Musée de l'Europe et de l'Afrique

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jeudi 9 avril 2020

Critique du plan de DiEM25 pour faire face à la crise du COVID-19 en Europe

Renforcer l’Union européenne et ses institutions à tout prix, augmenter les dettes publiques autant que possible pour sauver le secteur privé, ne pas remettre en question la légitimité de l’encours de ces dettes alors que le besoin d’investir dans la santé et les services sociaux est plus que jamais une question de vie ou de mort, voici le plan d’un parti néo-libéral nous direz-vous. Non, c’est celui de DiEM25 : https://diem25.org/diem25-presente-son-plan-en-trois-etapes-pour-eviter-une-depression-economique-liee-au-covid-19/

DiEM25 est un mouvement européen de « gauche » qui soutient de nombreuses luttes importantes telles que celle pour la libération de Julian Assange. C’est tout à son honneur. Néanmoins, d’un point de vue économique, et particulièrement en ce qui concerne les dettes publiques, nous pensons que DiEM25 a tout faux. La crise du Covid-19 est extrêmement grave et un mouvement qui se prétend de gauche ne peut pas se permettre de faire des propositions qui enfoncent encore plus les 99 % de la population dans la misère.

Nous estimons qu’il est primordial de réagir aux propositions de DiEM25 pour plusieurs raisons. Tout d’abord, il est grand temps de remettre en question la légitimité des dettes publiques actuelles et des nouvelles dettes à venir pour sauver les entreprises privées. Il est aussi urgent de s’interroger sur la logique économique qui a mené à cette situation. Venir en aide aux petites et moyennes entreprises est un principe auquel nous pouvons adhérer mais ce serait criminel d’aider les grandes entreprises privées avec de l’argent public. D’autant plus que le remboursement de ces dettes constituerait un fardeau supplémentaire pour les peuples d’Europe. Ensuite, nous devons urgemment suspendre le remboursement des dettes publiques pour libérer des moyens financiers de manière immédiate sans avoir recours à ce que propose DiEM25, c’est-à-dire de nouvelles dettes à hauteur de 1 milliard d’euro. Ce serait contre les intérêts des 99 % de la population. Finalement, il faut exiger qu’un audit sous contrôle citoyen soit réalisé pour déterminer quelle part de ces dettes devrait être annulée.

Une fois réalisée l’annulation des dettes illégitimes, il est possible que de nouvelles dettes soient nécessaires. Pour cela, il faut s’assurer qu’elles servent les intérêts de la majorité des populations européennes, qu’elles soient contractées de manière légitime (s’assurer que leur remboursement n’étouffe pas les populations et ne les prive pas de la jouissance de leurs droits fondamentaux, faire en sorte que les dettes contractées restent soutenables) et le bien-fondé des dépenses doit être assurée grâce à la participation citoyenne.

Il est illusoire de penser que les institutions européennes viendraient en aide aux peuples européens d’elles-mêmes. Un rapport de force est plus que jamais nécessaire, et ce rapport-là ne peut être envisagé sans l’annulation des dettes illégitimes existantes. Même si des euro-obligations sont émises pour l’octroi de nouveaux prêts, même si les dettes sont partagées et remboursées de manière solidaire par tous les pays, ce sont au final les peuples qui auront à supporter le fardeau du remboursement. Quelle solidarité exigeons-nous ? Celle des détenteurs de capitaux, des banques ou celle des peuples ?

Lire la suite de l'article d'Eric Toussaint et Eva Betavatzi paru sur le site du CADTM

mardi 7 avril 2020

Le monde du travail selon la Commission européenne

UEsocial.PNG Source : https://ec.europa.eu/social/main.jsp?langId=fr&catId=89&newsId=9637&furtherNews=yes Collections du Musée de l'Europe

jeudi 26 mars 2020

Breaking the News of the Concierge !

Nouveau scandale en France ! En 2018, il y a eu 609 648 décès en France (Outre mer inclus) — contre 606 274 en 2017.

ideesnoires2.jpg cliquer pour agrandir l'image

lundi 23 mars 2020

Chloroquine toi de là que je m'y mette !

chloroquine.PNG RTBF, 23/3/2020 (cliquer sur l'image)

karinelacombe.PNG Karine Lacombe, 23/3/2020 (cliquer sur l'image)

On verra en comparant ces vidéos que les hôpitaux en Belgique (la Belgique ayant une tradition médicale d'excellence dans le domaine de la recherche et de la clinique) n'ont pas hésité à tester ce principe actif auprès de leurs patients, et sans attendre la polémique française ( et sur "ordre du gouvernement" avant même... d'avoir un gouvernement ! Le problème est souvent d'en avoir un : notamment quand il met le système de santé au bord du gouffre pour cause d'austérité...) Les semaines qui viennent révèleront si, pour se faire entendre face aux médecins de télévision et les experts de cabinets, une unité de recherche et de clinique marseillaise a dû se résoudre à utiliser les recettes du buzz médiatique et les média sociaux... Et si donc l'emprise du journalisme dont Bourdieu avait fait l'archéologie préventive s'étend désormais à la science médicale... (Le Concierge - qui n'est sûr que d'une chose, Karine Lacombe, plus préoccupée de son reflet dans les médias que de clinique, n'a aucune crédibilité)

mercredi 18 mars 2020

La Pandémie du Capitalisme, le Coronavirus et la crise économique

Sommaire

Une crise de santé publique

La crise boursière et financière

La crise dans le secteur de la production a précédé la pandémie du coronavirus

L’évolution de la crise financière et économique depuis le 3 mars 2020

Les banques centrales en pompiers pyromanes

Les marchés boursiers ont poursuivi leur chute

Qui se débarrasse en masse des actions ?

La pandémie du Coronavirus constitue un gravissime problème de santé publique et les souffrances humaines que la diffusion du virus va provoquer seront énormes. S’il atteint massivement des pays du Sud Global dont le système de santé publique, déjà faible ou très fragile, a été terriblement mis à mal par 40 ans de politiques néolibérales, les décès seront très nombreux. Sans oublier la situation dramatique de la population iranienne victime du blocus décrété par Washington, blocus qui inclut l’introduction de médicaments et d’équipement médical.

Utilisant le prétexte de la nécessaire austérité budgétaire pour rembourser la dette publique, les gouvernements et les grandes institutions multilatérales comme la Banque mondiale, le FMI et les banques régionales telle la Banque africaine de développement ont généralisé des politiques qui ont détérioré les systèmes de santé publique : suppression de postes de travail dans le secteur de la santé, précarisation des contrats de travail, suppression de lits d’hôpitaux, fermeture de postes de santé de proximité, augmentation du coût de la santé tant au niveau des soins que des médicaments, sous-investissements dans les infrastructures et les équipements, privatisation de différents secteurs de la santé, sous-investissement public dans la recherche et le développement de traitements au profit des intérêts de grands groupes privés pharmaceutiques…

C’est vrai en Afrique, en Asie, en Amérique latine et Caraïbe et dans les pays de l’ancien bloc de l’Est (Russie et aux autres ex-républiques de la défunte URSS, Europe centrale et orientale).

Mais cela concerne aussi de toute évidence des pays comme l’Italie, la France, la Grèce et d’autres pays d’Europe. Et aux États-Unis, où 89 millions de personnes n’ont pas de véritable couverture de santé comme le dénonce Bernie Sanders, que va-t-il se passer ?

Les grands médias et les gouvernements mettent l’accent sur les différences de taux de mortalité en fonction de l’âge mais ils se gardent bien d’attirer l’attention sur les différences de classe et sur comment la mortalité due à la pandémie du coronavirus va affecter les êtres humains selon leurs revenus et leur patrimoine, et donc selon la classe sociale à laquelle ils appartiennent. Se mettre en quarantaine ou accéder à un service de réanimation quand on a 70 ans et qu’on est pauvre ce n’est pas du tout la même chose que quand on est riche.

Il y aura également la fracture entre les pays qui ont malgré les politiques néolibérales, maintenu mieux que d’autres leur système de santé publique et ceux qui sont allés le plus loin dans les atteintes à la qualité des services publics de santé.

Lire la suite de l'article d'Eric Toussaint paru sur le site du CADTM

mardi 17 mars 2020

La fin des nouveaux "nouveaux pitres" ???

Le lendemain de son anniversaire tout est possible !

usul.PNG Collections du Laboratoire de Neuneulogie du Collège d'Argein

16 mars 2020.... (Retenez cette date...)

"Étrange plaisir spinoziste de la vérité qui se révèle, de la nécessité qui s'accomplit dans l'aveu d'un titre"...

Le Concierge

mardi 10 mars 2020

Il y a 19 ans : attacher plus de chiens avec moins de saucisses...

bourdieu.JPG Cliquer sur l'image

lundi 9 mars 2020

Non, le coronavirus n'est pas le responsable de la chute des cours boursiers

Les grands médias affirment de manière ultra simplificatrice que cette chute généralisée des bourses de valeur est provoquée par le coronavirus et cette explication est reprise largement sur les réseaux sociaux. Or ce n’est pas le coronavirus et son expansion qui constituent la cause de la crise, l’épidémie n’est qu’un élément détonateur. Tous les facteurs d’une nouvelle crise financière sont réunis depuis plusieurs années, au moins depuis 2017-2018 (voir https://www.cadtm.org/Tout-va-tres-bien-madame-la datant de novembre 2017 ; https://www.cadtm.org/Tot-ou-tard-il-y-aura-une-nouvelle-crise-financiere datant d’avril 2018 ; voir plus récemment Source : https://pour.press/les-conditions-sont-reunies-pour-une-nouvelle-crise-financiere-eric-toussaint/). Quand l’atmosphère est saturée de matières inflammables, à tout moment, une étincelle peut provoquer l’explosion financière. Il était difficile de prévoir d’où l’étincelle allait partir. L’étincelle joue le rôle de détonateur mais ce n’est pas elle qui est la cause profonde de la crise. Nous ne savons pas encore si la forte chute boursière de la fin février 2020 va « dégénérer » en une énorme crise financière. C’est une possibilité réelle. Le fait que la chute boursière coïncide avec les effets de l’épidémie du coronavirus sur l’économie productive n’est pas fortuit, mais dire que le coronavirus est la cause de la crise est une contrevérité. Il est important de voir d’où vient réellement la crise et de ne pas être berné par les explications qui dressent un rideau de fumée devant les causes réelles.

Lire l'article d'Eric Toussaint paru sur le site du CADTM

jeudi 5 mars 2020

Il y a 5 ans : Excusez-nous d'avoir sauvé la Grèce

toussaintSyriza.PNG Cliquer sur l'image

dimanche 1 mars 2020

Le risque du Coronavirus est grand car Macron est à l'Elysée

nzunzu.PNG Cliquer sur l'image

Ce type n'est pas seulement foncièrement malhonnête, il est aussi complètement débile, non ? (Le Concierge)

shadd.PNG cliquer sur l'image...

samedi 29 février 2020

Il y a 88 ans : "P le Maudit"

Les 29 février, tout est permis ! (Le Concierge)

mlemaudit.PNG Cliquer sur l'image pour voir le film

Bonus 1

polanski2.PNG Collections du Laboratoire de Neuneulogie du Collège d'Argein

Bonus 2

L'emprise du journalisme

Ainsi peuvent venir à se trouver menacés des acquis qui ont été rendus possibles par l'autonomie du champ et par sa capacité de résister aux demandes mondaines, celles que symbolise aujourd'hui l'Audimat et que les écrivains du siècle passé visaient expressément lorsqu'ils s'insurgeaient contre l'idée que l'art (on pourrait dire la même chose de la science) puisse être soumis au verdict du suffrage universel. Devant cette menace, deux stratégies sont possibles, qui sont plus ou moins fréquentes selon les champs et leur degré d'autonomie : marquer fermement les limites du champ et tenter de restaurer les frontières menacées par l'intrusion du mode de pensée et d'action journalistique ; ou sortir de la tour d'ivoire (selon le modèle inauguré par Zola) pour imposer les valeurs issues de la retraite dans la tour d'ivoire, et se servir de tous les moyens disponibles, dans les champs spécialisés ou au-dehors, et au sein du champ journalistique lui-même, pour tenter d'imposer à l'extérieur les acquis et les conquêtes rendues possibles par l'autonomie.

Il y a des conditions économiques et culturelles de l'accès à un jugement scientifique éclairé et l'on ne pourrait demander au suffrage universel (ou au sondage) de trancher des problèmes de science (bien qu'on le fasse parfois, indirectement, et sans le savoir) sans anéantir du même coup les conditions mêmes de la production scientifique, c'est-à-dire la barrière à l'entrée qui protège la cité scientifique (ou artistique) contre l'irruption destructrice de principes de production et d'évaluation externes, donc impropres et déplacés. Mais il ne faut pas en conclure que la barrière ne puisse pas être franchie dans l'autre sens et qu'il soit intrinsèquement impossible de travailler à une redistribution démocratique des acquisitions rendues possibles par l'autonomie. Cela à condition que l'on aperçoive clairement que toute action visant à divulguer les acquis les plus rares de la recherche scientifique ou artistique la plus avancée suppose la mise en question du -monopole des instruments de diffusion de cette information (scientifique ou artistique) que le champ journalistique détient en fait et aussi la critique de la représentation des attentes du plus grand nombre que construit la démagogie commerciale de ceux qui ont les moyens de s'interposer entre les producteurs culturels (au nombre desquels on peut compter, en ce cas, les hommes politiques) et la grande masse des consommateurs.

La distance entre les producteurs professionnels (ou leurs produits) et les simples consommateurs (lecteurs, auditeurs, spectateurs, et aussi électeurs) qui trouve son fondement dans l'autonomie des champs de production spécialisés est plus ou moins grande, plus ou moins difficile à surmonter et plus ou moins inacceptable, du

point de vue des principes démocratiques, selon les champs. Et, contrairement aux apparences, elle s'observe aussi dans l'ordre de la politique dont elle contredit les principes déclarés. Bien que les agents qui sont engagés dans le champ journalistique et dans le champ politique soient dans une relation de concurrence et de lutte permanentes et que le champ journalistique soit, d'une certaine façon, englobé dans le champ politique au sein duquel il exerce des effets très puissants, ces deux champs ont en commun d'être très directement et très étroitement placés sous l'empire de la sanction du marché et du plébiscite. Il s'ensuit que l'emprise du champ journalistique renforce les tendances des agents engagés dans le champ politique à se soumettre à la pression des attentes et des exigences du plus grand nombre, parfois passionnelles et irréfléchies, et souvent constituées en revendications mobilisatrices par l'expression qu'elles reçoivent dans la presse.

Pierre Bourdieu

texte intégral sur Persée

lundi 24 février 2020

Quarantaines

"Angelo demanda une foule de renseignements pour savoir où étaient placées ces barrières et ce qu'elles barraient. Il était indigné de l'inhumanité de ces gens qui refoulaient les femmes et les enfants dans les bois. L'allusion à la quarantaine lui avait fait aussi dresser les oreilles. "Voilà une autre histoire et qui ne me plaît pas du tout, se dit-il, je n'ai pas envie d'être bouclé dans quelque étable pleine de fumier. La peur est capable de tout et elle tue sans pitié, attention! On ne s'en sortira pas ici comme avec le forçat de la barricade de tonneaux. Quel dommage que je n'aie que deux coups de pistolet à tirer, ou plutôt que je n'aie pas de sabre, je leur ferais voir que la générosité est plus terrible que le choléra." Il était très impressionné par les trois visages d'enfants perdus que lui avait montrés son briquet."

(Merci à Claudine Randy)

"- Nous ne comprenons rien à ce qui arrive, monsieur, dit poliment Angelo. -" D'où êtes-vous et où allez-vous" ? - "Nous sommes de Gap, dit la jeune femme et nous rentrons chez nous." (...) On ne rentre pas chez soi, madame, dit le lieutenant. Il est défendu de voyager. Ceux qui sont sur les routes doivent rejoindre une quarantaine. - Il vaudrait mieux nous laisser rentrer chez nous, dit doucement mais avec beaucoup de gentillesse la jeune femme (...) - conduisez les à Vaumeilh, je n'ai pas à savoir ce qu'il vaudrait mieux."

"Ils débouchèrent sur une vaste esplanade éblouissante de blancheur, devant le portail d'un château fort."

Jean Giono, Le Hussard sur le toit

Bonus : Il y a 43 ans, le Pont de Cassandre

cassandra.PNG Cliquer sur ce lien pour voir un bon vieux nanard (oubliez le complot, retenez la quarantaine...)

samedi 22 février 2020

Une déclaration de la haute commissaire européenne aux droits de l'Homme

assange.jpg

Julian Assange ne devrait pas être extradé en raison de l'impact potentiel d'une telle extradition sur la liberté de la presse et des préoccupations que suscitent les mauvais traitements dont il est victime.

J'ai suivi avec une grande attention les développements concernant le cas de Julian Assange, en particulier les charges retenues contre lui et la demande d'extradition présentée par le gouvernement américain au Royaume-Uni. Outre mes propres suivis et analyses, j'ai reçu des informations de professionnels de la santé, de militants de la société civile, de défenseurs des droits de l'homme, d'associations de journalistes et d'autres personnes sur cette affaire.

L'extradition potentielle de Julian Assange a des implications sur les droits de l'homme qui vont bien au-delà de son cas individuel. L'acte d'accusation soulève d'importantes questions sur la protection de ceux qui publient des informations classifiées dans l'intérêt public, y compris ceux qui dénoncent des violations des droits de l'homme. La nature large et vague des allégations contre Julian Assange et des infractions énumérées dans l'acte d'accusation est troublante car nombre d'entre elles concernent des activités au cœur du journalisme d'investigation en Europe et au-delà. Par conséquent, autoriser l'extradition de Julian Assange sur cette base aurait un effet dissuasif sur la liberté des médias et pourrait en fin de compte entraver la presse dans l'exercice de sa tâche de pourvoyeur d'informations et de surveillance publique dans les sociétés démocratiques.

En outre, toute extradition vers une situation dans laquelle la personne impliquée courrait un risque réel de torture ou de traitement inhumain ou dégradant serait contraire à l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants a clairement indiqué qu'il considérait que les conditions de détention aux États-Unis et la peine susceptible d'être infligée à Julian Assange présentaient un tel risque réel.

Compte tenu à la fois des implications pour la liberté de la presse et des graves préoccupations concernant le traitement que subirait Julian Assange aux États-Unis, mon évaluation en tant que Commissaire aux droits de l'homme est qu'il ne devrait pas être extradé.

Je continuerai de suivre de près l'évolution de cette affaire.

Dunja Mijatovic

Traduction : Librairie Tropiques

samedi 15 février 2020

Il a neigé sur Philippe Marlière...

yesterday.PNG Cliquer sur l'image

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marliereantisemitisme.PNG Collections du Laboratoire de Neuneulogie du Collège d'Argein

dimanche 9 février 2020

Nécrologie : la (première) guerre du Pacifique (sic)

conrad.PNG Cliquer sur l'image

Neutralité axiologique

marliereparliamentsquare.PNG Source

parliamentsquare.PNG Source

Collections du Laboratoire de Neuneulogie du Collège d'Argein

Bonus !

marlereoxford.PNG

Quelques jours plus tôt, Philippe Marlière en tant que politologue ( de terrain donc !) discutait à Oxford de... La France Insoumise.

En tant que politologue...

Pas en tant que militant à la démarche de crabe corcuffoïde que résume si bien sa fiche wikipedia...

Après vingt ans passés au Parti socialiste (PS), il rejoint le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) en 2009. Il indique que le référendum de 2005 sur le projet de constitution européenne et le ralliement de la direction du PS au camp du « oui » a motivé son choix de quitter ce parti. Il quitte le NPA deux ans plus tard.

Il est fondateur en juin 2014, avec Liêm Hoang-Ngoc, du Club des socialistes affligés, qui cherche à regrouper des socialistes opposés à la politique menée par François Hollande et ses gouvernements. Il rejoint en février 2015 le mouvement Ensemble, membre du Front de gauche et regroupant différentes traditions dont des courants issus du NPA. Il quitte ce mouvement en septembre 2018. En janvier 2017 lors des primaires socialistes, il appelle à voter contre Manuel Valls et soutient Benoît Hamon représentant « d’une gauche sociale-démocrate pluraliste, multiculturelle »

Ajoutons qu'il appelle à voter Macron au 2nd tour... puis pour Caroline De Haas au premier des législatives, offrant un second tour à une certaine Myriam El Khoumri...

Mais le Concierge n'a pas été invité à discuter ce "great paper" à Oxford.

C'est dommage...

samedi 1 février 2020

Le parc immobilier grec est cédé, autrement-dit offert à moins de 10% de sa valeur aux fonds rapaces étrangers

En 2020, la ville d’Athènes est considérée d’abord comme étant une forme de capital, ses visiteurs Chinois portent de masque anti-projections et par ailleurs, plus personne ne prête attention aux milliers de sans-abris. C’est autant vrai que les rénovations d’immeubles souvent entiers battent alors des records historiques; derrière leurs belles façades se déroule la plus grande spoliation de biens en Grèce depuis l’autre Occupation, celle des années 1940.

Le gouvernement Mitsotákis fait sauter les derniers et autant faibles verrous aux saisies des résidences principales par les banques et par l’État, plusieurs milliers de saisies étant de ce fait programmées dès cette année 2020, disons... prometteuse. Les banques, ainsi que la Germanocratie européiste interdisent le rachat par les citoyens de leurs dettes; c’est ainsi que le parc immobilier grec est cédé, autrement-dit offert à moins de 10% de sa valeur aux fonds rapaces étrangers

Ce qui scandalise encore plus les pauvres indigènes du pays de Zeus, c’est que le pirate financier Sóros annonce son attention d’y investir... à la hauteur de ses possibilités pour que les migrants que la Turquie déverse en Grèce en colons bien manipulables puissent être convenablement logés, supposons-le dans la... continuité, presse grecque en novembre 2019. C’est bien connu, la guerre n'est rien d'autre que la continuation de la politique par d'autres moyens, flux migratoires générés ou manipulés compris.

La presse fait état de la menace turque qui pèse sur nos îles, comme elle évoque en cette fin janvier 2020, le suicide d’un retraité âgé de 85 ans. Ces nouvelles des suicides à répétition, plutôt gênantes il faut préciser, deviennent de plus en plus rares, d’après les règles non-écrites de la déontologie mainstream. Ça s'est passé en Argolide dans le Péloponnèse et plus précisément à Melendríni, bourgade située non loin de Mycènes. Le vieil homme s’est d’abord attaché sur un arbre avant de s’immoler; les pompiers dépêchés sur place, alertés par les voisins, n’ont pas eu le temps de le sauver, presse grecque du 31 janvier.

Histoire en cours de devenir de gestes en... gestions des uns contre tous les autres. Athènes tout comme la Grèce se sont tant transformées en ces dix sombres années. Les grandes manifestations ont cessé mais on se suicide toujours autant qu’aux premières années de la dite crise, et... les terrasses des cafés sont souvent remplies. Dans cet ordre nouveau, les Grecs sont progressivement dépossédés de leurs biens, surtout immobiliers, tandis que le... capital d’Athènes s’offre comme jamais aux “investisseurs”.

Son vieux centre-ville se transforme en lieu récréatif visitable et en dortoir Airbnbien, et cette transformation est perceptible dans son avancement semaine après semaine. Les boutiques et autres échoppes déjà fermées lorsque 40% du petit commerce avait été anéanti entre 2010 et 2015, se transforment désormais et exclusivement en lieux de restauration ou en cafés. Telle est peut-être la cuisine bien orientée du futur...

Extrait de l'article de Panagiotis Grigoriou, paru sous le titre "Cloaque bourbeux" sur son blog Greek Crisis

vendredi 31 janvier 2020

Il y a 50 ans : God save the Queen !

godsavethequeen1.PNG cliquer sur l'image

Le concert des Beatles sur le toit de l'immeuble d'Apple Corps au 3, Savile Row à Londres a lieu le 30 janvier 1969. Il s'agit de la dernière prestation en public des Beatles, qui se séparent l'année suivante. Filmé dans le cadre du documentaire musical Let It Be, le concert est interrompu au bout de 42 minutes par l'intervention de la police.

Janvier 1969 est une période difficile pour les Beatles, George Harrison quittant même temporairement le groupe quelques jours avant le concert. Le concert fait partie du projet Get Back, documentaire musical de Michael Lindsay-Hogg qui donnera finalement lieu au film Let It Be. Le documentaire devait inclure comme point culminant un concert dans un endroit inhabituel, et plusieurs possibilités ont été envisagées par le groupe, comme un amphithéâtre en Tunisie, le désert ou un bateau de croisière, avant que le choix ne se porte sur le toit de l'immeuble d'Apple Corps.

Le froid régnant, Ringo Starr porte le manteau rouge de sa femme Maureen, George Harrison, le manteau noir de Pattie et John Lennon, celui en fourrure de Yoko.

Les Beatles, accompagnés de Billy Preston au piano électrique, jouent cinq morceaux différents pendant 42 minutes

Le spectacle provoque un regroupement de curieux dans les rues et des embouteillages, ainsi que des plaintes des voisins pour le bruit. Au bout de 42 minutes, après avoir averti de leur venue dix minutes à l'avance, la police finit par interrompre le concert. Pendant l'intervention de la police, Paul McCartney improvise sur les paroles de Get Back : « You've been playing on the roofs again, and that's no good, and you know your Mummy doesn't like that... she gets angry... she's gonna have you arrested! Get back! » (« tu es encore allée jouer sur les toits, c'est mal, tu sais que ta maman n'aime pas ça... elle est en colère... elle va te faire arrêter ! Get back! (Reviens !) »)

À la fin du concert, John Lennon prononce la phrase « I'd like to say thank you on behalf of the group and ourselves, and I hope we passed the audition » (« Je voudrais vous remercier au nom du groupe et de nous tous, et j'espère que nous avons réussi l'audition »), qui sera intégrée à la fin de la chanson Get Back, dernière piste de l'album Let It Be.

Outre son inclusion dans le film Let It Be, on peut voir des extraits de ce concert dans les documentaires Anthology et The Beatles: Eight Days a Week. Les clips promotionnels des chansons Get Back et Don't Let Me Down utilisent aussi ces images.

Source: Wikipedia

Bonus 1

bryanmay.PNG Brian May "God save the Queen" on the roof of Buckingham Palace (cliquer sur l'image)

Bonus 2 : Nombrilisme de classe 2.0 !

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marlierebrexit5.PNG Collections du Laboratoire de Neuneulogie du Collège d'Argein

Commentaire politologique : le problème chouchou est que Londres, c'est pas seulement le paradis des expats comme Singapour, c'est la capitale d'un pays qui a... plus qu'un arrière-pays.. Parce que bon après Florence t'as été retraité à l'UCL, on ne sait pas sur quels travaux, mais faut sortir des pubs de la City, ya plein de villes, c'est pas seulement la brousse, le Royaume-uni... En un mois de reportage dans le pays profond Thomas Frank a fait plus de travail que toi dans toute ta vie, espèce de fainéant stipendié ! Le Concierge.

jeudi 30 janvier 2020

Une élue menace des citoyens de mutilations

20eme.PNG cliquer sur l'image pour voir la vidéo

Une élue de la République (Ex-PS passée à la République en marche -sic) annonce qu'elle demande l'évacuation de la salle où elle présentait ses vœux, et aux habitants du XXeme arrondissement de se mettre à l'abri, précisant, "pensez à vos enfants", risquant donc d'être mutilés par la police républicaine... Car, élue de la République, passée du PS à LREM sans en avoir mandat de ses électeurs, elle est légitime face à la plèbe (apparemment des profs et des CSP+). Crachant au passage sa haine de Merluchon et de la CGT....

Le fascisme est en marche ! Et seuls les anti-fa, prompts à le voir surtout partout où il n'est pas, le dissimulent, et donc y participent.

No Pasaran.

Le Concierge

UE 0/UK 1 : Le Royaume-Uni quitte l'Union (soviético-néolibérale) Européenne

faragePE.PNG Collections du Musée de l'Europe. Cliquer sur l'image pour voir la vidéo

Il manque le début : la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, quittant le Parlement avant cette dernière intervention de Nigel Farage. Une Kommissarin dont le principal projet est celui d'une armée européenne... au service de la paix, bien évidemment.

On peut penser ce qu'on veut de Nigel Farage. Politicien atypique, car n'ayant jamais brigué le pouvoir, il a occupé une position atypique dans le champ politique pour faire advenir son unique projet : la sortie du Royaume-uni de l'UE. Tout en revendiquant le contrôle de l'immigration (essentiellement en provenance des pays de l'Est de l'UE) il a systématiquement exclu de son parti les figures affichant des positions racistes. Le Brexit est en grande partie son œuvre, que l'Histoire jugera.

Lors de cette dernière intervention au PE, considérée l'attitude de la 2ème Kommissarin, présidant la session du PE (et dont personne ne connait le nom), typiquement soviétique, on se dit qu'à choisir, on prendrait plutôt un pot avec le "populiste" qu'avec les partisanes de l'ordo-libéralisme le plus autoritaire et le plus absurde.

"If you desobey the rules, you are cut off"

"Il n'y a pas de démocratie hors des traités" (Junker)

Que les deux Kommissarinen soient des femmes, ne change rien à rien...

Mais quant à la démocratie (parlementaire) hors des traités (anti-parlementaires), le pays qui l'a inventée nous dira si elle est plus ou moins démocratique qu'un "Régime" où, interrogé sur le déficit de séparation des pouvoirs, un ancien président d'un Parlement européen fantoche répondit : "nous ne faisons pas du Montesquieu, nous faisons tout à fait autre chose".

Le Concierge

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