Musée de l'Europe et de l'Afrique

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vendredi 15 mars 2013

Prix de l'austérité

Dans le cadre des mobilisations européennes « For a European Spring » la direction générale des affaires économiques et financières de l’Union européenne a été occupée par 150 activistes venus de différents pays européens (Allemagne, Italie, France, Belgique...).

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ZIN TV a filmé l’action

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Quand François Hollande encourage la privatisation de l’eau en Grèce

Lors de son déplacement en Grèce en février, François Hollande a appelé les entreprises françaises à investir dans la terre et l’eau. Dans une lettre ouverte, Save Greek Water rappelle que ces biens communs n’appartiennent à personne. « L’eau n’est pas seulement un bien commun, c’est le symbole de la justice et de la liberté », écrit ce mouvement, qui considère que l’Europe se comporte en « oligarchie anti-démocratique ».

Lire la "lettre ouverte au peuple français" de la plateforme "Save Greek Water" publiée par Bastamag.

lundi 4 mars 2013

Avertissement officieux aux cadres et employés de la Commission européenne

(''extrait de la chronique de Panagiotis Grigoriou, Greek Crisis, du 4 mars 2013'')

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Le journal (mémorandiste) To Vima a ainsi prétendu samedi que la Commission de Bruxelles aurait fait circuler par courrier électronique, un avertissement officieux, une note destinée à ses employés et cadres qui s’apprêteraient à séjourner en Grèce, leur fournissant les informations nécessaires à l'exercice de leur mission : « (…) Éloignez-vous des protestations et des manifestations. Dans un contexte politiquement sensible, même la moindre réaction de votre part, peut être mal interprété par les manifestants. Évitez de vous approcher des manifestations ou de les traverser, afin d'accéder à l'immeuble où a lieu votre réunion, si besoin, annulez votre rencontre.

Soyez informés et évitez les endroits où des manifestations ont lieu habituellement, comme Syntagma, Omonia et Klathmonos, ainsi que la zone d'Exarchia ou de l’Ecole Polytechnique. Si vous vous trouvez au milieu d'une manifestation, évitez d'attirer l'attention sur vous-même, et rendez-vous au commerce le plus proche. Si une manifestation vous empêche de quitter les locaux où se tient votre réunion, attendez. Ne restez pas derrière les fenêtres ou dans le hall de l'immeuble regardant le cortège passer, votre présence pourrait provoquer une réaction agressive chez les manifestants.

Fermez les fenêtres de la pièce où vous êtes, afin de ne pas être affectés par l'utilisation éventuelle de gaz lacrymogène par la police. Pour un départ en toute sécurité, attendez la dispersion de la manifestation, ou suivez les instructions formulées par le personnel de sécurité. Ne portez pas de façon visible, les indicateurs de votre activité professionnelle. Méfiez-vous des documents, badges d'identification ou autres objets bien en vue qui démontrent votre affiliation aux institutions européennes. Par exemple, ne portez pas votre badge de la Commission à l’extérieur des bâtiments de la Commission, et ne lisez pas les journaux de la Commission dans les lieux publics. Méfiez-vous de l'écoute. Évitez de discuter de vos sujets professionnels (salles de réunion, heures, nom d'hôtel, ainsi que de toutes autres informations personnelles liées à votre mission) en public, dans la rue, dans le métro, ou par téléphone. Soyez conscient que vous pourriez être surpris.

Si possible, évitez de réserver des hôtels et des taxis au nom de la Commission. Prenez soin de vos biens sensibles professionnels. Si vous envisagez d'aller boire un verre, déjeuner ou dîner après votre réunion, ne portez pas vos documents sensibles avec vous dans ces lieux de haute fréquentation (bars, restaurants, etc.) Inventez un « petit récit de vie » à usage courant. Le chauffeur de taxi qui vous conduit à votre hôtel ou l’épicier du coin, n'ont pas à savoir que vous travaillez pour les institutions européennes. Lorsqu'on vous le demande, parlez de votre profession antérieure ou de celle de votre meilleur ami comme si c’était la vôtre. » (texte original en anglais, To Vima 02/03)

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lundi 7 janvier 2013

Portugal : un tiers doit mourir

BCE.jpg illus. Quelques-uns des suspects inculpés par le Grand Tribunal du Musée de l'Europe

Au Portugal, il n’y pas que la morue qui soit salée. La douloureuse aussi, surtout depuis que le pays a accepté les milliards de la Troïka en échange d’une mise à sac de sa législation sociale. Passé le temps du groggy, le peuple du fado n’en finit pas d’entonner ses colères.

Lire ''Entre saudade et no future'', article paru dans CQFD n°105, novembre 2012. Merci à Domi de La Locale pour la version audio

vendredi 28 décembre 2012

Le Mythe Schuman et les origines de l'Union européenne

schuman-sculpture.gif illustration : Sculpture en hommage à Robert Schuman trônant devant le siège de la Commission européeene à Bruxelles, collections du Musée de l'Europe

D’où vient l’Europe communautaire ? Comment cette idée longtemps nébuleuse a-t-elle pu cheminer dans l’entre-deux-guerres jusqu’à se cristalliser au début des années 50 dans l’acte fondateur qu’est la création de la Communauté européenne du charbon et de l’acier (la CECA)? La question pourrait paraître datée, à l’heure où l’Europe est engoncée dans une crise sans fin. Sauf que l’origine de la construction européenne dit beaucoup de la méthode de ses pionniers et de leurs idées, qui ont perduré bien au-delà de la défunte Haute Autorité du charbon. Adossée à la liturgie d’une Europe communautaire sortie en droite ligne des projets de la Résistance, l'historiographie classique passe naturellement sous silence tout ce que cette entreprise doit aux cercles intellectuels et politiques liés au régime de Vichy. Au nom de la Révolution nationale. En réalité, l'influence des idées corporatistes et personnalistes a complètement surdéterminé la genèse des premières institutions européennes. Ainsi, le projet d'une autorité supranationale chargée de gérer l'économie de marché «sans contrôle parlementaire» (comme le propose Schuman en mai 1950) hérite de ces conceptions. Sous quel commandement doit être placée l’économie ? Celui d’«un collège d'hommes indépendants» répondant à cet impératif propre à toute institution technique : «la compétence» détachée des «options politiques». Et puisque «ce sont des facteurs techniques qui commandent l'évolution de l'humanité», il faut donc, dans l'ordre international, «substituer les techniciens aux hommes politiques». Ces mêmes considérations, qui appellent les techniciens à assumer «les responsabilités du pouvoir», justifient la construction de l'Europe. Car «la Communauté européenne» propose une alternative, «une philosophie économique» qui ne serait «ni le socialisme ni le libéralisme ni le capitalisme» mais «quelque chose de nouveau» et de «totalement irréalisable dans un cadre national». Telle est bien l'ambiguïté qui relie cette «communauté économique» –instituée dans les années cinquante afin de donner à l'Europe les assises d'une «communauté plus large et plus profonde»– à cette autre «communauté », imaginée dans les années de guerre sous l'égide du Maréchal Pétain.

Extrait de l'article de Jean Flinker "Schuman dynamité !" à lire dans le n° d'Angles d'Attac de décembre 2012, bulletin à télécharger ici

NDE : ce texte de Jean Flinker résume notamment le livre d'Antonin Cohen, De Vichy à la Communauté européenne, PUF, 2012, auquel nous renvoyons, l'auteur ayant malencontreusement oublié de signaler ses très nombreux emprunts...

mardi 25 décembre 2012

La plus grande offensive contre les droits sociaux menée depuis la seconde guerre mondiale à l’échelle européenne

Quand on tente d’expliquer l’attitude actuelle des dirigeants allemands face à la crise de l’Eurozone, on peut émettre l’hypothèse qu’une des leçons qu’ils ont tirées de l’absorption de l’Allemagne de l’Est au début des années 1990, c’est que les disparités très fortes entre travailleurs peuvent être exploitées pour imposer une politique pro-patronale très forte. Les privatisations massives en Allemagne de l’Est, les atteintes à la sécurité de l’emploi des travailleurs de l’ex-RDA combinée à l’augmentation de la dette publique allemande due au financement de cette absorption (qui a servi de prétexte pour imposer les politiques d’austérité) ont permis d’imposer des reculs très importants aux travailleurs d’Allemagne, qu’ils soient de l’Est ou de l’Ouest. Les dirigeants allemands actuels se disent que la crise de la zone euro et les attaques brutales imposées au peuple grec et à d’autres peuples de la Périphérie sont l’occasion d’aller encore plus loin et de reproduire d’une certaine manière à l’échelle européenne ce qu’ils ont fait en Allemagne. Quant aux autres dirigeants européens des pays les plus forts et aux patrons des grandes entreprises, ils ne sont pas en reste, ils se félicitent de l’existence d’une zone économique, commerciale et politique commune où les transnationales européennes et les économies du Nord de la zone euro tirent profit de la débâcle du Sud pour renforcer la profitabilité des entreprises et marquer des points en terme de compétitivité par rapport à leur concurrents nord-américains et chinois. Leur objectif, au stade actuel de la crise, n’est pas de relancer la croissance et de réduire les asymétries entre les économies fortes et les faibles de l’UE. Ils considèrent en outre que la débâcle du Sud va se traduire par des opportunités de privatisations massives d’entreprises et de biens publics à des prix bradés. L’intervention de la Troïka et la complicité active des gouvernements de la Périphérie les y aident. Le grand Capital des pays de la Périphérie est favorable à ces politiques car il compte bien lui-même obtenir une part d’un gâteau qu’il convoitait depuis des années. Les privatisations en Grèce et au Portugal préfigurent ce qui va arriver en Espagne et en Italie où les biens publics à acquérir sont beaucoup plus importants vu la taille de ces deux économies.

lire la suite de l'article d'Eric Toussaint sur le site du CADTM

vendredi 14 décembre 2012

Le "plan Van Rompuy" : l'Empire néolibéral à marche forcée

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A l’ordre du jour de l’union économique et monétaire : La généralisation des mémorandums imposés aux grecs, portugais et irlandais à l’ensemble des pays de la zone euro. Les 4 présidents (Commission, BCE, Eurozone et Conseil) veulent instaurer des contrats entre l’UE et Les États membres faisant partie de la zone euro. Il y est question de se débarrasser des «rigidités du marché du travail et d’accroître la compétitivité”. Parmi les autres priorités pour l’union économique: la mobilité de la main-d’oeuvre au delà des frontières et le problème de l’inadéquation des compétences au marché du travail. L’éducation qui devrait mieux servir les besoins de l’entreprise.

Lire l'article des Comités Action Europe

jeudi 13 décembre 2012

La paix aujourd’hui, c’est pour faire la guerre aux autres …

humanitaire.gif Illustration : "L'aide humanitaire", série "Symboles de l'Europe", Office des Publications européennes, collections du musée de l'Europe

La nouvelle est tombée sur nos têtes d’Africains, comme une catastrophe planétaire. Les ors se sont déployés et, tétanisés nous avons assisté au discours d’un Barroso, dégoulinant d’une hypocrite candeur, nous expliquant combien ils étaient émus !! Ah le bal des vampires !

Le ballet indécent des mots qui tuent ! Ah, la grosse mascarade où chacun y alla de son petit couplet pour dire tout le bien qu’ils pensaient d’eux-mêmes. Pourtant quelque part à Abidjan, loin en Libye, une petite voix leur soufflait de se taire. D’arrêter la comédie et de se pencher sur la réalité du monde.

Lire la suite du point de vue de Suzanne Kala-Lobè

mercredi 12 décembre 2012

Essayage : le Prix Nobel de la Paix vous va si bien !

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« C'est un moment, dans la vie des nations, qui ne manque pas de grandeur dans la mesure où, en dépit de l'éclairage électrique et même de tous les expédients de la radiotechnique, on renoue avec l'état primitif et où un bouleversement de toutes les conditions de vie passe souvent par la mort. »

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jeudi 29 novembre 2012

Un nouveau rapport démasque le club d’élite des juristes qui font des millions en poursuivant des États

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Un petit club de sociétés juridiques, d’arbitres et de spéculateurs financiers internationaux alimentent un boom de l’arbitrage d’investissement, qui coûte des milliards de dollars aux contribuables et empêche de légiférer dans l’’intérêt public, d’après un nouveau rapport du Transnational Institute et du Corporate Europe Observatory.

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dimanche 25 novembre 2012

Infrastructures de transport et lobbying

Comment est-il possible qu'un projet aussi aberrant que celui de l'aéroport du Grand Ouest ait pu voir le jour? L'explication se trouve certainement dans l'intense travail idéologique et de lobbying opéré à l'échelle de l'Union européenne depuis le Livre blanc de Jacque Delors sur les transports, copié-collé d'un rapport de la Table ronde des industriels européens, auquel on doit d'énormes infrastructures visant à développer l'économie à une échelle continentale au détriment d'investissements régionaux utiles à l'économie locale. Nous publions ici :

1) un extrait des analyses établies à l'époque par le Corporate Europe Observatory concernant les réseaux transeuropéens de transport (TEN).

2) un complément réalisé en 2005 par le Musée de l'Europe sur les projets à l'horizon 2020

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samedi 24 novembre 2012

On peut changer une loi, un règlement, même une Constitution, mais résilier un contrat, c’est très compliqué et très cher

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Le 14 février 2008, le Conseil des ministres français adoptait un projet de loi « relatif aux contrats de partenariat ». Le but officiel était de relancer la croissance grâce à de grands travaux d’infrastructures en y associant le privé.L'aveuglement du gouvernement Ayrault et des élus de l'Ouest et la folie répressive contre les opposants à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes s'explique sans doute par le contrat léonin signé en vertu de cette loi avec le groupe Vinci. Nous publions ici un montage d’extraits du rapport « Les partenariats public-privé (PPP) et les municipalités : au-delà des principes, un bref survol des pratiques » remis en 2007 à la Fédération canadienne des municipalités par le sociologue Pierre J. Hamel qui jette un éclairage sinistre sur la prise en otage des projets publics que permettent les PPP et dont le projet d'aéroport du Grand Ouest frappe les trois coups (de matraque publique au service d'intérêts privés).

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mardi 20 novembre 2012

L’OIT demande à la Grèce de remettre le système de relations de travail en conformité avec les droits fondamentaux

le Comité a constaté de nombreuses et sérieuses atteintes au principe de l’inviolabilité des conventions collectives librement conclues et un déficit important de dialogue social. Ainsi, le Comité a mis en évidence la nécessité de promouvoir et de renforcer le cadre institutionnel pour ces droits fondamentaux.

Le Comité s’attend à ce que les partenaires sociaux soient pleinement associés, dans le cadre des accords conclus avec la Troïka, à toute modification future touchant les aspects fondamentaux des droits de l’homme, de la liberté syndicale et de la négociation collective qui constituent l’essence même de la démocratie et de la paix sociale.

Le Comité a demandé qu’un dialogue social permanent et approfondi soit établi sur toutes les questions soulevées afin d’élaborer une vision globale commune des relations professionnelles dans le pays, en pleine conformité avec les principes établis concernant la liberté syndicale et la reconnaissance effective de la négociation collective. Le Comité a souligné la nécessité d’assistance technique de la part du Bureau international du Travail pour réaliser cet objectif.

lire la suite te le rapport

mercredi 31 octobre 2012

Honneur aux camarades à Notre-Dame-des-Landes!

NDL.jpg " L’une des raisons pour lesquelles la vérité et la démocratie ne semblent pas faire bon ménage est qu’on a tendance à confondre, d’une part, la liberté d’opinion et de parole avec l’égale vérité des opinions, ce qui revient à adopter une forme de relativisme, et, d’autre part, la règle de majorité avec une règle de vérité, ce qui revient à adopter une forme de théorie de la vérité comme consensus. " (Pascal Engel, Professeur de philosophie en Suisse) - Collection du Musée de l'Europe, salle des sophismes.

APPEL POUR LA MANIFESTATION DE REOCCUPATION, 17 novembre 2012, sur la Zone A Défendre

Notre-Dame des Landes, Face aux expulsions

Manifestation de réoccupation !

Pour reconstruire - contre l’aéroport !

Fourches, poutres, planchettes, clous et outils en main...

Rendez-vous le 17 novembre dans la matinée.

Des informations restent à définir : lieu du rendez-vous, directions pour vous rendre sur le campement la veille. Consultez régulièrement le site web de la ZAD

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jeudi 25 octobre 2012

Merkel propose l’occupation de l’administration grecque

leda.gif illustration : un expert de Leda observe les procédés de fabrication complexes de la poterie de Sitia (Grèce), collections du Musée de l'Europe

Un document qui a fuité du Ministère allemand des finances propose, en appuyant le révolver de la prochaine tranche d’ «aide» sur la tempe du gouvernement grec, des mesures «adoptées volontairement» dont le versement mensuel d’une partie des recettes fiscales de la Grèce sur un compte bloqué pour rembourser les créanciers, et la nomination d’experts européens (ou de collaborateurs grecs de la Troïka «sûrs») à la tête des administrations centrales du pays. Ce document est cohérent avec les nouvelles propositions d'Angela Merkel proposant de déposséder les Etats de leurs budgets (et donc d'abolir le fondement de la démocratie parlementaire) au profit de la Commission européenne, qui n'est que la suite logique du processus qui s'est accéléré depuis qu'une alliance objective entre les banques privées (après les autres multinationales de l'industrie) et les institutions européennes non élues s'est conclue dans le but de réaliser le cauchemar de l'"Entreprise Europe".

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Réaliser le marché transatlantique en 2015

OLYMPUS DIGITAL CAMERA Courtesy of Daniel Berneron

Dans le plus grand silence, l’Union européenne et les Etats-Unis préparent actuellement la mise sur pied d’un Marché transatlantique. L’objectif ? Une plus grande libéralisation des échanges commerciaux et financiers, accompagnée de politiques judiciaires et sécuritaires communes. Date butoir ? 2015… c’est-à-dire demain ! Suite au vote à l'écrasante majorité d'un rapport d'initiative (sans valeur législative) entièrement dévoué à cet objectif, nous republions un ancien état des lieux de ce dossier établi sur la base d'articles du Corporate Europe Observatory au moment de la relance de ce processus, fin 2004.

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samedi 13 octobre 2012

Le détachement avec lequel les habitants de notre petit continent acceptent d’être dépossédés de leur pouvoir politique fait froid dans le dos

L’abolition de l’Etat de droit apparaît noir sur blanc dans le traité établissant le MES (Mécanisme européen de stabilité). Les décisions des poids-lourds de cette "société de sauvetage" prennent immédiatement effet dans le droit international et ne sont pas soumises à l’assentiment des Parlements. Ils se nomment "gouverneurs", comme c’était souvent le cas sous les anciens régimes coloniaux, et, comme ces derniers, n’ont aucun compte à rendre à l’opinion. En revanche, ils sont expressément tenus au secret. Cela fait songer à l’omerta, qui figure dans le code d’honneur de la mafia. Nos "parrains" sont dispensés de tout contrôle judiciaire ou légal. Et jouissent d’un privilège que ne possède même pas un chef de la Camorra : l’immunité pénale absolue (conformément aux articles 32 à 35 du traité établissant le MES).

à lire sur PressEurope

mardi 9 octobre 2012

Ils ne nous représentent pas !

Liste des députés ayant voté POUR le projet de loi autorisant la ratification du traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance au sein de l'Union économique et monétaire (1re lecture)

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dimanche 23 septembre 2012

Ubu contre CAFCA : la pensée sociale «normale» au temps de la dictature austéritaire

illus: Buktapaktop – avant première – limaces non, Courtesy of Lise Duclaux.

Le Président du Conseil général du département de l’Ariège a piqué une grosse colère parce qu’un collectif d’usagers du RSA, CAFCA, dénonce comme humiliant et contre-productif les conditions de passage des allocataires en Commission de solidarité territoriale, et l’épée de Damoclès qu’elle fait peser sur des précaires tombés dans les dernières mailles du filet social. Lors d’une conférence de presse, il s’est martialement retranché derrière le respect de la loi et a lourdement insisté sur le « coût » pour les finances départementales, des Ariégeois les plus pauvres. Faisant superbement l’impasse sur les politiques austéritaires et les réformes néolibérales à l’origine de cette situation et renvoyant aux victimes de ces politiques la responsabilité de « s’insérer dans l’emploi durable », alors même que le pays compte désormais plus de 3 millions de chômeurs officiels (avec un taux de 12,1% en Ariège contre 8,4% il y a quatre ans) et que plus de huit millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté.

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lundi 17 septembre 2012

«Consultation» & «courroies de transmission»

Le think-tank "Friends of Europe" est subsidié par la Commission européenne au titre du programme "L'Europe pour les citoyens". Le financement des think-tanks au titre des crédits de la «citoyenneté active», principale innovation de ce programme adopté pour la période 2005-2013 correspondait selon la Commission à une demande de l'opinion publique européenne, suite à une "consultation démocratique" où il s'avère que la Commission a fait les questions et les réponses...

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illus. : Symboles de l'Europe, "Phare". Le phare des think tanks guidant le citoyen européen actif ?, coll. du Musée de l'Europe.

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