquel on a imprudemment concédé la gestion de l’aéroport) vient apparemment de faire adopter en conseil de surveillance le principe de reverser 100 % du résultat de l’aéroport en dividendes pour les cinq prochaines années. Ce qui devrait représenter environ 170 millions d’euros pour les actionnaires. Un «pognon de dingue», comme on dit désormais.

Bref, le temps de collecte des signatures citoyennes (9 mois) va permettre de reparler de tout cela, de mettre les choses en perspective, et de montrer à quel point cette orgie de privatisations qui n’a que trop duré, relève du capitalisme de connivence et de prédation. Rien que pour cela, ce sera utile!

Si les signatures sont collectées, est-ce que le gouvernement a l’obligation d’organiser un référendum?

Hélas non. Il y a encore d’autres contraintes. D’abord, un RIP ne peut pas abroger une disposition législative promulguée depuis moins d’un an. Or la loi PACTE, qui prévoit la privatisation d’ADP, devrait être définitivement votée ce jeudi par l’Assemblée nationale. Cela dit, votée ne veut pas dire promulguée. Si le Conseil constitutionnel est saisi pour étudier la constitutionnalité de la loi PACTE, cela va différer la promulgation. Or il est bel et bien question qu’il le soit, notamment parce que la constitutionnalité de la privatisation d’ADP est sujette à caution, s’agissant vraisemblablement d’un «monopole de fait» (donc non privatisable aux termes du 9ème alinéa du Préambule de la Constitution du 27 octobre 1946, qui fait partie de notre bloc de constitutionnalité).

Enfin, dernière contrainte et non des moindres: si la proposition de loi des 200 députés et sénateurs passe devant les Assemblées (et on peut compter sur la majorité pour s’en saisir), qu’elle est débattue mais rejetée, aucun référendum n’aura lieu. Autant dire que ce n’est pas gagné. Du coup, on a un peu l’impression que cette procédure du RIP a été pensée pour ne jamais pouvoir aller à son terme.

Mais encore une fois, cette action va permettre un débat sur la question des privatisations, ce n’est pas rien. Par ailleurs, toutes les manœuvres politiciennes visant à faire en sorte que la consultation populaire n’ait pas lieu, se verront. Les citoyens vont attendre «leur» référendum, et s’il ne vient jamais (ce qui est probable), il faudra leur expliquer pourquoi...

L’émergence d’une demande de démocratie participative à la suite du mouvement des «gilets jaunes» a-t-elle selon vous favorisé cette initiative?

Tout cela participe en effet d’un profond mouvement de réappropriation, dans la droite ligne du mouvement des «gilets jaunes». Ceux-ci se sont d’ailleurs beaucoup mobilisés contre cette privatisation. Plusieurs d’entre eux ont relayé la pétition que nous avons lancée il y a un mois avec David Cayla et qui atteint aujourd’hui, notamment grâce à des partages sur des pages Facebook «gilets jaunes», près de 158 000 signatures. Des «opérations spéciales» ont également été montées. Des «gilets jaunes» ont par exemple organisé un flashmob dans le terminal 1 de l’aéroport Roissy Charles-de-Gaulle pour protester contre la privatisation. Ils ont beaucoup contribué à la prise de conscience sur ce sujet.

À noter également: l’initiative des parlementaires montre qu’il existe encore des élus capables de prendre à leur compte les intérêts du pays (le caractère transpartisan de l’affaire montre d’ailleurs qu’il s’agit d’une question d’intérêt national, qui transcende les clivages politiques traditionnels). Pour le coup, cela revalorise la politique, dont on avait tendance à croire qu’elle n’était plus le fait, désormais, que d’une oligarchie comprador pressée de tout dépecer pour offrir des rentes à ses amis des banques et des multinationales.

Source : Le Figaro

Il y a 5 ans : les brochures du Musée de l'Europe & de l'Afrique

Les éditions du Musée de l'Europe & de l'Afrique mettent progressivement à disposition des brochures tirées de nos collections prêtes à l'impression (en annexes ci-dessous).

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mercredi 10 avril 2019

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