Musée de l'Europe et de l'Afrique

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samedi 24 septembre 2016

Questions gabonaises au Démagogue de "droite"

Suite à la perturbation d'un meeting du Démagogue de "droite" tentant de doubler à l'extrême-droite (à la fois le Démagogue de "gauche" chef du gouvernement et la tenante officielle du titre poussée vers le centre par déplacement du centre de gravité du champ politique par la bande à DD) relaté sur le site de 20mn, un lecteur a posté ce commentaire...

charlesboussetmilollou | 23.09.2016 à 11:07

Questions à Monsieur Nicolas Sarkozy

En réponse aux étudiants gabonais qui manifestaient lors de votre meeting non loin de Lille, vous avez répondu en disant : « Ici, c’est la France, si vous voulez parler du Gabon, retournez-y ». J’ai à cet effet quelques questions à vous poser.

1- Quand dès l’annonce de vote victoire aux présidentielles de 2007 vous aviez appelé Omar Bongo pour le remercier, l’avez-vous fait du Gabon ou depuis la France ?

2- Quand vous avez, ainsi que l’affirment Robert Bourgi et le documentaire de Monsieur Benquet sur la Françafrique, adoubé Ali Bongo et fait renverser les résultats des présidentielles de 2009 pour assurer une victoire à ce dernier, aviez-vous fait cela en étant en France ou au Gabon ?

3- Lorsqu’après l’annonce des résultats des présidentielles de 2009, vous vous êtes précipité à envoyer un télégramme de félicitations à Ali Bongo, sachant bien qu’il n’avait pas été élu et malgré les morts enregistrés lors des protestations et l’incendie du Consulat de France à Port-Gentil, aviez-vous envoyé ce télégramme depuis la France ou depuis le Gabon ?

4- Si vous pouvez faire tout cela depuis la France alors que cela concerne le Gabon, pourquoi voulez-vous que les gabonais repartent d’abord au Gabon pour vous demander d’aller chercher l’incompétent lunatique et mythomane qui s’est installé au pouvoir au Gabon avec vos soins ?

5- Sachant que votre copain Ali Bongo, en bon amoureux des films westerns américains, est un homme à la gâchette facile, et qui a actuellement près d’un millier de prisonniers politiques dans ses geôles insalubres, voudriez-vous ainsi vous assurer de la mise sous silence de ces étudiants en les renvoyant au Gabon ?

6- Savez-vous au moins que la raison de tant d’étudiants gabonais en France est parce que votre mentor Omar Bongo et ses fils adoptif Ali Bongo n’ont jamais pu bâtir une seule université digne de ce nom en 50 ans de pouvoir ?

7- Savez-vous que dans l’espèce de décharge publique qui sert de principale université du Gabon et qui porte l’infect nom d’Omar Bongo, seul germent aisément des tas d’immondices en lieu et place de bâtiments neufs, d’excellence ou de quelconque fruit de la recherche scientifique, en plus du déambulement quotidien des fous entres les salles de classes et les résidences estudiantines (des fous qui se disputent les locaux avec un bataillon de l’armée d’Ali Bongo), et que pour cette raison les étudiants gabonais n’ont pas d’autre choix que de s’expatrier pour mieux apprendre ?

8- Avez-vous eu connaissance du bilan des 7 ans de magistère de votre poulain dans lequel on ne note aucune maternelle, aucune école et aucune université construites malgré les embellies financières du début de son mandat, et que renvoyer des étudiants au Gabon s’apparenterait à un crime de non-assistance à intelligence en danger ?

9- N’auriez-vous pas appris que le bilan du mandat que vous aviez gracieusement offert à votre ami Ali Bongo se note également par près de 35% de taux de chômage chez les jeunes et que la possibilité de retour au Gabon des jeunes diplômés est quasiment impossible à moins d’aller servir de chair à canon pour les milices d’Ali Bongo à la moindre revendication ?

10- Si Winston Churchill – pour vous ramener un tant soit peu à l’histoire puisqu’il semble que vous avez un problème particulier avec l’histoire de la France (‘‘vos ancêtres les gaulois’’, sic) – avait demandé au Général De Gaulle d’attendre de retourner dans la France occupée par les nazis avant de lancer son appel à la résistance, pensez-vous que la France aurait connu si facilement la liberté et la stabilité qui avaient certainement attiré votre père à émigrer de la Hongrie à Paris ? Tout en vous souhaitant une bonne campagne bien plus perturbée pour les primaires de la droite et du centre.

source 20mn

Le Conseil Constitutionnel proclame un Etat d'urgence au-dessus de la Constitution

Dans une analyse d'une décision récente du Conseil Constitutionnel ayant trait à la constitutionnalité des perquisitions administratives menées dans le cadre de l'Etat d'urgence avant l"entrée en vigueur de la loi du 15 novembre 2015, Paul Cassia pointe une évolution particulièrement dangereuse de la jurispridence du Conseil qui n'hésite pas à faire prévaloir l'Etat d'urgence sur la Constitution.

En effet, si ces perquisitions ont été déclarées anti-constitutionnelles,

Dans le dernier paragraphe de sa décision, le Conseil constitutionnel décide ceci : « la remise en cause des actes de procédure pénale consécutifs à une mesure prise sur le fondement des dispositions déclarées contraires à la Constitution méconnaîtrait l'objectif de valeur constitutionnelle de sauvegarde de l'ordre public et aurait des conséquences manifestement excessives. Par suite, les mesures prises sur le fondement des dispositions déclarées contraires à la Constitution ne peuvent, dans le cadre de l'ensemble des procédures pénales qui leur sont consécutives, être contestées sur le fondement de cette inconstitutionnalité ». En clair, l’inconstitutionnalité de la version originelle de l’article 11 de la loi du 3 avril 1955 est tout simplement neutralisée par le Conseil constitutionnel, parce que… celui-ci en a décidé ainsi ; par comparaison, en censurant une partie des dispositions du I de l'article 11 de la loi du 3 avril 1955 dans sa version issue de la loi du 20 novembre 2015 en tant que cette loi n'entourait pas de suffisamment de garanties les saisies informatiques réalisées au cours des perquisitions administratives, le Conseil constitutionnel avait décidé, dans sa décision Perquisitions administratives de l'état d'urgence I du 19 février 2016, que cette inconstitutionnalité "peut être invoquée dans toutes les instances introduites à cette date et non jugées définitivement".

Six mois plus tard, un simple « objectif de valeur constitutionnelle » de préservation de l’ordre public, qui n'est rien d'autre qu'une création issue de l'imagination des membres du Conseil constitutionnel dépourvue de valeur contraigante, vient tout-à-trac faire échec au droit constitutionnel au respect de la vie privée ancré dans la Déclaration de 1789 ; l'invocation stéréotypée et purement abstraite par le Conseil constitutionnel de vagues « conséquences manifestement excessives » (excessives pour qui ? pourquoi manifestement ?) ne constitue pas davantage une « motivation » suffisant à masquer l’arbitraire du « raisonnement » du Conseil constitutionnel sur les effets dans le temps de la censure ainsi neutralisée. Laurent Fabius ne cesse de dire, depuis sa nomination à la présidence du Conseil constitutionnel en février 2016, qu'il entend "enrichir" la motivation des décisions de l'institution qu'il préside ; il y a encore loin de la coupe au lèvres....

En définitive, des personnes pourront continuer à être poursuivies sur la base des plus de 780 perquisitions inconstitutionnelles menées entre le 14 et le 20 novembre 2015, alors que chacun sait désormais que l’opération de police qui est à l’origine des poursuites ne repose pas sur une assise législative conforme à la Constitution.

Ainsi va - ou plus exactement ne va pas - l’Etat de droit à la française sous l’empire de l’état d’urgence…

Lire l'intégralité de l'analyse de Paul Cassia sur son blog

vendredi 23 septembre 2016

"Alexis Tsipras et les siens sont une bande de criminels politiques"

“SYRIZA a offert tous les biens de l'État Grec à une hyper-caisse contrôlée par la Troïka, c'est-à-dire par des étrangers. C’est une trahison nationale qui dépasse d’ailleurs celle de la gauche par SYRIZA, voilà l’œuvre de SYRIZA, notre pays se trouve sous une occupation coloniale comme jamais auparavant. Le général Metaxás ou les Colonels... n’ont jamais tombé si bas. Alexis Tsipras et les siens sont une bande de criminels politiques, c’est le gouvernement le plus vendu... et cela depuis toujours”, déclare très ouvertement Alékos Alavános, ancien chef de... SYRIZA (radio 90.1 du Pirée). Je dirais que c’est le constat ainsi fait, le ressenti en tout cas, que j’entends tous les jours de la part des Grecs à plus de 90% d’entre eux. Ils en rajoutent d’ailleurs dans le... style: “Ces gens... il va falloir les pendre”, inutile de... commenter.

Entre la crise grecque, la “gestion” SYRIZA qui devient chaque jour davantage... le camp politique le plus haï en Grèce depuis bien longtemps et enfin, la crise importée et imposée, celle des migrants, le cocktail comme on dit est plus qu’explosif.

Nos nombreux touristes défilant devant Épidaure ou déambulant dans les ruelles étroites de Nauplie, n’y distinguent presque rien de l’implosion grecque laquelle s’accélère comme jamais, autant dans les faits qu’à travers ses réalités. Vivement l’été... 2017 !

Lire l'article de Panagiotis Grigoriou, consacré aux événements de Lesbos, paru sous le titre "Au-delà de l'invisible" sur son blog Greekcrisis.

La vie dans une colonie contemporaine de la dette : la vérité sur la Grèce

En mai (2016), probablement pour la première fois dans l’histoire du monde occidental d’après-guerre, un Parlement national a volontairement cédé ce qui restait de la souveraineté de son pays, en se votant lui-même obsolète. Ce développement, cependant, n’a pas fait les grands titres dans le cycle des nouvelles mondiales et a également été ignoré par la plupart des médias soi-disant de gauche.

Le pays en question est la Grèce, où un projet de loi omnibus (c’est-à-dire portant sur divers sujets pas forcément reliés entre eux, NdT) de 7 500 pages vient d’être adopté, sans aucun débat parlementaire, transférant le contrôle sur tous les biens publics du pays à un fonds contrôlé par le Mécanisme de stabilité européenne (MSE) pour les 99 prochaines années. Cela inclut toute l’infrastructure publique, ports, aéroports et ressources naturelles, tous passés sous le contrôle du MSE, un organe non démocratique supranational, qui ne rend de comptes à aucune instance parlementaire ou élue. Dans ce même projet de loi, le Parlement grec s’est également privé de droit de vote : la législation annule le rôle du Parlement dans l’établissement d’un budget national ou l’adoption d’une loi fiscale. Ces décisions seront dorénavant prises automatiquement, à la demande de l’Union européenne : si les objectifs fiscaux définis par l’UE, le FMI et le MSE ne sont pas atteints, des coupes automatiques seront activées sans débat parlementaire, ce qui pourrait tailler dans les dépenses sociales, les salaires et les retraites. Dans la législation précédente, le Parlement grec acceptait de soumettre pour approbation tous les projets de loi en suspens à la troïka. Pour trouver un précédent historique, il ne faut pas remonter plus loin que la Loi des pleins pouvoirs adoptée par le Reichstag en 1933, où le Parlement allemand a voté en faveur de la suppression de son droit d’exercer son pouvoir législatif, transférant le pouvoir absolu de gouverner et d’édicter des lois, y compris non constitutionnelles, au chancelier Adolf Hitler (C'est pourtant cette "procédure parlementaire" que le factieux Valls a cité en exemple à suivre, Note du Concierge).

Le projet de loi grecque omnibus avait été précédé d’un autre, réformant le système des retraites de la Grèce par la promulgation de futures réductions des pensions, tout en augmentant les impôts presque entièrement automatiquement. Bien que le gouvernement soutienne le contraire, ces coupes sont régressives et auront un effet disproportionné sur les couches les plus pauvres de la société : la retraite de base a été abaissée à 345 euros par mois, les pensions complémentaires aux personnes pauvres ont été supprimées, la taxe sur la valeur ajoutée de beaucoup de produits de base a été élevée à 24%, le nombre de ménages ayant droit à des subventions pour le fuel de chauffage a été réduit de moitié, alors que les taxes sur le pétrole et le carburant ont de nouveau été augmentées, les participations sur les prescriptions de médicaments couvertes par l’assurance maladie publique ont été relevées de 25%, les contributions des salariés à la caisse de sécurité sociale ont été augmentées (réduisant efficacement les salaires), des taxes spéciales ont été introduites sur le café et les boissons alcoolisées, tandis que les petites entreprises en difficulté en Grèce ont vu leur taux d’imposition passer de 26 % à 29 %.

En plus des éléments législatifs mentionnés ci-dessus, le gouvernement grec a, en effet, renoncé à sa souveraineté nationale plus tôt cette année lorsque, dans le cadre de l’accord entre l’UE et la Turquie sur la crise des réfugiés et des migrants, la Grèce a accepté sans condition la présence de navires de guerre de l’OTAN et de personnel de l’armée et de la police turques dans la région de la mer Égée, tandis que le ministre grec de la Défense, le patriote Panos Kammenos, a publiquement proposé la construction d’une nouvelle base de l’OTAN sur l’île de Karpathos.

Alors que la Grèce a fait les manchettes mondiales ces dernières années, les médias sont restés silencieux sur cette dernière attaque néolibérale contre l’économie du pays et sur les entreprises et les ménages grecs déjà en difficulté. Mais ce ne sont pas seulement les médias grand public qui sont restés tranquilles. Des organes de presse censés être de gauche, comme Democracy Now ! ont oublié de parler de la Grèce, depuis la trahison par Syriza du résultat du référendum du 5 juillet 2015, où une majorité écrasante (62 %) de votants a rejeté une austérité accrue. Des intellectuels de gauche comme Noam Chomsky et Naomi Klein sont aussi restés silencieux. Ces médias et ces intellectuels de gauche avaient tous, à un moment donné, soutenu publiquement Syriza – même lorsqu’il y avait des signes que Syriza n’était pas ce qu’il prétendait être. Aujourd’hui, ces médias et ces personnalités intellectuelles refusent d’admettre qu’ils avaient tort ou de dénoncer ouvertement la trahison de Syriza, tout en n’apportant aucun soutien aux autres mouvements, véritablement opposés à l’austérité, qui existent en Grèce.

Bien sûr, même lorsque la Grèce apparaissait dans les informations, la vérité sur ce qui se passait réellement dans le pays était obscurcie par les partis pris majoritairement pro-UE et pro-austérité des médias internationaux, qui se faisaient passer pour des informations objectives. C’est également vrai pour les organes de presse contrôlés par l’oligarchie en Grèce. Regardons ce qu’ils ont dissimulé.

Traduit par Diane, vérifié par jj, relu par Diane pour le Saker Francophone

Lire la suite sur le site Le Saker Francophone

jeudi 22 septembre 2016

Questions à Yanis Varoufakis

Alexis Cukier, membre d’Ensemble ! et du réseau ERENSEP (European Research Network on Social and Economic Policies) et Patrick Saurin, un des portes parole du syndicat Sud Solidaires BPCE, et membre de la Commission pour la Vérité sur la Dette grecque interpellent dans une lettre Yanis Varoufakis sur son texte «La gauche européenne après le Brexit».''

Texte publié originellement sur le site Mediapart sous le titre : "Désobéir à l’Union européenne: nous sommes d'accord avec vous Yanis Varoufakis"

Extrait

En résumé, le « programme alternatif pour les progressistes européens », l’« affrontement frontal avec l’establishment européen » que vous appelez de vos vœux, et l’appel à la « désobéissance » que vous lancez ne nécessitent-ils pas, pour trouver leur traduction dans les faits, la mise en œuvre d’un plan d’action comportant des mesures radicales telles que :

-La désobéissance aux traités européens et le respect des droits humains fondamentaux inscrits dans de multiples textes, en particulier de droit international ;

-Le non-paiement de la part de la dette publique dont il est peut être démontré de manière incontestable, comme ce fut le cas pour la Grèce, qu’elle est tout à la fois illégale, illégitime, odieuse et insoutenable ;

-Le contrôle des capitaux (notamment comme mesure défensive contre le chantage de la BCE) ;

- L’arrêt des privatisations des biens communs et l’annulation de celles qui ont déjà été réalisées ;

- La socialisation de l’intégralité du système bancaire ;

-Une refonte des institutions européennes, nationales et locales assurant une véritable démocratie ?

En ce qui nous concerne, si un tel programme devait nécessiter la sortie de l’Union européenne, nous assumerions cette sortie car nous préférons la lutte pour un progrès social – même si nous n’avons pas l’assurance de gagner ce combat – au maintien résigné dans une Union européenne avec la garantie de l’austérité perpétuelle.

Picture_60.png Une réaction sensée être de gauche à ce texte (Collections du Musée de l'Europe & de l'Afrique). Lire note note d'introduction au billet Histoire immédiate

Lire l'intégralité de la lettre ci-dessous

Lire la suite...

mercredi 14 septembre 2016

"Ils nous réduisent au niveau du bétail pour nous humilier"

Les affaires dites sociales iront ainsi d’euphémisme... en euphémisme, le commun des mortels se débat dans ses problèmes financiers, contre l'angoisse de se voir disparaître définitivement de l’économie réelle, et ainsi de l’existence... l’électricité en moins.

Il suffit d’observer (et surtout de vivre) par exemple une journée dans les locaux de la Régie d’Électricité (DEI), accueillant “son” si large public pour tout dire furieux et toujours à bord de l’explosion. Depuis... l’avènement de la crise et de la Troïka en Grèce, la facture d’électricité s’est considérablement alourdie, pour devenir... insupportable ; cela, entre l’accumulation de bien nombreuses taxes, les augmentations tarifaires, et les “autres coûts et prélèvements divers” que l’on voit apparaître dans les factures.

Ce que les Grecs ne savent pas toujours, c’est que ces... autres coûts ainsi facturés, tentent à couvrir en réalité les pertes que la Régie subit depuis que les branchements... sauvages et forcément illégaux sur son réseau se sont multipliés. Ce phénomène prend des proportions jamais imaginées, plus de 5.500 cas ont été détectés durant les six premiers mois de cette année, au lieu de 8.500 cas similaires avérés pendant toute l’année 2015, d’après les données rendues publiques par la Régie, reprises par pratiquement toute la presse ce dernier temps

Les agents de la Régie... enregistrent chaque mois près de 1000 nouveaux cas de branchements illégaux et dangereux (on compte déjà un certain nombre de morts par électrocution parmi les... intéressés) ; au... palmarès des pratiquants ainsi repérés, on y découvre non sans une certaine surprise, des hôtels, des restaurants, des boutiques, des étables et évidemment, de nombreuses habitations. Et lorsque les agents s’y rendent sur place, leurs tentatives... de neutralisation des compteurs s’avèrent fort risquées, entre menaces, passage à tabac... d’où peut-être tout “l'intérêt” d’installer un jour en Grèce des compteurs Linky (comme actuellement en France), histoire de pouvoir réaliser les opérations d’interruption et de mise en service à distance ! Début septembre, le patron d’une taverne dans la banlieue d’Athènes, a même ouvert le feu contre le véhicule des agents de la Régie, lesquels se sont aussitôt rendus au commissariat de la commune. En attendant, et pour... s’éviter le flagrant délit, l’auteur des faits a pris la fuite.

Le courant ne passe décidément plus comme avant en Grèce, car aux milliers de branchements illégaux, s’ajoutent les factures impayées, la somme globale... avoisine tout de même les trois milliards d’euros. Pour faire face à cette situation, la Régie renouvèle sans cesse ses “Programmes d'arrangement”, échelonnant sur plusieurs mois le règlement des factures impayées, avec l’obligation faite aux consommateurs de ne plus retarder d’un seul jour, le paiement des factures suivantes. Tout un programme... Devant les locaux de la Régie d’un quartier d’Athènes, un graffiti en dit long sur la situation: “Tu peux m'envoyer autant de factures que tu veux, je resterai toujours redevable de 492€” ! Compte... alors exact.

(...)

Mais il y a pire. En visitant un peu le bâtiment de la Régie, l’observateur... participant et averti, constatera avec stupeur qu’il s’agit d’un immeuble vidé et laissé à l’abandon, sauf au rez-de-chaussée, les réductions successives de l’effectif sont passées par là. “C'est comme durant l'autre Occupation Allemande d’après ce que ma mère me racontait, ils nous réduisent au niveau du bétail pour nous humilier” lance d’une voix bien forte une femme âgée (...)

Extraits de l'article de Panagiotis Grigoriou, paru sous le titre "D’euphémisme... en euphémisme " sur son blog Greekcrisis

dimanche 11 septembre 2016

Histoire immédiate

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A l'heure où Yanis Varoufakis met tout en oeuvre pour sauver (la croyance en) la zone euro et l'UE (remparts contre les "populismes" et l'extrême-droite si on comprend bien, alors qu'elles les enfantent jour après jour !), après y avoir sacrifié la Grèce en refusant de "renverser la table" pour finalement "passer dessous", puis avoir fait campagne pour le Remain au Royaume-Uni et qu'un référendum sur la sortie de l'UE a été abandonné par la gauche de la gauche à Marine Le Pen (qui a fini par s'en saisir par électoralisme bien compris et machiavelisme ux petits pieds du grand Sophiste devant l'Eternel en burkini Jacques Sapir), avec toutes les conséquences que cela va avoir (à savoir exactement ce que cette gauche auto-proclamée et socialement auto-centrée prétend vouloir éviter, comble de la "Distinction"!), il est bon de revenir sur l'histoire immédiate, telle que rapportée par Eric Toussaint, initiateur de la Commission d'audit sur la dette grecque qui, comme il le souligne n'est même pas mentionnée dans le livre de Varoufakis publié en 2016 "Et les faibles subiront ce qu'ils doivent" (c'est le cas de le dire !), suivant en cela Tsipras qui a fait disparaitre ses travaux du site du Parlement. Le déni dans la gauche de la gauche de ce que les Grecs appellent eux sans fausse pudeur "internationaliste", et pour cause, "la trahison de Tsipras" (on veut parler de l'internationalisme de Tartuffe bien évidemment qui se concentre bien traquillement sur "l'échelle internationale" qui cache mal le rêve de faire son nid dans des instances supra-nationale, à défaut de tout soutien international efficient aux luttes "nationales" dont la Commission sur la dette grecque a pourtant démontré de façon exemplaire les perspectives d'efficacité) qui trouve ses racines en 2012 (et dont Varoufakis est partie prenante) provoque en effet parfois le même sentiment que ressenti par Orwell, revenu de la Guerre d'Espagne et lisant la presse de gauche de son pays. Et malheureusment, à bien des égards, on peut craindre que la gauche de la gauche ne soit pas loin de penser : "nous sommes tous Tsipras" (Et il est bien possible qu'elle le soit.). Espérons que les mois qui viennent nous donneront tort...

Le Concierge

Picture_53.png Collections du Musée de l'Europe. C'est sûr que face à la tiers-modisation du Sud, l'urgence est de protéger les rentiers du Nord de l'inflation !!! Et que les euros du Sud ne sont pas déjà réfugiés en Allemagne !!! (Note du Concierge)

Extraits :

"La deuxième raison qui a poussé James Galbraith à ne pas signer cet appel (l’appel international de soutien à la constitution du comité pour l'audit de la dette grecque NDE) , c’est l’avis que lui a donné Yannis Varoufakis. Celui-ci a expliqué publiquement en 2011 pourquoi il refusait de souscrire à l’appel à la création de la commission d’audit. Il déclare qu’il a été contacté par Galbraith qui lui demandait s’il fallait signer ou pas cet appel et qu’il lui a recommandé de ne pas le faire. Ce refus de Yannis Varoufakis permet de mieux comprendre son attitude distante à l’égard de la Commission pour la vérité sur la dette grecque quand il est devenu ministre des Finances dans le premier gouvernement d’Alexis Tsipras en 2015 Dans une longue lettre publique publiée au printemps 2011, Y. Varoufakis justifie son refus de soutenir la création du comité citoyen d’audit (ELE). Il déclare que si la Grèce suspendait le paiement de la dette, elle devrait sortir de la zone euro et se retrouverait du coup à l’âge néolithique (sic !). Y. Varoufakis explique que, par ailleurs, les personnes qui ont pris cette initiative sont bien sympathiques et bien intentionnées et qu’en principe, il est favorable à l’audit mais que, dans les circonstances dans lesquelles la Grèce se trouve, celui-ci n’est pas opportun"

(...)

Quelques mots sur cette conférence. Elle a donc eu lieu début mars 2011 à Athènes. J’y ai été invité comme intervenant par Synaspismos (la composante principale de Syriza) et par le Parti de la Gauche européenne. Au cours de cette conférence ont pris la parole Alexis Tsipras, Yanis Varoufakis, Oskar Lafontaine (un des fondateurs de Die Linke), Pierre Laurent (dirigeant du PCF et du Parti de la Gauche Européenne), Mariana Mortagua du Bloc de Gauche au Portugal, Euclide Tsakalotos (qui est devenu ministre des Finances après la démission de Yanis Varoufakis), Yannis Dragazakis (qui est devenu vice-Premier ministre dans les gouvernements Tsipras 1 et 2), moi-même et plusieurs autres invités. À cette conférence, ma communication a porté sur les causes de la crise, l’importance vitale de réduire radicalement la dette par des mesures d’annulation liées à la réalisation d’un audit de la dette avec participation citoyenne. Yanis Varoufakis a présenté ce qu’il a appelé une modeste proposition qu’il a reprise lors de la première phase de négociation avec les créanciers en février 2015, soit 4 années plus tard.

Extrait de Grèce : L’ambivalence des dirigeants vis-à-vis de l’ordre financier et de la dette malgré des débuts prometteurs de la lutte

Lire aussi : Les leçons de la capitulation du 13 Juillet 2015

Quand Tsipras fait disparaître toute trace de ses contradicteurs !...

Synthèse du rapport de la Commission pour la vérité sur la dette grecque

Le Plan B pour l'Europe ?

mercredi 7 septembre 2016

L'UE et Syriza dissolvent le peuple grec

Pays métapolitique Tsipriote, brisures de riz sociales... l’avenir en pilaf, l’économie en moins ! “L'époque où quelqu’un était son propre patron est terminée”, a déclaré (25 août) à la télévision Chara Kafandari, députée SYRIZA, pour ensuite faire l’éloge d’une supposée nouvelle forme d’entreprises ‘KOINSEP’, “Entreprises sociales et coopératives” entre particuliers... avec une participation nécessaire des collectivités locales.

Notons que la... “Passionaria” Kafandari, n’a travaillé que sous l’étiquette... protégée de syndicaliste à la Banque Nationale de Grèce, née en 1958 et déjà... jeune retraitée aisée depuis un temps, au moment où ceux de la Grèce... de l’envers, viennent de constater que le montant de leur retraite a encore été diminué depuis le 1er Septembre. Et quand au futurs retraités... c’est certainement dans un authentique au-delà qu’ils existeront.

“Le gouvernement annonce ces mesures dites ‘d’économie sociale’, pour en réalité renforcer le rôle des infâmes KOINSEP, destinées aux petites et moyennes entreprises et aux travailleurs indépendants de taille. On annonce aussi un programme de travail de trois à huit mois pour les chômeurs, pour ainsi aménager le paysage de leur misère, avant bien sûr, le grand changement de caractère ‘institutionnel’ (la reforme de la Constitution annoncée par Alexis Tsipras) !!!”

“Puis, s’y ajoute ce paysage de la télévision en pleine mutation !!! C’est la possibilité alors accordée aux autres ‘puissances démocratiques’... à nous ‘administrer’ de la culture, des loisirs comme supposons, de nous informer. Enfin, ne pleurez pas pour l'exode massif de vos enfants à l'étranger, ils sont ainsi devenus des... citoyens du monde. Quelle est-elle alors notre planète actuellement ? Un Village Global. Ceux qui partent à l'étranger, ou sinon... qui quittent ce monde définitivement, seront donc remplacés par les migrants. Ainsi, le solde déficitaire entre les départs et les arrivées, entre les naissances et les décès, sera couvert de manière adéquate. D'ailleurs, cela vient même d’être dit sous certaines lèvres officielles du gouvernement. La déshellénisation, de ce fait programmée à tous les niveaux est en route”, analyse de son côté Yórgos Siozos dans son pamphlet publié sur un site politiquement très à gauche. Yórgos, vieux militant et cadre jadis très actif à gauche (et très ancien de SYRIZA), Yorgos, ami depuis les bancs de l’école surtout, de notre ami Panagiótis Papadákis, qui n’est plus de ce si bas monde depuis mai dernier.

Pays métapolitique Tsipriote, brisures de riz... sociales, SYRIZA (et son allié ANEL, formation du dernier ridicule), a dissous la Gauche, avant de dissoudre enfin le peuple grec tout court. Le cirque métapolitique continue et l’amertume largement partagée se transforme en haine. C’est inévitable, seuls les apparatchiks gouvernementaux et les leurs... ne peuvent, ou ne veulent rien y voir, ni entendre.

Récemment à Athènes, j’ai rencontré par hasard A.Z., une connaissance, nous avions partagé certains moments du temps des luttes contre les mémoranda, mais en... 2014. A.Z., poursuit sa carrière Syriziste du... haut de son (petit) poste de fonctionnaire supposé modeste, il raconte combien et comment il trouve le temps d’œuvrer pour son plus grand bien, ayant très précisément pris part au sein d’une KOINSEP, propulsée par tel ministère, financée en partie par telle collectivité, et ainsi soutenue dans une future campagne de... Crowdfunding. “C'est l'avenir, et cela semble nous réussir déjà”, me dit-il.

Je lui raconte nos difficultés... notre survie à la petite semaine, nos... tentatives économiques incertaines, le contexte au voisinage, nos amis chômeurs... nos disparus ; toute cette adversité finalement d’un autre type de temps de guerre. “Ah... non, tout ira mieux, d'ailleurs nous attendons tous... le versement des prochaines aides de l’UE, comme celles du paquet Juncker. Cela financera nos... nouvelles structures, et le pays entier ira mieux... comprends-tu ? D’ailleurs, as-tu envie de participer à une Commission consultative au Ministère... ?” Bonne blague, ou plutôt très mauvaise. Je lui ai fait brièvement part de mon point de vue, essentiellement, de ma désapprobation alors profonde de la... gouvernance actuelle et je l’ai sèchement salué. A.Z. habite désormais une autre planète... voilà comment on apprend aussi à vivre avec les... extra-terrestres.

Extrait de l'article de Panagiotis Grigoriou paru sous le titre "Sports extrêmes" sur son blog Greekcrisis

mardi 6 septembre 2016

Polémique suite à la réforme de l'audiovisuel en Grèce

On reverra avec intérêt la fin de Fascisme Inc. qui montre ces chaines faire la promotion des skinheads d'Aube dorée devenus respectables par la grâce de ces médias. On dit quoi ? On dit merci Tsipras ! Et rendez-vous devant le TPI... (Note du Concierge)

Le secteur de l’audiovisuel grec est en pleine ébulition suite à la réforme portée par le Premier Ministre Alexis Tsipras. Voulant « mettre fin à la corruption dans le secteur des médias et permettre une meilleure régulation » l’initiative du chef du gouvernement s’est traduite par la mise en place d’enchères qui ont permis de récolter 246 milliards d’euros et qui ont vu difficilement le nombre de chaines privées passer de 8 à 4 ! Un chiffre jugé suffisant pour le gouvernement au regard d’un marché publicitaire de 280 milliards d’euros annuels et qui a provoqué une vive réaction dans l’opposition qui accuse le gouvernement de faire la chasse aux patrons des médias opposés à l’actuel exécutif !!! Les quatre vainqueurs sont les chaines déjà existantes Skai et Antenna TV detenues pour des familles d’armateurs ainsi que les diffuseurs de nouvelle génération des programmes de l’homme d’affaires Ionnis Kalogritsas et de l’armateur Vangelis Marinakis

Source telesatellite.com via Véronique Azemat

Complément du 7 septembre 2016, extrait de l'article de Panagiotis Grigoriou paru sous le titre "Sports extrêmes" sur son blog Greekcrisis

Au rythme... des symboles désuets qui définissent le pays en ce moment, le gouvernement multiplie les opérations de communication... en brassant de l’air dans une Grèce asphyxiée. Alexis Tsipras vient ainsi d’inaugurer une portion d’autoroute dans le Péloponnèse, construite par l’entreprise de BTP appartenant à son... ami promoteur (de “gauche”) Chrístos Kalogritsas (radio 90.1 FM, le 2 septembre).

Pour la petite histoire, Kalogritsas, ingénier civil et... quasi-journaliste, avait été l’éditeur par le lointain passé (1986-1990) d’un quotidien de gauche pro-KKE (PC grec), il est par la suite devenu homme agissant de la télévision privée, avant d’être propulsé à la tête de l’ERT (Radio et Télévision publique) par décision d’Andréas Papandréou en personne. Notons que Kalogritsas avait été maintenu à son poste durant l’essentiel de la période Simítis, et à l’époque, il a entre autres... bienfaisances, ouvert “son” temps télévisuel au journaliste arriviste Stávros Theodorakis, l’actuel chef du parti... de Jean-Claude Juncker et de Martin Schulz en Grèce “To Potami” (“Rivière”).

Kalogritsas fonde en 2011, la société ‘Pileus Holding’, spécialisée dans les transactions immobilières, participant également au capital d’autres structures ; le champ est alors large: informatique, médias, sociétés de sondages et de publicité. Le capital initial (annoncé) de sa société était de 500 000 euros (source: “To Pontíki” du 2 Septembre).

Le... hasard du calendrier fait que Kalogritsas est aussi un des quatre “gagnants” de la... procédure d’octroi des quatre licences de chaînes nationales généralistes privées en Grèce. “Soixante-trois heures durant lesquelles les huit candidats en lice et leurs équipes, parmi les hommes d’affaires les plus influents du pays, sont restés enfermés dans un huis clos inédit au sein d’un bâtiment, surprotégé pour l’occasion, du Secrétariat général de l’information et de la communication. Cette bataille à coups de millions a donné l’avantage à quatre des oligarques grecs les plus puissants, et pas les moins polémiques. Chacune des quatre licences était mise aux enchères à 3 millions d’euros. Le gouvernement a annoncé avoir finalement récolté près de 246 millions. Un record, qui montre la férocité avec laquelle se sont déroulées les opérations”.

“L’armateur multimillionnaire Vangélis Marinakis, par ailleurs président du grand club de foot du Pirée, l’Olympiakos, a obtenu une licence en déboursant 73,9 millions d’euros. M. Marinakis, très actif politiquement dans la municipalité du Pirée - on l’appelle aussi le “maire de l’ombre” de ce port stratégique grec -, fait toujours l’objet d’une action en justice dans une affaire de crimes organisés (matchs truqués) dans le milieu du football (...) Ivan Savvidis, un homme d'affaires gréco-russe à la tête d'un groupe florissant en Russie, particulièrement offensif économiquement à Thessalonique, la grande ville du Nord, a, quant à lui, finalement renoncé à obtenir une licence (...) Les deux nouveaux venus dans l’univers des médias auront comme adversaires Théodore Kiriakou et Yiannis Alafouzos, tous deux armateurs et propriétaires respectivement des chaînes ANT1 et Skai, déjà existantes et qui peuvent donc continuer leurs activités”, note Adéa Guillot dans son reportage fort détaillé publié dans “Le Monde”.

Pour compléter ce reportage (car “Le Monde” aurait du mal à... s’exprimer de la sorte), Ivan Savvidis aurait été en réalité écarté car il serait proche du pouvoir en Russie, les... Occidentalistes auraient interdit au “petit” Tsipras d’accorder (même indirectement) une fréquence aux... Russes, surtout lorsqu’on sait que l’opinion publique grecque est (déjà) largement russophile et encore, très hostile à l’européisme (d’ailleurs condamné à travers les mentalités partout en Europe), comme à la politique germano-compatible de celui-ci. Par symétrie opposée, certains éditeurs et journalistes des médias de Yiannis Alafouzos (‘Skai’ et ‘Kathimeriní’), télévision déjà existante et qui peut effectivement continuer ses activités, sont souvent invités du côté de... “Bilderberg Group”, Alexis Papahelas entre autres. Ceci explique éventuellement cela !

“Cette procédure d'octroi des quatre licences tient de l'orchestration d'une cérémonie satanique... par une bande de mafiosi”, commente de son côté Alékos Alavános, (très) ancien chef de SYRIZA et actuel initiateur du mouvement du ‘Plan-B’. C’est... plutôt clair.

jeudi 1 septembre 2016

De l’appel « On bloque tout », vers un réseau intersyndical de lutte

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Par le Collectif d’animation de l’appel « On bloque tout ! », le 1er septembre 2016.

Nous sommes des syndicalistes affilié.e.s à différentes organisations (CGT, Solidaires, CNT-SO, CNT, FSU, FO, LAB, Confédération paysanne…). Ensemble, nous nous sommes retrouvé.e.s dans l’appel « On bloque tout ! ». Depuis mars dernier, nous en avons porté les propositions dans des meetings, dans nos structures, auprès de nos camarades, de nos collègues. Nous avons ainsi contribué à la mobilisation large et déterminée pour le retrait de la loi « travail », et à populariser l’objectif du blocage de l’économie. Nous nous battons toujours pour l’abrogation de cette loi.

Pour autant nous avons toutes et tous, et ce quel que soit notre organisation syndicale, eu des difficultés pour ancrer la grève dans nos secteurs professionnels, pour l’étendre, à passer aux nécessaires reconduction et généralisation de la grève. Nous continuons de penser que c’est un instrument décisif pour construire un rapport de force en mesure de repousser les attaques de l’État et du patronat. Nous continuons de penser que les structures syndicales doivent continuer de réfléchir aux obstacles à l’action et à l’engagement des salarié.e.s ainsi qu’aux pratiques syndicales qui les perpétuent.

L’appel « On bloque tout ! » s’est voulu porteur de l’exigence de reprendre l’offensive, après des années passées à défendre des acquis sans cesse attaqués par les gouvernements successifs. Le constat est fait que notre lutte est restée pour l’instant trop défensive, pas assez imaginative. Et nous continuons de penser que, pour donner l’envie d’en découdre, il faut aussi se battre « pour » des alternatives progressistes. C’est pourquoi l’appel « On bloque tout ! » a proposé de porter la revendication des 32 heures de travail hebdomadaires sans flexibilité ni perte de salaire, perspective audacieuse qui contrevient à l’air du temps autant qu’elle porte des espérances concrètes d’amélioration immédiate de luttes pour les conditions de travail, les salaires et contre la précarité et le chômage. C’est aussi un exemple de revendication unifiante car commune à plusieurs organisations syndicales et concernant aussi bien les salarié.e.s du secteur privé et du secteur public, les chômeurs et les chômeuses, etc. Aujourd’hui, nous proposons de dépasser la forme appel d’« On bloque tout ! ». C’est le bilan qui a été tiré en juillet dernier après quatre mois de lutte. Des déclinaisons concrètes de l’appel sont réclamées, c’est pourquoi on pourrait imaginer de « faire émerger un réseau pérenne de syndicalistes de lutte, appuyé sur de réels collectifs locaux, dont la forme comme le nom resterait à trouver mais qui viserait à dépasser la forme « appel » pour être capable d’initiatives concrètes et de terrain. (…) Un réseau, des collectifs de syndicalistes de lutte pourrait (…) organiser des rencontres, régionales et nationales, des formations, des campagnes mêmes… ».

Nous invitons donc, largement, toutes et tous les syndicalistes qui pensent qu’un tel réseau ou collectif serait utile à le construire, dès maintenant, avec nous. Un tel outil ne se substituerait pas à nos organisations respectives : nous sommes respectueuses et respectueux du fédéralisme de nos organisations, des rythmes et des temps démocratiques de nos structures. Simplement, nous pensons que mener des débats, des actions, ouvertes et plurielles, contribuerait à redonner du souffle au syndicalisme de lutte dans toute sa diversité. Cette unité intersyndicale gagnerait à s’incarner dès la base : voilà ce que nous proposons de faire exister.

Pour cela, nous organisons le samedi 8 octobre, à la Bourse du travail de Paris, salle Léon Jouhaux (annexe Turbigo) une première rencontre constitutive de cet outil commun. Nous vous y attendons, nombreuses et nombreux, toujours en lutte !

Une féministe tunisienne au-dessus de tout soupçon ?

Picture_32.png Spéciale dédicace du Concierge à Fawzia Zouari et au féminisme au-dessus de tout soupçon de Leïla et Zin (cliquer sur l'image pour cette évocation poétique des névroses de classe d'ici et d'ailleurs)

A l'occasion de l'incendie du web à coups de Burkini par les pyromanes d'Etat pour "remplacer la question sociale par la question de l'Islam" (un vrai "remplacement"!), parmi les textes brandis comme des drapeaux de l'intolérance en guise d'arguments, celui-ci a retenu toute l'attention du Musée de l'Europe & de l'Afrique.

Jour de colère

Il y a des jours où je regrette d’être née arabe. Les jours où je me réveille devant le spectacle de gueules hirsutes prêtes à massacrer au nom d’Allah et où je m’endors avec le bruit des explosions diffusées sur fond de versets coraniques. Les jours où je regarde les cadavres joncher les rues de Bagdad ou de Beyrouth par la faute des kamikazes ; où des cheikhs manchots et aveugles s’arrogent le droit d’émettre des fatwas parce qu’ils sont pleins comme des outres de haine et de sang ; où je vois des petites filles, les unes courir protéger de leur corps leur mère qu’on lapide, et les autres revêtir la robe de mariée à l’âge de 9 ans.

Tout dans la nuance et la finesse... C'est sûr qu'il a fallu attendre les "kamikazes" pour que le sol de Bagdad soit jonché de cadavres ! Mais la Belle au Bois Dormant ne choisit pas ce dont elle rêve avant de nous le raconter en nous prenant pour le bon docteur Freud !

L'auteure, Fawzia Zouari, est une "féministe tunisienne", titulaire d'un doctorat en littérature comparée à la Sorbonne (et sans doute de la nationalité française, or tout le monde ne peut pas circuler librement entre les deux rives pour débiter en français les pires inepties dans les salons médiatiques) donc au dessus de tout soupçon. Et la "barbarie" dénoncée de l'intérieur d'une ethnie (les Arabes : la question de savoir si la bourgeoisie de ce petit pays fait de tous les brassages de la Méditerranée est "arabe" mériterait quand même d'être posée si elle n'était pas complètement absurde, au moins autant que de savoir si "les Arabes" ça existe!) met les réseaux sociaux libérateurs des autres en pâmoison.

Une petite recherche sur internet nous apprend cependant que l'impétrante héroïne de la liberté en avait une conception, qui n'a pas changé depuis manifestement - cette propagande vulgaire issue d'un certain milieu n'a guère évolué depuis le 14 janvier 2011, et toute "écrivaine" que soit l'auteure ce n'est pas l'innovation littéraire qui l'étouffe - à l'époque où elle fréquentait les salons de Leïla Trabelsi, femme de Ben Ali et "régente de Carthage".

mondafrique.com, un blog qui s'intéresse particulièrement aux arcanes des luttes de pouvoir dans la classe dirigeante algérienne, nous apprend ainsi incidemment dans un article consacré aux grandes manoeuvres de propagande et de cour dans l'audiovisuel public français que:

La Tunisie n’avait pas été oubiée. Le recrutement de Faouzia Zouari, sœur d’un certain Abderrahim, qui fut plusieurs fois ministre de Ben Ali, avait pour but de mettre à profit les bonnes relations qu’entretenait cette journaliste avec Leïla Trabelsi, dans l’espoir d’obtenir des financements via les plus généreux parmi les frères de la « régente de Carthage ». Un projet de chaîne satellitaire fut porté, sans succès, par Hafiz et Béghoura. Lesquels estimaient que la petite émission islamique n’était pas à leur mesure, ni surtout du gout de leurs puissants protecteurs.

D'ailleurs, quelques mois avant la chute de Ben Ali, l'auteure se payait des vacances au Festival de Carthage défrayées par Jeune Afrique et nous présentait un pays on ne peut plus normal où il fait bon vivre (ça dépendait pour qui mais la journaliste n'en disait rien...)

Les propagandistes de l'ère Ben Ali, exportant leur islamophobie intéressée pour faire peur aux Français et obtenir le soutien au Régime qui va bien, rempart contre la barbarie et défenseur acharné de la liberté de la femme, n'ont donc pas tardé à se recycler. Quand elles sont portées aux nues par des féministes françaises qui au lieu de se préoccuper de leur propre aliénation partent en croisade pour libérer d'autres femmes qu'elles considèrent manifestement comme des mineures, il y a peu de chance que cela rende les garçons "barbarisés" du bled (de ceux qui se faisaient violer dans les commissariats de police par un Régime célébrant les droits de la femme comme produit d'exportation) sensibles au "féminisme"...

Car tout cela est un problème de classe comme l'exprime très bien la chanson de Renaud (Canal historique)... Et "les femmes" ont aussi une position de classe. Si si !

Le Concierge

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PS (sic) : Les fous furieux éventuels (et néanmoins névrosés) voudront bien laisser cette femme libre de faire son petit travail d'incitation à la guerre civile pour protéger les milliards mal acquis et s'intéresser au contrôle des média plutôt qu'au contrôle du message et du messager.. Quant aux fétichistes de la libération de la femme par écrans interposés (heureusement non encore connectés aux drones libérateurs dont d'autres s'occupent), puissent-ils ne pas transformer à coups de clics et de "j'aime" les médias sociaux en radio des 1000 collines pour le plus grand bonheur des chefs tribaux en lutte pour le pouvoir en France. Si vous "êtes le média", cherchez et vérifiez les informations, c'est pas si diificile, d'ailleurs il y a même encore quelques journalistes qui y arrivent, c'est dire !

En complément, cette chronique datant de 2012 : Vers l'Europe Ben Aliste

Lire aussi : La Contre-révolution, c'est le spectateur

mercredi 31 août 2016

Cotisations sociales post-modernes à la mode des escropathes des "Institutions" (ex-troïka)

Père Ubu a trouvé son maître. Mais au passage c'est toute forme de rationalité économique et étatique, et de calculabilité pour parler commeMax Weber, nécessaire à la vie sociale qui y passe. Leur programme est de détruire intégralement le tissu des PME grecques, une sorte de dékoulakisation industrielle... En attendant famines et épidémies. Qui arrêtera cette bande de névropathes ? (Le Concierge)

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En vertu d’une nouvelle loi destinée à lutter contre le travail au noir, désormais, les entreprises grecques ne devront plus payer leurs charges sociales en fonction de leurs effectifs déclarés, mais en fonction des effectifs qu’elles seront supposées avoir en vertu d’un certain nombre de critères.

Ces critères, au nombre de 8, permettront de déterminer l’effectif théorique elles devraient avoir pour réaliser le chiffre d’affaires qu’elles ont enregistré. Ce sont les suivants :

Type d’entreprise

Taille de l’entreprise

Nombre d’heures d’opérations

Nature éventuellement saisonnière de l’activité

Chiffre d’affaires de l’entreprise

Nombre de personnes qualifiées nécessaires pour les activités de l’entreprise

Situation géographique de l’entreprise

Travail personnel effectué par l’employeur ou ses partenaires en affaires.

Ainsi, si le ministère du Travail parvient à la conclusion, sur la base de ces critères, qu’une entreprise ayant déclaré un effectif de 3 personnes, devrait en employer 5, alors elle devra payer des contributions sociales calculées sur la base d’un effectif de 5 personnes.

De même, si elle a déclaré que ses 3 employés travaillent à temps partiel, ils seront réputés être à temps complet. Une mesure passée inaperçue

La mesure a été votée en juin dernier dans le cadre de la Réforme des Pensions, mais comme les baisses des pensions également prévues dans cette réforme ont monopolisé l’attention des médias et du public, elle est totalement passée inaperçue.

Elle vise à lutter contre le travail clandestin, que l’on évalue à 25 % du PIB grec. Le manque à gagner correspondant pour le Fonds de sécurité sociale du secteur privé (IKA) s’élèverait à entre 5 et 6 milliards d’euros. Des effets pervers ?

“Cela pourrait dans aboutir à une hausse de 70 % des contributions sociales pour les employeurs”, commente le site Capital.gr.

Le blog Talking Greece déplore vivement la mise en oeuvre de cette mesure :

“Le plan, tout satanique qu’il semble être, comporte aussi un autre aspect scandaleux : le Fonds IKA recevra de l’argent pour des employés fictifs et il n’aura jamais à retourner ce montant sous forme de pensions et/ou de services de soins de santé. L’IKA sera sauvé, mais les très petites entreprises, et les petites et moyennes entreprises seront détruites. (…)

Vous vous demandez toujours pourquoi entre 65.000 et 70.000 auraient prétendument postulé pour délocaliser leurs sièges sociaux à l’étranger ? Si les impôts et les contributions absorbent plus de 50 % de leurs revenus, et que c’est l’Etat qui détermine combien d’employés votre entreprise doit avoir, quel est l’intérêt d’avoir une entreprise en Grèce ?”

Source : l'Express via Véronique Azemat

Note du Concierge : Pour bien comprendre la "restructuration" massive à l'oeuvre en Grèce, lire aussi Réduire radicalement la petite paysannerie grecque pour ouvrir un boulevard à l’agrobusiness encore peu implanté en Grèce et Repêcher... l'Union Européenne . Il s'agit, comme dans l'URSS de Staline, de liquider l'économie existante et les formes de vie qui y sont liées (dékoulakisation) pour faire tout autre chose, une économie de monopoles industriels tout puissants. Alors une question se pose : pourquoi les écologistes, les alter-mondialistes, les Mélenchonistes (et même les Lordonistes, un petit livre et puis s'en va ?) ne parlent quasiment plus de la Grèce qui devrait pourtant leur fournir des exemples on vivo et particulièrement mortifères de la véritable nature de l'Union européenne, dans le même temps où les petits kapos de la Grèce que sont notamment Valls et Moscovici en font l'exemple de ce qu'il faut faire et donc de ce qui nous attend ? Pourquoi les écologistes n'alertent-ils pas sur la catastrophe écologique en Grèce qui se fait formellement en "notre nom" ? Pourquoi les anti-productivistes ne dénoncent-ils pas à flux tendu la destruction des PME grecques et de l'agriculture paysanne et/ou à petite échelle pour les remplacer par les Konzerns qui détruisent tout sur leur passage ? Pourquoi les anti- et dé- coloniaux s'avèrent-ils incapables d'identifier une colonisation conduite en notre nom à tous et sous no yeux ? Seulement parce qu'il ne faut surtout pas que les gens se demandent comment ils ont pu croire aux beaux discours de Tsipras avant de se rabattre sur son habile complice en trahison, le très Sorossien Varoufakis, car cela ne peut que rendre tout beau discours "de gauche" éminemment suspect (ce qui serait sain 60 ans après la mort d'Orwell) alors que la seule chose qui compte serait la conquête du pouvoir à la faveur de la désintégration du champ politique qui nécessite essentiellement de "faire croire" ? Dans ce cas c'est plutôt ce silence qui achèvera de discréditer les porte-paroles auto-proclamés d'un "autre monde possible" et assurera le triomphe final de la réaction... A moins qu'ils ne parviennent à être cooptés, sur fond de romantisme révolutionnaire kitchissime et de flûte d'Hamelin/Facebook/Twitter/Google/Amazon au service des intérêts servis par les ingénieurs en changement de régime et renouvellement du personnel politique d'encadrement ?

Dockers interpellés au Havre. Le port en grève, le patron de la CGT annonce « la riposte »

« Ce qui s’est passé ce matin (ndlr : mercredi 31 août 2016) est proprement scandaleux ! » Philippe Martinez, le patron de la CGT, invité de l’Union départementale de Seine-Maritime, qui faisait son assemblée générale de rentrée au Havre, mercredi 31 août 2016, a vivement réagi à l’interpellation de deux dockers du port, à leur domicile, au petit matin, quelques heures avant la rencontre. Les deux salariés du port ont été interpellés par des policiers parisiens pour « violences en réunion », qui auraient été commises lors de la manifestation contre la loi travail du 14 juin, à Paris. L’un d’entre eux, âgé de 26 ans, avait déjà été jugé le 27 juillet 2016 et en partie relaxé par la 27e chambre du tribunal correctionnel de Paris, pour des jets de projectiles.

Le gouvernement, la police… tout le monde savait que l’assemblée générale qui se tenait au Havre, ce matin, se déroulait en ma présence. Décider des interpellations, aujourd’hui, c’est une véritable provocation. Et c’est le témoignage de la faiblesse d’un gouvernement qui est à la botte du Medef. Ces interpellations interviennent quelques jours après une déclaration dans la presse du président de l’UMEP (NDLR : Union maritime et portuaire) qui tient à dicter à la CGT la conduite à tenir dans les prochaines semaines. Et ce alors que le président du Medef, Pierre Gattaz, s’autorise le droit de nous traiter de terroristes. C’est grave et insensé. D’ailleurs, nous avons porté plainte contre le Medef pour ces insultes indignes. Notre réponse est claire : on va répondre par la riposte », a déclaré, avec le plus grand calme le patron de la CGT à sa sortie de l’assemblée générale.

Première action décidée spontanément, mercredi 31 août au matin, quand la nouvelle des interpellations s’est répandue : le blocage total de l’activité du port.

Et de nouvelles actions de blocage du Havre ont été décidées lors du meeting de l’union locale et confirmées lors de l’assemblée générale », annonce déjà Reynald Kubecki, le secrétaire général de l’union locale de la CGT.

Est en cours de préparation, dans l’immédiat, la manifestation du jeudi 15 septembre 2016 qui pourrait s’élancer des locaux d’une entreprise du Havre qui serait en conflit avec un militant de la CGT. « Le salarié, menacé de licenciement, est hospitalisé », se désole l’union locale de la CGT.

Ce cas de figure est la preuve que bon nombre d’entreprises, alors même que les décrets d’application ne sont pas entrés en vigueur, veulent déjà jouer des possibilités offertes par la loi travail », s’indigne Philippe Martinez. « Toute la CGT va se mobiliser pour dénoncer ce cas. Contre la politique de la peur et de l’intimidation, nous allons jouer la carte de l’unité », a appuyé Pascal Morel, le secrétaire général de l’union départementale de Seine-Maritime de la CGT.

« La rentrée sera offensive »

Un seul mot d’ordre : « L’abrogation de la loi travail. Il reste encore des gens à convaincre, notamment dans les toutes petites entreprises mais nous sommes persuadés de pouvoir encore rallier le plus grand nombre. Une loi travail ne doit pas venir diminuer les droits des salariés. On reste déterminé », a insisté Philippe Martinez. Le patron de la CGT venait pour la troisième fois au Havre, depuis le début de son mandat.

Je sens ici des militants qui sont sur le même rythme qu’au printemps où pendant quatre mois, les actions se sont enchaînées. C’est un signe fort. Le Havre fait partie de ces villes où la mobilisation est restée très forte, et où, par la diversité de son tissu économique, on peut s’adresser facilement à un salarié d’une petite entreprise comme à celui d’une grande internationale. »

Le patron de la CGT n’envisageait pas, en revanche, d’accéder à la demande d’audience formulée par le patron de l’UMEP.

La CGT est attachée aux congés payés. Écrire à son secrétaire général pendant ses congés et se plaindre trois jours après dans la presse qu’aucune réponse n’ait été formulée, c’est un peu fort. Je pense que c’est à la fédération des ports et docks de répondre à Michel Segain. Cette dernière n’était pas contre cette démarche. Mais considérant les interpellations de ce matin, l’heure n’est plus vraiment au dialogue (…) Une chose est sûre, la rentrée sera offensive… »

Source : Normandie-Actu

Esprit de Maurras, sors de cette école !

Une campagne du Ministère de l'Education nationale pour inciter les parents qui ont un cerveau à inscrire leurs enfants à l'école catholique...

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Et pendant ce temps-là, la fausse impertinente Laurence De Cock ("Il faut réconcilier la jeunesse avec la classe politique"), multimédia (Pujadas, CNT, L'Emancipation, LCP, Là-bas si j'y suis, Agone, Libertalia, Monde Diplomatique, Beur FM et le concierge qui est souvent dans l'escalier en passe...) toujours à l'affût d'un contrat d'expertise "critique" au Ministère, publie sur son Fesse Book, sur lequel elle prend soin de ne relayer aucun appel à la grève dans l'éducation nationale... :

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Secondaire : tous en grève le 8 septembre !

La rentrée 2016 devrait voir mise en œuvre la réforme du collège imposée par le gouvernement alors même qu’elle est toujours contestée par la majorité des personnels du second degré. Ces derniers qui ont manifesté tout au long de l’année dernière leur opposition et leur volonté d’une reprise des discussions pour une autre réforme n’ont pas désarmé. L’autoritarisme , le mépris manifestés par la ministre de l’Éducation qui a négligé de répondre aux demandes d’audience de l’intersyndicale du second degré, la désorganisation causée dans les collèges par la réforme n’ont fait que renforcer la détermination à combattre cette dernière.

L’intersyndicale a appelé les collègues à ne pas mettre en œuvre des dispositifs imposés et qu’ils jugent inefficaces ; elle demande à l’ensemble des personnels du second degré de recenser et faire remonter dans le cadre des assemblées générales de pré rentrée tous les problèmes d’une rentrée qui s’annonce très difficile :collège, lourdeur des effectifs en lycée, insuffisance des moyens affectés à la vie scolaire, emplois du temps …La poursuite des mobilisations conduites durant l’année précédente doit déboucher sur l’abrogation de la réforme et l’ouverture rapide de discussions sur d’autres bases. A l’approche d’échéances électorales importantes le gouvernement doit enfin entendre les personnels Après les congés d’été, c’est avec combativité que les personnels entament ce début d’année scolaire décidés à agir pour leurs métiers et leurs élèves, lutter contre les inégalités et le maintien de garanties collectives mises à mal dans la loi travail comme dans l’Éducation

C’est pourquoi l’’intersyndicale du second degré appelle les personnels à se mettre en grève et rejoindre les manifestations le 8 septembre pour une autre réforme du collège et de meilleures conditions de travail et d’étude en collège comme en lycée. Elle les invite à s’associer aux initiatives prises par l’intersyndicale interprofessionnelle CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL, le 15 septembre pour obtenir l’abrogation de la loi Travail imposée par l’utilisation du 49-3 et conquérir de nouvelles garanties et protections collectives.

Lire aussi Entretien avec Olivier Vinay, "En 2003, l'éducation nationale s'est trouvée en situation de jouer la locomotive du mouvement social"

lundi 29 août 2016

Les salauds ça ose tout, c'est à ça qu'on les reconnait !

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« C’est ça le grand départ vers un nouveau type de civilisation, dont les littérateurs fournissent le concept, à savoir que le meurtrier (s’il ment par-dessus le marché) n’a pas tué et que la lâcheté du meurtre lui donne une aura de héros. Tel est le camouflage du principe qui s’effectue avec ce petit mot « prétendu » que nous voyons surgir dans tous les commentaires sur ce qui s’est passé. Il y a des horreurs qui sont commises et dont l’odeur monte jusqu’au ciel, le monde le sait bien sûr et supporte un tel savoir. Mais il jouit aussi manifestement du spectacle d’une endurance morale qui lui offre aujourd’hui encore de « prétendues horreurs » sans se voir signifier : Stop ! Dehors! Quittez cette planète ! »

Karl Kraus, Troisième Nuit de Walpurgis

Le Musée de l'Europe & de l'Afrique est heureux de vous présenter sa nouvelle exposition "Les salauds ça ose tout, c'est comme ça qu'on les reconnait" consacrée au Commissaire européen 'digne héritier des commissaires de Brejnev) Pierre Moscovici, également membre du Parti Socialiste Français. Cette exposition a été réalisée sans trucage en confrontant le blog du sociocideur en sous-sous-chef, véritable kapo de la Grèce, avec principalement celui de l'historien et ethnologue Panagiotis Grigoriou

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La politique de « normalisation » inaugurée par le successeur d'Alexandre Dubček à la direction du Parti communiste tchécoslovaque, Gustáv Husák, en avril 1969, fut centrée dans un premier temps sur l'élimination systématique des réformes du printemps de 1968, le Printemps de Prague, et la mise à l'écart de ceux qui en furent les promoteurs. (Encyclopédie Universalis), lire aussi Jean-François Bayard La normalisation de la Grèce

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L’audition devant le Parlement grec a été un moment de dialogue politique tout à fait fondamental

Mesdames et Messieurs les députés, chers collègues, pour commencer, je voudrais attirer votre attention sur le fait que le projet de loi introduit devant le Parlement - ‘introduit’, ici, est à prendre aussi bien au sens propre qu’au sens figuré (ndlt : en grec : « eisagomeno » signifie « introduit », mais aussi « importé de l’étranger ») – est inconstitutionnel pour les motifs invoqués dans les exceptions d’inconstitutionnalité déposées par le Syriza le 7 novembre 2012, que j’ai eu l’honneur de présenter et dont je soumets une copie aux Actes de la Chambre ; le 14 novembre 2013, que j’ai eu l’honneur de présenter et dont je soumets une copie aux Actes de la Chambre ; le 30 mars 2014, motifs que j’ai eu l’honneur de présenter pour le compte du groupe parlementaire du Syriza et dont je soumets une copie aux Actes de la Chambre, mais aussi pour les raisons invoquées par le Premier Ministre de Grèce, Alexis Tsipras lors de son discours du 14 décembre 2010, discours dont je dépose une copie aux Actes de la Chambre, ainsi que lors du discours du Premier Ministre, monsieur Alexis Tsipras, prononcé lors de la séance d’adoption du Deuxième Mémorandum de la Loi 4046 de 2012, dont je remets une copie aux Actes de la Chambre, pour les raisons évoquées par le Premier Ministre, M. Alexis Tsipras, lors de son allocution du 23 février 2012, dont je soumets une copie aux Actes de la Chambre, pour les raisons évoquées par le Premier Ministre, M. Alexis Tsipras, lors de son discours prononcé à l’occasion du vote de ratification du Programme à Moyen Terme, dont je soumets une copie aux Actes de la Chambre, lors des débats sur les mesures d’urgence d’application des Lois 4046, 4093 et 4127, dont je soumets une copie aux Actes de la Chambre, de la loi 4224 de 2013 dont je remets une copie aux Actes de la Chambre, et enfin de la Loi 4254 de 2014 dont je remets une copie aux Actes de la Chambre.

Mesdames et messieurs les députés, chers collègues, nous sommes non pas ce que nous disons, mais ce que nous faisons.

Nous sommes chaque mot de la Constitution, s’il ne nous passe pas par la tête de violer les plus sacrées des garanties constitutionnelles protégeant la démocratie, la liberté, la dignité, les droits, le fonctionnement parlementaire, l’indépendance nationale, la souveraineté populaire.

Nous sommes les défenseurs de la démocratie du peuple, de la société et de la souveraineté populaire et du principe selon lequel tout pouvoir tire sa source du peuple et s’exerce pour le peuple, comme le prévoit la Constitution, si ce pouvoir que nous avons reçu du peuple, nous le lui rendons, et si nous honorons le verdict populaire tel qu’il s’est exprimé avec 37 % de la confiance au programme social anti-mémorandum du SYRIZA, mais aussi avec le monumental 61,3 % du NON aux chantages et aux mémorandums lors du référendum du 5 juillet.

Discours de la Présidente du Parlement grec Zoe Konstantopoulou au lors de l'adoption du Memorandum III

"Pour que chacun le comprenne, reconnaissons-le, c’est beaucoup trop long. Je me faisais la remarque pour que vos auditeurs et vos téléspectateurs comprennent bien. En Grèce, le gouvernement Tsipras, un gouvernement de gauche, avec d’abord une grève générale, mène des réformes courageuses, ces réformes ont été adoptées en quelques heures : 1500 pages, sans amendements par le Parlement. Parce que parfois il faut aller vite dans la réforme. Nous ce texte a dû être adopté au Conseil des Ministres au début de l’année, il va être adopté définitivement au mois de juillet parce qu’il y a plusieurs lectures, à l’Assemblée et au Sénat, c’est notre constitution. Donc le texte va revenir seulement à l’Assemblée Nationale au début de juillet..." (Manuel Valls)

Et il est tout aussi évident qu’il y a encore beaucoup à faire pour construire durablement les conditions pour l’emploi, pour un avenir meilleur pour les jeunes générations, et pour permettre aux entreprises de prospérer.

Les nouvelles de l’économie grecque sont... alors plus alarmantes que jamais, faillites en série, suicide de Mamidakis, le patriarche avait 84 ans (d’une famille connue d’entrepreneurs pétroliers et raffineurs) après la faillite de son entreprise “Jet Oil”, faisant suite à la faillite en cours de Marinópoulos (ex Carrefour) et de deux cent mille prochaines faillites d’après la presse grecque (Kathimeriní), d’ici l’hiver prochain. (Lire On ne refonde pas un carcan)

Notons enfin que plus d’un demi-million de Grecs ont quitté le pays depuis 2010 s’agissant d’une intensification de l'exode, notamment une fuite des cerveaux chez les jeunes, les plus qualifiés (imposés et cotisants) étant les plus mobiles. À plus de 30% de chômage quasi-officiel, et étant donné qu’à présent, même les entreprises parmi les plus importantes quittent le pays, un effondrement de type... Soviétique serait peut-être probable à bien moyen terme. (Lire L'Obsolescence... de l'été ?)

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Cet accord a conclu à une étape majeure de solidarité et de soutien pour la Grèce

L’accord du 12 juillet entre la Grèce et les autorités européennes confine le pays à un statut néo-colonial, c’est-à-dire, à devenir un protectorat de la troïka (Commission Européenne, Banque Centrale Européenne, Fonds Monétaire International).

L’accord demande au gouvernement grec d’annuler tous les projets progressistes légiférés par Syriza depuis son arrivée au pouvoir il y a 6 mois ; de recevoir l’approbation de la troïka avant de décider de nouvelles lois ; d’adopter des mesures d’austérité automatiques en acceptant des “coupures de dépenses gouvernementales quasi-automatiques” au cas où les objectifs de surplus budgétaires ne seraient pas atteints ; d’accélérer la saisie et la liquidation de commerces et de résidences qui ne peuvent pas payer leurs dettes ; et d’affaiblir, ou même éliminer, les normes du travail protégeant les recours collectifs par des employés.

Mais la clause peut-être la plus humiliante est celle qui force la Grèce à privatiser la somme effarante de €50 milliards de biens publics. Ceux-ci seront vendus à des investisseurs privés, dont plusieurs seront des étrangers.

Les fonds ainsi récoltés seront utilisés pour rembourser la dette du gouvernement et recapitaliser les banques, ainsi que pour de l’investissement en Grèce, bien qu’il pourrait ne pas rester tant d’argent pour ce dernier objectif.

L’accord a été décrit comme étant « une vente de garage désespérée de tout ce que peut trouver la Grèce. » Un conseiller du gouvernement grec l’a ainsi résumé : « Il s’agit en fait de vendre la mémoire de nos ancêtres, de vendre notre histoire. »

(Lire Piller la Grèce)

Le troisième Memorandum et l’accord de prêt d’août 2015 violent les droits fondamentaux - tant civils et politiques, qu’économiques et sociaux - du peuple grec tels qu’ils sont définis par la Constitution grecque et le droit international (basé sur le droit des Traités et le droit coutumier).

Depuis l’accession au pouvoir du gouvernement et jusqu’à la signature de l’accord, il y a eu coercition et ingérence directe dans les affaires internes de la Grèce (y compris des menaces à l’encontre du peuple grec) pour effrayer le gouvernement et le peuple grecs afin de forcer l’Exécutif à accepter les termes des créanciers. Cela invalide tout accord : ce qui ouvre le droit souverain à le rejeter unilatéralement. De plus, de telles actions démontrent d’une part, le manque de sens moral et de solidarité de la part des dirigeants des institutions et États européens et d’autre part, que les profits du système bancaire européen sont la préoccupation principale de leurs politiques.

(Lire : Analyse de la légalité du mémorandum d’août 2015 et de l’accord de prêt en droit grec et international)

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samedi 27 août 2016

Moscovici fait pression sur la justice grecque

Le semblant d’été grec s’éclipse, et le “gouvernement” ayant définitivement perdu aux yeux des Grecs son imperméable... supposé de gauche, tente de faire diversion comme il ne le peut plus ; entre les déclarations d’Alexis Tsipras “sur la nécessaire reforme de l'Europe” à l’insignifiante réunion des chefs socio-démocrates de Paris, et la mise (enfin) en examen de Georgíou, responsable de l’Office des Statistiques ayant délibérément falsifié ses données, pour transmettre une image plus dégradée qu’en réalité de la dette et du déficit grecs, comme on sait cette piètre image a officiellement motivé le déclenchement du processus mémorandaire ainsi que la... Parousie de la Troïka en Grèce en 2010.

L’histoire de ce piège programmé est déjà connue, cependant (et pour cause), la Commission Européenne vient de protester officiellement contre cette décision (“étrangement” si tardive de la Justice grecque), ce n’est pas une première certes, et d’ailleurs, le mémorandum Tsipras (2015-2016) prévoit la “neutralisation des obstacles” potentiels que poseraient ces lois (encore) nationales (Constitution comprise), au processus de colonisation mémorandaire en cours.

Nikítas Kaklamánis, député Nouvelle Démocratie et ancien Maire d’Athènes, a ouvertement fustigé cette ingérence de la Commission jugée scandaleuse, et il a invité les... intéressés (si possible) à démentir certaines sources au sujet d’une éventuelle collecte de fonds de la part des lobbies (à Athènes comme à Bruxelles), cela dans le but de permettre... à Georgíou la meilleure défense possible (“To Pontíki”, 25 août)

Extrait de l'article de Panagiotis Grigoriou sur son blog Greekcrisis sous le titre "Collision en mer".


Bruxelles réaffirme que les statistiques grecques étaient fiables s'attirant une riposte d'Athènes

Bruxelles - La Commission européenne a de nouveau défendu mercredi les statistiques publiées entre 2010 et 2015 sur l'économie grecque, après l'inculpation en Grèce de l'ex-responsable du service statistique Elstat, s'attirant une riposte d'Athènes.

De récentes déclarations dans les médias (...) ont remis en question la qualité et la fiabilité des statistiques officielles en Grèce, a regretté la commissaire européenne aux Affaires sociales Marianne Thyssen, lors d'un point presse à Bruxelles.

Laissez-moi être parfaitement claire, les données sur la dette grecque sont totalement fiables et ont été correctement rapportées à Eurostat, l'office de statistiques européen, a souligné Mme Thyssen. Contrairement à la situation au cours de la période précédente, a-t-elle précisé.

La commissaire prend ainsi la défense d'Andreas Giorgiou, qui en 2010 avait pris la direction d'Elsat, l'office de statistiques grec nouvelle version voulu par les créanciers du pays.

Il y avait procédé à une nouvelle révision à la hausse du déficit public de 2009, à 15,4% du PIB, après un premier doublement de ce chiffre qui avait déclenché la crise de la dette grecque et l'appel d'Athènes à l'aide internationale.

Des poursuites avaient été ouvertes contre lui en 2013 sous le précédent gouvernement droite-socialiste d'Antonis Samaras, après qu'une collaboratrice l'eut accusé d'avoir gonflé le déficit, suscitant une première manifestation d'inquiétude de la Commission.

Elles avaient été abandonnées en 2015 mais la Cour suprême grecque a rouvert début août l'affaire. Désormais inculpé de fausse attestation au détriment de l'État, avec deux autres statisticiens, M. Giorgiou a été renvoyé en procès à une date indéterminée.

Alors que beaucoup interprètent l'affaire comme un règlement de comptes politique voulu par le gouvernement de gauche d'Alexis Tsipras, le ministre d'État Nikos Pappas a souhaité une enquête en profondeur.

Les investigations devront donner des réponses sur comment et si les déficits ont été gonflés pour accélérer des décisions politiques préalablement préparées afin de pousser la Grèce à demander des prêts internationaux, avait-il affirmé à la radio Sto Kokkino le 2 août.

Mme Thyssen a aussi envoyé une lettre à Athènes, avec ses collègues Valdis Dombrovskis, vice-président de la Commission, et Pierre Moscovici, en charge des Affaires économiques.

La Commission appelle les autorités à dissiper activement et publiquement la fausse impression selon laquelle les données ont été manipulées entre 2010 et 2015 et à protéger Elstat et son personnel de toute déclaration infondée.

Le ministre grec des Finances, Euclide Tsakalotos, y a répondu mercredi, exprimant sa surprise pour cette intervention dans une affaire examinée par la justice, alors même que la Commission se défend de toute ingérence dans une procédure judiciaire, a indiqué la porte-parole du gouvernement grec, Olga Gerovassili.

Les révisions à la hausse du déficit public et de la dette grecs ont précipité le pays dans une crise qui a nécessité depuis trois plans de renflouement internationaux.

Les défenseurs de M. Giorgiou ont souligné qu'il était arrivé à la tête d'Elstat en août 2010, après la première révision des comptes opérée à l'arrivée du gouvernement socialiste de Georges Papandréou.

Sous sa direction, jusqu'en 2015, Elstat a révisé ses critères de collectes de données, en ligne avec les normes européennes, notamment en incluant les entreprises d'État en difficulté dans le calcul de la dette publique.

Les plans de redressement imposés au pays en contrepartie de son sauvetage financier battent les records d'impopularité en Grèce, et sont considérés comme responsables de l'effondrement de l'économie et de l'explosion du chômage.

(©AFP / 24 août 2016 15h58)

Lire aussi Banalité du mal : L'huissier Moscovici se présente à la porte des chaumières grecques

Les cons ça ose tout, c'est à ça qu'on les reconnaît !

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Encore un record battu par la France !

Chômage en France : record battu.

Chiffres de juillet 2016 : catégorie A, B, C, D, E :

6 513 900 inscrits à Pôle Emploi : record historique battu.

Variation sur un mois : + 0,2 %

Variation sur un an : + 1,5 %

Source :dares.travail-emploi.gouv.fr

via BA

jeudi 25 août 2016

Sports nautiques : édition 2016 de l'ex nioulargue

Plus de quatre mille équipiers fourbissaient leurs armes pour être, dès le 24 septembre, au 13ème rendez-vous des Voiles de Saint Tropez à bord de trois cents des plus beaux voiliers futuristes ou des plus élégants yachts classiques de la planète.

La Société Nautique de Saint-Tropez, qui préside à l'organisation souhaitait mettre à l'honneur l'esprit de l'évènement à l'occasion du trentième anniversaire de la régate d'origine de la Nioulargue

Par décision du président du conseil de la Région PACA, confirmée par le président du conseil départemental du Var, pour des raisons d'équité et de non stigmatisation d'une seule partie de la population, l'affichage de toute tenue voilée dans l'espace public est suspendu jusqu'à nouvel avis.

Goélettes, frégates et autres coques et carènes sous voiles seront passible d'une amende.

L'édition 2016 des voiles de St Tropez est annulée et remplacé par une parade des Yachts des milliardaires de la côte.

Le maire de Fréjus salue les progrès de ses idées dans la région.

Seuls mats, coques et accastillage porteur d'aucun signe extérieur de prosélytisme seront tolérés.

La nouvelle a semé la consternation sur les pontons. Immédiatement nombre de véliplanchistes et sky-surfers ont décidé de migrer vers la coté atlantique. Les propriétaires des grosses unités s'interrogent, la Corse ne leur paraissant pas dans l'immédiat être une alternative crédible.

"l'information ne doit pas être juste mais sensationnelle "

(E Amaury fondateur du Parisien Libéré)

Canaille Lerouge

mercredi 24 août 2016

Breaking the news : candidature de Nicolas Sarkozy

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Cliquer sur l'image pour voir la conférence de presse du 6 février 2012

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Cliquer sur l'image pour voir Mireille Mathieu (à droite sur l'image) à la Concorde

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1000 colombes en libye...

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