Musée de l'Europe et de l'Afrique

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mardi 14 mai 2019

Prétendue reprise de l'économie grecque

Réalités donc, de la ville et alors les nôtres. Dans le désordre, immeubles à vendre, maisons déjà acquises, agences immobilières faisant la promotion du visa accordé aux acquéreurs étrangers comme aux autres, parfois blanchisseurs criminels financiers du dit vaste monde. Civilisation en fonds perdus. Et on n’aurait pas pour l’instant touché le fond, paraît-il.

Dans la foulée, les Grecs s’empressent devant les tribunaux compétents... pour notifier leur refus d’hériter les biens immobiliers de leurs aïeux. Paupérisés, ils ne peuvent plus faire face aux impôts, aux taxes et encore moins aux frais qui en découlent. Dans certaines régions, rien qu’en quatre mois, les déclarations sur l’année 2019 en cours, excèdent alors en nombre, celles enregistrées sur l’ensemble de l’année 2018, presse grecque du 13 mai 2019. Soleil... ainsi imparable de la Grèce.

Ensuite, il y a toute cette actualité en fausses nouvelles, fabriquée par les médias et par les politiciens quant à la prétendue reprise de l’économie grecque. Actualité qui relève de plus en plus d’un autre système solaire, voire, plutôt lunaire. La semaine dernière, le salopard (politique) Aléxis Tsípras a même annoncé tout une série de fausses mesures, qui plus est, présentées comme populaires, à savoir et essentiellement, une certaine baisse de la TVA de manière sélective, doublée d’un “cadeau” de 300€ à 500€ par an au bénéfice des retraités, ceci bien entendu, à quelques jours du pseudo-scrutin européiste du 26 mai. Civilisation en fonds perdus.

Lire l'article de Panagiotis Grogoriou paru sous le titre "Mémoire d'Athènes" sur son blog Greek Crisis

Lire aussi : sociologie moustachue

vendredi 10 mai 2019

Sociologie moustachue de la Grèce

Dans une série à la gloire de Syriza, avant-garde de la gauche en Europe, après un article de "fond" (abyssal) dont le Musée a livré quelques captures d'écran, une interview des plus complaisantes et néanmoins muséale du "numéro deux et ministre de l’économie du gouvernement Tsipras (qui) explique les mesures sociales mises en œuvre par Athènes depuis 2015 (et) se dit prêt à des alliances européennes pour former un front « progressiste » (avec Macron, NDE), tout en insistant sur l’identité de gauche radicale de Syriza." (le satiriste est dépassé...) Amélie Poinssot, militante de "La Grèce en marche" nous offre un "porte-folio" sensé livrer la sociologie actuelle de la Grèce et l'évolution de la situation sociale depuis 2015 sous le titre : "Portraits de Grecs: de 2015 à 2019, que sont-ils devenus?" (Elle a cependant omis d'enquêter dans les cimetières ou en Australie..)

Avec à un pôle la Grèce qui va mal mais qui va mieux:

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"Il montre avec fierté les deux cartes de paiement auxquelles il a eu droit – l’une pour les achats alimentaires, l’autre pour toutes sortes de produits. Chacune est réalimentée de 250 euros tous les mois. Actuellement sans emploi, il bénéficie de la gratuité des transports en commun dans la métropole athénienne. En tant que locataire, il touche également une allocation logement qui couvre la quasi-totalité de son loyer."

Elle est pas belle la vie dans le paradis de l'Etat social grec ?

A l'autre, la Grèce CSP ++ qui a retrouvé un sens à sa vie...

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"Katerina estime que malgré les compromis qu’il a dû faire, le gouvernement Tsipras est resté fidèle à ses valeurs. « Il n’a pas diminué la fiscalité mise en place pendant les années d’austérité, mais cela ne me dérange pas de payer des impôts s’il y a une politique sociale. Je n’ai pas l’impression de perdre de l’argent, au contraire : je suis même contente de payer, car les recettes sont mieux distribuées qu’avant. »"

Elles est pas belle la vie avec une administration fiscale aux mains des créanciers ![1]

Bon, c'est délicieusement burlonesque... Pour Mediatarte et Amélie Poinssot, une société se limite à ces deux bornes de la classe moyenne. Soit, rien en dessous, rien au-dessus. Ouaf, ouaf ! (Le Concierge)

Notes

[1] Toute ressemblance avec le portait au vitriol dressé par Jean-Pierre Garnier de l'équivalent de classe en France...

Quand Twitter te fais des propositions malhonnêtes...

... parce que tu consultes les twitts de BHL...

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Bonus : et pourquoi tu les consultes ? Parce qu'il est en pleine forme et que ça force l'admiration ces terribles apparentements terribles à jet continu... S'il n'existait pas Karl Kraus (Canal Historique) l'aurait inventé...

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bhlarabie.PNG coll. du Laboratoire Neuneulogie du Collège d'Argein

PS (sic)

Les "juifs" n'ont évidemment rien à voir avec tout cela, contrairement à ce qu'insinue antisémitiquement BHL (Le Concierge)

Yémen: l'ACAT veut bloquer un cargo saoudien chargé d'armes françaises... et belges

L'Action des chrétiens pour l'abolition de la torture (Acat) a déposé ce jeudi 9 mai un recours en urgence au tribunal administratif de Paris pour empêcher le départ du Havre d'un cargo saoudien chargé d'armes. Selon l'ONG, elles pourraient être utilisées dans la guerre menée par Riyad au Yémen.

Pour l'Acat, le temps presse. Pas question pour l'ONG française que le Bahri Yanbu ne reparte du Havre chargé d'armes susceptibles d'être utilisées au Yémen. Alors que le cargo saoudien était en approche des côtes françaises, l'organisation a donc déposé ce jeudi 9 mai un « référé-liberté », un recours en urgence visant à protéger une liberté fondamentale menacée.

L'Action des chrétiens pour l'abolition de la torture conteste la décision de la Direction générale des douanes d'autoriser le navire « à procéder à un chargement, exportation et transfert au sens de l'article 6 du Traité sur le Commerce des Armes, de matériels de guerre et matériels assimilés, dans le port du Havre, à destination finale Djeddah en Arabie saoudite ».

L'essentiel des armes qui ont été vendues sont plutôt utilisées à l'intérieur du territoire ou à la frontière mais elles sont utilisées dans le cadre d'un conflit. Néanmoins, je tiens ici à dire ce que nous avons rappelé, c'est-à-dire que nous avons la garantie que cela n'a pas été utilisé contre des populations civiles.

Ce traité de l'ONU, entré en vigueur en 2014, vise à réguler le commerce des armes dans le monde. Son article 6, portant sur les interdictions de transfert d'armes, il affirme notamment qu'« aucun État partie ne doit autoriser le transfert d'armes classiques (...) s'il a connaissance, au moment où l'autorisation est demandée, que ces armes ou ces biens pourraient servir à commettre un génocide, des crimes contre l'humanité, des violations graves des Conventions de Genève de 1949, des attaques dirigées contre des civils ou des biens de caractère civil et protégés comme tels, ou d'autres crimes de guerre tels que définis par des accords internationaux auxquels il est partie ».

La ministre française des Armées Florence Parly a reconnu mercredi qu'un navire saoudien allait effectuer un chargement d'armes, mais assuré qu'elle ne disposait d'« aucune preuve » permettant d'affirmer que des armes françaises étaient utilisées au Yémen. Ce jeudi, le président Emmanuel Macron a dit « assumer » la vente d'armes françaises à l'Arabie saoudite et aux Emirats arabes unis, susceptibles d'être déployées au Yémen, mais assure avoir obtenu « la garantie » que ces équipements « n'étaient pas utilisés contre des civils ».

« Jusqu'à preuve du contraire, la garantie de l'Arabie saoudite ne vaut pas grand-chose. On a toujours eu beaucoup de garanties politiques pour assez peu de résultats », réagit sur RFI Elias Geoffroy, responsable plaidoyer Afrique du Nord et Moyen-Orient à Acat. Il en veut pour preuve le bilan de la guerre au Yémen : plusieurs dizaines de milliers de morts, dont de nombreux civils, et plusieurs millions de personnes en situation de crise alimentaire. « Il existe un droit international auquel la France est soumise. Elle ne peut en sortir sous prétexte que l'Arabie saoudite lui fait une garantie qui n'engage qu'elle », poursuit Elias Geoffroy.

Selon le site d'investigation Disclose, le Bahri Yanbu doit prendre livraison de « huit canons de type Caesar » que l'Arabie saoudite pourrait utiliser dans la guerre qu'elle livre au Yémen aux rebelles houthis, minorité chiite soutenue par l'Iran, grand rival de Riyad.

Si l'Acat obtient gain de cause, le cargo ne pourra pas quitter la France chargé d'armes. Et ce même en cas d'appel, la décision du juge des référés étant suspensive. En revanche, si le navire avait quitté les eaux territoriales françaises avant la tenue de l'audience, le recours de l'ONG ne serait pas examiné, étant devenu sans objet.

(Avec AFP)

Source RFI

Voir aussi : François Ruffin sur le droit d'informer sur les livraisons d'armes à l'Arabie Saoudite

GOPés or not GOPés ?

gopes.PNG cliquer sur l'image pour voir la vidéo

Et lire par exemple ce vieil article du Musée sur la"stratégie européenne pour l'emploi" en Belgique, désormais intégrée dans les GOPés

mardi 7 mai 2019

Votez Syriza avec Mediatarte

Mai 2019, mois présenté surtout comme politique. La Grèce idyllique quant à elle, accueille déjà ses visiteurs émerveillés, la saison s’ouvre pour que certaines réalités se cachent, après-tout, les hôtels sont rénovés et prêts, travail, soleil, patrie... joie de vivre ! La presse de la semaine fera état du nombre des listes concourant pour les pseudo-européennes, et le microcosme parasite des politiciens s’agitera, synthèse encore accomplie de la cupidité des hommes d’affaire libéraux, et du clientélisme traditionnel.

mediatartegrece1.PNG Médiatarte en vacances en Grèce, coll. du Laboratoire de neuneulogie du Collège d'Argein

Au pays de la marionnette Tsípras, ignoble personnage et alors Éphialtès macabre et cynique à la fois, les questions politiques, à savoir, désormais existentielles (et non pas existentialistes) pour le peuple, la nation et la société en Grèce sont occultées du débat, du faux débat faut-il préciser. Entre les arrivistes de tout bord, puis les adeptes de la secte du PC grec d’un côté, ou encore, la bande à Michaloliákos des Aubedoriens de l’autre, le factuel politique se résumera à sa stricte et piètre caricature. La pire je dirais depuis bien longtemps à travers notre... modernité galopante.

mediatartegrece2.PNG Médiatarte en vacances en Grèce, coll. du Laboratoire de neuneulogie du Collège d'Argein

Pour le philosophe et théologien orthodoxe Chrístos Yannarás, il n’y a guère de doute au sujet de l’imposture électorale, corolaire bien entendu du totalitarisme européiste: “Une autre grande voix européenne, ayant une forte résonance aux États-Unis, Paul Virilio, également philosophe, a déjà souligné la disparition, l’éclipse dans le cas de l’Europe, des conditions et des facteurs, permettant jusqu’à présent cette prise des décisions communes au niveau collectif et en temps réel, décisions humaines pour le dire ainsi. Aujourd'hui, l'incroyable vitesse dans la déferlante des informations automatisées issues des marchés boursiers et leur exploitation prédéterminée par les algorithmes, définissent alors tout le fonctionnement de l'économie internationale. La vitesse développée par la fonction même de la totalité du système, le rend de ce fait rebelle à tout contrôle humain.”

mediatartegrece3.PNG Médiatarte en vacances en Grèce, coll. du Laboratoire de neuneulogie du Collège d'Argein

“La dictature de la Troïka au cours des dernières années, sous le lamentable collaborationnisme de la ‘gauche radicale’ n'aura pas suscité la moindre ‘résistance’ des Grecs devant à l'extrême pauvreté comme face à la ridiculisation internationale qui leur a été infligée.”

“Quand donc pour la forme seulement, les commissaires de la Troïka ont cessé à nous rendre visite tous les quatre matins, leurs laquais de la ‘gauche radicale’ ont-ils alors aussitôt et suffisamment fêté cette prétendue ‘libération’, même si, tout ce que le pays compte d’argenterie se trouve hypothéqué. Puis de nouveau, c’est l'heure prétendument des ‘élections européennes’. Aussi, pour que le retard mental, ainsi que la bassesse morale du théâtre de marionnettes au système des partis puisse de nouveau apparaitre sous le soleil tel qu’il est.”

mediatartegrece5.PNG Médiatarte en vacances en Grèce, coll. du Laboratoire de neuneulogie du Collège d'Argein

“Car encore une fois, aucun, mais alors aucun parti n’aspire à constituer sa liste sur la basé de la qualité humaine, qui plus est, capable de surmonter l'impasse meurtrière de l'Union européenne. C’est bien connu, le critère suprême qui prime pour tous ces parties, c’est comment alors gagner des impressions, rien que les impressions”, Chrístos Yannarás, “Élections européennes apolitiques”, quotidien “Kathimeriní” du 5 mai 2019.

Extrait de l'article de Panagiotis Grigoriou paru sous le titre "Pays idyllique" sur son blog Greek Crisis. Illustrations du Musée de l'Europe, extraites de l'article de Amélie Poinssot sous le titre "De la gauche radicale à la gauche de compromis, les ajustements de Syriza au pouvoir" sur Médiapart

vendredi 3 mai 2019

Une classe moyenne pulvérisée EN MOINS DE 10 ANS

Même Bloomberg... découvre cette semaine l’étendu du désastre grec, c’est-à-dire des Grecs, lorsque leurs biens sont saisis ou bradés par milliers, et lorsque 4 millions de Grecs, autrement-dit 37% de la population doivent à l’administration fiscale, passée il faut dire sous contrôle étranger depuis les accords SYRIZA, près de 104 milliards d’euros, le pays réel et ses bons chiffres...

Printemps grec, la fête de Saint Georges, nos touristes émerveillés, nos animaux adespotes, voire, nos tortues. Pays dit réel. “Beaucoup de Grecs sont épuisés et ne se battent plus pour préserver leurs biens. Les procédures devant les tribunaux grecs pouvant prendre des années, de nombreuses personnes qui étaient déterminées à protéger leurs propriétés ont vu les pressions incessantes se faire sentir, a déclaré Dimítris Anastasópoulos, avocat au Barreau d’Athènes”, rapporte l’article de Bloomberg daté du 3 mai.

Il en va de même avec le reste des biens, pour une classe moyenne pulvérisée en moins de dix ans, passant de 70% à 30% de la population. Dans cette même série, une nouvelle taxe frappe depuis mai 2019 les propriétaires des embarcations, alors toutes les embarcations à partir de 7 mètres de longueur, sans les exceptions du passé: bateaux de pêche, voiliers, bateaux et embarcations en bois traditionnels, sachant que la plupart des embarcations concernées ont une valeur marchande se situant entre 3.000€ et 18.000€. Et c’est encore un signe fort explicite, frappant à la fois la classe moyenne restante, et autant la flotte traditionnellement nombreuse en petites embarcations servant à la pêche déjà des amateurs, lorsque la Grèce et ses îles ont tout de même une longueur de côtes de 14.880 km, davantage que la Chine ou que le Royaume-Uni par exemple.

Et c’est justement cette maritimité et également insularité archipélagique, notamment celle de la mer Égée, qui se trouve à l’origine du “phénomène bateau” chez les Grecs, car au-delà de la plaisance (et en dehors des yachts bien entendu), cette réalité alors si présente à travers les mers grecques a toujours été liée à la pêche amateur. D’abord pour compléter les ressources en protéines des familles, et ensuite lors des guerres et des crises, se transformant en une activité de survie, familiale, voire économique, sans que les autorités puissent bien entendu vraiment contrôler ce... secteur d’activité. D’ailleurs, sous l’autre Occupation celles des années 1940, les autorités occupantes avaient pratiquement interdit la pêche aux populations côtières et des îles, aussi pour briser la Résistance du peuple grec.

En ce moment, dans les marinas et dans les petits ports de pêche on reste bien sceptique face à cette nouvelle taxe. Par exemple, les petits voiliers privés appartenant aux Grecs représentent déjà et désormais moins du 5% des voiliers amarrés. “Pour nous Grecs, c’est la mort”, nous dit-il Aris, rencontré dans un petit port du Péloponnèse. “Avant la Troïka, un quart des voiliers ici appartenaient aux Grecs, ils ne restent que deux actuellement.” Il faut aussi dire que ces dernières années, ceux de la classe moyenne des autres pays, Allemagne, France, Italie, pays Scandinaves entre autres, occupent les ports et les baies... disons jadis admises sous le règne de Poséidon, il est vrai aussi que dans leurs pays, les coûts ne le leur permettent plus déjà que d’utiliser leurs voiliers.

Extrait de l'article de Panagiotis Grigoriou paru sous le titre "au-delà du capitalisme" sur son blog Greek Crisis.

lundi 22 avril 2019

Brexit :un saut dans l'inconnu

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mercredi 17 avril 2019

Contes et légendes du Brexit

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mardi 16 avril 2019

La justice administrative annule la privatisation de l’aéroport de Toulouse

A Toulouse, alors que les actionnaires chinois étaient en plein processus de revente de la participation qu'ils avaient achetées en 2015 à l'Etat, la cour administrative d'appel, saisie par trois syndicats, a annulé ce mardi les décisions portant sur la sélection des candidats pour l'achat des parts de l'Etat en 2014. Opposés à la privatisation, la CGT, FSU et Solidaires arguaient que "l'offre indicative" (initiale) avait été déposée par Casil associé à la SNC Lavalin, mais que l'offre finale n'avait été présentée que par le groupe Casil.

La cour leur a donné raison mardi sur ce point et "a annulé la décision de céder à la société Casil Europe" les parts du capital, "l'autorisation du ministre chargé de l'Economie (Emmanuel Macron, NDE) du 7 avril 2015 et l'arrêté ministériel du 15 avril 2015".

Source : La Tribune

Lire aussi : Les plus Chinois ne sont pas ceux que l'on croit

Coralie Delaume: «Un référendum sur la privatisation d’ADP permettrait au moins d’en débattre!»

Aéroport de Toulouse, Solidaires, CGT et FSU demandent la mise sous séquestre

Laboratoire grec

" Les 14 aéroports les plus bénéficiaires vendus à une entreprise allemande pour 1,23 milliard d'€. "

OPA sur Notre-Dame

Les "grandes familles" du Royaume se pressaient pour apporter leur obole, prélevée dans d'immenses fortunes volées au Peuple de France, présageant ainsi faire taire la colère des manants qui réclamaient toujours plus et inscrire leur noms dans la pierre, parmi tous les Saints (en bouche d'or), pour des siècles et des siècles..; (Fabliau du Concierge)

LVMHNotredame.PNG Cliquer sur l'image pour ce grand moment d'Histoire de France

Bonus

Et pour que cette belle et émouvante générosité ne se tarisse pas, l’ancien ministre de la culture Jean-Jacques Aillagon demandait que la cathédrale détruite soit déclarée « trésor national » pour bénéficier d’une défiscalisation de 90 % des dons, selon les termes de sa propre loi de 2003. Il est vrai que Jean-Jacques Aillagon est aussi directeur général… de la Fondation Pinault et qu’il voit ici une belle opportunité de réduire la réalité du don annoncé de 100 à 10 millions d’euros. La proposition a été soutenue par Anne Hidalgo. Dans la foulée, Total, L’Oréal, Bouygues et d'autres géant du capitalisme français ont annoncé des dons, ne voulant pas être en reste… En une journée, les milliardaires ont déjà promis 600 millions d'euros pour reconstruire Notre-Dame.

Étrange époque, donc, où l’on pense pouvoir remplir une tâche que le président de la République a déclarée comme profondément liée au passé, au présent et à l’avenir du pays, par cette comédie des dépenses fiscales. Comédie dérisoire où de riches personnages vaniteux peuvent se redorer l’ego à bon marché en laissant effectivement l’essentiel du coût de la reconstruction de Notre-Dame à l’État.

Comédie d’autant plus dérisoire que ces gens sont souvent les plus fervents défenseurs des baisses d’impôts et de l’optimisation fiscale. Rappelons que même si le conseil de Jean-Jacques Aillagon n’était pas écouté, les dons des fondations sont défiscalisés à hauteur de 60 %, ce qui d’après la Cour des comptes coûte pas loin du milliard d’euros chaque année. Rappelons aussi que la Fondation Louis Vuitton a bénéficié d'une défiscalisation de plus de 500 millions d'euros et que le groupe de François Pinault, Kering, a économisé 2,5 milliards d'euros dans un montage dévoilé par Mediapart.

Source : Romaric Godin, Mediapart

jeudi 11 avril 2019

Il y a 11 ans : Wikileaks et le soldat Manning révèlent une "bavure" de l'armée américaine en Irak

iraq.PNG Cliquer sur l'image pour voir l'archive

Don de VS

Le raid aérien du 12 juillet 2007 à Bagdad est une bavure américaine survenue dans le cadre de la guerre d'Irak menée par la coalition alliée, durant laquelle un hélicoptère Apache américain a ouvert le feu au chain gun M230 30mm sur un groupe de civils, comprenant notamment deux reporters de l'agence Reuters. Au moins 18 personnes ont été tuées au total1: 12 personnes dans les deux premiers bombardements, incluant les deux reporters et deux enfants blessés, et sept personnes dans la troisième frappe . Le 5 avril 2010, une vidéo publiée par le site Internet WikiLeaks montre la scène vue depuis la caméra embarquée de l'hélicoptère, alors que c'était jusqu'ici une information classifiée par l'armée américaine.

Bonus

Mention spéciale pour sa Une au petit télégraphiste de faxs moustachus responsable éditorial de la diffusion du "plus gros bobard de la fin du XXème siècle"...

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Coralie Delaume: «Un référendum sur la privatisation d’ADP permettrait au moins d’en débattre!»

FIGAROVOX/TRIBUNE - Pour Coralie Delaume, qui avait lancé avec David Cayla une pétition en ligne contre la privatisation d’ADP, la procédure de référendum d’initiative partagée initiée par des parlementaires de l’opposition est la dernière chance d’espérer un réel débat citoyen sur cette mesure contestée.

rics.PNG Londres, le 29 mars 2019, Collections du Musée de l'Europe

FIGAROVOX.- Une procédure de référendum d’initiative partagée contre la privatisation d’ADP a été initiée par plus de 200 députés et sénateurs. A-t-elle une chance d’aboutir?

Coralie DELAUME.- Il y a beaucoup d’obstacles à franchir avant qu’un référendum ne soit organisé. D’abord, il faut que la proposition de loi déposée par les députés et sénateurs soit validée par le Conseil constitutionnel. Celui-ci va étudier si le sujet peut-être être soumis à référendum, car tous les sujets ne peuvent pas l’être. Le Conseil constitutionnel va devoir se prononcer sur le fait de savoir si la privatisation d’ADP est une «réforme relative à la politique économique, sociale ou environnementale de la nation et aux services publics qui y concourent», au sens de l’article 11 de la Constitution (qui énumère les sujets pouvant être soumis à référendum).

Si le Conseil constitutionnel valide la proposition de loi, il faudra ensuite que 10 % du corps électoral l’appuie, c’est-à-dire 4,7 millions de personnes inscrites sur les listes électorales, ce qui est énorme. Mais le délai pour obtenir les signatures étant de 9 mois, cela va laisser du temps pour débattre. Il est probable que la question des privatisations dans leur ensemble vienne sur le tapis. Celle notamment, scandaleuse, des autoroutes, qui a beaucoup mobilisé les «gilets jaunes» et donné lieu à diverses actions sur des péages. On pourra sans doute saisir l’occasion pour rappeler que le Conseil d’État vient d’obliger Bercy, par une décision en date du 18 mars, à rendre public un «protocole secret» signé entre l’État et les sociétés concessionnaires des autoroutes (SCA) en 2015. Un militant écologiste de Grenoble s’est battu pendant trois ans pour obtenir la publicité de ce texte et on sait désormais ce qu’il contient. Du coup, on comprend que plusieurs ministres de l’époque, notamment Emmanuel Macron - ministre de l’économie à l’époque et l’un des deux signataires du protocole avec Ségolène Royal - aient tout fait pour que son contenu reste confidentiel.

On aura également l’occasion d’évoquer ce projet fou de privatisation de certaines routes nationales, récemment révélé par une enquête de la cellule investigations de Radio France. Ou encore le précédent de la privatisation de l’aéroport de Toulouse-Blagnac. On savait déjà qu’il était en train de tourner au vinaigre. On savait que le concessionnaire chinois avait tendance à vider les caisses de l’entreprise, qu’il n’avait aucune expérience en matière de gestion aéroportuaire, qu’il avait été épinglé très durement dans un rapport de la Cour des comptes en octobre 2018. On sait désormais également, grâce à une récente enquête de Médiacité, que ça empire de jour en jour. Casil Europe (le consortium chinois auquel on a imprudemment concédé la gestion de l’aéroport) vient apparemment de faire adopter en conseil de surveillance le principe de reverser 100 % du résultat de l’aéroport en dividendes pour les cinq prochaines années. Ce qui devrait représenter environ 170 millions d’euros pour les actionnaires. Un «pognon de dingue», comme on dit désormais.

Bref, le temps de collecte des signatures citoyennes (9 mois) va permettre de reparler de tout cela, de mettre les choses en perspective, et de montrer à quel point cette orgie de privatisations qui n’a que trop duré, relève du capitalisme de connivence et de prédation. Rien que pour cela, ce sera utile!

Si les signatures sont collectées, est-ce que le gouvernement a l’obligation d’organiser un référendum?

Hélas non. Il y a encore d’autres contraintes. D’abord, un RIP ne peut pas abroger une disposition législative promulguée depuis moins d’un an. Or la loi PACTE, qui prévoit la privatisation d’ADP, devrait être définitivement votée ce jeudi par l’Assemblée nationale. Cela dit, votée ne veut pas dire promulguée. Si le Conseil constitutionnel est saisi pour étudier la constitutionnalité de la loi PACTE, cela va différer la promulgation. Or il est bel et bien question qu’il le soit, notamment parce que la constitutionnalité de la privatisation d’ADP est sujette à caution, s’agissant vraisemblablement d’un «monopole de fait» (donc non privatisable aux termes du 9ème alinéa du Préambule de la Constitution du 27 octobre 1946, qui fait partie de notre bloc de constitutionnalité).

Enfin, dernière contrainte et non des moindres: si la proposition de loi des 200 députés et sénateurs passe devant les Assemblées (et on peut compter sur la majorité pour s’en saisir), qu’elle est débattue mais rejetée, aucun référendum n’aura lieu. Autant dire que ce n’est pas gagné. Du coup, on a un peu l’impression que cette procédure du RIP a été pensée pour ne jamais pouvoir aller à son terme.

Mais encore une fois, cette action va permettre un débat sur la question des privatisations, ce n’est pas rien. Par ailleurs, toutes les manœuvres politiciennes visant à faire en sorte que la consultation populaire n’ait pas lieu, se verront. Les citoyens vont attendre «leur» référendum, et s’il ne vient jamais (ce qui est probable), il faudra leur expliquer pourquoi...

L’émergence d’une demande de démocratie participative à la suite du mouvement des «gilets jaunes» a-t-elle selon vous favorisé cette initiative?

Tout cela participe en effet d’un profond mouvement de réappropriation, dans la droite ligne du mouvement des «gilets jaunes». Ceux-ci se sont d’ailleurs beaucoup mobilisés contre cette privatisation. Plusieurs d’entre eux ont relayé la pétition que nous avons lancée il y a un mois avec David Cayla et qui atteint aujourd’hui, notamment grâce à des partages sur des pages Facebook «gilets jaunes», près de 158 000 signatures. Des «opérations spéciales» ont également été montées. Des «gilets jaunes» ont par exemple organisé un flashmob dans le terminal 1 de l’aéroport Roissy Charles-de-Gaulle pour protester contre la privatisation. Ils ont beaucoup contribué à la prise de conscience sur ce sujet.

À noter également: l’initiative des parlementaires montre qu’il existe encore des élus capables de prendre à leur compte les intérêts du pays (le caractère transpartisan de l’affaire montre d’ailleurs qu’il s’agit d’une question d’intérêt national, qui transcende les clivages politiques traditionnels). Pour le coup, cela revalorise la politique, dont on avait tendance à croire qu’elle n’était plus le fait, désormais, que d’une oligarchie comprador pressée de tout dépecer pour offrir des rentes à ses amis des banques et des multinationales.

Source : Le Figaro

Il y a 5 ans : les brochures du Musée de l'Europe & de l'Afrique

Les éditions du Musée de l'Europe & de l'Afrique mettent progressivement à disposition des brochures tirées de nos collections prêtes à l'impression (en annexes ci-dessous).

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arbre_texte.gif Collections du Musée de l'Europe

mercredi 10 avril 2019

Dernières nouvelles de la fin du monde

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Bonus

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dimanche 7 avril 2019

Implosion de la classe moyenne

Rien que près de la date du 4 avril, et de la mémoire du suicide historique et politique de Dimítris Christoúlas, j’ai pu remarquer à travers la presse régionale, qu’un homme de 80 ans s’est pendu à Andritsaina dans le Péloponnèse, presse locale de Patras. Ou à Elatia en Grèce Centrale, un homme de 35 ans s’est également pendu, presse locale, puis le 31 mars un homme de 54 ans s’est suicidé faisant usage de son fusil de chasse sur l’île de Zante, presse locale, ou le 21 mars, un homme qui s’est suicidé de la même manière à Agrínio en Grèce de l’Ouest, presse locale, ensuite un adolescent de 16 ans qui s’est suicidé à Siteía en Crète, presse locale, enfin, cette femme de 52 ans qui s’est suicidée en se jetant de son balcon du 5ème étage à Patras, presse locale. Le... nombre y est, Charon est on dirait de la “fête”.

Au pays réel et non pas celui des politiciens, on peut certes boire son café sous le soleil à Athènes ou s’y balader devant les boutiques fermées, comme on peut autant disparaître, soleil d’ailleurs ou pas... par suppression volontaire et autant autodestructrice. En même temps et c’est aussi une forme de réaction, des monastères et notamment ceux du Mont Athos, inaugurent alors églises et locaux en ville, pour que leurs moines puissent rencontrer les fidèles en ville, de plus en nombreux. On dirait que le petit peuple s’accroche comme il le peut, là où il peut.

L’analyse de Christophe Guilluy est d’ailleurs pertinente. “Pour la première fois dans l’Histoire, les catégories modestes ne vivent plus là où se crée l’emploi. Du fait de la division internationale du travail et de la polarisation de l’emploi, il était logique que la classe moyenne, la classe majoritaire, implose. Les conséquences culturelles et politiques sont gigantesques.”

“Notre modèle ne fait plus société, n’intègre pas le plus grand nombre. Comment combiner un modèle mondialisé avec une volonté d’intégrer économiquement tous les territoires? Soyons clairs: même si ces territoires créaient de l’emploi, çà ne changerait pas grand-chose en ce qui concerne le PIB. En revanche, d’un point de vue culturel, ça change tout. Il y a un décalage flagrant avec l’élite, auquel s’ajoute un mépris de classe”, presse belge entre autres.

Ainsi, à travers Athènes... en large, c’est l’irruption de la métropolisation mais alors violente. La classe moyenne fut défaite en un temps record, autant que sa société grecque, le tout précédé d’une forme de viol qui n’est pas que symbolique. La relative gestion du futur lui a été retirée, autant que celle de la petite mais très large propriété foncière, la seule assurance réelle des Grecs devant les aléas finalement visibles de la globalisation. Les projets pharaoniques en Attique, dont celui du Grand Pirée, mené entre autres par le géant chinois COSCO en disent bien long sur les suites illogiques en cours.

Extrait de l'article de Panagiotis Grigoriou paru sous le titre " Refaire société " sur son blog Greek Crisis

Les amis européens de BHL : le chef d'un gouvernement incluant des néo-nazis et le fossoyeur de la gauche en Europe !

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bhl5.PNG Collections du Musée de l'Europe

Bonus

gilderoy.PNG Cliquer sur l'image pour voir la vidéo

Le Professeur Gilderoy Lockhart était un magicien de sang mélé. Diplômé de la Hogwarts School of Witchcratf and Wizardry, il fut célèbre dans le milieu de la magie comme auteur de nombreux ouvrages sur les créatures maléfiques et ses supposées confrontations avec elles.

Lorsqu'il fut recruté comme Professeur de Défense contre les forces du Mal à la Hogwarts School of Witchcratf and Wizardry pour l'année scolaire 1992-1993, il avait déjà reçu de nombreuses distinctions honorifiques, parmi lesquelles l'Ordre de Merlin de 3ème classe, membre honoraire de la Ligue de Défense contre les Forces du Mal, et remporté cinq fois le prix du plus charmant sourire de la semaine. Il est l'inventeur d'un shampoing au jaune d’œuf d'Occamy[1] qui s'est avéré trop dangereux et trop coûteux pour être mis sur le marché. Son but dans la vie devint alors de parvenir à commercialiser ce produit.

Lockhart n'a en fait jamais réalisé aucune des actions héroïques qu'il prétendit, mais parvint grâce à son immense compétence dans le domaine des sorts de mémoire à contraindre les véritables auteurs de ces exploits à en perdre le souvenir. Ironie du sort, Lockhart perdit la mémoire le 29 mai 1993.

Notes

[1] créature carnivore originaire d’Inde et d’Extrême-Orient, ressemblant à un serpent ailé, doté de plumes, marchant sur deux jambes et atteignant jusqu’à quatre mètres cinquante... en présence d’humains, il pense souvent à assurer la protection de ses oeufs (source : « Dossier : les créatures du film, les Animaux fantastiques », in La Gazette du Sorcier, 31 juillet 2016.

samedi 6 avril 2019

Les plus Chinois ne sont pas ceux que l'on croit

Le bandit chinois auquel Emmanuel Macron a vendu l'aéroport de Toulouse semble avoir intéressé des élites locales à la spoliation d'un bien public... Une petite marche pour le patronat local, un bond en avant pour le Capital... (Le Concierge)

Le président du conseil de surveillance de l'aéroport Toulouse-Blagnac, Charles Champion, a confirmé mardi 22 janvier la signature d'un accord entre les actionnaires locaux et le Chinois Casil Europe sur la question des dividendes. Sur cinq ans, l'intégralité du résultat net pourra être reversé aux actionnaires. Jusqu'ici, les collectivités locales avaient toujours déploré cette logique, mais elles se félicitent désormais que les réserves financières de l'aéroport ne figurent pas dans le texte. Décryptage.

C'était une annonce très attendue après trois ans de débats houleux autour de la question des dividendes versés aux actionnaires. Le président du conseil de surveillance de l'aéroport Toulouse-Blagnac, Charles Champion, a confirmé mardi 22 janvier la signature récente d'un accord entre les actionnaires locaux et le Chinois Casil Europe sur cette question.

"L'accord voté à l'unanimité en décembre dernier consiste à définir une politique en matière de dividendes sur le plan d'affaires des cinq prochaines années. On considère que l'on peut redistribuer autour de l'intégralité du résultat net en normes françaises aux actionnaires sous réserve de leur approbation chaque année au vu des comptes de l'aéroport", a-t-il précisé.

Autrement dit jusqu'en 2023, les actionnaires pourraient toucher jusqu'à 100% du résultat net annuel de l'aéroport (qui a atteint 14 millions d'euros en 2017). Une demande de l'actionnaire chinois depuis son arrivée

Pour rappel en 2015, la société d'actionnaires chinois Casil Europe a racheté 49,99% des parts de l'aéroport pour 308 millions d'euros à l'État. De l'autre côté, la Région, le Département, Toulouse Métropole et la CCI de Toulouse détiennent 40% des parts, sans oublier l'État et ses 10,01% restants. Alors, depuis son arrivée dans le capital, l'actionnaire chinois réclame "un retour sur investissement raisonnable", sous forme de dividendes.

Dès 2016, il demande 40 millions d'euros pour l'ensemble des actionnaires. Mais il obtiendra "seulement" 17,5 millions d'euros en puisant dans les réserves financières de l'aéroport, malgré un vote d'opposition des collectivités locales. L'année suivante, les actionnaires français votent à nouveau contre le versement de 7,85 millions d'euros aux actionnaires (dont 1,5 million d'euros puisé dans les réserves). En mai 2018, rebelote. Les collectivités locales et la CCI votent contre le versement de l'intégralité du résultat net de l'aéroport, soit 14 millions d'euros de dividendes (aucune ponction cette fois dans les réserves). "Les élus ont capitulé"

"100% des bénéfices reversés, c'est trop", déplorait alors Pascal Boureau représentant du Département au conseil de surveillance de l'aéroport. Le même aujourd'hui n'est plus choqué par l'accord qui autorise le versement de l'intégralité du résultat net de l'aéroport, et ce sur les cinq prochaines années.

"On nous a montré une étude qui indique que le reversement de l'intégralité du résultat net n'impacte pas la viabilité de l'aéroport. L'important est que nous avons sanctuarisé les réserves de l'aéroport qui ne figurent pas dans l'accord", plaide-t-il.

Même commentaire du côté de Bernard Keller, vice-président de Toulouse Métropole, également membre du conseil de surveillance. "L'accord veut dire qu'on ne puise pas dans les réserves financières et qu'on préserve la capacité d'autofinancement", souligne-t-il. De son côté, Pascal Boureau relève aussi que le texte prévoit "que seuls les salariés siègent au directoire, alors que jusqu'ici des membres de Casil Europe en faisaient partie".

Pour autant, l'accord passe très mal dans l'opposition municipale. Marc Péré, membre du groupe d'opposition Métropole citoyenne, lance :

"Les élus ont capitulé, c'est une honte. 100% du résultat net, c'est inadmissible sachant qu'en moyenne au CAC40, 66% des bénéfices sont reversés sous forme de dividendes, un niveau déjà extrêmement élevé. Sur la forme, un tel engagement aurait dû être approuvé au préalable en conseil métropolitain, d'autant qu'il y a des élections municipales en 2020".

Pour sa part, le président de la CCI Occitanie, Alain Di Crescenzo, s'est félicité d'un tel accord soulignant que les dividendes représentent "une ressource financière non négligeable pour la CCI". Le gouvernement a en effet décidé de coupes drastiques dans les budgets des chambres de commerce.

Source: La Tribune

Le chanteur Graeme Allwright a fêté ses 92 ans

graeme.PNG Cliquer sur l'image pour écouter "Qu'as-tu appris l'école ?"

Graeme Allwright a eu 92 ans le 7 novembre 2018. Né à Wellington en Nouvelle-Zélande, il a arpenté bien des estrades et soutenu bien des causes nobles.

Des célébrités meurent. La presse nous inonde d’éloges posthumes. Et comme les œuvres des défunts me laissent indifférent, je conserve le recul pour songer à cette bizarrerie. Tous ces éloges ! Mais pourquoi des éloges posthumes ? C’est aux vivants que l’on a envie de dire des mots de sympathie, de tendresse, d’amour.

Et voilà comment des éloges posthumes trop appuyés m’ont donné l’envie de dire mon amitié, non devant des cercueils, mais à des vivants âgés qui m’ont marqué mon chemin d’une pierre blanche. Après une série pour dire ma vive sympathie à Gilles Vigneault, voici depuis quelques temps, en bas de mes bafouilles, une nouvelle série pour exprimer cette même sympathie à Graeme Allwright.

Graeme avait chanté toute la nuit – oui, vraiment toute la nuit, ce n’est pas une figure de style ! – lors d’une manif estivale sur le plateau du Larzac. Il avait commencé après les autres chanteurs, vers minuit, et n’a cessé de chanter que vers les huit ou neuf heures du matin. Les paysans du Larzac s’en souviennent encore.

Tu sais, les paysans ont l’habitude de bosser sans regarder leur montre. On n’arrête que lorsqu’on a fini le champ, rentré la moisson ou terminé la couvraille. Alors, voir ce gars, un artiste, un chanteur guitariste, bref un branleur aux yeux de gens qui bossent dur, un gars qui ne lâche pas la patate de toute la nuit, ça les a marqués. Les paysans du Larzac n’ont jamais oublié et l’été, au marché paysan de Montredon, ils te parlent encore de cette nuit avec Graeme Allwright.

Ce n’est pas un détail. Voir un gars sortir ses tripes une nuit entière sur une scène bricolée, ça te met le moral au grand beau pour longtemps. Tu te dis que tu vas gagner parce que, si des gens qui viennent du bout du monde sont capables de ça, ta cause en vaut vraiment la peine et ne peut pas sombrer. Tu vas gagner !

Combien de cœurs dans combien de soirées Graeme Allwright a-t-il ainsi revigorés ?

En s’adressant à un accordéoniste amateur-président de la République, Valéry Giscard dit d’Estaing, à Anne (Anne-Aymone Marie Josèphe Christiane Sauvage de Brantes) son épouse, à Valérie-Anne leur fille, Graeme Allwright le néo-zélandais chante en bossa nova brésilienne “Larzac 75”.

A lire et écouter en intégralité sur le blog du Yeti

mercredi 3 avril 2019

Bilan de la BCE

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Depuis le début de la crise en 2007-2008, la BCE a joué un rôle vital pour venir à la rescousse des grandes banques privées, de leurs grands actionnaires et principaux dirigeants tout en garantissant la poursuite de leurs privilèges. On peut affirmer sans risque de se tromper que sans l’action de la BCE, de grandes banques seraient tombées en faillite, ce qui aurait forcé les gouvernements à prendre à l’égard de leurs dirigeants et des grands actionnaires des mesures contraignantes fortes. Il faut ajouter que l’action de la BCE a renforcé la concentration du secteur bancaire au profit d’une vingtaine de grandes banques qui jouent un rôle dominant. La BCE a contribué activement à maintenir en place et à développer des monstres bancaires trop grands que pour faire faillite. En plus du sauvetage des grands actionnaires des banques, la BCE poursuit officiellement l’objectif d’une inflation de 2%. De ce point de vue, le bilan de la BCE est un échec puisque le taux d’inflation dans l’Eurozone en 2018 a atteint seulement 1,6% et qu’il est en baisse au premier trimestre 2019.

Trois objectifs supplémentaires de l’action de la BCE peuvent être résumés de la manière suivante :

Défendre l’euro qui est une camisole de force pour les économies les plus faibles de la zone euro ainsi que pour tous les peuples européens. L’euro est un instrument au service des grandes entreprises privées et des classes dominantes européennes (le 1% le plus riche). Les pays qui font partie de la zone euro ne peuvent pas dévaluer leur monnaie puisqu’ils ont adopté l’euro. Or les pays les plus faibles de la zone euro auraient avantage à dévaluer afin de retrouver de la compétitivité face aux géants économiques allemands, français, au Benelux (Belgique, Pays-Bas, Luxembourg) et à l’Autriche. Des pays comme la Grèce, le Portugal, l’Espagne ou l’Italie sont donc coincés par leur appartenance à la zone euro. Les autorités européennes et leur gouvernement national appliquent dès lors ce qu’on appelle la dévaluation interne : ils imposent une diminution des salaires au seul profit des actionnaires des grandes entreprises privées. La dévaluation interne est synonyme de réduction des salaires.

Renforcer la domination des économies européennes les plus fortes (Allemagne, France, Benelux…) où sont basées les plus grandes entreprises privées européennes. Cela implique de maintenir de fortes asymétries entre les économies les plus fortes et les plus faibles.

Participer et soutenir de manière offensive les attaques du Capital contre le Travail afin d’augmenter les profits des entreprises et rendre les grandes entreprises européennes plus compétitives sur le marché mondial face à leurs concurrents états-uniens, chinois, japonais, coréens… Les exemples de l’intervention de la BCE pour atteindre cet objectif en Italie, en Grèce, à Chypre, au Portugal, en Irlande, en Espagne, … sont multiples.

L’acharnement de la BCE à contribuer aux attaques contre ceux d’en bas vient une fois de plus de s’exprimer très clairement. En mars 2019, la BCE et les banques de l’Eurosystème ont refusé de rendre à la Grèce une partie des bénéfices réalisés sur le dos du peuple grec (2) sous le prétexte que le gouvernement d’Alexis Tsipras n’avait pas suffisamment approfondi les contre réformes sociales. Il s’agit notamment de la volonté de la BCE de voir supprimer les derniers obstacles à l’expulsion des ménages grecs incapables de poursuivre le remboursement de la dette hypothécaire pour leur résidence principale. Rien n’est épargné comme sacrifices au peuple grec qui constitue une victime expiatoire de la Troïka au sein de laquelle la BCE joue un rôle clé.

La nécessité de solutions radicales

La nouvelle crise financière qui vient s’inscrit dans un contexte plus large de crise systémique du capitalisme global. Cette crise systémique est multidimensionnelle : économique, écologique, sociale, politique, morale, institutionnelle, …

Il faut rompre de manière radicale avec la logique qui guide aujourd’hui les gouvernements en place et prendre des mesures d’urgence. A l’opposé du système actuel qui offre l’impunité et des parachutes dorés aux responsables des débâcles, il est nécessaire de faire payer la facture des sauvetages bancaires à ceux et celles qui en sont responsables.

Les mesures annoncées pour discipliner les banques sont cosmétiques. La supervision centralisée des banques de la zone euro, la création d’un fonds européen de garantie des dépôts, l’interdiction de certaines opérations (ne touchant que 2% de l’activité bancaire globale), le plafonnement des bonus, la transparence des activités bancaires ou encore les nouvelles règles de Bâle III ne constituent que des recommandations, des promesses ou, au mieux, des mesures tout à fait insuffisantes en regard des problèmes à résoudre. Or il faut imposer de véritables règles très strictes et incontournables.

Cette crise devrait être dépassée par la réalisation de mesures qui touchent la structure même du monde de la finance et du système capitaliste .

Le métier de la banque est trop sérieux pour être laissé dans les mains du secteur privé. Il est nécessaire de socialiser le secteur bancaire (ce qui implique son expropriation) et de le placer sous contrôle citoyen (des salariés des banques, des clients, des associations et des représentants des acteurs publics locaux), car il doit être soumis aux règles d’un service public et les revenus que son activité génère doivent être utilisés pour le bien commun.

La dette publique contractée pour sauver les banques est clairement illégitime et doit être répudiée. Un audit citoyen doit déterminer les autres dettes illégitimes, illégales, odieuses, insoutenables… et permettre une mobilisation telle qu’une alternative anticapitaliste crédible puisse prendre forme.

Ces deux mesures doivent s’inscrire dans un programme plus large que nous avons ébauché ailleurs Voir : Gilets jaunes : apprendre de l’histoire et agir dans le présent

Les banques centrales doivent être radicalement refondées, leurs missions doivent être redéfinies. Elles doivent reprendre le rôle de création monétaire en faveur du secteur public et contribuer activement au financement de la transition écologique et à la lutte contre l’injustice sociale.

La mobilisation citoyenne et l’auto-organisation sociale constituent la condition sine qua non à la réalisation des différentes solutions proposées.

Extrait de l'article d'Eric Toussaint paru sous le titre "La crise économique et les banques centrales" sur le site du CADTM

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