Musée de l'Europe et de l'Afrique

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mercredi 27 avril 2016

On bloque tout : Rencontre nationale du samedi 23 avril

Le samedi 23 avril était organisée à la Bourse du Travail de Paris une rencontre nationale de l’appel « On Bloque Tout ! » ce sont près de 100 militant.e.s (CGT, SUD-Solidaires, FO, CNT-SO, FSU, CFDT) qui y ont participé tout au long de la journée.

Des commentaires sur le mouvement de rejet de la loi « travail » ont accordé une place centrale et un rôle décisif à la jeunesse scolarisée mais force est de constater que la mobilisation dans les lycées et, surtout, dans les universités est très en-deçà des derniers gros mouvements étudiants, en 2009 par exemple. L’absence de lutte d’ampleur dans les facs depuis 2010 explique que des pratiques de terrain se soient perdues et il n’est pas étonnant de constater aujourd’hui que les assemblées générales les plus massives se sont tenues dans les universités où les syndicats étudiants ont fait un travail régulier de mobilisation. À l’université comme dans le monde du travail, il n’y a pas de secret : on mobilise d’autant mieux les collègues qu’on a l’habitude d’échanger, d’argumenter et d’agir.

Au-delà des universités, l’absence de fort mouvement interprofessionnel depuis 2010 et l’absence de victoire significative au niveau national depuis 2006 explique que la mobilisation actuelle peine à s’ancrer réellement. Notre tâche doit donc être de remettre au centre des débats la question de la grève, en reprenant les « bases » : expliquer comment faire grève en fonction des secteurs professionnels, expliquer comment organiser la solidarité, etc.

Des traditions de mobilisation sont à reconstruire afin que les collègues se sentent suffisamment en confiance pour se lancer dans la lutte. La difficulté n’est pas tant de déborder des directions syndicales qui freineraient (même si les appels confédéraux pourraient être plus dynamiques et même si les situations sont différentes en fonction des organisations syndicales) mais bien d’emmener des collègues dans la lutte.

Pour l’instant, nous ne pouvons pas faire autrement que de nous appuyer sur les journées de mobilisation décidées au niveau intersyndical mais l’enjeu est de maintenir une visibilité du mouvement entre ces journées d’action afin d’élargir la contestation et de généraliser les grèves. Cela passe par l’organisation de tournées, de diffusions de tract, de collages ou d’affichages mais aussi l’action locale interprofessionnelle en direction de la population dans les gares, devant les supermarchés, à la sortie des métros, etc.

Pour ancrer la mobilisation sur le terrain, plusieurs formes d’organisation sont possible: unions locales syndicales mais aussi AG interprofessionnelles ou comités d’action. Cet ancrage local, qui passe également par le mouvement des « Nuits debout », peut servir à stimuler la contestation sociale mais il faut veiller à ce que ces formes de mobilisation restent liées à l’intervention syndicale sur son lieu de travail.

Lire l'intégralité sur le site onbloquetout.org

mardi 26 avril 2016

"Retiens la nuit !"

Gwiazdzinsky.PNG

La Nuit Debout nous permet de découvrir en feuilletant les quotidiens (et en suivant les liens publiés par @nuitdebout qui renvoient assez rarement à des communiqués syndicaux...) un gisement insoupçonné de génies des alpages. Voici un intéressant spécimen qui a attiré l'attention du Laboratoire de Neuneulogie du Collège d'Argein par le biais d'une tribune publiée dans Libération intitulée La ville à l’épreuve des places (Nuit Debout étant un média, idiot !, le matuvisme mainstream de l'analphabétisme académique y prend des airs de défilé de mode dans les pages "Débats" ce qui permet un peu de renouveler les habituelles têtes de Turcs dans un souci de démocratisation). On y lit les pédanteries rituelles : "formes de vivre ensemble", la "résonance avec" (inventaire à la Prévert et Démon de l'analogie : "tentes des Enfants de Don Quichotte", "«révolution des parapluies» de Hongkong", "places de New York, de Grèce, de Turquie, d’Ukraine et les printemps arabes", "squats", "campements de SDF ou de Roms", "ZAD", "poétiques «occupations potagères» et les alternatives locales qui s’allument partout comme des lucioles"), "transgression", "ville métaphorique", "ville malléable, réversible ou adaptable", "utopies en actes", "spatialités temporaires", "«droit à la ville» d’Henri Lefebvre et «néosituationnisme» au sens de Guy Debord", laboratoires vivants de la complexité", "«ouvroir de démocratie potentielle» qui favorise la citoyenneté" etc.

Cet immense poète, "Marianne d’Or de l’Innovation 2005 pour les travaux sur les temps de la ville, Assemblée nationale" est malheureusement soit-disant "géographe". Pire : il a charge d'âmes puisqu'il est directeur de l’Institut de Géographie Alpine de l'Université de Grenoble et a en charge l'éducation de 700 étudiants... Merci, patron !

Imagine-t-on changer la société sans changer la façon dont les formateurs de notre belle jeunesse sont recrutés ?

La question mérite d'être posée !

En tous cas, ce spécialiste académico-certifié de "la nuit" semble avoir un agenda néolibéral assez chargé à en croire son blog...

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Agenda

GWIAZDZINSKI L., 2015, Space-time Planning for Smart City, The 3rd International Conference on Smart Sustainable City and Big Data, Shanghai (China), July 27-28, 2015

GWIAZDZINSKI L., 2015, Governance and participation models as tools for improving attractions, Summer School Expo 2015 The Forms of Urban Attractivity: methods of analysis and Case Studies, Milan, 29 juin 2015

GWIAZDZINSKI L., 2015, Des villes et des nuits, Atelier Anthropologie de la nuit, Laboratoire d'ethnologie, Paris, Université Paris 10, 5 juin 2015

GWIAZDZINSKI L., 2015, NUITS, Lumières dans la nuit, pavillon de l'arsenal, 1er juin 2015

GWIAZDZINSKI L., 2015, Habiter le numérique, Séminaire L'Humain au défi du numérique, Collège des Bernardins, Paris, 20 mai

GWIAZDZINSKI L., 2015, "Actions et expérimentations citoyennes et artistiques dans l’espace public. Entre néo-situationnisme et esthétique de la bricole", Séminaire doctoral 2014-2015, TERRITOIRES ESTHETIQUES Territoires – Art - Architecture - Culture, Laboratoire CRH-LAVUE (UMR - CNRS 7218), Paris, 12 mai 2015

GWIAZDZINSKI L., 2015, Les beautés de la ville la nuit, Conférence, IULM, Milan, 22 avril 2015

GWIAZDZINSKI L., 2015, Assises de la nuit, Nantes, 13-14 avril 2015

GWIAZDZINSKI L., 2015, La ville malléable, Audition Séminaire Fondation Bouygues, Issy les Moulineaux, 8 avril 2015

GWIAZDZINSKI L., 2015, "le vélo sans couture", Rencontre nationale du Club des villes et territoires cyclables, Ville de Paris, Hôtel de Ville de Paris, 31 mars 2015

GWIAZDZINSKI L., 2015, L'hybridation, sésame de l'innovation, séminaire "projet culturel innovant", Observatoire des politiques publiques, Maison des métallos, Paris, 13 mars 2015

Le Concierge

PG (sic) : Selon certains informateurs, il semble que ce professeur existe réellement et qu'il ne s'agisse aucunement (pas plus que Sylvain Laurens) d'un canular socio-situationniste du peintre Du Champ...

"Mais horizontalement, c'est toi que je préfère de loin..."

diplo.PNG coll. du Laboratoire de Neuneulogie du Collège d'Argein

Quand Le Monde Diplomatique twitte ligne à ligne un entretien avec Frédéric Lordon publié sur son blog... La Révélation soulevant la vague d'Hokusaï de la démocratie numérique ? Ou ivresse du philosophe surfant sur la (petite) vague juste avant de boire la (grande) tasse ?

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Y-a-t-il un bouton Lord-off au Diplo ?

lundi 25 avril 2016

La main de Sapin dans la culotte des Grecs

Les Européens et le FMI veulent faire dépendre leur soutien à Athènes de sa situation en 2018 et demandent immédiatement des gages supplémentaires.

Le soutien des Européens et du FMI à la Grèce sera à l’avenir non seulement toujours conditionnel mais également «contingent», selon l’accord trouvé vendredi entre les ministres des finances et le Fonds monétaire international. Lors de cette réunion, à Amsterdam, les créanciers d’Athènes ont confirmé que la conclusion de la première revue et la reprise des versements dépendaient désormais d’engagements supplémentaires.

Le FMI doute de la capacité d’Athènes à dégager 3,5% d’excédent primaire en 2018 et souhaitait que le gouvernement Tsipras fournisse dès maintenant le détail des mesures supplémentaires «votées en avance, crédibles et automatiques» qu’il prendrait en 2017 ou 2018 s’il n’était pas en mesure d’atteindre cet objectif dans le cadre des engagements actuels. Des mesures chiffrées par le FMI à 2% du PIB.

(...)

«Nous sommes à quelques millimètres d’un accord», assurait après la réunion le ministre français Michel Sapin qui juge une réunion (des ministres des finances) jeudi prochain «très probable». Les autorités grecques ont toutefois fait valoir que prendre des engagements à l’horizon 2018 soulevait des problèmes politiques et constitutionnels. «Nous ne voulons pas aller à l’encontre de contraintes légales», a rassuré Jeroen Dijsselbloem[1] tout en reconnaissant que la nature de ces mesures et surtout les conditions dans lesquelles elles devraient être automatiquement mises en œuvre restaient à définir.

De son côté, le FMI a explicitement renoncé à une réduction nominale de la dette et semble prêt à accepter que son réaménagement soit lui aussi contingent. Le «paquet global» comprendra des «précisions sur les mesures concernant la dette», a expliqué Michel Sapin après la réunion, mais «cela ne veut pas dire qu’on les mette en œuvre tout de suite, mais on les connaîtra» à l'avance.

Extrait de "Les créanciers de la Grèce esquissent un compromis", Florence Autret, L'AGEFI Quotidien

Notes

[1] L'impétrant oublie de préciser qu'il a été inculpé pour crimes contre la Constitution grecque par le Grand Tribunal du Musée de l'Europe car « C’est ça le grand départ vers un nouveau type de civilisation, dont les littérateurs fournissent le concept, à savoir que le meurtrier (s’il ment par-dessus le marché) n’a pas tué et que la lâcheté du meurtre lui donne une aura de héros. Tel est le camouflage du principe qui s’effectue avec ce petit mot « prétendu » que nous voyons surgir dans tous les commentaires sur ce qui s’est passé. Il y a des horreurs qui sont commises et dont l’odeur monte jusqu’au ciel, le monde le sait bien sûr et supporte un tel savoir. Mais il jouit aussi manifestement du spectacle d’une endurance morale qui lui offre aujourd’hui encore de « prétendues horreurs » sans se voir signifier : Stop ! Dehors! Quittez cette planète ! » (Karl Kraus).

Adresse aux usagers et à la population: ce que l’on ne vous dit pas sur la politique business de la SNCF !

Communiqué de la CGT-Cheminots

Mesdames, Messieurs, bonjour

Depuis des années, la Direction de la SNCF n’a de cesse d’imposer des gains de productivité. Ainsi, du fait de la suppression de près de 30 000 emplois de cheminots depuis 2003, le chiffre d’affaires généré par agent a augmenté de 30 % (sur la base des résultats 2007). Pourtant et au-delà des conséquences catastrophiques sur la qualité du service public ferroviaire (accidents ferroviaires, suppressions et retards de trains, vieillissement du réseau ferré), l’augmentation du prix des billets se poursuit !

Loin d’enrayer l’endettement du système ferroviaire, la réforme de 2014 qui enjoint en fait à l’autofinancement, est marquée en réalité par un désengagement de l’Etat et du Patronat (qui profite largement du transport public) au détriment des cheminots et des usagers qui devront payer la note !

Pire, cette politique engendre un report massif sur les routes de camions et d’autocars…

Or, la route est quasi uniquement financée par les deniers publics (infrastructures, coût des émissions de CO2 et de la pollution atmosphérique qui reposent sur les collectivités).

Tandis que le vocable des dirigeants de la SNCF s’enrichit pour passer des « usagers » aux « clients », symptôme supplémentaire de cette politique business, cette même Direction fait le choix d’investir massivement à l’international ainsi que dans les filiales routières plutôt que dans les trains du quotidien pourtant si chers à Guillaume Pépy.

Ils détruisent le ferroviaire, occultent l’écologie, sacrifient des pans entiers de territoires et tout cela avec notre argent !

Ainsi, l’achat d’OHL (USA) a coûté 717 millions d’euros, celui de l’ATE (Australie) 113 millions d’euros et 29,3 millions de pertes de Kéolis à Boston.

Le Partenariat Public Privé (PPP) sur la LGV SEA (Sud Europe Atlantique) coûtera au bas mot 230 millions d’euros par an pour engraisser un consortium privé (LISEA) piloté par Vinci Construction !

La libéralisation des autocars (loi Macron) coûtera 200 millions d’euros minimum chaque année.

D’ailleurs, les 110 millions d’euros injectés dans « Ouibus » en deux ans serviront directement à faire concurrence aux trains SNCF et ce malgré des remplissages de bus estimés entre 10 et 20 voyageurs.

Exit donc l’égalité de traitement, la péréquation tarifaire, le service public ferroviaire !

D’AUTRES CHOIX EXISTENT !

Ainsi, la Fédération CGT des Cheminots propose de créer une contribution du Patronat pour financer les TER (versement transport), de baisser la TVA, d’augmenter la prise en charge du trajet domicile/travail par les employeurs, de créer un plan d’épargne populaire pour financer les infrastructures de transports…

Ce qui permettrait de parvenir aux moyens nécessaires à même d’assurer un service public ferroviaire pour répondre aux besoins exprimés en territoires et d’appliquer une tarification appropriée.

Il y a 40 ans : "la jeunesse n'est qu'un mot"

Il y a des périodes où la recherche du « nouveau » par laquelle les « nouveaux venus » (qui sont aussi, le plus souvent, les plus jeunes biologiquement) poussent les « déjà arrivés » au passé, au dépassé, à la mort sociale (« il est fini »), s'intensifie et où, du même coup, les luttes entre les générations atteignent une plus grande intensité : ce sont les moments où les trajectoires des plus jeunes et des plus vieux se télescopent, où les « jeunes » aspirent « trop tôt » à la succession. Ces conflits sont évités aussi longtemps que les vieux parviennent à régler le tempo de l'ascension des plus jeunes, à régler les carrières et les cursus, à contrôler les vitesses de course dans les carrières, à freiner ceux qui ne savent pas se freiner, les ambitieux qui « brûlent les étapes », qui se « poussent » (en fait, la plupart du temps, ils n'ont pas besoin de freiner parce que les « jeunes » — qui peuvent avoir cinquante ans — ont intériorisé les limites, les âges modaux, c'est-à-dire l'âge auquel on peut « raisonnablement prétendre » à une position, et n'ont même pas l'idée de la revendiquer avant l'heure, avant que « leur heure ne soit venue »). Lorsque le « sens des limites » se perd, on voit apparaître des conflits à propos des limites d'âge, des limites entre les âges, qui ont pour enjeu la transmission du pouvoir et des privilèges entre les générations.

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dimanche 24 avril 2016

L'appel des syndicalistes contre "la loi travail"

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Le projet de loi El Khomri est une insulte au monde du travail. Rarement l’attaque aura été aussi grave. Avec l’inversion de la hiérarchie des normes qui permet aux accords locaux au rabais, obtenus sous la pression, de se substituer aux accords de branche ; en lançant l’offensive contre l’outil syndical avec la promotion des référendums-bidons en entreprise ; en organisant et généralisant la précarité, la flexibilité et en facilitant les licenciements, c’est une dégradation majeure du temps et des conditions de travail de millions de salarié.e.s que prépare activement le gouvernement.

À nous de nous préparer tout aussi activement à l’en empêcher ! Tout ce que mérite un tel projet c’est une riposte déterminée et massive des travailleuses, des travailleurs du privé comme du public qui doivent converger, et de la jeunesse. Et pour cela, c’est le blocage de l’économie qui est à l’ordre du jour.

Le 9 mars, nous étions des centaines de milliers à battre le pavé. Pour nombre de salarié.e.s qui composaient la majorité des cortèges, la grève s’imposait. Le 17 mars, le 24 mars, la jeunesse lycéenne et étudiant s’est mobilisée activement. Le projet de loi a été présenté en Conseil des ministres, avec quelques effets d’annonces destinés à faire croire que la copie a été revue :nous le disons tout net, le projet de loi n’est ni amendable, ni négociable et seul son retrait, total, s’impose.

Le 31 mars, la grève interprofessionnelle a confirmé l’élan donné le 9 mars. La suite du mouvement doit être activement préparée et nous devons profiter de toutes les occasions pour renforcer la mobilisation. La seule manière de gagner et de faire plier le gouvernement, c’est de bloquer l’économie. Les travailleurs et les travailleuses doivent en effet prendre leurs affaires en mains dans cette lutte et ne doivent pas s’en remettre à des politiciens ou politiciennes qui n’ont que les élections de 2017 en vue. Et pour bloquer l’économie, ce qu’il faut c’est confirmer l’ancrage de la grève, préparer sa généralisation et sa reconduction partout où c’est possible dans les jours et semaines qui suivront !

Alors nous obtiendrons le retrait du projet de loi El Khomri. Alors nous pourrons préparer la contre-offensive, NOTRE contre-offensive en popularisant des revendications qui permettent de rassembler, sur lesquelles les équipes syndicales pourraient s’engager ensemble, à la base et dans l’unité. La réduction du temps de travail à 32 heures par semaine, sans réduction de salaires, ni flexibilité, sans arnaque à la clef comme l’ont été dans de nombreux secteurs les « 35 heures-Aubry », voilà par exemple ce qu’il est urgent de mettre en avant pour contrer les dégradations des conditions de travail et imposer des créations d’emplois.

Tout cela, nous nous engageons à le mettre en débat auprès de nos collègues, dans nos structures syndicales, dans les intersyndicales auxquelles nous participons. Nous sommes certain.e.s que ces préoccupations, nombreuses et nombreux sont les syndicalistes qui les partagent. Quelles que soient les appartenances syndicales, nous les appelons à rejoindre cet appel, à en proposer la signature à leur structure syndicale et à mutualiser les informations sur la mobilisation sur le blog lié à cet appel. C’est toutes et tous ensemble qu’on va lutter, c’est toutes et tous ensemble qu’on va gagner!

Liste des signataires...

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Affiche CGT contre les violences policières: réponse de la CGT au ministre de la police de François Hollande

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A la vue de cette affiche éditée par la CGT de l'Information et de la Communication, Bernard Cazeneuve était monté sur ses grands chevaux, afin de défendre quelques uns de ses chevau-légers. Il avait donc écrit en ce sens au secrétaire général de la CGT. Celui-ci lui a répondu.

(Repris du blog de Roger Colombier)

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Liège : bloquons la semaine de 45 heures !

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Appel du 51ème Congrès de la CGT

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Le Figaro, journal historique de la droite et du patronat, dont le patron est Serge Dassault marchand d'armes et sénateur à vie de la Sarkozyland, résume la journée de ce mercredi du 51e congrès confédéral de mon organisation syndicale. Il titre: "Appel à la grève générale reconductible, capitalisme désigné comme l'ennemi, diatribes contre la centrale concurrente- la Cfdt note de ma pomme-... Les militants présents ont tenu des discours rouge vif à la tribune du congrès de Marseille".

Et bien mes camarades, ça me botte cet article du Figaro. Lorsque l'organe de la réaction aboie contre la CGT, c'est que les congressistes ont analysé et débattu de la situation sociale dans cette société de merde aux ordres du capitalisme géré par le PS dans notre pays. Par tout le parti de François Hollande. En effet, quitte à me répéter, pour qui votent les soi-disant frondeurs de ce bord à chaque élection (municipales, régionales, départementales, législatives partielles) depuis mai 2012? Si ce n'est pour l'organisation social-démocrate pour laquelle ils sont fidèles. Envers et contre tout.

Autre chose, loin de la politique politicienne est l'appel du 51e congrès de la CGT. Quitte à ce que, dès la cloture du congrès, ce vendredi, la CGT, toute la CGT, dans les entreprises et ses structures territoriales, comme dans chaque fédération, on se lève debout et pas que pour un jour ou une nuit:

Roger Colombier Lire son blog

"Les 1 000 délégués réunis en congrès à Marseille du 18 au 22 avril 2016 ont analysé la situation économique et sociale, le contexte des mobilisations désormais ancrées dans le pays depuis plus d’un mois et demi.

La CGT lance un appel fort et déterminé à l’ensemble des salariés du privé et du public, des jeunes, des privés d’emploi, des retraités et de ses syndicats, à poursuivre et amplifier partout le rapport de force jusqu’au retrait du projet de la loi dite « Travail » dynamitant notre modèle social.

Il s’agit d’organiser dans toutes les entreprises et les établissements des réunions d’information, des rencontres afin de s’opposer encore plus fort à tous les mauvais coups et à imposer de nouvelles conquêtes sociales. Un espoir immense s’ouvre pour le monde du travail grâce à la lutte unitaire menée par une CGT moderne, porteuse de propositions en phase avec l’ensemble des travailleurs-euses), à l’image du rejet massif du projet de loi El Khomri exprimé par 70% de l’opinion publique. Un mouvement qui fait face à un gouvernement désavoué, en rupture profonde avec la population et singulièrement toute la jeunesse. Un exécutif à l’écoute d’un patronat rétrograde et menaçant, privilégiant la finance à la réponse aux besoins sociaux et ambitionnant de détruire toutes les garanties collectives en fixant comme seul horizon la précarité généralisée, l’incertitude du lendemain.

Le désespoir est dans le renoncement, l’espoir est dans la lutte.

Dans ce cadre, la CGT appelle toutes les organisations à amplifier la riposte, dès le 28 avril, par la grève interprofessionnelle et les manifestations pour obtenir dans un premier temps le retrait du projet de loi de casse du code du travail.

D’ici le 28 avril, la poursuite de la construction de l’action implique la tenue d’assemblées générales dans les entreprises et les services publics pour que les salariés décident, sur la base de leurs revendications et dans l’unité, de la grève et de sa reconduction pour gagner retrait et ouverture de véritables négociations de progrès social.

Le 28 avril, comme le 1er mai, journée internationale de lutte des travailleurs-euses sont autant d’étapes vers la victoire.

Marseille, le 20 avril 2016

SNCF: un train de grèves peut en cacher un autre

L'ensemble des syndicats représentatifs à la SNCF a déposé un préavis de grève pour le 26 avril 2016, couvrant la période du lundi 25 avril à 19h jusqu'au mercredi 27 avril à 8h. Cela concerne leur opposition à la convention nationale ferroviaire réactionnaire qui serait mise en place au 1er juillet 2016. Projet qui a l'aval du pouvoir socialiste et du syndicat des transporteurs ferroviaires auquel appartient la SNCF et dépendant du MEDEF.

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Rappel important: La SNCF, pourtant détenue à 100% par l'Etat, est syndiquée à l'organisation patronale dirigée par Pierre Gattaz.

Ce 18 avril, la CGT-cheminots a déposé un nouveau préavis national. Il concerne la période du mercredi 27 avril à 19h au vendredi 29 avril à 8h.

D'autre part, la CGT, réunie en son 51e congrès à Marseille, appelle, dès le 28 avril, journée nationale de grève et de manifestations CGT-FO-Solidaires-FSU-Unef-Fidl-Unl, à amplifier la riposte contre le projet de loi El Khomri et au-delà contre le pouvoir et le patronat, dans tous les secteurs d'activité.

Repris du blog de Roger Colombier : Politique. Syndicalisme. Histoire Sociale. Chemin de Fer. Chemins de faire. Corbières éternelles.

La grogne de Quasimedef

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Un premier acquis pour les luttes ?

Une avancée pour les travailleurs ?

Devant un nouveau monde qui se cherche, la panique de Quasimedef !

"Retenez-moi ou je fais un malheur". "Je boue, je claque la porte"

Surtout ! ne le retenez pas, laissez le bouillir !

Et s'il se coince les doigts dans la lourde, pesons fort pour qu'il déguste, ce sera en prime.

Parce que la menace de l'adjudant du capital de quitter la table, derrière la volonté de mettre un peu de pression sur ses alliés au pouvoir, à ses troupes et leurs cénacles ronflant, est clair:

"Ordre de tenir coûte que coûte devant la vague qui monte et qui va finir par déferler".

Ben oui, on les comprend ; sinon c'est l'édifice patiemment construit qui va à la ruine.

C'est cet échaffaudage qui d'adversaires irréductibles tant la prédation des uns est antagonique au droit à la vie des autres, par un arsenal idéologique qui se grippe, a fabriqué le miroir aux alouettes des partenaires sociaux.

C'est ce paritarisme qui se fissure, la ligne de fractures traversant de façon horizontale certaines organisations syndicales laissant toutes leurs directions bras dessus - bras dessous avec le pouvoir et le patronat.

L'issue sociale passe par la fin du paritarisme qui alimente pragmatisme et consensus mamelles de l'idéologie dominante.

C'est ce que mesure le Capital. D’où la décision de son bras séculier depuis l'Elysée d'ordonner à Matignon de maintenir contre l'avis de la LDH, d’Amnistie international et des forces démocratiques de notre pays un état d'urgence qui vrille les tympans, tord les libertés au point de voir dans les cortèges l'apparition provocatrice de la police accompagnée de molosse agressif mais libère les forces du capital qui coopèrent avec les états terroristes.

Oui, la colère de Quasimedef est réjouissante. Elle confirme qu'en matière de choix de société rien n'est jamais joué, que le possible est du côté des luttes et que la lutte de classe révèle choix et issues. Son coup de gueule marque si ce n'est une défaite déjà un basculement sur la défensive.

Surtout ne pas baisser la garde et maintenir l'offensive, faire monter le rapport de force.

Maintenant, Avec un syndicalisme de lutte qui s'affirme pôle derassemblement des salariés , une convergence de catégories sociales qui décident de se mettre debout ; et pas que la nuit, oui c'est une potentielle symphonie pour un nouveau monde qui peut se concrétiser.

Que chaque membre de l'orchestre ne délègue pas à des maestro autoproclamés la programmation du concert. Dans l'histoire comme dans la musique on sait que les plus grands dirigeants sont ceux qui joue avec l'orchestre pas ceux qui le font marcher à la baguette.

Canaille Lerouge

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Appel de syndicalistes pour une rupture avec l’Union Européenne

Nous sommes des travailleurs syndicalistes et politiques de toutes tendances du mouvement ouvrier, de tous les pays du continent européen (membres ou non de l’Union européenne). Un référendum est convoqué le 23 juin en Grande Bretagne, avec une question à l’ordre du jour : « Rester » dans l’Union- européenne ou « la quitter». Nous saluons et appuyons ,les syndicats, les sections du Labour et les militants ouvriers britanniques qui, malgré les consignes de la direction du Labour et des sommets de la Confédération européenne des syndicats (CES), ont décidé d’appeler à voter pour « quitter » l’Union européenne le 23 juin !…

De la Grèce au Portugal, de la Pologne à l’Allemagne… nous avons, depuis des années, fait l’expérience de ce que signifient les traités européens fondés sur la « concurrence libre et non faussée », les directives et les plans dictés par l’Union européenne ou par la troïka (et mis en œuvre par chacun des gouvernements, quelle que soit leur couleur politique).

Nos peuples et les travailleurs de toute l’Europe ont subi cette politique, que leur pays soit membre de l’Union européenne ou qu’il soit sous « partenariat d’association » : déréglementation, casse des codes du travail et des droits ouvriers (retraites, Sécurité sociale, conventions collectives), privatisation-destruction des services publics et coupes dans les budgets au nom de la dette, remise en cause de toute forme de souveraineté nationale et populaire. Nous constatons que l’Union européenne (imbriquée dans l’OTAN par les traités) soutient les interventions militaires étrangères qui jettent sur les routes de l’exil des millions de réfugiés.

Nous constatons que lors du sommet européen des 18 et 19 février, le Premier ministre britannique et la Commission européenne ont scellé un accord qui aggravera encore la mise en concurrence des travailleurs entre eux. Au nom de cet accord, tout travailleur originaire d’un pays de l’Union européenne, émigré en Grande-Bretagne, sera privé pendant quatre ans de tous les droits sociaux arrachés par la classe ouvrière britannique. Ce qui ne pourra amener qu’à une concurrence entre travailleurs, qu’à une nouvelle offensive pour baisser le « coût du travail » des travailleurs britanniques, et à favoriser un climat xénophobe réactionnaire.

Contre cette « Union européenne » qui tente par tous les moyens de dresser les travailleurs les uns contre les autres au plus grand profit des capitalistes et des banquiers, nous opposons l’union des travailleurs et des peuples de toute l’Europe pour la défense et la reconquête de leurs droits, de la souveraineté et de la démocratie. Avec les 578 délégués réunis à la conférence annuelle de l’Union locale de Trondheim de la Confédération syndicale norvégienne (LO), nous soutenons les travailleurs britanniques qui voteront pour « quitter l’UE » et « lutter main dans la main avec les travailleurs d’Europe et du monde entier ».

Une victoire des travailleurs britanniques le 23 juin sera un point d’appui pour tous les travailleurs qui, dans tous les pays, s’opposent par leur propre lutte de classe aux plans de destruction de l’Union européenne et des gouvernements qui appliquent sa politique.

Les 123 premiers signataires...

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En Belgique, Khomri s'appelle Peeters !

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Le gouvernement belge a décidé de mettre en place d'ici janvier 2017 une modification profonde de la loi sur le travail en prétextant un besoin de flexibilité des entreprises pour créer de l'emploi. Le gouvernement veut instaurer la semaine de 45 heures de travail, et la journée de 9h – et même des journées de 11 heures et des semaines de 50 h ! Il veut libéraliser les règles pour les heures supplémentaires et le travail le soir, la nuit et le de week-end. Il impose que le temps de travail soit calculé sur une base annuelle ... En pratique, l'employeur nous imposera quand nous devrons travailler plus et quand nous resterons à la maison. Les heures supplémentaires (qui sont déjà possibles aujourd'hui, mais dans un cadre négocié) ne donneront souvent plus droit à des sursalaires ! Les horaires variables pourraient n'être connus que 24 heures à l'avance. Comment pourrons-nous dans cette flexibilité sans limites organiser notre temps et notre vie ?

Pétition à signer sur change.org

Lire aussi La Commission européenne se réjouit de la loi El Khomri

et

La Réforme du chômage en perspective européenne

Laura Baeza Giralt : Ambassadeur de l’Union Européenne et VRP du libre-échange

Brosser dans le sens du poil les professionnels et valoriser les chercheurs, seuls à même d’apporter des « faits » pouvant contrecarrer les discours idéologiques – et donc forcément biaisés et populistes – des journalistes déviants et autres critiques. Voilà en substance la stratégie de Laura Baeza pour gagner l’opinion tunisienne à la cause de l’ALECA. Pourtant, force est de constater que sa méfiance vis-à-vis de la presse n’est pas irréversible. Lorsqu’un journaliste de RTCI, un tantinet obséquieux, lui sert son argumentaire sur un plateau d’argent, l’ambassadeur lui embraye le pas avec un enthousiasme non dissimulé. De même quand elle se trouve en terrain amical. Comme en 2015, en marge des Rencontres euro-maghrébine des écrivains à Tunis, événement qui se trouve être à la croisée de ses deux passions : la littérature (elle était éditrice dans sa jeunesse) et le libre-échange. Les Rencontres se situent en effet dans la droite ligne de l’Union pour la Méditerranée, ce projet si cher à Nicolas Sarkozy et à Zine el Abidine Ben Ali qui végète depuis des années. Dans un entretien accordé au poète et romancier mauritanien Mamoudou Lamine Kane Laura Baeza se livre un peu. Et, au-delà du discours lénifiant sur l’importance-de-la-culture-dans-le-dialogue-des-peuples, l’ambassadrice se veut le chantre d’une liberté d’expression d’un type un peu particulier. « La liberté d’expression devrait permettre aux élites et leaders d’opinions de se manifester. C’est là que vous les auteurs, et les journalistes devez servir de relais à la diffusion » affirme-t-elle pleine d’espoir. Des journalistes-relais, simples serviteurs de la pensée dominante, voilà à quoi rêve la chef de la Délégation européenne en Tunisie. Et d’ajouter dans une envolée aux accents lyriques, « Chaque peau nouvelle nous ouvre à une nouvelle ère, nous accorde un œil nouveau sur le monde et les gens. Les gens pleins de certitudes me font toujours peur ». Tour à tour eurocrate, ambassadeur et désormais VRP convaincue du libre-échange, à 64 ans Laura Baeza semble avoir enfilé son ultime costume. On espère qu’il lui plait.

Lire l'intégralité de l'article de Thomas Léger paru sur le site nawaat.org

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La Gauche Syriziste en tant que Nouvelle Droite

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Dans Athènes, on voit souvent en ce moment, ces affiches, prônant “l'ouverture de toutes les frontières, pour le voyage des réfugiés et des migrants vers la survie, devienne ainsi celui de l'Humanité vers la Liberté”. Au-delà de l’utopie que ce message peut véhiculer, on sait que certaines campagnes idéologiques, seraient directement (ou indirectement) financées par les spéculateurs financiers (comme Soros), et pour ce qui de la plus stricte vérité, c’est bien au contraire, l’abolition des frontières qui finira par priver les populations concernées de leur dernier espoir... de (se) constituer en communautés démocratiques, souveraines, maîtrisant ainsi leur destin.

Il n’y a qu’à observer (par exemple) le caractère profondément anti-démocratique des institutions de la dite Union européenne “sans frontières”, en réalité, sa conception consiste à imposer progressivement (et par un processus récemment accéléré), cette... même et dernière forme de totalitarisme qui nous gouverne derrière le masque des politiciens... bouffons.

Rappelons-nous d’ailleurs que sur un plan mythologique, le bouffon, le fou du roi est dans son étymologie plus ancienne, la déformation des Bouphonies, ces “sacrifices du bœuf” dans la Grèce antique: après l'exécution de la victime, une “comédie sacrée” avait lieu pour “dépasser et normaliser la mise à mort” de l'animal. Telle est d’ailleurs dans son essentiel... anthropologique, la fonction exacte qu’incarnent les politiciens... bouffons qui nous “gouvernement” dans un processus, où la mise à mort des droits des peuples européens à disposer d’eux-mêmes, préfigure ainsi leur mise à mort économique, et à moyen terme même démographique.

Telle est la vision de ce bas monde depuis (et par) l’expérience grecque en tout cas, en dépit des gesticulations des gouvernants. Ainsi, pour l’économiste (et ancien député SYRIZA ayant quitté ce Titanic de la gauche en août 2015) Kóstas Lapavítsas: “Le gouvernement fait tout pour obstruer l’exactitude des ‘négociations’ menées avec les institutions (Troïka élargie), pensant ainsi cacher leur réalité une fois de plus. SYRIZA prétend alors ‘négocier âprement’, sauf que les véritables enjeux en cours sont si évidents finalement aux yeux de tous”.

“La première évidence tient-elle en fait... à ce que le troisième mémorandum (signé par Tsipras durant l’été 2015) a déjà complètement échoué. Sauf que ceux qui l’ont signé ne peuvent pas l'admettre publiquement, ni le gouvernement, ni le FMI, ni même l'UE. Ces cosignataires s’adonnent alors à un jeu cynique, cela afin d'éviter le coût politique qui découle de cet échec. Tel est en somme, le véritable contenu et objet des ‘négociations difficiles’ actuelles”

“D’après une deuxième évidence, le système politique de la Grèce et autant celui des couches qui détiennent le pouvoir économique et social dans ce pays, n'a pas d'autre projet d’avenir, autre que le programme destructeur des prêteurs (FMI, UE, BCE). L’impasse ainsi idéologique, tout comme sa faillite politique sont sans précédent dans l'histoire de la Grèce contemporaine”.

“L'échec du troisième mémorandum se concrétise par exemple déjà, dans la mesure où il n'y a pas moyen d'atteindre l'objectif fixé de 3,5% d'excédent primaire en 2018. En 2015, l'économie grecque est rentrée dans une nouvelle phase de récession et cette situation s’aggravera en 2016 et peut-être aussi en 2017. Les données récentes d’ELSTAT (Statistiques de la Grèce) sont fort révélatrices: La production industrielle dans les deux premiers mois de 2016 est en dessous du niveau moyen de 2015, niveau déjà tragiquement faible, car diminué d'environ 35% comparé par exemple aux données de l’année 2008. Les exportations n’ont plus aucun dynamisme - en baisse de 7% pour le mois de février (...) tandis que les ventes au détail de janvier (2016), sont en chute libre, -20%”.

“Cette précipitation dans le gouffre de l’économie réelle, est plus qu’évidente, et (...) enfin, le taux de chômage enregistré au quatrième trimestre de 2015 atteint 24,4% en hausse de 0,4% au troisième trimestre de 2015, tendance de nouveau à la hausse après une période de relative modération. Le pire indicateur provient de l’indice des offres d'emploi dans l'ensemble de l'économie, hors agriculture. Au quatrième trimestre de 2015, il y avait au total, seulement 3.119 postes vacants dans l'économie grecque! C’est un effondrement”. '' “La situation est tragique mais malheureusement, tout va se détériorer après l’adoption des nouvelles mesures du mémorandum Tsipras. Une fois de plus, tout sera mis en œuvre pour aggraver la récession. Dans ce contexte donc, les termes du troisième mémorandum convenu par Alexis Tsipras durant l'été 2015, ne reposent sur aucune assise réaliste”. “Pour le gouvernement grec, lequel s'effondre comme l’on sait dans les sondages, ayant perdu toute crédibilité depuis son (troisième) mémorandum, les propositions du FMI incarnent alors un désastre politique. SYRIZA sait très bien que l'objectif des 3,5% (excédent primaire) pour 2018 restera irréaliste et il désire si possible arriver à imposer un allégement substantiel de la dette grecque, tel que proposé par le FMI. Sauf que le durcissement significatif des conditions et mesures austéritaires convenues en 2015 pour la période 2016-2017, comme d’ailleurs le suggère le FMI, signifierait entre autres et dans la pratique, la réduction sérieuse du montant des retraites, ainsi que la poursuite dans une politique fiscale alors d’écrasement économique des petites et moyennes entreprises ainsi que des ménages”''

Lire l'intégralité du texte de Panagiotis Grigoriou paru sous le titre "Sous le soleil... l'effondrement" sur son blog Greekcrisis.

samedi 23 avril 2016

La Commission européenne se réjouit de la loi El Khomri

Le commissaire en charge de l’euro et du dialogue social se félicite de la loi travail en France, qui répond directement à l’analyse de Bruxelles sur les rigidités de l’économie française.

De passage à Paris, jeudi 31 mars, pour participer à une rencontre de l’OCDE, déjeuner avec Emmanuel Macron et dîner avec Michel Sapin, le vice-président de la Commission européenne, Valdis Dombrovskis, a eu du mal à honorer ses engagements dans les temps. La faute aux grèves des transports et autres manifestations contre la réforme du travail de la loi El Khomri.

Un sujet qui lui tient justement à cœur, alors que la France est toujours sous le coup d’une procédure pour déficit excessif. La loi El Khomri « est une initiative qui est destinée à répondre aux rigidités du marché du travail, et qui devrait relancer l’emploi » s’est réjoui le commissaire face à quelques journalistes. Le commissaire letton qui partage la responsabilité des affaires économiques avec le Français Pierre Moscovici, est connu pour ses positions libérales.

Lors des remarques transmises à la France, début mars, sur l’économie française, la Commission européenne a consacré une dizaine de pages de son pensum annuel au marché du travail, qui représente selon elle le principal problème de l’économie française.

En ce jour de manifestation, le commissaire s’est toutefois montré magnanime. « Nous surveillons avec attention le débat politique, et nous comprenons qu’il faille trouver le bon équilibre pour ce texte » a indiqué le commissaire, faisant référence à des mesures déjà retirées du projet de loi concernant notamment les négociations syndicales.

Mais il est clair que la loi est une réponse aux demandes de Bruxelles, dans la droite ligne de son analyse de l’économie française. Le manque de création d’emploi et la faible croissance sont, selon les experts de l’exécutif européen, liés aux rigidités structurelles de l’économie de l’Hexagone, et notamment aux difficultés de licencier des salariés, et non pas à d’autres facteurs comme un manque d’investissement ou l’évolution vers une économie de service peu créatrice d’emplois.

Lire la suite sur le site Euractiv

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Résister et produire : La lutte des ouvrières de Mamotex

Avec une industrie textile en déclin et la destruction de milliers d’emplois dans le secteur, le destin des 65 ouvrières et quelques ouvriers de l’usine Mamotex à Chebba semblait scellé. Mais Leila, Houda, Imen et leurs camarades de lutte ont décidé de se battre jusqu’au bout.

Aux violences physiques et verbales, se sont ajoutées de longues périodes de précarité et d’instabilité. “Tout était sous-évalué: les primes, les salaires, les heures supplémentaires, la titularisation des filles…”. Les ouvrières devaient parfois attendre plusieurs mois pour toucher leur salaire. Quant à la sécurité sociale (CNSS), elle était versée “une fois sur deux”.

Houda Charfeddine raconte aussi ces années de calvaire. “Parfois ils nous enfermaient dans l’usine les samedis après-midi pour qu’on termine une commande. Ils ne nous laissaient pas sortir. Et bien sûr, on ne nous payait pas d’heures supplémentaires”. “Il pratiquait les mêmes méthodes de Ben Ali”, renchérit Leila.

''Fin 2013, les ouvrières décident de se défendre contre leur patron en créant leur syndicat, affilié à l’UGTT. “Depuis, nos conditions de travail se sont nettement améliorées et nous avons surtout retrouvé notre dignité. La dignité c’est ce qui importe le plus. La dignité avant le pain”, se félicite Leila. Leur employeur aurait bien tenté de les en dissuader, en exerçant des pressions sur certaines d’entre elles, parfois par le biais de leur père ou de leur frère. Mais elles tiennent bon. Au départ, elles n’étaient qu’une poignée à oser s’engager dans une activité syndicale, de peur de représailles. “Petit à petit”, les plus sceptiques ont fini par se faire à l’idée que l’union ferait leur force.''

''Maintenant plus personne ne nous crie dessus. Dès que quelqu’un le fait, on s’arrête de travailler”. Leila s’estime chanceuse, elle a évolué dans une famille de syndicalistes. Pour d’autres, le travail syndical a été un réel apprentissage du droit du travail.''

Lire la suite de l'article de Monia Ben Hamadi paru sur le site Inkyfada

vendredi 22 avril 2016

“J’ai décidé d’ubériser mes revenus”

VU sur TV Debout

Uber a popularisé le concept d’économie “de plateforme”. Le principe : mettre en relation une demande de service et des prestataires indépendants prêts à la remplir. Une dérégulation plébiscitée par les clients, qui facilite aussi l’accès à l’emploi. Mais quels sont les revenus, les conditions de travail et le statut de ces travailleurs “ubérisés” ? Pour tenter d’y répondre, le mieux était encore de mettre un pied dans ce système que beaucoup d’économistes qualifient de “révolutionnaire”…

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“Dans moins d’un siècle, le salariat ne sera plus la forme dominante de l’emploi. Nous serons tous employeurs de nous-mêmes.” Dont acte, ce monde d’autoentrepreneurs que prophétise Jacques Attali est en marche, porté par des start-up stars de l’économie de plateforme. Uber, évidemment, mais aussi Deliveroo pour la livraison de plats à domicile, Drivy pour la location de véhicules, Youpiees pour la garde d’enfants, Testamento pour remplacer les notaires, Je me propose pour des services en tout genre, ou encore Mon voisin cuisine… Les applications qui proposent de vendre des services en freelance pullulent sur le Net.

Pour l’heure, l’ubérisation est plébiscitée par nombre de travailleurs concernés, à qui ce système a donné accès à l’emploi (un quart des chauffeurs Uber étaient chômeurs). Et pour cause, n’importe quel propriétaire d’un smartphone peut se lancer dans une activité freelance de plateforme. LA solution face à une courbe du chômage récalcitrante, se dit-on. Soucieux de ne pas rater le coche, j’ai donc pris l’appel de M. Attali à “devenir entrepreneur de (sa) propre vie” au mot. Moi aussi, j’ai voulu ubériser mes revenus…

Lire la suite sur lelanceur.fr (via Spartacus le Kangourou)

Lettre des mouvements grecs à la jeunesse manifestante en France

PAS VU sur #GlobalDebout

Chèr-es camarades,

Vos mobilisations constituent le phare pour toute la jeunesse de l’Europe, qui, aujourd’hui est frappée de l’attaque des gouvernements réactionnaires et néolibérales, ainsi que de l’Union Européenneet du FMI. Avec cette lettre nous voulons exprimer notre solidarité internationaliste indéfectible. Nous voulons apprendre par vos luttes, coordonner notre pas avec le votre.

Vos luttes, qui n’hésitent pas devant l’état d’urgence et la répression violente que subissent vos manifestations, sont aussi nos luttes. Comme vous, nous sommes face à une situation de chômage permanent et de travail précaire. Notre jeunesse est forcée à l’émigration à la recherche d’une vie meilleure. Tous ceux qui restent, nous sommes incapables d’être économiquement indépendants, de s’amuser, de s’éduquer, d’aimer, de vivre. La jeunesse constitue le cobaye de leur politique. Alors qu’ils essayent d’exploiter nos facultés au maximum, en même temps la majorité de notre génération se trouve face au chômage et dépérissement de nos capacités et notre créativité. Leur but est que nous travaillons sous les pires conditions, dans des travaux précaires, sans aucune sécurité. La loi El Khomri s’aligne parfaitement à ces préoccupations et nous rappelle les mesures adoptées en Grèce depuis le début de la crise économique. Et cela démontre que l’attaque se passe partout malgré les différentes vitesses avec lesquelles elle est est promue. Et si aujourd’hui c’est vous qui êtes le cible, au prochain virage ça sera nous

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