Musée de l'Europe et de l'Afrique

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vendredi 23 février 2018

Tariq Ramadan face à Jean-François Copé

L'un des avocats d'une des plaignantes, Jonas Haddad, étant un éminent membre des "Républicains" - avocat... fiscaliste ! -, il est bon de revoir un débat entre Jean-François Copé et Tariq Ramadan (réduit, donc, au silence des cachots)...

RamadanCope.PNG cliquer sur l'image pour voir l'émission

La bulle de Philaminte

Garnierascension.png L'ascencion de J-P.G. au Panthéon Burloniste - par Zurbaranov

Le milieu assez fermé (mais très actif) des rebelles de comptoir est sous le choc de l'ex-communication doublée d'une menace de châtiment corporel que Philaminte De Cock vient d'adresser à frère Jean-Pierre. En cause : les prêches schismatiques de ce dernier, dont Mère De Cock, alertée par ses zélotes les plus attentifs, a pris connaissance avec un effroi doublé d'indignation. La virulence des oraisons funèbres du François d'Assise des fratelli de la secte marxiste-burloniste, prononcées à l'encontre de la secte anarchoïde, ne laissait pas le choix à la chanoinesse des Mediatartes moustachus, principal organe de propagation de la Foi anarchoïde (chapelle trotsko-neuneudeboutiste).

Elle n'a donc laissé à personne le soin de trousser et d'adresser à l’impie une bulle électronique rédigée en ces termes dépourvus de clémence comme d'ambiguïté :

LDCgarnnir1.PNG

Lire la suite sur le site de la Librairie Tropiques

Bonus !

Tel Grands Pas, surveillant les frontières de la Comté et rôdant pour cela sur les bords du Quiévrain, le Concierge s'avisant qu'un texte de la surmédiatisée dans le in et le off et très troskyste LDC (gare à sa capacité d'entrisme à ceux/celles qui tiennent encore des moyens de production, les copains/copines !) avait fini par aboutir dans le FB des étudiants en agrégation de sciences sociales à LLN, tenta un tir de cette Arme de Dérision Massive (ADM) Burlonesque depuis le Porte-Urinoirs Marcel Noël Bourdieu amarré à Anderlecht. Mais le très au-service-de- la-prochaine-campagne-électorale-US média Fesse de Bouc (pas de "complot", car "cela appartient" au futur candidat Zuckerberg... Mais il est comique que comme son propre véhicule peut devenir du capital fixe d'une entreprise de transport... sans véhicule ! comme Blablacar, tout le monde se transforme en relais de propagande dans un média... sans production médiatique, comme FB ! Miracle de l'économie "coopérative". Mais qui est au centre de l'"économie circulaire" ??) semble avoir mis en place des mesures de brouillage électronique de la Librairie Tropique Burloniste... Nous invitons tous les lecteurs de ce blog à essayer de poster des liens de la Librairie en commentaire de posts d'amis Fesse de Bouc pour savoir ce qu'il en est effectivement...

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blocageFB3.PNG Aux grands patrons de la Silicon Valley... via le formulaire de signalement, bien évidemment ! Entre cyborgs, on se comprend !

jeudi 22 février 2018

Une affaire d'Etat

Alors que la Cour d'Appel a confirmé le placement en détention provisoire de M. Tariq Ramadan, il est bon de revenir sur le précédent de Tarnac et un acteur commun aux deux affaires...

C'est le Procureur de Paris, François Molins, qui a requis la mise en détention provisoire de M. Tariq Ramadan (la non-indépendance du Parquet ayant par ailleurs été mille fois dénoncée par les observateurs du système juridique français soucieux de la séparation des pouvoirs).

Directeur de cabinet de la Garde des Sceaux Michèle Alliot-Marie au moment du déclenchement de "l'Affaire de Tarnac", c'est en tant que Procureur de Paris que François Molins avait eu ensuite à en traiter, s'acharnant à imposer la qualification "terroriste", malgré les juges d'instruction eux-mêmes. Il fallut une décision de la Cour de Cassation pour que cette qualification soit définitivement abandonnée... le 10 janvier 2017 (soit 9 ans après les faits !).

Le journal l'Humanité rappelait à cette occasion l'acharnement du Procureur Molins sur les prévenus :

Sur le fond, la décision de la Cour de cassation s’inscrit dans le droit fil de celle prise par les juges d’instruction. En août 2015, Après sept années d’une enquête qui n’a cessé de se dégonfler, ils n’avaient pas retenu la qualification « terroriste ». Mais vu seulement une opération de dégradation du réseau ferroviaire, effectuée dans la nuit du 7 au 8 novembre 2008, à Dhuisy (Seine-et-Marne), au moyen d’un crochet de fer à béton déposé sur une caténaire. Les magistrats instructeurs admettaient que ces actions ont été commises « dans le dessein patent de désorganiser le fonctionnement d’un rouage considéré comme étatique, la SNCF ». Mais, au-delà du désagrément causé aux usagers, elles ne pouvaient être considérées « comme ayant intimidé ou terrorisé tout ou partie de la population ».

L’affaire aurait pu s’arrêter là. Mais le parquet de Paris, mené par François Molins, qui était directeur de cabinet de la ministre de l’Intérieur Michèle Alliot-Marie en 2008, ne l’entend pas ainsi. Il fait appel de l’ordonnance des juges, en s’appuyant notamment sur le fameux pamphlet signé par le Comité invisible, l’Insurrection qui vient, attribué à Julien Coupat. Selon le parquet, ce texte – jamais interdit de vente – ne laisserait « aucun doute quant à la finalité de renverser par la violence l’État et détruire la société occidentale actuelle »... Examinés en juin 2016, ces arguments n’ont pas convaincu la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris. Jusqu’au-boutiste, le parquet général s’est tout de même pourvu en cassation. Avec la réussite que l’on sait. Lors de l’audience, en décembre, même l’avocat général de la Cour de cassation n’a pas défendu la position du parquet.

"Détruire la civilisation occidentale actuelle"... Rien que ça ! On peut imaginer ce que le Procureur de Paris peut fantasmer sur Tariq Ramadan...

Depuis, le Procureur de Paris a eu à traiter de toutes les affaires de terrorisme (et particulièrement islamiste) à l'échelon national, pour lesquelles il est seul compétent.

Il y a donc de fortes raisons de penser que l'incarcération de M. Tariq Ramadan soit une incarcération anti-terroriste qui ne dit pas son nom, et qu'elle n'ait finalement que peu à voir avec le témoignage des plaignantes (quels que soient les faits), Tariq Ramadan ayant depuis des années été accusé d'être un inspirateur du terrorisme par une partie de la presse (comme l'atteste, de façon si subtile !, la Une de Charlie Hebdo du 7 février 2018, Nouveau Journal Officiel de la République Française[1]...) et de hauts responsables de l’État...

Comme l'a montré l'affaire Coupat, Tariq Ramadan risque donc d'être emprisonné, sans jugement, pour de très longs mois (plus de six mois dans le cas du premier !) à la discrétion d'autorités publiques, agissant "au nom du Peuple Français" qui a donc des comptes à leur demander - surtout après le fiasco de l'affaire de Tarnac qui n'a pourtant entrainé aucune sanction (et quels que soient les prétendus "changement de majorités" - 2 quand même !)...

Il ne s'agit de rien d'autre que d'une lettre de cachet. On imagine mal que celle-ci n'ait pas reçu l'aval de la Ministre de la Justice et du Président de la République...

Mais considérée la notoriété internationale dont jouit le prévenu, cette "affaire d’État" se déroule désormais soust les yeux du monde entier qui s'écarquillent devant le charme discret de la séparation des pouvoirs au pays de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen et de Montesquieu...

Depuis le 11 janvier, les plus hautes autorités de l’État n'auront décidément eu de cesse de concéder victoire sur victoire aux terroristes (qui détestent Tariq Ramadan au plus haut point) en dynamitant les libertés publiques qui, n'en déplaise aux Inquisiteurs de la politique de la peur, font partie intégrante, et ici pour le meilleur, de la-dite "civilisation occidentale".

Le Concierge

Notes

[1] Un humour de lâches, face à un homme incarcéré ?

mercredi 21 février 2018

Tariq Ramadan : pour une justice impartiale et égalitaire

Tribune mise en "Une" du Club Mediapart, rompant ainsi un si bruyant silence... (Le Concierge)

Selon l'expertise médicale ordonnée par la justice pour statuer sur la demande de remise en liberté de Tariq Ramadan, son état de santé a été jugée compatible avec son maintien en détention. Pour défendre les principes d'une justice équitable et le refus des instrumentalisations dans la lutte contre les violences faites aux femmes, des personnalités entendent intervenir sur le fond éthique et politique.

Depuis le 2 février 2018, Tariq Ramadan est détenu dans le quartier haute sécurité de la prison de Fleury-Mérogis (Essonne) et placé à l’isolement. Le 15 février, son état de santé s’étant considérablement dégradé en raison d’un manque de traitement médical – il est atteint d’une sclérose en plaques associée à une deuxième maladie non identifiée –, Tariq Ramadan s’est rendu en ambulance au palais de justice pour savoir si la cour d’appel le maintenait ou non en détention.

Pour appuyer sa demande de remise en liberté, les avocats Yassine Bouzrou et Julie Granier ont remis au juge une lettre officielle du médecin de la prison stipulant que l’état de santé de Tariq Ramadan n’était pas compatible avec sa détention. Les avocats ont également proposé plusieurs garanties prévenant complètement le risque de fuite de leur client qui motive sa détention : remise de son passeport suisse (il n’en possède aucun autre), pointage quotidien au commissariat, interdiction de quitter le territoire, versement d’une caution de 50 000 euros.

En dépit de tous ces éléments, le tribunal a choisi de différer sa décision et réclamé un examen médical, renvoyant Tariq Ramadan en cellule quand des dispositifs moins risqués pour son état de santé étaient envisageables : le port d’un bracelet électronique ou l’assignation à résidence.

Une telle sévérité de traitement, notamment au regard d’irrégularité manifeste de la procédure judiciaire (perte d’un élément majeur fourni par la défense), rend légitimes les inquiétudes et les questionnements sur le caractère « particulier » que revêt désormais cette affaire.

Condamné avant même le démarrage de l’enquête judiciaire dans de nombreux médias et par des personnalités en guerre contre ses engagements religieux et politiques, Tariq Ramadan voit son droit à la présomption d’innocence massivement bafoué depuis cet automne. En outre il est aujourd’hui placé à l’isolement, sans aucune visite de ses plus proches ni coup de téléphone, quand d’autres personnes, cibles d’accusations semblables, présumées ou reconnues, ne sont pas mises en prison.

Face à cette sévérité et à cette inégalité de traitement, quel sentiment distille-t-on dans l’esprit des Français si ce n’est celui, déjà ancré, d’une justice à géométrie variable ? Quelle cause en faveur des femmes espère-t-on défendre en se montrant tout à fait intraitable à l’égard de certains et complaisant à l’égard d’autres ?

Les récentes campagnes sur les réseaux sociaux montrent à quel point les violences sexuelles faites aux femmes sont un phénomène majeur et grave, touchant l’ensemble de notre société. Et nous défendons avec force l’idée que le viol est un crime qui doit être sévèrement puni. C’est aussi pourquoi nous devons prendre garde à ce que ce mouvement en faveur des femmes, qui emporte aujourd’hui une adhésion beaucoup plus large, ne soit pas instrumentalisé à des fins politiques sans rapport avec la cause des femmes.

Ainsi, sans présager de l’innocence ou de la culpabilité de Tariq Ramadan, et dans le respect complet de la parole des plaignantes, nous défendons le droit de Tariq Ramadan à une procédure judiciaire régulière, ainsi qu’à sa libération immédiate au regard de son état de santé alarmant. Le respect des droits fondamentaux d’une personne, indépendamment de ses origines, de sa religion et de ses opinions politiques, est le socle sur lequel notre démocratie a bâti ses principes égalitaires.

Il est de notre devoir aujourd’hui de nous inquiéter d’un traitement judiciaire d’exception à l’endroit de Tariq Ramadan et de sonner l’alarme contre les motivations politiques qui pourraient contrevenir au bon fonctionnement de la procédure judiciaire et empêcher la vérité, quelle qu’elle soit. Il en va de notre intérêt à toutes et tous.

Les signataires :

Sihame Assebague, militante antiraciste

Karen Armstrong, auteure et chercheuse en religion comparative

Fanny Bauer Motti, docteure en psychologie clinique

Jean Daniel Belfond, directeur Presses du Châtelet et Archipel

Judith Bernard, enseignante, metteure en scène, journaliste

Cheikh Boikari Fofana, président du conseil supérieur des imams en Côte d’Ivoire

Houria Bouteldja, militante antiraciste

Jonathan AC Brown, professeur à l’université de Georgetown

François Burgat, politologue

Massimo Campanini, historien en philosophie islamique (Italie)

Stéphanie Chevrier, directrice des éditions Don Quichotte

Ismahane Chouder, militante féministe MTE

Philippe Christanval, ancien footballeur professionnel

Blondin Cissé, philosophe et maître de conférences (Sénégal)

Sonia Dayan Herzbrun, sociologue et philosophe

Christine Delphy, sociologue, militante féministe

Nathalie Dollé, journaliste

Nabil Ennasri, docteur en sciences politique

Farid Esack, écrivain, professeur d' études islamiques à l' Université de Johannesburg

John Esposito, professeur d'affaires internationales et d'études islamiques à l'université de Georgetown, (Washington, D.C.)

Richard Falk, professeur de droit international à l'Université de Princeton

Mireille Fanon Mendès-France, ex UN expert, consultante juridique

Jacques Faty, footballeur professionnel

François Gèze, éditeur

Alain Gresh, journaliste

Ramon Grosfoguel, professeur des universités à Berkeley

Michelle Guerci, journaliste, féministe antiraciste

Farid Hafez, chef du département d’Études religieuses à l’université de Johannesburg

Malika Hamidi, auteure et sociologue

Eric Hazan, éditeur

Moussa Ibn Yacoub, travailleur humanitaire

Rachid Id Yassine, sociologue

Ahmet Kavas, diplomate

Salim Kerkar, footballeur professionnel

Sho Konishi, professeur d’Histoire moderne du Japon Université d’Oxford

Stathis Kouvelakis, professeur en théorie politique à King's College (Londres)

Nathan Lean, chercheur et écrivain Université d’Oxford

Olivier Le Cour GrandMaison, universitaire

Gustave Massiah, économiste

Ebrahim Moosa, professeur d'études islamiques à l'université de Notre-Dame (Indiana)

Marwan Muhammad, auteur & statisticien

Kalypso Nicolaidis, professeure relations internationales, Université d’Oxford

Didier Lestrade, journaliste et écrivain

Mame Penda Ba, professeure en science politique à l'Université Gaston Berger de Saint-Louis (Sénégal)

Marie Lorraine Pradelles, psychanalyste

Geneviève Rail, militante féministe, professeure à l'université de Concordia (Canada)

Nadine Rosa Rosso, enseignante et militante

Catherine Samary, économiste

Felwine Sarr, écrivain, économiste

Simon Saunders, professeur de philosophie, université d’Oxford

Joan W. Scott, professeure émérite, Institute for Advanced Study (Princeton NJ)

Abdourahmane Seck, anthropologue et historien

Michèle Sibony, militante antiraciste

Aminata Traoré, ancienne ministre de la Culture au Mali, militante altermondialiste

Françoise Vergès, politologue et militante féministe antiraciste

Dominique Ziegler, auteur, metteur en scène

A la recherche de l'honneur de Philippe Corcuff...

Dans une tribune opportunément mise en "Une" du "Club" (c'est vraiment le cas de le dire !) de Médiatarte, le très courageux Philippe Corcuff s'en prend à Mme Fanny Bauer-Motti qui prend la défense du Professeur Ramadan (et a déjà été censurée par Médiatarte à ce titre.)

Motif ? Mme Fanny Bauer-Motti a cité Philippe Corcuff, citation qu'elle a trouvé sur un site, qualifié par Corcuff "d’extrême droite avec une tendance marquée au conspirationnisme antisémite et négationniste". Quoi qu'il en soit [1], Philippe Corcuff est pourtant bien obligé de reconnaître que la citation est exacte et qu'il l'assume par ailleurs.

Où est donc le problème ?

Et bien pour avoir indiqué en note de bas de page sa source, Mme Bauer Motti, dont l'argumentation passe à la trappe du Procureur Corcuff, est accusée d' "intoxiquée par l’extrême droite antisémite".

En fait ce qui travaille Corcuff, comme toujours, c'est son propre ego.

"Il est pour moi inacceptable que, dans une telle bouillie confusionniste, mon nom soit ainsi associé, même indirectement, à la propagande conspirationniste et antisémite."

Le problème de la procédure très spéciale appliquée à Tariq Ramadan qui inquiète ou devrait inquiéter tous les défenseurs des libertés publiques - à commencer par Médiatarte - en ces temps d'état d'exception anti-terroriste, Corcuff s'en fout.

Or, pour ce spécialiste auto-proclamé du "confusionnisme", il y aurait très certainement matière à se pencher sur le confusionnisme entre Tariq Ramadan poursuivi pour viol et Tariq Ramadan considéré comme un inspirateur du terrorisme, par la presse (on lira par exemple cette hallucinante tribune appelant à "la mise en examen de conscience" !!!) et à divers niveaux de l’État,

Mais Philippe Corcuff a, comme tout le monde, deux lobes cérébraux. Si le premier est entièrement consacré au "confusionnisme", le deuxième est exclusivement réservé au "complotisme" (ce qui ne laisse pas beaucoup de place pour "la pensée complexe", il faut bien le dire !).

Or Vade Retro Satanas, le deuxième lobe de notre professeur à l'IEP de Lyon (libertaire rebelle avec traitement à vie) a également phosphoré :

D’autre part, la légitimation par Madame Bauer-Motti d’un site conspirationniste, antisémite et négationniste s’inscrit dans un billet où elle laisse entendre qu’il y aurait un complot entre les victimes présumées de Tariq Ramadan, Fiammetta Venner et Caroline Fourest contre Tariq Ramadan (« Des éléments de plus en plus troublants, annonce d’une collusion », sous-titre-t-elle), en participant ainsi, directement cette fois, à la prose conspirationniste.

Grâce à ses deux lobes, le Professeur Corcuff a donc détecté non seulement un "péché indirect" de "confusionnisme" mais UN PÉCHÉ DIRECT DE COMPLOTISME !

On lui fera quand même remarquer que le terme "collusion" provient en fait d'une dépêche AFP reprise par une partie de la presse et pas d'un site négationniste...

Mais "confusionnisme" et "conspirationnisme" étant devenus les deux seuls concepts actifs de la science politique corcuffienne (au point que, comme on l'a vu, ils ont entièrement envahi chacun un lobe de ce brillant cerveau), sur fond d'absence de tout réflexe de recherche élémentaire, le verdict est prononcé par notre petit Inquisiteur si soucieux de sa réputation dans les cercles militants (car pour les cercles intellectuels, c'est terminé depuis longtemps !).

Question subsidiaire : comment reconditionner tous ces profs qui, paraît-il, persistent à enseigner qu'il y eût un complot contre Dreyfus ? Ils sont très certainement d'extrême-droite. Faut-il envoyer les neuneulogues pour les remettre, à coup de "chocs cognitifs" dans le cadre des formes élémentaires de la pensée corcuffienne (qui est la voie !) ?

On se contenterait d'en rire... si les billets de Corcuff n'étaient pas systématiquement en "Une" du Club de Médiatarte, malgré leur réjouissante insignifiance.

Et si on ne parlait pas de la liberté d'un homme, proclamé "ennemi de l’État" plus d'une fois, présumé innocent et soumis à un traitement judiciaire si spécial, où ses pires ennemis comme Caroline Fourest sont témoins à charge, qu'a minima, des intellectuels et des journalistes feraient bien d'y regarder de plus près et d'exiger, au moins, des garanties.

Au lieu de ça, Plenel s'étant démarqué de Ramadan par 5 articles à charge truffés d'erreurs bien avant le dépôt des plaintes (il faut dire que Plenel a appelé à voter Hamon et Macron en mobilisant tout son journal pour obtenir ce résultat pendant des semaines, dans le même temps où Ramadan se moquait impitoyablement des deux compères) a publié une pseudo-enquête qui le couvre à jamais de honte, tant elle est digne du Nouveau Détective...

Et depuis Médiatarte se tait...

Car il est vrai que les héros d'aujourd'hui, susceptibles de subir violence et arbitraire pour leurs idées, s'appellent Laurence de Cock, Caroline De Haas, Philippe Corcuff, Philippe Marlière, Usul et son Organe Suprême (non mais, quelle farce !), ce qui est bien fait pour remplir l'agenda médiatique et que personne ne regarde plus loin que les nombrils exposés dans le "club"... Dans des temps aussi dangereux, c'est bien plus qu'une faute...

Le Concierge

Notes

[1] nous avons en fait autre chose à faire, à la différence de Corcuff et de quelques autres, que de traquer ce genre de feuilles de chou sur internet auxquelles les auto-proclamés "anti-fa" donnent une publicité et une importance à la mesure de leur recherche d'auto-promotion - si elles n'existaient pas, ils les inventeraient certainement pour pouvoir "se poser en s'opposant", à l'instar d'une autre star mediatartique, Laurence De Cock, transformant en promotion le fait que son nom soit apparu dans une de ces feuilles au très grotesque - et assez obscène par usurpation des résistances de tous les temps -cri de :" Nous ne céderons pas face aux menaces de l'extrême droite " !!!

mardi 20 février 2018

Charognards médiacratiques intéressés...

De nombreux opposants acharnés à Tariq Ramadan se délectent sur les réseaux sociaux de son incarcération. Elle leur permet en effet d'affirmer plus que jamais n'importe quoi (et désormais sans contradicteur pour répondre à ces charmants "défenseurs de la démocratie" en treillis médiatique), après avoir été pris la main dans le sac et confondus lors d'émissions de télévision où le Professeur Ramadan a pris le temps de les affronter avec un rationalisme imperturbable et un calme olympien.

Ami de Caroline Fourest et d'Emmanuel Valls (ses deux adversaires les plus acharnés), le prédicateur médiatique Mohamed Sifaoui (fort peu recommandable si on en croit sa fiche wikipedia) a certainement de très mauvais souvenirs de sa confrontation avec le Professeur Ramadan au sujet d'un documentaire à charge (à mourir de rire) que le premier avait consacré au second. Ce qui mérite d'être réécouté, à l'heure où tout ce travail de propagande a fini par créer un contexte susceptible de décrédibiliser toute parole du mis en examen dans le cadre d'une procédure judiciaire... Mais il vaut encore mieux entendre ce débat sur le coup d’État du Maréchal Sissi (qui a très bien rempli ses prisons depuis...)

ramadansifaoui2.PNG Cliquer sur l'image pour écouter l'émission

Le même Sifaoui, on ne sait pourquoi toujours invité comme "expert" par de nombreuses chaines de télévision, même s'il grenouille manifestement dans les très interlopes et obscurantistes milieux anti-terroristes (quand on a été aussi proche des éradicateurs algériens, cela n'a rien d'étonnant...), faisant son beurre avec le terrorisme, vient de lancer une revue intitulée "anti-terrorisme" aux visuels dignes du film Brazil (et/ou "La Guerre des étoiles")...

anti-terrorisme.jpg Faire son beurre sensationnaliste avec des crimes de masse...

Il est peut-être bon d'exposer quelques récents tweets de Mohamed Sifaoui... Âmes sensibles s'abstenir...

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La Truth Policy de Trump (2)

Dans un entretien au quotidien Israel Hayom, réputé proche de Benyamin Nétanyahou, le président américain fait part de ses doutes sur la possibilité de relancer les négociations entre l'État hébreu et les Palestiniens.

Donald Trump commencerait-il à douter de sa capacité à promouvoir l'«accord ultime» entre l'État hébreu et les Palestiniens? Dans un entretien accordé en milieu de semaine dernière au quotidien Israel Hayom, le président américain admet benoîtement: «Franchement, je ne sais même s'il va y avoir des négociations, nous verrons bien ce qui se passe, mais je pense qu'il serait complètement insensé de la part des Palestiniens, ainsi que des Israéliens, de ne pas faire la paix. Il s'agit de notre seule chance et elle ne se représentera plus jamais après cela.»

Visiblement échaudé par la violente polémique qui a suivi sa reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël, Donald Trump ajoute: «À l'heure qu'il est, je dirais que les Palestiniens ne cherchent pas à faire la paix. Et je ne suis pas nécessairement sûr non plus qu'Israël cherche à faire la paix. Donc nous allons voir ce qui se passe.» Interrogé sur les compromis attendus de l'État hébreu, il indique: «Les colonies compliquent beaucoup et ont toujours beaucoup compliqué la recherche de la paix, donc je pense qu'Israël va devoir faire très attention avec la colonisation». Si le président américain n'a récemment pas ménagé ses critiques envers la direction palestinienne, c'est la première fois qu'il exprime publiquement ses doutes sur la bonne volonté du gouvernement israélien. Le propos est d'autant plus significatif qu'il est adressé à un quotidien notoirement proche de Benyamin Nétanyahou.

Le Figaro, 12/02/2018 à 08:50

Lire aussi : La Truth Policy de Trump (1)

D'une guerre à l'autre

La situation n’est donc pas à prendre à la légère, et aux frontières de la Grèce... il n’y a ni la Belgique, ni le Danemark. Comme le fait remarquer sur son blog l’analyste en géopolitique Dimitris Konstantakópoulos, “les États-Unis sont à présent représentées en Grèce par l'ambassadeur Geoffrey Pyatt, mondialement connu pour son mandat précédent à Kiev. Durant son mandat, les événements en Ukraine ont été les suivants: une révolte, un coup d'État, une guerre civile, un avion civil abattu, ainsi que la plus grande crise des trente dernières années dans les relations russo-occidentales.”

“En ce moment, M. Pyatt se rend à Ankara pour négocier l'avenir de la Grèce et de Chypre accompagnant Rex Tillerson secrétaire d'État des États-Unis de l'administration du président Donald Trump, dans ses pourparlers avec M. Erdogan. La présence d'Athènes et de Nicosie était évidemment jugée inutile dans ces discussions. Ces deux autres capitales seront informées rétrospectivement de ce qu'elles doivent tout juste savoir... et quant à nous, nous subirons les suites.”

“Erdogan, Tillerson et Pyatt mettront tout sur le tapis pour déterminer ce qu'ils donneront de la Grèce et de Chypre à la Turquie afin que le Sultan (Erdogan) puisse donner son accord, ce qui d’ailleurs n’est pas certain. Dans l’éventualité d’un accord entre la Turquie, l'Occident et Israël, nous ici, nous paierons une partie de la facture, et à défaut d’accord, il ne peut pas être exclu qu’une... belle guerre gréco-turque puisse par la suite être organisée.” (Dimitris Konstantakópoulos, “Grèce: tout droit vers le précipice”, 15 février 2018)

L’expérience grecque ainsi que l’analyse qui est celle de ce blog depuis ses débuts (2011), c’est que l’austérité (euphémisme en toute évidence qui cache une réalité beaucoup plus apocalyptique), la prise du contrôle total des finances du pays (et des pays), des institutions, des mentalités (mécanique sociale), l’annulation (dans les faits) de la Constitution, la marionnettisation surpassant le ridicule de la classe politique (en réalité apolitique), la fin des droits sociaux, ce n’est qu’une palier dans cette guerre asymétrique que les pays, nations et sociétés subissent... au risque de disparaître même entièrement... en succombant, à défaut de résister.

Et lorsque cette mainmise sur les ressources, sur les cultures, sur les populations, sur les mentalités atteint le niveau visé (par certains pays supposés grands et pas la dite élite mondialisatrice pour qui les petits gens ne sont que “de la vermine”, c’est bien connu), eh bien, il ne restera que le chaos provoqué comme provoquant. Plus évidemment la guerre tout court... faite par d’autres moyens. D’où à notre avis, le handicap (en réalité assumé) des analyses (supposées marxisantes) que la gauche à la SYRIZA adopte ici ou là, histoire tout naturellement de (mal) dissimuler son appartenance consubstantiel (mais bientôt cosmétique) au méta-monde de l’hybris, comme de la piraterie généralisée, qui est le “nôtre”.

Les Grecs l’ont si bien compris qu’ils ne manifesteront plus jamais nous semble-t-il, à l’appel des partis de gauche ou des syndicats. Désormais, ce sont les questions identitaires, celles liées à l’ultime existence ainsi acculée, qui véhiculent, véhiculeront et canaliseront l’immense douleur des années troïkannes, ce que les grands rassemblements à propos de la question Macédonienne ont déjà prouvé à Thessalonique et surtout à Athènes.

Inutile de dire combien et comment une déflagration gréco-turque en Égée (même de courte durée), en Thrace ou à Chypre, pourrait devenir ce catalyseur qui balaiera, non seulement le “gouvernement” SYRIZA/ANEL, mais peut-être bien, l’ensemble du régime politique grec. Un peu comme l’invasion turque à Chypre et la courte guerre gréco-turque en 1974, ont balayé le régime de l’autre junte, celle des Colonels.

Il n’y aura pas de retour ne arrière dans ce processus qui est le nôtre actuellement, et nous irons très probablement jusqu’au bout. Les Grecs n’ont même plus d’illusions quant à l’état du monde, quant au simulacre de la démocratie, ou quant aux enjeux géopolitiques dans cette région du monde. Tsipras et les siens sont désormais haïs (et non seulement politiquement rejetés) par plus du 70% de la population. La situation à Athènes... étant sans cesse observée, les Ambassades à Athènes devraient autant le savoir.

Enfin, ce que les Grecs savent (si ce n’est que par intuition), ce que Tsipras (visiblement davantage que Samaras), après avoir paraphé tant de mémoranda coloniaux, il aurait en même temps, donné son accord à un agenda géopolitique dissimulé, au détriment des intérêts, voire, de l’intégrité territoriale du pays. Pour une “majorité” réelle (et non pas forcément électorale) se basant sur près du 10% des Grecs (et encore), tout cela ne passe absolument pas, d’où ce qualificatif lequel revient ainsi sans cesse en ce moment en Grèce pour designer les Syrizistes: “Traîtres”.

Extrait de l'article de Panagiotis Grigoriou, paru sous ce titre sur son blog Greek Crisis

dimanche 18 février 2018

Tariq Ramadan sur Macron

Prédicateur ou politologue embastillé ?

ramadanMacron.PNG Cliquer sur l'image pour voir la vidéo

Si le niveau est trop élevé pour des magistrats parisiens ("c'est assommant car le gorille"...), ils peuvent en effet se référer à Caroline Fourest... (Le Concierge)

FourestGirafe.jpg La violence de Caroline Fourest "est saine, juste guidée par l'appétit" ?

Bonus

Le poisson d'avril 2016 de Tariq Ramadan (qui n'a pas plu à Edwy Plenel ?)

samedi 17 février 2018

Si on en croit l'AFP, Caroline Fourest aurait encore menti...

Une dépêche de l'AFP datée du 17 février 2018 affirme :

Dans leurs investigations, les enquêteurs ont mis au jour que les deux plaignantes ont partagé des contacts réguliers avec plusieurs détracteurs de l'intellectuel.

Selon un procès-verbal dont l'AFP a eu connaissance, les relevés téléphoniques ne font apparaître aucun contact direct entre Henda Ayari et Christelle entre le 6 mai et le 6 novembre 2017.

En revanche, ils montrent des communications fréquentes de chacune avec la ligne de Fiammetta Venner, une intime de Mme Fourest (116 fois pour Christelle et 156 pour Mme Ayari), sur cette même période de six mois.

Alors, on ne sait pas comment l'AFP s'est procuré ce "PV". Pas plus qu'Europe 1 ceux de l'audition en garde à vue (la justice de ce pays est un vrai mystère...)

Soit l'AFP s'est fait refiler des faux (la presse de ce pays étant un vrai mystère...).

Soit, Caroline Fourest a menti (ce qui ne serait pas la première fois. Car Caroline Fourest est un vrai mystère ! Autant de mystères, ça tient du génie national ! C'est l'affaire Dreyfus qui revient en version club Dorothée et le monde entier n'a pas fini de se marrer !).

En effet, dans un entretien à CNews, elle a déclaré le 31/10/2017 :

(5’00’’→ 5’51’’)

Vous vous faites le porte-parole de ces femmes aujourd’hui ?

Comme je vous le dis parce que à partir du moment où Henda Ayari que je ne connaissais pas jusqu’à ces tous derniers jours, que j’ai découvert comme tout le monde dans la presse quand elle a annoncé qu’elle portait plainte contre Tariq Ramadan… J’avais en plus, sincèrement j’avais un peu décroché sur Tariq Ramadan. De vous à moi, moi j’en avais soupé, j’ai quand même beaucoup donné. Et puis quand j’avais entendu tous ces récits, j’’ai eu une sorte de vrai dégoût, de vraie nausée, donc j’avais vraiment beaucoup de mal de continuer à travailler sur ce personnage… Donc j’avais un peu oublié toutes ces affaires… Et quand Henda Ayari a parlé, et que j’ai vu se mettre en place la meute habituelle que je connais parce que ça fait 15 ans que je les ais aux trousses, ça fait 15 ans que j’ai ces procès d’intention, je suis traitée ed’islamophobe, de menteuse, par les fans, et les alliés aussi, plus sérieux de Tariq Ramadan… Je ne pouvais pas ne pas dire pour le coup, écoutez son récit mérite d’être entendu… (souligné par Le Concierge)

On passe sur les accusations récurrentes de l'Imam Cachée Caroline Fourest (connue par les seul(e)s initié(e)s sous le sigle ICCF) dans la suite de l'interview (seule Caroline Fourest connait la véritable pensée de Tariq ramadan qui pratique la double-pensée et a raconté sur tous ces thèmes n'importe quoi à edgar Morin et sa femme avant d'aller diffuser ses propres mensonges, non seulement sur les chaines de télé en compagnie de l'intéressé, mais à son public lors de ses conférences... qui lui-même avait reçu un SMS précisant qu'il fallait comprendre tout le contraire de ce que Tariq ramadan disait - langage codé !!!).

Pour arriver à la conclusion :

(12’19’’→ 13’09’’)

Pour conclure Caroline Fourest, est-ce que vous attendez… est-ce que vous avez peut-être déjà d’autres femmes ou jeunes filles qui vous ont contactée ?

Ben suite à mon article…

Peut-être certaines ont plus peur de parler que d’autres… en Grande-Bretagne ou ailleurs ?

Ben écoutez, en tous cas je l’espère… Si je pouvais servir à ça dans les quelques plateaux télé qu’il me reste à faire sur ce personnage avant d’en finir de mon côté en tous cas, ce serait vraiment d’inviter celles qui ont une histoire similaire à Henda Ayari et celle qu’on appelle Crystelle à se manifester et à ne pas croire que parce deux sont en train de prendre tous les coups et tous les risques ça peut suffire à l’arrêter… Si elles pensent que c’est aussi grave (sic) que certaines le disent, il faut qu’elles se manifestent et qu’elles portent plainte parce que la justice demande beaucoup pour pouvoir prouver une agression sexuelle.

Rejoignant ainsi la stratégie d'un "pool de 10 avocats', une "petite équipe" qui a largement abreuvé le Nouveau Détective Moustachu de témoignages "accablants" !

De son côté, Médiatarte, depuis que le courageux Plenel a essayé de se débarrasser du sparadrah Ramadan (bien avant les plaintes et en 5 articles à charge truffés d'erreurs) a censuré des Tribunes ('après vérification', ouaf ouaf !), avant de les remettre, rapportant des faits, au moins en partie depuis confirmés par les intéressés[1] !!!

Capture_d_e_cran_2018-02-17_a__21.39.49.png

Tout cela ne dit bien sûr rien de la réalité des faits (qui doivent être établis par des preuves et non la conviction du Procureur de Paris qui a signé la lettre de cachet - digne d'un dessin de Charlie Hebdo faisant le lien explicite entre Tariq ramadan et les kamikazes -, quand même ancien chef de cabinet d'Alliot-Marie et en charge de toutes les affaires terroristes au niveau national...).

Mais si les informations de l'AFP sont "vraies", alors Caroline Fourest a menti.

Or son "expertise de Tariq Ramadan" (attestée par un "livre", un peu comme dans l'Affaire Coupat à l'envers, truffé d'erreurs) est clairement un élément à charge.

Sans compter qu'elle a fourni des éléments à charge dans le cas de la 2ème plainte comme elle l'a déclaré elle-même.

Capture_d_e_cran_2018-02-17_a__20.08.54.png

Dans tous les cas, la mise en détention préventive de Tariq Ramadan, pour des mois si la Cour d'Appel la confirme, dans un quartier sécurisé, avec refus de visite de sa famille, à quelques centaines de mètres d'Abdelslam dépasse de loin le cadre d'une instruction suite aux plaintes pour viols. C'est une détention politique, celle d'une personnalité considérée par les autorités françaises comme un dangereux islamiste, contre laquelle rien n'a jamais pu être prouvé (et pour cause !).

Telle est bien "la France de Caroline Fourest", de Manuel Valls et de ses indignes successeurs. Ce n'est pas la notre.

le Musée de l'Europe exige la mise en liberté immédiate de M. Tariq Ramadan

le Concierge

Dernières nouvelles

Caroline Fourest aurait fuit à l'étranger !

Capture_d_e_cran_2018-02-18_a__01.01.57.png Le motif invoqué est suffisamment grotesque (ou BHLesque ?) pour signer la fuite

LHOOQ.jpg L.H.C.O.O.Q

extrait d'un post de Caroline Fourest sur son blog après la dépêche AFP

Capture_d_e_cran_2018-02-18_a__01.04.34.png Malheureusement pour le Club Dorothée, ce sont des contacts avec la compagne de Caroline Fourest dont on parle, pas entre les plaignantes, c'est d'ailleurs assez typique de la façon de procéder de Carolien Fourest...

Capture_d_e_cran_2018-02-18_a__01.05.59.png ... qui sont donc des contacts avec Caroline Fourest. ! Ce sont ces fadettes qu'il fallait démentir ! Le Musée en conclut donc qu'elles sont établies, en réponse à nos propres interrogations plus haut sur la dépêche AFP...

Notes

[1] Il semble que Michel Debacq, ancien chef de l'ati-terrorisme et ami du très grenouilleur Gilles Kepel (le BHL du Monde Arabe adoubé par Macron) soit avocat à la Cour de Cassation désormais et donc rien à voir avec le service chargé de l'enquête Ramadan. Mais si Médiatarte avait fait des "vérifications", la censure aurait pu se contenter de demander le retrait du seul "Michel Debacq, un juge employé par le service chargé des interrogatoires de Tariq Ramadan, aurait pu avoir accès à son dossier". Pas par la voie officielle, en même temps, dans l'anti-terrorisme dont il est, ça grenouille, ça grenouille, surtout quand on est proche du Président, et que du coup... on l'expose ! !

lundi 12 février 2018

L’enjeu central pour eux est de baisser, partout en Europe, les salaires, les retraites et les allocations sociales, de précariser les contrats, limiter le droit de grève, réduire les dépenses sociales dans les dépenses de l’État, privatiser, etc.

Le contact avec Schäuble commence mal car celui-ci refuse de lui serrer la main. Varoufakis met en avant les deux points suivants : « Premier point, je ne demandais pas de radiation de la dette, et l’échange de dettes que je proposais bénéficierait à l’Allemagne et à la Grèce. Deuxième point, j’ai insisté sur ma détermination à traquer les fraudeurs et faire passer des réformes pour encourager l’entreprenariat, la créativité et la probité dans la société grecque »

Varoufakis explique que la relation s’est détendue, Schäuble lui proposant de se tutoyer et de lui envoyer cinq cents inspecteurs du fisc allemand. « Je l’ai remercié pour sa générosité, mais j’avais peur qu’ils se découragent en réalisant qu’ils ne pouvaient déchiffrer ni les déclarations de revenus ni les papiers nécessaires. En revanche j’avais une idée : et s’il nommait le secrétaire général de l’administration fiscale de mon ministère ? »

Varoufakis précise qu’il s’agissait de sa part d’une proposition tout à fait sérieuse. Il en a profité pour expliquer à Schäuble quelque chose que le ministre allemand savait certainement déjà : à savoir qu’au sein du ministère grec des Finances, le service de collecte des impôts avait été confié à une personne du privé. Varoufakis explique : « la personne qui en était responsable n’était ni nommée par moi ni redevable devant moi ou mon Parlement, même si c’était à moi de rendre compte de son action quotidienne. Voilà donc ce que je lui proposais : il choisirait un administrateur fiscal allemand aux références irréprochables et à la réputation intacte qui serait nommé sur-le-champ et responsable devant lui et moi ; si il ou elle avait besoin de renfort de son ministère, je n’y voyais aucun inconvénient. » Sur ce point, Varoufakis propose une solution qui constituerait, si elle était appliquée, un abandon encore plus important de souveraineté, et cela directement au profit du gouvernement allemand.

Mais Schäuble n’était pas intéressé et passe au sujet qui est au cœur de toute sa stratégie et de ses motivations profondes : « sa théorie suivant laquelle le modèle social européen « trop généreux » était intenable et bon à jeter aux orties. Comparant le coût du maintien des États-providences avec ce qu’il se passe en Inde ou en Chine, où il n’y a aucune protection sociale, il estimait que l’Europe perdait en compétitivité et était vouée à stagner si on ne sabrait pas massivement dans les prestations sociales. Sous-entendu, il fallait bien commencer quelque part, et ce quelque part pouvait être la Grèce. »

Si Varoufakis, Tsakalotos et le cercle dirigeant autour de Tsipras avaient pris au sérieux le message que voulait faire passer Schäuble et que son homologue italien avait déjà transmis à Varoufakis deux jours plus tôt, lors de son passage à Rome, ils auraient compris que la proposition d’échanges de dettes n’avait aucune chance de convaincre le gouvernement allemand et tous les gouvernements de la zone euro qui font de l’augmentation de la compétitivité (au profit des grandes entreprises privées exportatrices) leur objectif principal |6|. L’enjeu central pour eux est de baisser, partout en Europe, les salaires, les retraites et les allocations sociales, de précariser les contrats, limiter le droit de grève, réduire les dépenses sociales dans les dépenses de l’État, privatiser, etc. Si la proposition de Varoufakis avait été acceptée, elle aurait permis au gouvernement grec de desserrer l’étau de la dette. Or, le gouvernement allemand et la plupart des autres gouvernements de la zone euro (sinon tous) ont besoin de l’étau de la dette pour imposer la poursuite de l’application de leur modèle et se rapprocher des objectifs qu’ils se sont fixés. Ils souhaitaient aussi ardemment faire échouer le projet de Syriza afin de démontrer aux peuples des autres pays qu’il est vain de porter au gouvernement des forces qui prétendent rompre avec l’austérité et le modèle néolibéral

Extrait de la sériée d'Eric Toussait : "Le témoignage de Yanis Varoufakis : accablant pour lui-même".

Épisode6 : "Varoufakis-Tsipras vers l’accord funeste avec l’Eurogroupe du 20 février 2015".

A lire sur le site du CADTM

dimanche 11 février 2018

Affaire Ramadan : une nouvelle enquête du nouveau détective moustachu

Sous la plume de Martine Turchi, Mediatarte publiait le 20 novembre une « enquête » sobrement intitulée « Violences sexuelles : le système Tariq Ramadan », digne du Nouveau Détective[1].

Alors que Tariq Ramadan était l’objet de deux plaintes, Médiatarte affirmait : « Les témoignages s’accumulent contre Tariq Ramadan ». Soit pour « viol », soit pour « emprise mentale » (ce qui est déjà un peu différent et ne correspond pas à une qualification pénale…)

On y apprend que Tariq Ramadan est donc « visé par plusieurs témoignages accablants ». Le fait qu’ils soient jugés « accablants » par le Procureur Moustachu devrait normalement suffire à leur donner une valeur pénale évidente dans le climat de lynchage actuel !

Certains de ces témoignages font par ailleurs état de « relations extraconjugales – tantôt épistolaires- érotiques, tantôt sexuelles – qu'aurait entretenues Tariq Ramadan ». Jésus Marie Joseph !

Mais où l’organe moustachu a-t-il bien pu trouver ces témoignages de « relations épistolaires-érotiques » susceptibles, selon son grand sens de la nuance et de la qualification juridique, d’accréditer des viols ? Et donc d’envoyer quelqu’un en prison ?

« Depuis un an, une équipe d’une dizaine d’avocats accompagne bénévolement une demi-douzaine de femmes qui dénoncent le comportement de l'islamologue suisse ».

Ce que Médiatarte qualifie de « petite équipe » !

Un seul nom est cité, « Calvin Job, l'un des avocats pénalistes de ce “pool” ».

Tariq Ramadan soutenu par la Presse !

Calvin Job était justement présent sur le plateau de BFM-TV[2] pour commenter la mise sous écrou de Tariq Ramadan, moment bien choisi pour sortir de l’ombre et capitaliser sur une affaire médiatique (seule façon désormais d’exister en ce bas – c’est le moins qu’on puisse dire – monde.)

Selon lui ces sept femmes ne sont pas encore entrées dans la procédure car :

« Depuis le début, M. Tariq Ramadan est présenté comme la victime sacrificielle et exutoire d’un certain pseudo complot sioniste. Et donc ces victimes, les vraies victimes, ces femmes-là, ne sont pas…, sont considérées comme des manipulatrices, des affabulatrices. Donc depuis le début, depuis le début de ces affaires… depuis le début des plaintes, notamment on l’a lu dans la presse comment elles sont dénigrées. C’est cette attitude-là qui, elles, ne les confortait pas dans leur posture, dans ce qu’elles ressentaient, dans leur posture et même dans leur volonté d’intenter une quelconque action. » (…)

Il nous semble pourtant en fait que l’ensemble de la presse a pris fait et cause pour ces deux femmes, dans le contexte de #balancetonporc… Mais on peut se tromper !

« Nous envisageons de toute manière depuis un an on les accompagne dans ce sens-là car nous avons des femmes qui sont totalement démunies, qui ne comprennent pas le fonctionnement du système judiciaire et qui sont encore sous l’emprise… Elles nous disent qu’il a encore un vrai ascendant sur elles et nous essayons de conseiller, de les amener à faire confiance à la justice et de les décider à entrer dans le processus judiciaire ».

"Indices graves et concordants"

En introduction de ce plateau, qui bafouait allègrement la présomption d’innocence, Jonas Haddad l’un des avocats des plaignantes précisait « les indices graves et concordants » ayant abouti à la mise en examen :

« La mise en examen, c’est la reconnaissance d’indices graves et concordants. Les indices graves cela concerne la personnalité mais également les indices concordants c’est la reconnaissance d’un système, ce système qui pendant des mois s’est déchainé vis-à-vis de ma cliente parce qu’elle avait osé prendre la parole, elle avait osé dire qu’elle avait été victime de cette agression sexuelle… ».

Des « indices graves et concordants » qui ressemblent à s’y méprendre aux éléments du Bordereau de Caroline Fourest. S’il y a des indices graves et concordants de ce type dans ces deux citations, c’est bien la personnalité des avocats (voir plus bas) de plaignantes « sous emprise » et ne comprenant pas le « fonctionnement du système judiciaire » et un « système » de mise en accusation médiatique (alimenté par Caroline Fourest depuis 10 ans) visant à rendre l'accusé "coupable, forcément coupable" en créant un "contexte" bien fait pour faire prévaloir ls préjugés sur les faits (quels qu'ils soient).

"Malheureusement" pour l'avocat toutes n’ont pas été violées ?

Cerise sur le gateau de Calvin Job :

« (Quelle qualification en cas de plaintes ?)Le caractère d’agressions sexuelles, mais je dois le reconnaître ici, toutes malheureusement ne rentrent pas sous cette qualification-là. Il y en a certaines qui peuvent prétendre à faire valoir ces agressions sexuelles… »

Il s’agit donc bien d’accréditer « un système », et rien de plus (à ce compte-là on peut interdire tous les partis politiques, et encore, pour commencer !…)

Des avocats très politiques…

Jonas Haddad : est un ancien « Jeune UMP »[3], admirateur de Nicolas Sarkozy et de François Copé, comme on peut le voir dans cette vidéo. Candidat Les Républicains (soutien d'Alain Juppé) aux législatives dans la 3eme circonscription de Rouen (9,24%).

Loin d'être avocat spécialisé dans les viols, il l'est dans les... start-ups ! Son CV indique d'ailleurs, maladresse d'écriture pour un avocat, que son passage en cabinet ministériel lui a ouvert une belle carrière dans le privé ! Son collègue Grégoire Leclerc est lui avocat spécialisé en droit du travail et droit des affaires. Ce ne sont pas des avocats qui sont réputés pour défendre la veuve et l'orphelin, mais des affaires de gros sous. Guère connus, pour évoluer dans des milieux, donc, caractérisés par le "féminisme"! Cela ne prouve rien bien évidemment, mais renforce la suspicion d'une affaire politique ("indices graves et concordants" ? Sic).

Jonas_Haddad.png Cliquer sur l'image pour voir la vidéo

Calvin Job : est membre du PS. Contrairement à ce qu’indique Médiatarte, il est avocat, mais non « avocat pénaliste », sa spécialité est le droit administratif et fiscal. On le voit faire campagne « tout sécuritaire » en banlieue parisienne sur cette vidéo.

calvinJob.png Cliquer sur l'image pour voir la vidéo

En conclusion, quels que soient les faits, à « système », « système et demi »…

En encore bravo à Edwy Plenel pour ses pseudo-enquêtes dignes du Nouveau Détective, ne visant qu’à sauver son image attaquée par une presse à l’image de laquelle il est, quand la liberté d’un homme et le fonctionnement de la Justice, son indépendance notamment, sont en jeu !

N'est pas Zola qui veut...

Le Concierge

Bonus

JonasHaddad2.png

Jonas Haddad aime Houellebecq mais n'aime pas le rap

Il écrit des tribunes dans Valeurs Actuelles

samedi 3 février 2018

Débat integral entre Tariq Ramadan et Caroline Fourest

Caroline Fourest étant la principale "témoin à charge" qui a conduit Tariq Ramadan sous écrou, il est bon de revoir cette émission, organisée par Frédéric Taddei, et où l'impétrante a été pulvérisée. Manifestement, elle s'est vengée de cette blessure narcissique, devenue "spécialiste de Tariq Ramadan" (faut bien se trouver un métier !), elle aura envoyé un grand universitaire, dans des prisons infâmes, dont l’infamie ne l'a jamais dérangée ! Ceci est un hommage de Jules de Chez Smith en Face à l'Inquisitrice en chef... Mais tout cela n'aura qu'un temps...

Ramadan2.PNG Cliquer sur l'image pour voir la vidéo

vendredi 2 février 2018

Tariq Ramadan est un prisonnier politique

Communiqué du Musée de l'Europe

Le Parquet vient de requérir le placement en détention préventive du Professeur Tariq Ramadan.

Se faisant, il viole les principes généraux du droit suivants :

1) La présomption d'innocence

2) La charge de la preuve revient à l'accusation

3) L'Habeas Corpus (repris dans la Déclaration des Droits de l'Homme et du citoyen... avec beaucoup de retard, n'en déplaise aux François)

4) Le Principe de proportionnalité

fourestRamadan.PNG Caroline Fourest est donc l'auteur du "Bordereau", publié par... Grasset !

L'inversion de la charge de la preuve avait été réclamée dans plusieurs tribunes par des "intellectuelles" : il ne s'agit de rien d'autre que du démantèlement des libertés publiques[1].

blogDelphy.png A ce jour, il aurait été plus précis de parler de la parole de 'deux femmes" (si on exclut Sœur Caroline du Silence, qui sait depuis longtemps mais n'a rien dit comme une Céline Duflot de base !). Les femmes, ça fait quand même usurpation de la parole de quelques milliards de femmes... par des intellos qui font des tribunes dans Libération !

L'accusation est portée par Caroline Fourest, témoin à charge, témoin de rien.

Caroline Fourest est une affabulatrice médiacratique notoire qui harcèle le Professeur Ramadan depuis des années, alors qu'elle a été prise la main dans le sac de trucage de ses sources. C'est une semeuse de haine professionnelle. Une sorte de radio des 1000 collines.

La décision du Parquet est extrêmement grave. Le Parquet étant subordonné, la responsabilité est celle des plus hautes autorités de l’État, et donc bien sûr du Président de la République, "Jupitérien".

Elle est susceptible de créer de graves troubles à l'ordre public.

Elle ouvrira une "affaire Dreyfus".

Elle renforcera le communautarisme attisé depuis des années par des irresponsables. Pendant ce temps-là, les biens et les services publics pourront continuer à être pillés par les prédateurs, et tout cela est bien évidemment lié.

Elle accréditera aux yeux du monde entier que la France est un État raciste et arbitraire.

Par ailleurs, la sécurité du Professeur Ramadan ne sera pas assurée en prison.

Dès lors, le Musée de l'Europe considère Tariq Ramadan comme un prisonnier politique.

Il exige sa libération immédiate.

Le Concierge

Capture_d_e_cran_2018-02-09_a__01.08.03.png

NB : Les illustration ont été rajoutées après la publication à chaud.

Notes

[1] Dans une première version nous avions écrit "Etat de droit". Mais Etat de droit est l'habillage idéologique derrière lequel se cache l''état de non-droit, qui permet tous les mauvais coups. Pour une fois que c'est un Professeur d'Université qui en fait les frais, on pense à tous ceux qui occupent une position subalterne, victimes quotidiennes de "la justice de classe"

vendredi 19 janvier 2018

Tout y passe ou presque, du droit de grève... au “remodelage” de la moitié du code pénal

Original File Name: 2018011057.jpg La ministre grecque de la destruction du droit du travail (coll. Greekcrisis)

Le temps était encore doux jusqu’à vendredi à Athènes. Ce même jour, le pseudo-gouvernement présentait au pseudo-Parlement son énième mémorandum intermédiaire, et autant fourre-tout ravageur des acquis sociaux et démocratiques depuis plus d’un siècle. Il s’agit d’un texte de loi... de 1.531 pages, lequel comme d’habitude les “députés” ne liront (presque) pas. Sa lecture (partielle sur Internet) trahit même son origine: une traduction rapide et quasi automatique, ayant comme langue source la novlangue du patois globaliste, à savoir, l’anglais des Troïkans et non pas celui de Shakespeare.

Sous Alexis Tsipras, le pays déjà défait, devient alors un territoire sciemment décomposé. Et dès ce samedi, voilà la pluie et le froid qui marquent ainsi leur retour ! Telle est notre... désormais bien longue, tradition dans la “gouvernance” mémorandaire. Cette... écriture aux 1.531 pages de tant de mesures et de nouvelles réglementations, doit être adoptable et adaptable très officiellement “d'urgence”, c’est-à-dire avant l’Eurogroupe ainsi imminent, fixé pour lundi prochain.

Original File Name: 2016112156.jpg La même en 2016, livrant les conventions collectives à la troïka lors d'une petite réunion entre amis au Hilton (arch. Greekcrisis, lire Ultimes poubelles du marketing politicien)

Tout y passe ou presque, du droit de grève... au “remodelage” de la moitié du code pénal, comme autant de la privatisation de fait de la Justice, par la mise en place d’un système de conciliatoire privé rendu obligatoire. On a beau avoir fêté la Théophanie partout en Grèce avec la traditionnelle cérémonie de la bénédiction des eaux qui se déroule dans toutes les églises grecques (près des eaux) chaque année à la date du 6 janvier ; rien n’y fait.

Et comme nous le remarquions récemment sur ce même blog, les “réconciliateurs” ainsi prévues, pourront être recrutés également en dehors des formations et des professionnels du Droit, et ils seront d’ailleurs directement rétribués par les citoyens intéressés, quand en même temps, ces derniers n’auront plus vraiment la possibilité de saisir directement les Tribunaux. Tsipras, est alors et décidément... de la dernière pluie... toxique qui tombe sur le pays.

En attendant l’adoption de cette (bien énorme) loi, et en réaction de celle-ci, mardi dernier 9 janvier, certains membres du syndicat PAME (affilié au PC grec), avaient investi par surprise les locaux du Ministère du Travail (dont celui de la Ministre Achtsioglou). La motivation annoncée pour cette action fut trouvée en la réactualisation (et autant officialisation) de la mise entre parenthèse du droit de grève, mesure qui figure au présent mémorandum (dit également “intermédiaire”).

Au-delà du symbole recherché (et trouvé) au moyen d’une telle action, à l’efficacité il faut l’admettre plutôt contestable, les Grecs ont tout de même pu (une fois de plus) à cette occasion, relever grâce à l’irruption des syndicalistes de PAME, toute l’animosité qui caractérise alors pareils affrontements (pour l’instant verbaux).

Sauf qu’on y relève surtout cette expression et autant posture corporelle des protagonistes, dont l’arrogance et le mépris perceptibles à travers l’attitude de la Ministre Achtsioglou. Le tout d’ailleurs, devant les photographes de presse présents sur les lieux. Arrogance, mépris et ainsi cynisme, relevant de toute évidence des tendances obsédantes fondamentales de la psychologie individuelle et collective chez les pseudo-gouverneurs actuels, c’est bien connu. À leur propos, le voisin Kostas maintient alors mordicus que “ces gens... sont manifestement mandatés et désignés par un certain au-delà”.

Extrait de l'article de Panagiotis Grigoriou paru sous le titre " Tutoyer le réel " sur son blog Greekcrisis

Lire aussi : Les accords précédents avec les créanciers ont aboli le régime parlementaire grec

jeudi 18 janvier 2018

Les neuneulogues sautent sur l'école

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Au sujet de Dynamiser les pratiques éducatives avec les neurosciences, Pascale Toscani (dir), Chronique sociale, 2017

Cet ouvrage est issu d'un symposium où des pratiques d'intégration des neurosciences à l'école ont été présentées, la plupart par des enseignants du secondaire. Dans son introduction, la coordinatrice de l'ouvrage Pascale Toscani, prend soin de souligner que ces enseignants ne sont pas des scientifiques spécialistes des neurosciences mais ont « transposé » ces « savoirs » dans des « pratiques ». Comme elle le souligne : « certains se lancent dans l'aventure après la lecture d'ouvrages scientifiques » et « leur démarche est basée au départ sur des intuitions de transfert ». Elle en reconnaît d'emblée la limite : « les travaux présentés ici n'ont pas la prétention d'être étayés par des preuves, au sens scientifique du terme » et « on pourrait peut-être leur reprocher une simplification des faits neuroscientifiques ». Mais l'essentiel est sans doute que « nous ne leur en tiendrons pas rigueur » et que « Tous les contributeurs de cet ouvrage sont dorénavant persuadés que cette démarche doit entrer à l'école ». Qu'importent les preuves, en effet, comme dit le poète « Faites semblant de croire et bientôt vous croirez »[1], et finalement si « sans le vouloir, l'école est un lieu qui favorise très fortement les neuromythes, c'est à dire qu'elle sursimplifie les résultats des recherches neuroscientifiques et établit en conséquence des protocoles au sein des classes, qui sont des raccourcis théoriques », il faudrait vraiment avoir l'esprit mal tourné pour craindre que les élèves fassent les frais d'expériences de MM. Jourdain des neurosciences, autrement-dit d'apprentis-sorciers, même si les « vendeurs de poudre de Perlimpimpin » du « neuromarketing » sont en embuscade (op.cit.)!

Le but recherché est de faire travailler ensemble des spécialistes universitaires du développement neuronal et des enseignants spécialistes du « développement des fonctions cognitives ». Pour y parvenir, « il est indispensable que des liens internationaux se tissent entre les universités », proclame sans le moindre argument notre auteure, ajoutant : « Ainsi pourra se développer cette discipline non encore académique que nous appellerons 'les neurosciences de l'éducation' ». On voit que l'enjeu social et institutionnel pour les promoteurs d'une nouvelle « discipline académique » en termes de postes et de crédits, n'est jamais loin...

Nous avons retenu deux articles particulièrement significatifs dans le premier tiers[2] de l'ouvrage.

Dynamiser-les-pratiques-educatives-avec-les-neurosciences.jpg

1) Eureka ! La science du cerveau permet de changer fondamentalement l'organisation de l'ordre scolaire !

Le premier nous raconte une expérience dans un collège, la mise en place d'un projet pédagogique autour des neurosciences, visant à lutter contre les difficultés scolaires, telles qu'elles sont couramment identifiées : problèmes de concentration et d'attention, défaut d'éducation parentale, classes trop chargées, programmes inadaptés, fatalisme des élèves face à leur orientation et leurs résultats, méthodes de travail inappropriées, gestion des émotions et du stress.

Pour lutter contre le « fatalisme », l'atelier d'initiation aux neurosciences mis en place a permis que les élèves réalisent que leur cerveau évoluera tout au long de la vie et que rien n'est jamais perdu et que « tout ne se joue pas avant six ans ». Puis il s'est centré sur la notion d'intelligences multiples, permettant aux enfants de reprendre confiance en eux-mêmes.

Sur la base du « rôle des systèmes nerveux sympathique et parasympathique » on a mis « en évidence le rôle positif que peuvent jouer des exercices respiratoires sur le stress » : « à l'issue de trois semaines d'exercices respiratoires (à raison de deux fois par jour durant 5mn), 96% des élèves se déclarent favorables à la pratique de cet exercice avant un devoir ».

Ici le lecteur mal intentionné se dit que, à défaut de neurosciences, un peu de Taï Chi suffirait certainement, même sans justifications théoriques... Et partant de là, on découvre ce que l'article cache en creux et qui explique le succès de l'expérience. Résumons le dispostif :

les enseignants découvrent la matière presque en même temps que leurs élèves, il y a donc co-construction sans que le statut de prof omniscient n'entrave la réflexion des élèves ;

les enseignants s'engagent à suivre la même classe pendant deux ans ;

les ateliers sont effectués sur les heures de cours, 2 à 5h semaine prises sur les différents cours (qui en sont donc réduits d'autant);

les enseignants interviennent en binôme voire en trinôme dans ces ateliers (trois profs en classe, le luxe total!) ;

Ils travaillent en commun et ont du temps dégagé pour cela ;

les ateliers de neurosciences ne font pas l'objet d'évaluation notée pour les élèves (Bingo!) ;

les parents sont associés.

Dans de telles conditions on ne s'étonnera pas de la satisfaction des élèves et des enseignants. Ainsi les premiers déclarent-ils des choses bien étranges telles que : « envie d'y aller », « j'aime mieux l'école », « on voit les profs autrement, en positif », « ils ont l'air gentils ».

Mais est-ce là une victoire neuroscientifique ou la simple suspension temporaire des principales tares institutionnelles du système éducatif ?

2) Enseigner des erreurs scientifiques grâce à la neurobiologie...

Un autre article retient l'attention. Il porte sur le traitement de l'erreur en sciences par le recours à des « cartes mentales ». Un professeur de biologie a en effet identifié un problème récurrent de ses élèves « la confusion entre paires de chromosomes et chromosomes dupliqués, la difficulté de représenter des chromosomes sous la forme simple ou dupliquée ainsi que la difficulté de comprendre le concept d'allèle et de les placer correctement sur les chromosomes ». Ce problème d'acquisition des connaissances de base sur le chromosome entraîne des difficultés l'année suivante à maîtriser la mitose et la méiose.

Le problème est que ce professeur mélange tout. Alors qu'il était de tradition d'étudier le patrimoine génétique et les chromosomes avant la mitose (où les chromosomes se dupliquent) notre professeur a fait une « analyse didactique » qui « nous amène à proposer » (...) de faire l'impasse sur les chromosomes, pour étudier directement le concept opérationnel pour cette résolution qui est celui du gène ». Il n'est pas certain que « faire l'impasse sur les chromosomes » soit la meilleure façon de permettre l'assimilation des connaissances de base sur le chromosome ! On passe donc directement des caractères héréditaires à l'ADN, et cela grâce à l' « alerte mentale n°1 » (sic) : « Alerte 1 : nous n'observons pas de chromosomes maintenant, cette observation à ce stade de nos connaissances pourrait nous induire en erreur ». Rappelons qu'historiquement, c'est à dire aussi scientifiquement, la génétique a pu se passer de la connaissance de l'ADN, découvert bien plus tard, qui se situe à un autre niveau logique et qu'on ne saurait transmettre la démarche scientifique en partant de ses résultats les plus avancés exposés de façon théorique pour remonter artificiellement les étapes chronologiques et conceptuelles (et leurs applications pratiques) en mode « retour vers le passé ». Par ailleurs, il n'est pas étonnant, « didactiquement » que brûler l'étape de l'observation des chromosomes à l'état stable, pour partir de l'état instable de leur duplication amène à « la confusion entre paires de chromosomes et chromosomes dupliqués » !

De plus en plus délirant : juste après l'alerte n°1, « nous passons ensuite à l'étude de la transmission de l'information génétique des parents aux enfants », c'est à dire à la reproduction sexuée... reproduction sexuée passant par la production de cellules haploïdes (gamètes) ! On comprend que l'élève n'y comprenne plus rien puisqu'on confond des processus ou dans un cas les paires de chromosomes sont dupliquées (mitose) et dans l'autre les paires sont séparées !

Pour s'y retrouver, heureusement il y a « deux cartes alertes » !

« carte 1 : attention lorsque j'observe un caryotype, j'observe des chromosomes dupliqués, donc porteurs des mêmes allèles ».

Prenons un définition du caryotype : « Le caryotype (ou caryogramme) est l'arrangement standard de l'ensemble des chromosomes d'une cellule, à partir d'une prise de vue microscopique. Les chromosomes sont photographiés et disposés selon un format standard : par paire et classés par taille, et par position du centromère. » (wikipedia).

Comme on n'a plus le droit d'observer les chromosomes quand c'était le temps de le faire, on passe directement à l'observation du classement des chromosomes en caryotype sans savoir comment cette représentation a été construite...

Et un caryotype, ce ne sont pas des « chromosomes dupliqués », désolé. Ce sont des paires de chromosomes.

Bis repetita : on comprend mieux « la confusion entre paires de chromosomes et chromosomes dupliqués » puisque la confusion est dans le cours du prof et dans sa « carte mentale » !

On continue ?

« donc porteurs des mêmes allèles » : ben non, un caryotype ce sont des paires de chromosomes porteurs de différents allèles, justement !

On pourrait continuer ainsi, mais lorsqu'on s'approche ainsi de « Hauteurs béantes »(Zinoviev) la sensation de vertige pousse à s'en éloigner.

hauteursbeantes.jpg

On dira juste que sur les 7 connaissances de base sur le chromosome que le « neuneulogue » se propose de faire rentrer dans le crâne des élèves à coups de « cartes mentales » et d'envois d' « inputs », 5 sont ouvertement fausses ou gravement confuses (on apprend au passage que les chromosomes ont... un sexe!!!).

Heureusement, l'enseignement par chocs électriques de « 2+2=5 » est encore (provisoirement?) interdit...

Comme l'écrit dans son introduction Pascale Toscani : « Aidons (les enseignants) à comprendre les enjeux de la rigueur méthodologique, qui passe par une connaissance précise des concepts et de ce qu'ils recouvrent » ! Et encore  « Nous pourrions d'ailleurs faire le parallèle entre conquête spatiale, la « conquête du cerveau » au service du décryptage neural, et la conquête du décryptage du génome ; nous sommes là au cœur de bien belles aventures scientifiques et humaines ».

Un livre éminemment relu et corrigé puisque : « Je félicite tous les professionnels qui ont accepté de proposer leur travail dans cet ouvrage. Ils ont corrigé plusieurs fois leur texte, conscients des erreurs méthodologiques qui persistaient. Ils sont des pionniers de cette collaboration université/établissement scolaire ou de soin. »

Dans l'espace de la collaboration université/établissement scolaire, personne ne vous entend crier...

Benoît EUGENE

Ancien co-responsable des sciences sociales aux éditions Agone

Notes

[1] "Faites semblant de croire et bientôt vous croirez" doit se lire ainsi : N'ayant pas de problème avec Dieu, on traduira Dieu par neurobiologie, .psycho, pédagogie etc. dans cette belle chanson

[2] Ceci est un compte-rendu d'ouvrage devant être réalisé en "trinôme" mais sous forme individualisée pour des raisons de "quotation"! Il n'est pas prévu dans les consignes que ce compte-rendu soit "critique". Pour des raisons d'hygiène mentale (sans attendus neuroscientifiques superflus), il est proposé ici au public avant même d'avoir été remis...

mercredi 17 janvier 2018

Retour à l'Etat de droit ? Ce serait une excellente idée !

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Le grabataire lyonnais, figure, s'il en est, de la "jeunesse en marche", se propose de créer un "Larzac" par ordonnance sur le site de Notre-Dame-Des Landes.

Il ferait mieux, étant donné son talent agricole et auto-gestionnaire, de lancer ses forces contre la multinationale Vinci, pour faire revenir dans le giron de l’État, une entreprise qui en émane totalement, et à laquelle un contrat léonin en PPP a été accordé sur ce site, par des suspects de Haute trahison et de corruption au dernier degré, typiquement néo-libéraux, et typiquement escrocs en biens publics. L'affaire n'est pas récente puisque Vinci rançonne, depuis si longtemps, une population, sur des autoroutes qu'elle a payées avec ses impôts.

CRS, Armée ? Oh oui ! Mais pour nationaliser un bien public aux mains des accapareurs publics-privés, dont LA PLACE EST EN PRISON AVEC TOUS LEURS COMPLICES ! (Le Concierge)

Retour à l'État de droit

«Personne n'a envie qu'il y ait un drame», a néanmoins rappelé Benjamin Griveaux, faisant référence à l'évacuation de la ZAD de Sivens dans le Tarn. Le 26 octobre 2014, un militant écologiste de 21 ans, Rémi Fraisse, avait succombé à l'explosion d'une grenade tirée par un gendarme lors de violents affrontements.

«Il faut gérer ce genre de crise avec beaucoup de maîtrise», a souligné Gérard Collomb. Le ministre de l'Intérieur a expliqué vouloir donner un autre avenir à cette ZAD, créée en 1974. «Il y a toute une série de gens qui ont des projets sur la ZAD, qui sont prêts le cas échéant à pouvoir faire autre chose», a-il ajouté, laissant imaginer un avenir similaire à celui du Larzac.

Le Figaro

Charlie Hebdo, trois ans après...

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Le Musée de l'Europe renvoie à ses archives, trois ans après, d'un événement qui, comme le 11 septembre, nous fit basculer dans un autre monde.

A l'essentiel : La critique petite-bourgeoise de la religion est-elle rationnelle ?

Les archives non triées par le mot-clé "Charlie"

Et une prise de position politique qu'il aurait sans doute, fallu écouter...

Et au fait, le pognon, ils en ont fait quoi, Charlie Hebdo ? (Une question powered par Le Concierge)

Tunisie (2) : Hausse des prix, chômage, privatisations, etc.

8 janvier

Les prix montent inexorablement. Cela dure depuis de très longs mois et se sont accélérés avec la dévaluation du dinar. Or celle-ci se poursuit et perdure. De sorte que les mesures prévues par la nouvelle loi de finances aux fins de rétablir la finance publique viennent se surajouter comme facteurs d’inflation.

Au vu des prix pratiqués durant l’année 2017, l’inflation avait atteint les 6,4% contre moins de 5% jusque-là. L’Institut national de la statistique (INS) a, de plus, annoncé une inquiétante hausse des prix à la consommation familiale durant 2017, soit bien avant l’entrée en application de la nouvelle loi de finances.

essebsi.jpg Dessin piqué au blog debat-tunisie

Or, plusieurs des produits concernés n’ont pas de rapport avec l’importation. C’est le cas : - du poulet qui a augmenté de 12,7%, - du poisson frais (+8%), - de l’huile d’olive (+21,3%), - des légumes frais (+12,8%), - des fruits (+9,5%) - sans parler des viandes rouges (+14,5%) dont une part est importée chaque année.

Ajoutons les 0,8% que suscitera le 1% d’augmentation de la TVA et certains relèvements de taxe douanière, de droits de consommation et d’impôts divers.

Lire la suite sur le site du CADTM

La fille cachée de Christine Ockrent et de Laure Adler crève l'écran !

"Il est temps de rappeler que c’est la gauche intellectuelle qui fait aujourd’hui encore l’honneur de la France à l’étranger, la seule dont on parle de Brooklyn à Ouagadougou" (Aude Lancelin)

Le bar des guignols de l'info où officiaient Serge July et Philippe Alexandre est de nouveau ouvert ! (Le Concierge)

Quand la structure se vide pour des raisons bêtement biologiques, elle se remplit aussitôt pour que "tout change pour que rien ne change" (Anonyme - mais pas muet-, 1ere partie du XXIè siècle)

LDCmuets.png

Les guignols de l'info sont de retour !

audeCanal.PNG

audeEpicure.PNG Donc Aude connaissait Jean qui connaissait Epicure, donc Aude connaît Epicure... Plus belle la vie de sophiste !

AudeEurope1.PNG

audefranceinfo.PNG

AudeFranceQ.PNG

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audeLeMEdia.PNG "S'armer intellectuellement contre les médias dominants" (powered par Canal Plus, France Inter, Europe 1, France culture, Daniel Mermet, Le Media etc.)

audeliens.PNG Photo féministe

audeNice.PNG

coll. du Laboratoire de Neuneulogie du Collège d'Argein

Lire aussi :

Là-bas j'y suis plus

Vérité des luttes à Paris, erreur au-delà

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