Musée de l'Europe et de l'Afrique

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mardi 24 décembre 2013

Nymphobancomaniac : la Justine des bancocrates

deesseEurope.jpg L'Union bancaire dans le grand lit unique européen

A l'occasion de l'adoption par le Conseil Européen du projet d'Union bancaire, largement rédigé par les lobbies bancaires eux-mêmes (qui entendent jouir sans entraves dans le grand lit unique européen) et préservant les banques régionales allemandes qui restent en grande partie des banques d'Etat permettant à la première puissance européenne de conserver un secteur bancaire soumis au pouvoir politique ce à quoi les autres "partenaires" ont naïvement renoncé, Le Musée de l'Europe vous offre la traduction hard-trash d'un article du Corporate Europe Observatory,Not about safer banks, initialement titrée "l'Union bancaire, la Justine des bancocrates". La version longue non censurée sera diffusée par la radio La Locale de Saint-Girons (récemment privée de ses subventions par la mairie et le Conseil Général...)

A écouter sur le site de La Petite Radio

jeudi 19 décembre 2013

Blocage du sommet europeen à Bruxelles : le "processus" avance

Le sens historique n'est plus celui d’avant, ni pour ce qui est de l'Europe et autant en ce qui concerne la gauche, laquelle n'est pas forcement prête à agir au sein d’un monde en devenir. Le ‘généogramme’, les origines de cette gauche ne lui garantissent plus une identité disons avant-gardiste, il faut le dire. La nouvelle dynamique au niveau international qui consiste en cette simultanéité des révoltes nationales est un phénomène que les forces de gauche n’osent pas voir car elles sont peureuses

Note de travail des services archéologiques du Musée de l'Europe, section "Mouvements sociaux", au sujet du chantier de fouilles "Manifestations européennes" ouvert sur le site de l'ancien Quartier Européen.

Les traces d'un rituel pour "une autre Europe" tout juste exhumées qui semblent avoir pris place dans le cadre d'un "blocage de l'alliance 19-20" devraient nous en apprendre un peu plus sur les modes d'organisation qui ont abouti à la disparition des mouvements sociaux peu après les années 2010 (la date est un grand sujet de discussion entre les archéologues.) L'hypothèse actuelle se concentre sur "plate-forme" et "processus", deux concepts clés de l'époque qui restent encore fort mal compris. Les dernières découvertes permettent tout au plus d'articuler comme suit la pensée politique contestataire de l'époque sans que le sens profond en apparaisse encore. Pour certains chercheurs, c'est parce qu'il n'y en avait pas que les mouvements sociaux ont disparu dévorés par les prédateurs.

D'un côté la plate-forme qui est le produit du processus qui lui-même vient de loin puisque ça vient de la plate-forme n-1 qui elle-même vient du processus n-2 tout cela en régression à l'infini et en progression n+1 qui tend vers zéro mais qui est quand même mieux que les syndicats. De l'autre les syndicats qui sont quand même moins bien mais où il y a des bons parce que tous les syndicalistes ne sont pas d'accord, bons qui se reconnaissent dans les non-actions n+1 même s'ils ne savent pas dans quelle plate-forme n-2 issue de quel processus n-4 ils se situent (mais il y a sûrement quelqu'un au niveau cos(n+1) qui le sait): non-actions n+1 qui sont quand même mieux que les non-actions syndicales sans progression n+1 évidemment mais tout de même sans régression n-1 puisque les deux convergent en fait car non-actions qui bougent et ne font rien bouger (manifs) + non-actions qui ne bougent pas (blocages) qui ne bloquent rien = la tête à toto (soit la définition de la convergence n+1,)

Donc le processus avance.

jeudi 12 décembre 2013

Les Derniers jours de l'Europe (II)

enleveurope.gif Sculpture offerte au Parlement Européen par la Crête (collections du Musée de l'Europe)

Une usine privatisée par la troïka.

Le représentant de la Troïka : Flexibilisation, activation, et allez, bons pour le service, quoi – on n’a rien de plus, il n’y a rien d’autre. On n’y peut rien.

L'Industriel (au bras duquel pend un fouet à chiens) : Tant que c’est possible, j’essaie la douceur. (Montrant le fouet.) Mais comment s’en sortir si ces chiens de syndicalistes n’arrêtent pas leurs provocations — débat sur la situation des travailleurs, problèmes de rémunération — comment tenir bon, nous autres, dans ces conditions ! — statut juridique et conditions de travail — refonte du droit du travail en temps d'austérité —

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Les Derniers jours de l'Europe (I)

L'Europhile : Je dis simplement : récession en Italie. Survie compromise en Grèce. Sombres pronostics à Chypre. Préoccupations quant au AAA en France. Et que dites-vous de la dette, hein ?

L'Eurocrate: Que voulez-vous que j’en dise ? L'effondrement du Portugal est assez parlant.

L'Europhile : Mon Dieu, si on le compare par exemple aux excédents de l'Allemagne.

L'Eurocrate: L’Espagne aussi est dans un état lamentable, avec toutes les saisies immobilières !

L'Europhile : Les profits par contre explosent. Chez les assistés partout règne le découragement. Ils seraient contents que ce soit fini et que le drapeau à 12 étoiles soit hissé sur les bureaux d'aide sociale.

L'Eurocrate: Ça m’a frappé, moi aussi. Par exemple, en France, le découragement !

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vendredi 6 décembre 2013

Une nouvelle pièce archéologique mise à jour par le Musée de l'Europe

C'est en examinant un vieux journal daté du 6 décembre 2013 qu'un archéologue du Musée de l'Europe a mis à jour cette pièce tout-à-fait remarquable qui sera prochainement exposée dans la salle Karl Kraus du Musée de l'Europe consacrée aux propagandistes oubliés sous le numéro d'inventaire PRE061213.

"Europe : Arnaud Leparmentier récompensé pour son essai "Ces Français, fossoyeurs de l'euro".

Arnaud Leparmentier, rédacteur en chef et éditorialiste au Monde, a reçu mercredi 4 décembre au Parlement européen, à Bruxelles, le 7è Prix du livre européen 2013 dans la catégorie "essai". Il a été récompensé pour son ouvrage Ces Français, fossoyeurs de l'euro (Plon, 240 p., 18,50 €, dans lequel il revient sur les responsabilités des dirigeants français et allemands dans le déclenchement de la crise de l'euro. Le jury était présidé par Bernard-Henri Lévy (membre du conseil de surveillance du Monde.)

NB : souligné par le Concierge du Musée.

vendredi 1 novembre 2013

Il ne s’est (presque) rien passé à Gênes en 2001

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Au sujet du film Diaz. Don’t clean up that blood (2013) de Daniele Vicari.

12 ans après la répression féroce des manifestations, autorisées, contre le G8 à Gênes en 2001, un film de fiction reconstitue l’opération policière la plus emblématique, l’invasion atteignant un paroxysme de violence, à froid, de deux bâtiments de l’école Diaz, abritant pour l’un le Media Center du Forum Social de Gênes et pour l’autre de simples dortoirs, suivie des détentions accompagnée d’actes de torture et d’humiliation au centre de Balzanetto.

12 ans après Gênes. Mais aussi quelques années après les quatre principaux procès qui ont, laborieusement, suivi : celui concernant la mort par balle de Carlo Giulani, ceux de l’école Diaz et de Balzanetto, et le « procès des 25 » manifestants italiens boucs-émissaires qui s’est soldé par de longues peines de prison ferme.

Voir le site de soutien aux condamnés

Que penser de la mise en spectacle des « événements » de Gênes alors que des militants sont emprisonnés et des policiers parfois de haut rang blanchis, amnistiés et dans de nombreux cas promus ?

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vendredi 25 octobre 2013

L'Europe assassine. Lettre aux chefs d’État

A la veille du Conseil européen, l’AEDH demande aux chefs d’État et de gouvernement de renoncer aux politiques sécuritaires et répressives qui ont jusqu’ici tenu lieu de politique d’asile et d’immigration.

Les deux récents naufrages près des côtes italiennes de bateaux transportant des personnes migrantes ont couté la vie à prés de 400 personnes. Ils ont ouvert un débat sur les politiques européennes d’asile et d’immigration et suscité les réactions officielles de représentants de la Commission européenne et de responsables politiques des Etats membres appelant à une réforme de ces politiques.

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samedi 12 octobre 2013

Une déclaration transatlantique des droits des multinationales

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Les Dessous de Bruxelles publient la traduction française de l’excellent rapport rédigé par le réseau Seattle to Brussels, Corporate Europe Observatory et Transnational Institute sur les dangers de l’accord de libre-échange et d’investissement entre l’Union européenne et les Etats-Unis.La traduction a été réalisée par les auteurs. La version originale du texte est disponible sur le site du CEO.

A lire sur le site des Dessous de Bruxelles

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jeudi 12 septembre 2013

Comment l'antiglobalisation est devenue l'altermondialisme

Paru sous le titre Le Grand Théâtre Belge de l'Europe de la Gouvernance, ce texte est un compte-rendu du "Dialogue" tenu à Gand en 2001 à l'initiative du Premier Ministre belge de l'époque, Guy Verhofstadt, dont le duo comique avec Daniel Cohn Bendit, alors que le théâtre est désormais en feu, est aujourd'hui animé par Jean Quatremer, correspondant de Libération à Bruxelles. Baby Thatcher, qui n'avait pas encore été converti à l'Europe lors de la visite d'une église du Rwanda réussit ce jour-là le tour de force de convertir l'anti-globalisation à l'alter-mondialisme, moment important de la gentrification des luttes exhumé des archives du Musée...

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samedi 7 septembre 2013

Bal tragique à Argenteuil

Quel anti-racisme pour quelles victimes du racisme ? Au prétexte de la "polémique" Carles-Quadruppani...

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La Dictature du chagrin, justement dénoncée par Stieg Dagerman (éditions Agone, canal historique), tend à brouiller les esprits. Tout d’abord, la rencontre fatale entre le regretté Clément Méric et son assassin Esteban Morillo s’est déroulée dans une boutique de fringues, ce qui suggère une certaine proximité sociologique entre les deux protagonistes (ils fréquentent les mêmes lieux et se posent en s’opposant dominés par le même référentiel fashion situés dans la même frange consumériste.)

Qu’a-t-elle à voir avec le racisme et l’anti-racisme ? Rien.... Et tout.

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lundi 2 septembre 2013

Notre Dame des Landes : il est interdit d’enquêter

Le 18 novembre 2011, Thierry Discepolo, directeur éditorial des éditions Agone, présentait son livre "La Trahison des éditeurs" (tous sauf un!) à Avignon. Il s'en prit nommément à Frederic Lordon, traité de "danseur de claquettes" pour avoir publié au Seuil et à Hervé Kempf pour avoir publié chez le même éditeur. A cette époque l'équipe éditoriale historique d'Agone avait déjà été presque intégralement décimée. Un an plus tard, ce serait le tour des salariés dont les récits (sur Canal sud), dans le décor dune structure associative détruite par la logique commerciale, concordent avec celui d'Hervé Kempf contant la disparition de la dernière niche de liberté dans une structure capitaliste... (note éditoriale d'Agone Canal Historique)

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Voici un extrait de l'article d'Hervé Kempf expliquant les raisons de son départ du Monde :

Je vis le directeur par intérim, Alain Frachon, le 5 décembre. Discussion intéressante, mais qui n’aboutit à rien : le fond du problème était nié. Dans une lettre qu’il m’écrivit le 17 décembre, il exprima le point de vue officiel de la direction : « Ce ne sont pas tes compétences qui sont en question, mais un problème d’image : nous tenons à ce que l’approche du journal reste aussi impavide que possible, tout particulièrement dans les pages Planète ».

A quoi je répondis : « Impavide, nous dit le dictionnaire, signifie ’qui n’éprouve ni ne manifeste aucune crainte, aucune peur’. De quoi le journal pourrait-il avoir peur ? En quoi mon travail de journaliste et de révélateur d’aspects dérangeants du dossier Notre Dame des Landes pourrait-il empêcher le journal de ne pas avoir peur ? »

Une réponse possible à cette question est que Le Monde avait peur de déplaire aux promoteurs du projet d’aéroport.

Je ne détaille pas les mois suivants, qui ont été pénibles. On voulait me transformer en coupable. Les événements prirent une telle tournure que le délégué du personnel me conseilla de consulter le médecin du travail, qui m’orienta vers une psychologue. J’allais bien, heureusement, même si le choc était rude. Je découvris alors que plusieurs de mes collègues étaient en dépression nerveuse, qu’une mission sur les risques psycho-sociaux était menée dans l’honorable journal, qu’une plainte pour harcèlement moral était engagée par une collègue.

En mars, une nouvelle directrice du Monde fut désignée par les actionnaires. Une de ses premières réformes fut de rétrograder le service Planète, pourtant bien peu remuant, en un pôle subordonné au service International. Le journal lançait une formule marquée par un cahier consacré à l’Economie et aux entreprises, signe de la ligne nouvelle, qui visait la clientèle des "responsables" et CSP +++.

Lire l'article d'Hervé Kempf sur le site de Reporterre, l'homme qui crut à ce que son journal prétendait être. Honneur à tous les oiseaux de passage qui claquent la porte plutôt que plier pour continuer leur travail au risque de leur appauvrissement. Bienvenue au club, Hervé !

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samedi 24 août 2013

Aucun drapeau n’est assez large pour couvrir la honte d’avoir tué des innocents

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La décision que j’ai prise en 2010 est le fruit d’une inquiétude pour mon pays et pour le monde dans lequel nous vivons. Depuis les événements tragiques du 11 Septembre, notre pays est en guerre. Nous sommes en guerre contre un ennemi qui a fait le choix de ne pas nous affronter sur un champ de bataille classique. A cause de cela, nous avons dû adapter nos méthodes pour combattre ces menaces faites à notre mode de vie et à nous-mêmes.

Au début, j’étais en accord avec ces méthodes et j’ai choisi d’aider mon pays à se défendre. Ce n’est qu’une fois en Irak, lorsqu’au j’ai eu accès quotidiennement à des rapports militaires secrets, que j’ai commencé à m’interroger sur la moralité de ce que nous faisions. C’est à ce moment que j’ai pris conscience que dans notre effort pour contrer la menace ennemie, nous avions mis de côté notre humanité. En toute conscience, nous avons choisi de dévaluer le coût de la vie humaine en Irak et en Afghanistan. En combattant ceux que nous percevions comme nos ennemis, nous avons parfois tué des civils innocents. Chaque fois que nous avons tué des civils innocents, au lieu d’en assumer la responsabilité, nous avons décidé de nous retrancher derrière le voile de la sécurité nationale et des informations classifiées afin de ne pas avoir à rendre de comptes publiquement.

Dans notre zèle pour tuer l’ennemi, nous avons eu des débats en interne sur la définition du mot “torture”. Pendant des années, nous avons détenu des individus à Guantanamo sans respecter aucun procédure régulière. Nous avons fermé les yeux sur la torture et les exécutions perpétrées par le gouvernement irakien. Et nous avons laissé passer nombre d’autres actes au nom de notre guerre contre la terreur.

Le patriotisme est souvent invoqué quand des actes moralement douteux sont préconisés par des dirigeants. Quand ces appels au patriotisme prennent le dessus sur les interrogations légitimes, c’est généralement au soldat américain que revient la charge de mener à bien des missions immorales.

Notre nation a déjà traversé ce genre de troubles au nom de la démocratie : la Piste des larmes, l’affaire Dred Scott, le Maccarthysme, Internement des Japonais-américains pour n’en citer que quelques-uns. Je suis convaincu que la plupart des actions menées depuis le 11 Septembre seront un jour perçues de la même manière.

Comme le disait feu Howard Zinn, “Aucun drapeau n’est assez large pour couvrir la honte d’avoir tué des innocents.”

Je sais que j’ai violé la loi. Si mes actions ont nui à quelqu’un ou aux Etats-Unis, je le regrette. Il n’a jamais été dans mes intentions de nuire à qui que ce soit. Je voulais seulement aider. Quand j’ai décidé de révéler des informations classifiées, je l’ai fait par amour pour mon pays, avec un sens du devoir envers autrui.

Si vous refusez ma demande de grâce, je purgerai ma peine en sachant qu’il faut parfois payer un lourd tribut pour vivre dans une société libre. Je serai heureux d’en payer le prix si, en échange, nous pouvons vivre dans un pays basé sur la liberté et qui défend l’idée que tous les hommes et les femmes naissent égaux.

Bradley Manning, le 21 août 2013

mardi 23 juillet 2013

Stratégies patronales aux éditions Agone

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Innovation à Agone : tableau des présences et jours à récupérer. Le 3ème salarié, surnommé "le fou qui se prend pour le patron d'une association" (ou plus connu sous le nom d'"Organe Suprême"), "TD" s'était oublié dans l'affaire mais des mains vigilantes tentent de rétablir la situation...

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lundi 1 juillet 2013

Quand le correspondant de Libération à Bruxelles saute sur la radio-télévision grecque...

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Le 11 juin 2013, le valet de l’impérialisme troïkien et néanmoins Premier ministre grec annonçait la fermeture autoritaire de la radio-télévision publique. Quelques heures plus tard, l’antenne était coupée au niveau des émetteurs par la garde noire du régime, aussi appelée Police nationale. Quelques heures plus tard, l’un des seuls correspondant de la presse française en poste à Bruxelles, Jean Quatremer, titrait à bout portant sur le cadavre encore chaud du service public : « Grèce : l’ERT était « l’organisme le plus corrompu et le plus dysfonctionnel de la Grèce » ».

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mardi 25 juin 2013

Arrestation de rappeurs, la Tunisie parmi les pays les plus répressifs

«Je vois les flics/Taper sur des femmes voilées/Est-ce que tu accepterais ça pour ta fille ? /Ce que je raconte est malheureux/Puisque tu es un père/Et que tu ne voudrais aucun mal pour tes enfants /Alors dis-toi que ce message/T’es adressé par un de tes enfants/Nous vivons dans la souffrance/Comme des chiens»

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L’affaire Weld 15 se poursuit mardi 25 juin devant le tribunal de première instance de Tunis. La condamnation à deux ans de prison ferme du rappeur a suscité l’indignation. En comparaison à d’autres arrestations dans différents pays pour des chansons, la Tunisie se démarque par la sévérité de son jugement.

De son vrai nom Hamada Ben Amor, le rappeur de 33 ans s’est fait connaître avec sa chanson Rais Lebled sortie en décembre 2010. Originaire de Sfax, il dénonce l’état policier de Ben Ali dans plusieurs de ses chansons dont Tounes Bledna qui lui vaut une arrestation à Tunis. Il est relâché après trois jours d’interrogatoire alors que la révolution tunisienne s’étend dans tout le pays. Bien avant la révolution, la ridiculisation de l’institution policière fait partie de la rhétorique des rappeurs qui n’hésitent pas à dénoncer la répression policière tout comme la violence.

Les rappeurs BMG, MC Bilele, DJ Costa, Psycho M et l’Imbattable avaient été également arrêtés puis relâchés aussi lors des premières contestations de la révolution.

Un article de Lilia Blaise à lire sur nawaat.org

Grèce : les dessous d’un coup d’État contre l’information

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Alors que, depuis le 11 juin, les écrans des chaînes publiques sont noirs, que les ondes publiques sont silencieuses, nous avons enquêté sur les vraies raisons de cette initiative pour le moins expéditive. Il semble que au-delà des prétextes économiques et du cadeau fait au secteur audiovisuel privé, la démarche trahisse en réalité un dessein politique pour verrouiller le contrôle de l’information.

Une enquête de Fabien Perrier pour le journal l'Humanité à lire ici

mercredi 19 juin 2013

Agressions islamophobes à Argenteuil : le silence tue

"À l’exception du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), aucune des principales organisations politiques du pays n’a, à ce jour, publié ne serait-ce qu’un communiqué national pour dénoncer les agressions islamophobes d’Argenteuil. Et aucun dirigeant politique d’envergure nationale, sans même parler de la Présidence ou du Gouvernement, n’a condamné ces violences racistes. Les plus optimistes estimeront que c’est parce que « l’affaire du RER D » encourage les responsables politiques à la prudence, et qu’ils ne manqueront pas de s’exprimer une fois que les circonstances des agressions auront été précisées. Rien n’est moins sûr. La (légitime) unanimité (du moins à gauche) lors de la mort de Clément Méric tend en effet à démontrer que les organisations de gauche sont capables de s’exprimer lorsqu’elles sont indignées par des violences à caractère politique, et ce sans attendre que les enquêtes soient terminées. Les agressions d’Argenteuil s’inscrivent en outre dans une longue série de violences islamophobes, qui n’ont pas suscité davantage de réactions indignées de la part des organisations politiques ou des pouvoirs publics. Force est de constater que les individus « d’origine maghrébine » ou « musulmans d’apparence » provoquent l’indignation lorsqu’ils sont des agresseurs supposés, mais pas lorsqu’ils sont des victimes avérées. La hiérarchisation des réactions politiques en fonction de l'appartenance religieuse et/ou de la couleur de la peau des agressés et des agresseurs n'est rien moins que raciste. Et tous ceux qui refusent de condamner les agressions islamophobes en prétendant, contre toute évidence, que « l’islamophobie n’existe pas » devront un jour rendre des comptes, car un jour il y aura des morts."

A lire sur le blog de Julien Salingue

et aussi : Les Féministes pour l’égalité dénoncent les agressions contre les femmes voilées ET le silence des autres féministes

et encore (mais après c'est tout et ce silence tue et tuera)

Argenteuil : c’est où ? (Union Juive Française pour la Paix)

mardi 18 juin 2013

Classement de l’affaire sur les ententes des compagnies de l’eau en France : exigeons des explications !

« On 23 April 2013, the Commission decided to close the antitrust proceedings in case AT.39756 French Water and Waste Water Markets initiated by decision of January 2012. »

C'est le communiqué de presse que la Commission européenne a publié le 29 avril lorsqu'elle a décidé de classer sans suite l'enquête concernant d'éventuels abus de position dominante et d'entente sur les prix entre Veolia, La Lyonnaise des Eaux, filiale de Suez Environnement et la Saur. La procédure avait été lancée le 18 janvier 2012, après des suspicions d'entraves à la concurrence libre et non faussée, contraires à l'article 101 du Traité sur le Fonctionnement de l'Union Européenne (TFUE).

Laconique est un bien faible adjectif pour qualifier ce présent communiqué. Aucune explication n'est fournie. Aucun résultat justifiant la fermeture de l'enquête n'est avancé.

Or le commissaire à la concurrence Joaquín Almunia avait écrit le 11 avril 2013 au député européen Karim Zeribi, que « l'enquête complexe qui a été ouverte méritait d'être approfondie ce qui repousserait ses conclusions à la fin du premier semestre de cette année. » Un semestre ne dure-t-il pas six mois ? Les conclusions de l'enquête n'auraient-elles pas dû intervenir en juin et non en avril ?

Autre bizzarerie. Veolia a confirmé le classement de l'enquête le 23 avril avant la Commission elle-même. La multinationale est manifestement bien informée pour confirmer des informations non rendues publiques. A-t-elle ses entrées à Bruxelles ?

Rappelons par ailleurs que la Commission avait déjà condamné Suez Environnement et sa filiale à une amende de 8 millions d'euros pour bris de scellé lors d'une inspection. Il fallait que la multinationale ait accès au dossier de l'enquête… Donc affaire classée sans suite.

Pourtant Veolia possède 38% du marché de l'eau potable en France, suivie par Suez (18%) puis la Saur (11%) et ces trois entreprises détiennent 55 % du marché de l'assainissement (28 % pour Veolia, 18 % pour Suez et 9 % pour la SAUR).

De quoi laisser planer des doutes sur les intentions et l'impartialité de la Commission dans la conduite de la procédure.

C'est pourquoi, nous demandons solennellement au commissaire européen à la concurrence Joaquín Almunia de rendre publics les résultats préliminaires de l'enquête, avant que celle-ci n'ait été classée, ou à défaut de fournir des explications exhaustives et détaillées justifiant la décision de ses services.

Déclaration du Parti de Gauche

Gabriel Amard, secrétaire national du Parti de Gauche.

Article d'origine

jeudi 13 juin 2013

Non au retour de la dic­ta­ture en Grèce

Au moment où le FMI recon­naît à demi-mots que les pri­va­ti­sa­tions et restruc­tu­ra­tions impo­sées par la Troïka en échange des prêts sup­po­sés réduire la dette sou­ve­raine grecque condui­saient en fait le pays à la ruine, la même Troïka – dont font éga­le­ment par­tie la Commission Européenne et la BCE – est venue à Athènes renou­ve­ler ses exi­gences. Elle l’a fait en des termes tels que le gou­ver­ne­ment grec a décidé de pré­ci­pi­ter l’asservissement de la Grèce à la dic­ta­ture néo-libérale de l’intérieur et de l’extérieur. La fer­me­ture bru­tale de la Télévision publique (ERT), par des méthodes qui relèvent du coup de force, consti­tue à la fois une atteinte gra­vis­sime à la liberté d’expression et d’information, contraire aux trai­tés fon­da­teurs de l’Union Européenne, et un nou­vel exemple de la façon dont celle-ci est en train d’évoluer vers l’autoritarisme au mépris de l’intérêt de ses peuples. Nous, citoyens euro­péens, ne pou­vons et ne devons pas l’accepter. Nous appe­lons tous nos conci­toyens à cla­mer leur indi­gna­tion et à sou­te­nir la grève géné­rale des tra­vailleurs et des jour­na­listes grecs. Nous exi­geons de nos repré­sen­tants à Strasbourg et à Bruxelles qu’ils imposent immé­dia­te­ment la réou­ver­ture de l’ERT et la reprise de ses émis­sions. Le moment est venu de mettre un coup d’arrêt à la des­truc­tion de la nation grecque, ainsi qu’à la déna­tu­ra­tion de l’Europe par ses propres gou­ver­ne­ments sou­mis au dik­tat de l’oligarchie financière.

Etienne Balibar, Philosophe, Paris

vendredi 15 mars 2013

Prix de l'austérité

Dans le cadre des mobilisations européennes « For a European Spring » la direction générale des affaires économiques et financières de l’Union européenne a été occupée par 150 activistes venus de différents pays européens (Allemagne, Italie, France, Belgique...).

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ZIN TV a filmé l’action

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