Musée de l'Europe et de l'Afrique

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dimanche 21 septembre 2014

Prendre parti "contre ces barbares" djihadistes : le directeur de France 24 craque

Samedi soir, Marc Saikali, le directeur de France 24, envoie un e-mail à sa rédaction sur le traitement de l’Etat islamique à l’antenne. Il enjoint les journalistes à « sortir d’une sorte de neutralité stupide » pour « prendre position ».

« Nous devons, sur nos antennes, avec nos invités, dans nos débats, ouvertement prendre parti contre ces barbares. Je vous demande donc de veiller à chaque mot, chaque plan. Les images que nous diffusons avec des drapeaux noirs flottant au vent et de jeunes gens en pleine santé doivent obligatoirement être soumises au synthé : vidéo de propagande. Y compris en arabe. (...)

La ligne éditoriale de la chaîne est claire : ce sont des terroristes et des barbares. J’attire particulièrement l’attention du booking sur les invités. Je ne veux plus voir un seul crétin qui justifierait les actions de ces sauvages sous prétexte politique sunnite/chiite. Pour une fois, il y a les gentils et les méchants ! Eux, sont les pires ennemis de notre civilisation. Nous allons devoir gérer leur existence pour au moins cinq ans. Au moindre dérapage, je serai intransigeant. Notre devoir est de lutter contre eux. Tout le temps. Avec au moins 43 millions de téléspectateurs, nous avons une responsabilité immense. »

Lu sur Rue 89, reprenant un article d'Arrêts sur Images

samedi 20 septembre 2014

Projection-débat du film Fascisme Inc au CSAG Le Palmier (St Girons)

Fascisme Inc.

Projection-Débat au Palmier

26 septembre 2014 à 19h00

FascismINC.jpg

Étant donné que le fascisme ne se limite pas à Aube Dorée mais est également promu par des dirigeants politiques, des entrepreneurs et des éditeurs…

Étant donné que les conditions de la crise qui favorisent le fascisme nous entourent et ne sont pas derrière nous…

Étant donné que toute l’Europe s’enfonce rapidement dans l’obscurité de l’extrême-droite…

Ce film présente de brèves histoires inconnues du passé, du présent et du futur du fascisme et de sa relation avec les intérêts économiques de chaque époque. Nous voyagerons de l’Italie de Mussolini à la Grèce pendant l’occupation nazie, la guerre civile et la dictature et de l’Allemagne de Hitler au fascisme moderne en Grèce et en Europe. Ce nouveau documentaire suivra les traces de Debtocracy et de Catastroika, qui décrivaient les causes de la crise de la dette, l’impact des mesures d’austérité, l’érosion de la démocratie et le bradage des richesses du pays.

Le Palmier, 59 avenue du Maréchal Foch, 09800 Saint Girons

mardi 16 septembre 2014

Tunisie : Une révolution trahie par les oligarques

Que penser au juste d'un parlement qui aura entre les mains l'exécutif et le législatif et qui, à cet attelage déjà lourd de menaces, ajoutera la toute puissance d'un lobby d'hommes d'affaires verrouillant le système et manipulant à sa guise les leviers d'un contrôle absolu de la vie sociale? Demain nous vivrons, si nous n'y faisons attention, sous la férule non plus d'un autocrate mais de ploutocrates qui concentreront entre leurs mains le pouvoir politique (désormais législatif et exécutif confondus), le pouvoir économique (financier), le pouvoir médiatique (journaux et télévision) et le pouvoir du divertissement (le spectaculaire français, l'entertainment anglo-saxon, le cirque latin).

S'étonnera-t-on de les voir avaliser les mesures les plus radicales qui, sous couvert d'ajustement, de désendettement et de nécessaires équilibres macrostructuraux, nous feront avaler les pilules de la sortie du système de compensation, de l'urgent dé-tricotage du droit du travail, de la restructuration de la sécurité sociale et surtout de la liquidation du secteur public et la privatisation de ses sociétés. Le pactole est tellement consistant et juteux qu'ils légifèreront, sans problème de conscience, à l'unisson, tant ces mesures travaillent dans le sens de leurs intérêts.

Lire le point de vue de Hédia Yakhlef sur Kapitalis.com

samedi 13 septembre 2014

Anti-écolos et pro-marchés financiers peuplent la Commission européenne

Le nouveau commissaire en charge du climat et de l’énergie, Miguel Arias Cañete, est l’ancien ministre de l’Agriculture et de l’Environnement du gouvernement conservateur espagnol. Il a présidé jusqu’en 2012 une compagnie pétrolière, Compañía Mercantil Petrolífera Ducar S.L, domicilié dans un paradis fiscal et dont il est toujours actionnaire. Il est aussi critiqué par les écologistes espagnols pour avoir autorisé l’extraction de gaz de schiste et la fracturation hydraulique et pour avoir fait de l’Espagne « la porte d’entrée des OGM en Europe ».

Lire l'article d'Yvan Du Roy sur basta

dimanche 7 septembre 2014

Campagne citoyenne en France contre le projet de loi "terrorisme"

Le projet de loi renforçant la lutte contre le terrorisme proposé par le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve va être présenté à l'Assemblée nationale autour du 17 septembre. La Quadrature du Net s'oppose fermement aux dispositions inefficaces et liberticides de ce texte et appelle les citoyens et les parlementaires à se mobiliser contre le vote de ce projet de loi.

Lire l'analyse du projet de loi sur le site Présumés Terroristes

vendredi 5 septembre 2014

Désespérance sociale et politique de la peur en Tunisie

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A travers les fils d'infos...

Tunisie : Le Kef : Coup de filet dans les milieux salafistes

Tunisie: Siliana: Coup de filet dans les milieux salafistes

Tunisie: Medenine: coup de filet dans les milieux salafistes

Tunisie : Cité Ennasr : Coup de filet dans les milieux salafistes

France: Une vingtaine d’interpellations lors d’un coup de filet dans les milieux islamistes

Tunisie : Mahdia: Un jeune homme s’immole par le feu

Tunisie : Gabès Un jeune homme de 25 ans s’immole par le feu

Tunisie-Sousse: Un employé, viré de son travail, immole par le feu son ex-patron

Un élève de 16 ans s’immole par le feu à Gafsa

Le Kef : Un citoyen de 52 ans s’immole par le feu

(source : tunisienumerique.com)

"Quelques 1360 personnes ont été interpellées en un mois dans le cadre d’affaires relevant de la lutte anti-terroriste. 367 autres soupçonnées de liens avec les réseaux djihadistes en Syrie et impliqués dans l’enrôlement de jeunes personnes ont, par ailleurs, été écroués sous la supervision des unités de l’armée nationale au poste frontalier de Ras Jedir et dans les régions du Kef, Sidi Bouzid, Jendouba, et Kasserine.

Ces données ont été révélées par le ministère de l’Intérieur conjointement avec les ministères de la Défense et des Affaires étrangères.

120 affaires de terrorisme , en outre, été enregistrées le mois dernier tandis que 9093 rassemblements de protestation non autorisés ont été levés.

Réuni, hier, le conseil des ministres a mis en avant l’amélioration des indicateurs sécuritaires sur fond de persistance de la menace terroriste.

Aussi, a-t-il préconisé d’assurer un climat propice à l’organisation d’élection en maintenant le gouvernement à distance égale de tous les partis et en écartant l’institution sécuritaire et militaire de tout tiraillement politique." (source Kapitalis.com)

jeudi 4 septembre 2014

Jean Quatremer et le "misérabilisme" grec

Comme le faisait remarquer un auditeur de France-Inter hier, sous forme de commentaire publié sur le site de l’émission de Nicolas Demorand: “J'avais déjà entendu un interview de Mr Quatremer lors de la campagne des européennes. C'était un farouche défenseur du fait européen et j'avoue qu’entendre les termes dans lesquels il s'est exprimé aujourd'hui enjoignant sur un ton pour la moins acerbe de cesser ‘ce’ misérabilisme à propos des Grecs ayant ce qu'ils méritaient l'Europe étant pour moins dans leur malheur qu'eux même vivant avec et de la corruption depuis toujours, était difficilement soutenable.”

“À la phrase ‘on compte nos morts’ il répond très finement qu'il n'y avait rien de nouveau quand au possibilités de soins en Grèce, ayant ‘entendu parlé d'une personne’ nécessitant un soin d'urgence à laquelle on avait demandé de l'argent. Avant la crise... la corruption existant depuis avant, les morts sont donc les mêmes qu'avant d'après lui. Ceux qui ne peuvent pas payer excepté qu'étant aujourd'hui plus nombreux il y a donc plus de morts. Ce qu'il fallait démontrer. Problème cher Monsieur, la loi de l'offre et de la demande chère à votre Europe voudrait que le prix de la corruption lui même baisse avec les possibilités de son paiement en baisse. Les médecins corrompus ne pouvant se passer de revenus il est fort peu probable qu'ils rejettent tout ceux qui ne peuvent plus payer se permettant de perdre la proportion équivalente de revenu s'il ne baissait pas ses prétentions.”

(...)

Le pourparlers entre nos pantins et les représentants de la Troïka se poursuivent à Paris... jusqu’à épuiser sans doute les stocks des Grands Magasins et en même temps, le patrimoine national de la Grèce.

Les doxographes des prochains siècles se pencheront sans doute tant sur les écrits de Jean Quatremer, permettant ainsi d'établir l'histoire si possible exacte des guerres et des propagandes de notre court XXIe siècle. Si nécessaire.

Lire l'article de Panagiotis Grigoriou Choux de Bruxelles sur son blog Greek Crisis

Lire l'article du Musée de l'Europe'' Quand le correspondant de Libération à Bruxelles saute sur la radio-télévision grecque''

mercredi 3 septembre 2014

Restaurer la valeur de la liberté

Albert Camus

Allocution à la Bourse du travail de Saint-Étienne, en 1953.

La société de l’argent et de l’exploitation n’a jamais été chargée, que je sache, de faire régner la liberté et la justice. Les États policiers n’ont jamais été suspectés d’ouvrir des écoles de droit dans les sous-sols où ils interrogent leurs patients. Alors, quand ils oppriment et qu’ils exploitent, ils font leur métier et quiconque leur remet sans contrôle la disposition de la liberté n’a pas le droit de s’étonner que la liberté soit immédiatement déshonorée. Si la liberté est aujourd’hui humiliée ou enchaînée, ce n’est pas parce que ses ennemis ont usé de traîtrise. C’est parce que ses amis ont en partie démissionné, c’est parce qu’elle a perdu son protecteur naturel, justement. Oui, la liberté se trouve veuve, mais, il faut le dire parce que cela est vrai, elle est veuve de nous tous.

La liberté est l’affaire des opprimés et ses protecteurs traditionnels sont toujours sortis des peuples opprimés. Ce sont les communes qui dans l’Europe féodale ont maintenu les ferments de liberté, les habitants des bourgs et des villes qui l’ont fait triompher fugitivement en 89, et à partir du XIXe siècle, ce sont les mouvements ouvriers qui ont pris en charge le double honneur de la liberté et de la justice, dont ils n’ont jamais songé à dire qu’elles étaient inconciliables. Ce sont les travailleurs manuels et intellectuels qui ont donné un corps à la liberté, et qui l’ont fait avancer dans le monde jusqu’à ce qu’elle devienne le principe même de notre pensée, l’air dont nous ne pouvons plus nous passer, que nous respirons sans prendre garde, jusqu’au moment où privés de lui, nous nous sentons mourir. Et si, aujourd’hui, sur une si grande part du monde, elle est en recul, c’est sans doute parce que jamais les entreprises d’asservissement n’ont été plus cyniques et mieux armées, mais c’est aussi parce que ses vrais défenseurs, par fatigue, ou par une fausse idée de la stratégie et de l’efficacité, se sont détournés d’elle. Oui, le grand événement du XXe siècle a été l’abandon des valeurs de liberté par le mouvement révolutionnaire, le recul progressif du socialisme de liberté devant le socialisme césarien et militarisé. Dès cet instant, un certain espoir a disparu du monde, une solitude a commencé pour chacun des hommes libres.

''Lire le texte complet (en ligne) dans'' Le Monde Libertaire ''n°1726 (19 décembre 2013-8 janvier 2014)''

Tunisie : torture et violences policières: A quand la fin de l’impunité policière ?

La recrudescence des abus de pouvoir et de la violence de plusieurs policiers devient alarmante, ces derniers mois, dans un contexte où le ministère de l’Intérieur tente de se refaire une crédibilité, allant jusqu’à solliciter le soutien populaire pour lutter contre le terrorisme. Si l’agression des M’henni a été particulièrement médiatisée, ce fut l’occasion pour Lina de rappeler qu’elle n’est pas la seule à subir ce genre de violence qui peut aller jusqu’à la torture ou l’homicide volontaire.

Lire l'article d'Henda Chennaoui sur Nawaat.org

vendredi 29 août 2014

Le patronat, premier parti politique de Tunisie ?

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C’est la collusion entre le monde économique et le monde politique qui inquiète : quand le grand gourou Rached Ghannouchi, fait du pied à l’UTICA, il est tout à fait normal de retrouver 9 membres de l’UTICA inscrits sur les listes électorales du mouvement Ennahdha. Idem, du coté de Nidaa Tounes où Moncef Sellami, Selma Elloumi Rekik ou encore Mounir Hamdi viennent garnir le peloton de “potentiels députés” à double casquette.

Cette connivence politico-financière n’est pas sans rappeler un passé proche où la politique économique du pays était calculée en fonction des intérêts privés d’une oligarchie plus puissante que jamais.

Lire l'article de Yassine Bellamine, L'UTICA, premier parti politique de Tunisie ? sur le site Nawaat

lundi 18 août 2014

Tunisie: Suspension arbitraire d'activité pour de nombreuses associations

La suspension d'activité imposée par le gouvernement tunisien à plus de 150 organisations de la société civile à travers le pays pour des liens prétendus avec le terrorisme est une décision disproportionnée et arbitraire, a déclaré aujourd’hui Human Rights Watch. Le 22 juillet 2014, un porte-parole du gouvernement a annoncé que les autorités avaient envoyé des notifications de suspension à 157 associations. Le gouvernement a également fermé deux stations de radio pour motifs similaires.

Lire l'article d'Human Rights Watch

vendredi 1 août 2014

Anéantie par la violence policière, Amani, 19 ans, s’immole par le feu

Amani, 19 ans, est commerçante de prêt à porter, à la foire de Sfax. Cette militante au bureau régional de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme, et dans l’association locale « Taazor pour le travail social », est connue pour son engagement dans la société civile. Malgré son jeune âge, la victime était responsable de sa famille et de ses frères dont elle finançait les études. Suite à son décès, des composantes de la société civile ont porté plainte en exigeant des garanties pour une enquête neutre et un procès équitable.

Lire l'article d'Henda Chennaoui sur Nawaat.org

jeudi 24 juillet 2014

Tunisie : la fabrique de violence

La criminalisation des mouvements sociaux passe aujourd’hui par le nouvel argument de lutte contre le terrorisme. Au lieu de faire la part des choses et d’ouvrir les portes du dialogue et d’écouter les plus démunies, susceptibles de tomber dans le piège de l’extrémisme, le gouvernement actuel ferme les yeux sur ses engagements sociaux et économiques et préfère la répression. Et pourtant, l’histoire des sociétés nous apprend que la répression n’a sauvé aucun pays des dangers du terrorisme. Au contraire, les dictatures ont, toujours, alimenté la violence et le terrorisme et l’ont même instrumentalisé pour garder leur mainmise sur les peuples. Dans cette phase transitoire très critique, nous risquons de tout perdre d’un coup, si nous cédons aux solutions policières arbitraires, sans les remettre en question.

Lire l'article de Henda Chennaoui « Si tu es un homme, fais comme Bouazizi et montre nous ton courage !» paru le 24 juillet 2014 sur le site Nawaat

et aussi Police, violence et corruption : Le supplice de l’immolation !

dimanche 20 juillet 2014

Héritiers cosmopolites, mercenaires de l’impérialisme et missionnaires de l’universel

Le national et l’international, loin de constituer l’opposition consacrée par les débats sur la mondialisation, sont étroitement imbriqués dans (les) stratégies de reproduction élitistes. Dans l’espace des pratiques internationales, les opérateurs dominants sont ceux qui peuvent mobiliser des ressources acquises et homologuées dans des champs nationaux de pouvoir, en particulier des titres et des diplômes d’État. En contrepartie, la mobilisation d’un capital international de compétences et de relations représente un atout non négligeable dans les stratégies de pouvoir dans le champ national. Elle renforce la position des dominants qui peuvent faire valoir leur appartenance à ces internationales de l’establishment que constituent le Club de Bâle, les cercles de l’arbitrage commercial international ou les anciens de la Banque mondiale et du FMI. Elle peut aussi servir d’appui à des fractions dominées qui s’efforcent de se faire reconnaître en tant qu’importateurs d’une expertise dûment homologuée hors des frontières : par exemple dans les droits de l’homme ou la protection de l’environnement.

Lire l'article d'Yvez Dezalay paru dans Actes de la Recherche en Sciences Sociales

dimanche 13 juillet 2014

Anatomie de la gauche tunisienne

Des anciens "caniches" aux nouveaux "réactionnaires" Un point de vue de Hamadi Aouina

Ni Nahdha ni Nidaa, continuons le combat !

Recevant les différentes contributions concernant ces initiatives de “rassemblement démocratique” ou “bloc démocratique” pour concourir aux futures échéances électorales et faisant partie de l’aile du Front Populaire ayant dès le début refuser le cours de collaboration de classes d’une partie du Front Populaire (notre aile réaffirme tout haut le mot d’ordre fondateur du Front Populaire: “La Dessetra Oula Khaouanjia, Thaouritna Thaoura Chaabia”, (Ni Nidaa, ni Nahdha, continuons le combat!) mot d’ordre plus que jamais valable) veuillez me permettre de mettre mon grain de sel à propos de ces nombreuses tentatives désespérées de rassembler et de faire tenir ensemble la grande famille des « démocrates ».

Celles-ci sont très révélatrices de ce que le spectre dit “démocratique”, “de gauche”, du “centre gauche”, voir de l’aile “centre droit” représente au point de vue social, économique, politique, voire idéologique.

Tout d’abord regardant le CV des protagonistes de cette initiative.

Lire la suite sur le site de Nawaat

Lire d'autres contributions de Hamadi Aouina

samedi 12 juillet 2014

"Vive la loi, vive le syndicat !"

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Zone industrielle de Fouchana, Tunis, Gouvernorat de Ben Arous

Alors que deux ouvrières de Latécoère-Tunis sont en grève de la faim pour obtenir la réintégration des syndicalistes licenciées, retour en 5 parties avec Monia Dridi sur un conflit exemplaire : 1/Après la chute de ben Ali, la conquête des droits 2/Stratégies patronales de répression syndicale 3/Délocalisation et solidarité internationale /4Trahison de la bureaucratie syndicale /Épilogue : Révolution et Impérialisme.

à écouter ici

Site du Comité de soutien

La SITUATION MARDI 15 JUILLET, DEBUT D'APRES-MIDI

L'accord a été signé par les quatre ouvrières, l'UGTT et la direction.

Les bases de celui-ci sont conformes à ce qui avait été annoncé la veille :

  • réintégration dans l'entreprise de deux ouvrières (dont une des grévistes de la faim),
  • maintien du licenciement des deux déléguées UGTT (dont une des grévistes de la faim), mais avec des indemnités nettement améliorées.

La grève de la faim a cessé immédiatement après la signature.

Le point le 16 juillet avec Canal Sud

EL Berka : l’exemple parfait de la marginalisation du bassin minier !

''Dix ans de prison avoir revendiqué les droits fondamentaux de son village. Restituer une partie des sources d’eau, intégrer les jeunes dans les usines et dédommager les dégâts causés par la Compagnie des Phosphates de Gafsa au niveau des terrains agricoles, depuis des dizaines d’années. Ces condamnations judiciaires iniques ont touché quasiment toute la communauté. Au total, cent familles ont été condamné pour les mêmes motifs. Depuis un an, la lutte des habitants s’est orientée vers la simple demande de libération des prisonniers, malgré l’exacerbation de la misère dans le village.

Depuis les années 80, le destin des habitants d’Al Berka a complètement changé suite à l’implantation d’une unité de la CPG dans ses barrages. D’un village agricole, riche en eau et consacré à l’élevage des moutons, Al Berka est devenue une terre stérile et sèche et les habitants sont, depuis, condamnés au chômage et à la marginalisation. Durant des années, la situation évolue vers le pire. En 2006, la révolte des habitants contre la politique capitaliste de pillage a été réprimée dans le sang.''

Lire l'article d' Henda Chennaoui sur Nawaat.org

mercredi 9 juillet 2014

Grèves de la faim en Tunisie

Les exclus d’aujourd’hui sont ceux qui sont toujours actifs dans l’opposition et n’ont pas accepté l’idée de s’incliner devant le dialogue national et les jeux politiques des différents partis. Pour cette raison, nous allons continuer cette grève jusqu’au bout. Soit on obtient nos droits, soit on meurt …

Placée sous le signe de « travail et dignité », la grève de la faim de Ayoub Amara et Walid El Azouzi en est à son 24e jour. Les deux protestataires, auxquels se sont joints quatre autres chômeurs et anciens prisonniers politiques, ont dépassé la ligne rouge de l’abstinence. En effet, au cours de la semaine dernière, leur santé s’est gravement détériorée.

Les quatre autres grévistes sont Mourad Ben Jeddou, Abderazek Radaoui, Mohamed Seghir Amroussia et Mondher Atig. Ensemble, ils revendiquent toujours leur droit à l’amnistie générale et à l’intégration à la fonction publique, comme l’indique l’article premier de la loi sur la Justice transitionnelle pour les anciens prisonniers politiques.

Lire l'article de Henda Chennaoui sur le site Nawaat.org

vendredi 4 juillet 2014

Skhira dans la spirale de l’indigence économique et de la violence d’Etat

La ville de Sekhira a vécu, ces derniers jours, un nouvel épisode de violence et de répression policière dues à un mouvement social qui résiste et qui revendique encore le droit au travail, au développement et à un environnement sain. Le samedi 28 juin, alors que les habitants de la ville ont organisé une démonstration pacifique, dans la rue, pour dénoncer l’arrestation de six sitinneurs, les forces de l’ordre ont chargé avec du gaz lacrymogène (o-Chlorobenzylidene Malononitrile) et de la chevrotine, causant une dizaine de blessés parmi les manifestants.

Lire l'article de Henda Chennaoui sur Nawaat.org

mercredi 2 juillet 2014

FN, racisme et inconséquences de la gauche (radicale)

La « gauche de gauche », s'alarment Madjid Messaoudene, conseiller municipal à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) et Danièle Obono, enseignante-chercheuse, membres du Front de gauche, « n’a toujours pas fait sa révolution multiculturelle ». Il est temps de s'attaquer « au racisme systémique qui opprime, discrimine et divise celles et ceux là-même qui ont, au moins objectivement, le plus intérêt à être rassemblé-e-s ».

La suite sur le site de Mediapart

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