Musée de l'Europe et de l'Afrique

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jeudi 24 juillet 2014

Tunisie : la fabrique de violence

La criminalisation des mouvements sociaux passe aujourd’hui par le nouvel argument de lutte contre le terrorisme. Au lieu de faire la part des choses et d’ouvrir les portes du dialogue et d’écouter les plus démunies, susceptibles de tomber dans le piège de l’extrémisme, le gouvernement actuel ferme les yeux sur ses engagements sociaux et économiques et préfère la répression. Et pourtant, l’histoire des sociétés nous apprend que la répression n’a sauvé aucun pays des dangers du terrorisme. Au contraire, les dictatures ont, toujours, alimenté la violence et le terrorisme et l’ont même instrumentalisé pour garder leur mainmise sur les peuples. Dans cette phase transitoire très critique, nous risquons de tout perdre d’un coup, si nous cédons aux solutions policières arbitraires, sans les remettre en question.

Lire l'article de Henda Chennaoui « Si tu es un homme, fais comme Bouazizi et montre nous ton courage !» paru le 24 juillet 2014 sur le site Nawaat

dimanche 20 juillet 2014

Héritiers cosmopolites, mercenaires de l’impérialisme et missionnaires de l’universel

Le national et l’international, loin de constituer l’opposition consacrée par les débats sur la mondialisation, sont étroitement imbriqués dans (les) stratégies de reproduction élitistes. Dans l’espace des pratiques internationales, les opérateurs dominants sont ceux qui peuvent mobiliser des ressources acquises et homologuées dans des champs nationaux de pouvoir, en particulier des titres et des diplômes d’État. En contrepartie, la mobilisation d’un capital international de compétences et de relations représente un atout non négligeable dans les stratégies de pouvoir dans le champ national. Elle renforce la position des dominants qui peuvent faire valoir leur appartenance à ces internationales de l’establishment que constituent le Club de Bâle, les cercles de l’arbitrage commercial international ou les anciens de la Banque mondiale et du FMI. Elle peut aussi servir d’appui à des fractions dominées qui s’efforcent de se faire reconnaître en tant qu’importateurs d’une expertise dûment homologuée hors des frontières : par exemple dans les droits de l’homme ou la protection de l’environnement.

Lire l'article d'Yvez Dezalay paru dans Actes de la Recherche en Sciences Sociales

dimanche 13 juillet 2014

Anatomie de la gauche tunisienne

Des anciens "caniches" aux nouveaux "réactionnaires" Un point de vue de Hamadi Aouina

Ni Nahdha ni Nidaa, continuons le combat !

Recevant les différentes contributions concernant ces initiatives de “rassemblement démocratique” ou “bloc démocratique” pour concourir aux futures échéances électorales et faisant partie de l’aile du Front Populaire ayant dès le début refuser le cours de collaboration de classes d’une partie du Front Populaire (notre aile réaffirme tout haut le mot d’ordre fondateur du Front Populaire: “La Dessetra Oula Khaouanjia, Thaouritna Thaoura Chaabia”, (Ni Nidaa, ni Nahdha, continuons le combat!) mot d’ordre plus que jamais valable) veuillez me permettre de mettre mon grain de sel à propos de ces nombreuses tentatives désespérées de rassembler et de faire tenir ensemble la grande famille des « démocrates ».

Celles-ci sont très révélatrices de ce que le spectre dit “démocratique”, “de gauche”, du “centre gauche”, voir de l’aile “centre droit” représente au point de vue social, économique, politique, voire idéologique.

Tout d’abord regardant le CV des protagonistes de cette initiative.

Lire la suite sur le site de Nawaat

Lire d'autres contributions de Hamadi Aouina

samedi 12 juillet 2014

"Vive la loi, vive le syndicat !"

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Zone industrielle de Fouchana, Tunis, Gouvernorat de Ben Arous

Alors que deux ouvrières de Latécoère-Tunis sont en grève de la faim pour obtenir la réintégration des syndicalistes licenciées, retour en 5 parties avec Monia Dridi sur un conflit exemplaire : 1/Après la chute de ben Ali, la conquête des droits 2/Stratégies patronales de répression syndicale 3/Délocalisation et solidarité internationale /4Trahison de la bureaucratie syndicale /Épilogue : Révolution et Impérialisme.

à écouter ici

Site du Comité de soutien

La SITUATION MARDI 15 JUILLET, DEBUT D'APRES-MIDI

L'accord a été signé par les quatre ouvrières, l'UGTT et la direction.

Les bases de celui-ci sont conformes à ce qui avait été annoncé la veille :

  • réintégration dans l'entreprise de deux ouvrières (dont une des grévistes de la faim),
  • maintien du licenciement des deux déléguées UGTT (dont une des grévistes de la faim), mais avec des indemnités nettement améliorées.

La grève de la faim a cessé immédiatement après la signature.

Le point le 16 juillet avec Canal Sud

EL Berka : l’exemple parfait de la marginalisation du bassin minier !

''Dix ans de prison avoir revendiqué les droits fondamentaux de son village. Restituer une partie des sources d’eau, intégrer les jeunes dans les usines et dédommager les dégâts causés par la Compagnie des Phosphates de Gafsa au niveau des terrains agricoles, depuis des dizaines d’années. Ces condamnations judiciaires iniques ont touché quasiment toute la communauté. Au total, cent familles ont été condamné pour les mêmes motifs. Depuis un an, la lutte des habitants s’est orientée vers la simple demande de libération des prisonniers, malgré l’exacerbation de la misère dans le village.

Depuis les années 80, le destin des habitants d’Al Berka a complètement changé suite à l’implantation d’une unité de la CPG dans ses barrages. D’un village agricole, riche en eau et consacré à l’élevage des moutons, Al Berka est devenue une terre stérile et sèche et les habitants sont, depuis, condamnés au chômage et à la marginalisation. Durant des années, la situation évolue vers le pire. En 2006, la révolte des habitants contre la politique capitaliste de pillage a été réprimée dans le sang.''

Lire l'article d' Henda Chennaoui sur Nawaat.org

mercredi 9 juillet 2014

Grèves de la faim en Tunisie

Les exclus d’aujourd’hui sont ceux qui sont toujours actifs dans l’opposition et n’ont pas accepté l’idée de s’incliner devant le dialogue national et les jeux politiques des différents partis. Pour cette raison, nous allons continuer cette grève jusqu’au bout. Soit on obtient nos droits, soit on meurt …

Placée sous le signe de « travail et dignité », la grève de la faim de Ayoub Amara et Walid El Azouzi en est à son 24e jour. Les deux protestataires, auxquels se sont joints quatre autres chômeurs et anciens prisonniers politiques, ont dépassé la ligne rouge de l’abstinence. En effet, au cours de la semaine dernière, leur santé s’est gravement détériorée.

Les quatre autres grévistes sont Mourad Ben Jeddou, Abderazek Radaoui, Mohamed Seghir Amroussia et Mondher Atig. Ensemble, ils revendiquent toujours leur droit à l’amnistie générale et à l’intégration à la fonction publique, comme l’indique l’article premier de la loi sur la Justice transitionnelle pour les anciens prisonniers politiques.

Lire l'article de Henda Chennaoui sur le site Nawaat.org

vendredi 4 juillet 2014

Skhira dans la spirale de l’indigence économique et de la violence d’Etat

La ville de Sekhira a vécu, ces derniers jours, un nouvel épisode de violence et de répression policière dues à un mouvement social qui résiste et qui revendique encore le droit au travail, au développement et à un environnement sain. Le samedi 28 juin, alors que les habitants de la ville ont organisé une démonstration pacifique, dans la rue, pour dénoncer l’arrestation de six sitinneurs, les forces de l’ordre ont chargé avec du gaz lacrymogène (o-Chlorobenzylidene Malononitrile) et de la chevrotine, causant une dizaine de blessés parmi les manifestants.

Lire l'article de Henda Chennaoui sur Nawaat.org

mercredi 2 juillet 2014

FN, racisme et inconséquences de la gauche (radicale)

La « gauche de gauche », s'alarment Madjid Messaoudene, conseiller municipal à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) et Danièle Obono, enseignante-chercheuse, membres du Front de gauche, « n’a toujours pas fait sa révolution multiculturelle ». Il est temps de s'attaquer « au racisme systémique qui opprime, discrimine et divise celles et ceux là-même qui ont, au moins objectivement, le plus intérêt à être rassemblé-e-s ».

La suite sur le site de Mediapart

mardi 1 juillet 2014

Des ouvrières tunisiennes d'une filiale de Latécoère (airbus) en grève de la faim

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"Devant la fragilité de leur situation en tant qu’ouvrières d’usine, les grévistes n’ont pas d’autre choix que la pression politique et médiatique. Le cadre législatif n’aide pas, non plus, à garantir leur droit. En effet, le code des investissements mis en place par Ben Ali donne plusieurs avantages aux investisseurs étrangers. Actuellement en discussion, ce code ne sera pas soumis à la révision des avantages octroyés aux investisseurs. Les facilités accordées au capital étranger (exonérations fiscales sur le rapatriement des bénéfices, baisse de droits de douane pour les industries délocalisées, cession de terrain à prix modique, enfin création de zones franches à imposition minimale ou nulle) prouvent, encore aujourd’hui, qu’en plus de ses avantages, l’investisseur étranger attaque les droits syndicaux et porte atteinte à la dignité des ouvriers. Le gouvernement « technocrate » est visiblement engagé dans ce même élan de favoritisme aux investisseurs aux dépens des droits des travailleurs."

Lire l'article de Henda Chennaoui sur le site de nawaat.org

Alors que deux ouvrières de Latécoère-Tunis sont en grève de la faim pour obtenir la réintégration des syndicalistes licenciées, retour en 5 parties avec Monia Dridi sur un conflit exemplaire : 1/Après la chute de ben Ali, la conquête des droits 2/Stratégies patronales de répression syndicale 3/Délocalisation et solidarité internationale /4Trahison de la bureaucratie syndicale /Epilogue : Révolution et Impérialisme.

Écouter "Vive la loi, vive le syndicat !"

ALECA : La Tunisie doit résister aux diktats de l'Union européenne

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''Mes remarques s'adressent également au gouvernement tunisien qui a curieusement laissé à l'UE l'initiative d'entamer cette «consultation» avec la société civile tunisienne sur un dossier de cette importance – censé ne pas avoir été encore tranché –, alors que les déclarations des responsables tunisiens lors de cette rencontre évoquent l'avancement des préparatifs pour la conclusion de l'accord ce qui laisse supposer qu'il s'agit de consultations purement formelles destinées à couvrir une décision déjà prise.

En effet, c'est ce qui ressort des déclarations reproduites par le journal La Presse du 18 courant notamment celle de la directrice des relations avec l'UE au ministère du Commerce, ainsi que la déclaration du ministre du Commerce qui rappelle que l'objectif de l'Aleca est de dépasser le simple établissement d'une zone de libre échange et d'aboutir à la création d'un espace économique commun.''

Lire le point de vue de M. Ahmed Ben Mustapha sur le site Kapitalis.com

samedi 21 juin 2014

Quand, après la révolution, Bygmalion (n') assurait (guère) la promotion du tourisme en Tunisie

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En février 2011, le site Nawaat révélait que la promotion touristique de la Tunisie avait été confiée à la désormais célèbre société Bygmalion (y compris le site internet du Ministère du tourisme tunisien) et s'interrogeait sur la qualité des "prestations". Ces sites de promotion ont désormais disparu de la toile.

à lire sur le site de Nawaat

mardi 17 juin 2014

Il y a 20 ans : Discours aux cheminots grévistes, Paris, Gare de Lyon, 12 décembre 1995

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Cheminots, postiers, enseignants, employés des services publics, étudiants, et tant d'autres, activement ou passivement engagés dans le mouvement, ont posé, par leurs manifestations, par leurs déclarations, par les réflexions innombrables qu'ils ont déclenchées et que le couvercle médiatique s'efforce en vain d'étouffer, des problèmes tout à fait fondamentaux, trop importants pour être laissés à des technocrates aussi suffisants qu'insuffisants : comment restituer aux premiers intéressés, c'est-à-dire à chacun de nous, la définition éclairée et raisonnable de l'avenir des services publics, la santé, l'éducation, les transports, etc.

Lire la suite...

lundi 16 juin 2014

Tunisie: Les régions «de l'intérieur» ne doivent rien attendre du Sahel

La reprise en main du pouvoir par les Sahéliens!

Le mouvement islamiste Ennahdha, pour d'autres motivations que l'équilibre régional, a eu soudainement l'idée de proposer la création de pôles santé (facultés de médecine et CHU) dans les régions de l'intérieur.

Les tenants de la pensée cartésienne et les grands pontes scientifiques dans une profession gangrénée de plus en plus par le mandarinat et l'orientation vénale se sont élevés contre cette proposition «saugrenue» car sans étude d'opportunité préalable.

On peut certes reprocher aux islamistes d'avoir échoué sur beaucoup de plans quand ils étaient au pouvoir, mais l'idée est elle plus «saugrenue» que celle de créer la totalité des 21 CHU et facultés de médecine et de pharmacie exclusivement sur le littoral et dans la capitale depuis l'indépendance?

L'idée est-elle plus «saugrenue» que celle de créer deux pôles médicaux à 25 Km de distance (Sousse et Monastir)?

Ainsi, dès lors qu'il s'agit de régions de l'intérieur, les ténors du cartésianisme y vont des prérequis, des préalables et des études de faisabilité, d'opportunité et de rentabilité.

A-t-on démontré à ce jour la rentabilité de l'aéroport de Monastir ou de celui d'Enfidha?

Si Ennahdha en particulier et la troïka en général ont commis avec une maladresse inouïe durant deux ans de pouvoir des dérives criminelles par aveuglement doctrinaire fondamentaliste, le plus grave à mon avis c'est leur échec de gouvernance qui nous a valu un retour des Rcdistes, les dirigeants du Rassemblement constitutionnel démocratique, ex-parti du dictateur déchu, l'aplomb avec lequel l'ex-Premier ministre de Ben Ali, Hamed Karoui est revenu de façon éhontée et avec effronterie sur la scène politique, et surtout pour accréditer le fait que les gens du sud (Ghannouchi, Larayedh, Marzouki, etc.), contrairement aux gens du littoral (puisque Sahélien semble avoir une connotation péjorative), sont plus à même de gouverner le pays.

''Lire la suite du point de vue de Abderrazak Lejri sur Kapitalis.com''

dimanche 15 juin 2014

Tunisie : les dessous des cartes de la lutte pour s'approprier la "crotte du diable"

Nous avions conscience que notre "lumpen-bourgeoisie" de part le périmètre qui lui était dévolu pour mener à bien sa mise en coupe réglée des richesses du pays avait besoin, comme la terre aride l'eau bienfaitrice, de l'appui des capitaux étrangers des multiples multinationales, des "molarchies" de la péninsule arabique et de puissance régionale (Turquie).

Depuis trois ans, c'est à une véritable braderie que l'on assiste. Le secteur lié à "la crotte du diable" aiguise les appétits et on s'aperçoit que notre "classe politique" sert de relais à ces affrontements.

Rien que l'épisode qui a vu l'intervention des lobbys pétroliers, en pleine rédaction de notre "constitution" pour y amender le texte prévoyant un minimum de transparence des contrats signés au nom de la collectivité renseignent sur leur puissance et leur influence.

Lire la suite de l'article de Aouina Hamadi sur son blog Mediapart

vendredi 6 juin 2014

Les amis de Jean-Luc Mélenchon en Tunisie assurent moyennement...

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Le deuxième happening appelé par le cartel des dirigeants du Front Populaire à Hammamet le 31 mai et 1er juin a accouché d’une souris tactique et programmatique .

« Terroristes », « armée patriote » et « police républicaine »

Ce devait être un moment fort de réflexions autour de la dernière séquence politique remontant à l’assassinat de notre dirigeant Chokri Bélaïd, suivi par celle d’un second responsable Mohamed Brahmi.

Ce devait être le début d’une révision de l’impasse produit par le choix imposé, sans discussions du « pas de deux » avec l’une des facettes de l’anti-révolution: Nidaa Tounes, au nom de l’utopique stratégie des « contradictions ».

Ce devait être le début d’une réflexion alternative à la désastreuse confusion semée par certains dirigeants autour de thèmes tels « le terrorisme » (sans distinctions, ni nuances), la « police républicaine » (alors que le ministère du « terrorisme » est resté inchangé tel qu’il le fut durant un demi-siècle de dictature et dont il constitua l’ossature), l’ « armée patriote » (cette même armée qui fut le dernier rempart de la dictature à différents moments de notre histoire contemporaine, particulièrement au moment de la grève générale de janvier 1978 et « l’émeute de la faim » de janvier 1984 et dont la répression coûta la vie à plusieurs centaines de nos concitoyens.), le « Dialogue Patriotique » où représentants des employeurs et représentants syndicaux se congratulaient, le « Front du Salut National » où le ban et l’arrière ban des revanchards se sont bousculés pour aider à clore le chapitre du grand chambardement de l’hiver 2010/2011 qui a mis à la porte le général Ben Ali.

Bref, on s’attendait à ce que le souffle de l’auto-critique réchauffe un Front, ballotté depuis près d’une année par des dirigeants qui ont fait la démonstration de leur inaptitude à diriger un mouvement de cette qualité.

Lire la suite de l'article de Hamadi Aouina sur nawaat.org

La criminalisation des mouvements sociaux en Tunisie est-elle une reponse à la crise ?

Considérés comme un frein à la stabilité économique et sociale, les mouvements sociaux et contestataires subissent une répression policière et judiciaire qui tranche avec les espoirs d’une Tunisie « post-dictatoriale ». Le nombre des syndicalistes, activistes et manifestants ou sitineurs en prison, violentés ou poursuivis par la justice, est de plus en plus croissant.

Du cheikh Béchir Ben Hassan, déclarant dans les médias qu’il faut trancher la tête des grévistes, aux discours des politiciens, résumant le chaos économique au nombre croissant de grèves et de sit-in, les revendications économiques et sociales sont devenues un « acte de déviance », voire un « crime », qui doit être puni. Ce fut le cas des jeunes de la révolution, condamnés pour avoir participé à la révolution sous l’accusation d’avoir brûler des postes de police.

Lire la suite de l'article de Henda Chennaoui sur Nawaat.org

mardi 27 mai 2014

Égypte : la coupable bienveillance de l’Union européenne

Ashton-Sisi.jpg Catherine Ashton en compagnie de Sissi Imperator, célèbre inventeur des tests de virginité dans les commissariats égyptiens (Note du Concierge)

Le maréchal Abdel Fattah Al-Sissi devrait sans surprise remporter le scrutin présidentiel des 26 et 27 mai. Avec la bénédiction de l’Union européenne, l’un des principaux fournisseurs d’aide financière à l’Égypte. Cette nouvelle realpolitik de l’UE marque le retour à de vieilles stratégies de soutien aux régimes autoritaires et dictatoriaux qui ont précédé les soulèvements arabes.

Lire l'article de Pierre Jalin

jeudi 22 mai 2014

Egypte : l'armée systématise les violences sexuelles pour réprimer la jeunesse

Insultes, viols, tortures... L'armée et les forces de sécurité égyptiennes ont recours à une violence décuplée à quelques jours de l'élection présidentielle. Premières victimes : les jeunes, arrêtés en masse et au hasard, et tous ceux qui peuvent sembler proches de l'opposition. Des témoignages donnent l'ampleur du phénomène.

Lire l'article de Claire Talon sur Mediapart

jeudi 15 mai 2014

L’AMARC appelle le gouvernement tunisien à cesser d’intimider les médias libres

Montréal, le 14 Mai 2014

L’AMARC appelle le gouvernement tunisien à cesser d’intimider les médias libres

L'Association mondiale des radiodiffuseurs communautaires, AMARC, exprime toute sa solidarité à l'équipe de Radio 6, la première radio associative tunisienne et demande formellement aux autorités tunisiennes de cesser immédiatement leur harcèlement contre les antennes libres tunisiennes.

Le 14 mai, sous prétexte de contrôler la régularité de l'achat des équipements de diffusion de Radio 6, des agents des douanes et de l’Agence Nationale des Fréquences (ANF) ont procédé à l’identification de tous les journalistes de la radio et demandé l'accès aux locaux où se trouvent les installations techniques. Cette action d’intimidation vise clairement à limiter la diffusion d'une voix libre sur la capitale tunisienne. Rappelons que Radio 6 a une licence régulièrement octroyée par l'État.

« La Tunisie est un laboratoire de démocratie – a déclaré Maria Pia Matta, Présidente de l'AMARC – et nous sommes fortement interpellés par le comportement du gouvernement et des agents des douanes. Dans la dernière proposition de Cahier de Charges soumis par la Haute autorité indépendante de la communication audiovisuelle (HAICA), l’art. 10 reconnaît la possibilité des radios de pouvoir émettre par leurs propres moyens. La voie vers la démocratie passe par les medias libres. Nous demandons formellement aux autorités tunisiennes d'arrêter ce type de menaces contre la liberté d'expression dans le pays ».

Déjà, dans les mois précédents, des agents des douanes avaient entrepris ce même type d'actions contre des radios libres tunisiennes, un élément qui porte à croire qu'il y ait une intention globale visant à limiter la liberté de parole dans le pays.

Francesco Diasio

Secrétaire Général – AMARC

mardi 13 mai 2014

Mehdi Jomaa jette la Tunisie en pâture aux appétits étrangers

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La politique économique de Mehdi Jomaa marque une inflexion historique par l'élimination de la compensation et la stigmatisation des salariés. Elle prépare le retour de la colonisation.

Par Anis Somai

Les choix macroéconomiques du chef du gouvernement provisoire détonnent et étonnent, car ils rompent, lentement mais sûrement, avec l'héritage économique de la Tunisie postcoloniale.

M. Jomaa a, en effet, décidé la levée de la compensation, sans concertation avec les parties concernées. Ayant refusé d'en débattre avec les experts en la matière, il s'emploie à mettre fin à la compensation et à politiser le Dialogue économique, prévu pour le 28 mai 2014, pour en faire un partenaire dans cette démarche éradicatrice.

Lire la suite sur kapitalis.com

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