Musée de l'Europe et de l'Afrique

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

vendredi 17 octobre 2014

Sit-in contre la torture : Où sont passés les politiques et les militants ?

ministere-de-l-interieur-tunisien.jpg

Suite à l’appel de 27 organisations de la société civile, quelques dizaines de personnes se sont regroupées, mercredi matin, devant le ministère de l’Intérieur, pour protester contre la torture et la violence policière en Tunisie. Face à la démission collective de tous les partis politiques et une bonne partie de la société civile, seuls quelques militants ont entouré les familles venues exposer le drame de leurs fils perdus, à jamais, dans les geôles.

Il y a quatre ans, des milliers de Tunisiens étaient debouts devant ce même vieil immeuble pour exiger le départ du régime policier. En ce jour mémorable, la foule a défié les uniformes et les matraques en les accusant de terrorisme. Des milliers de bras ont été levés répétant la fameuse chorégraphie sonore « Dégage! Dégage! Dégage! ». Aujourd’hui, seuls les coups de gueule des opprimés, les larmes des mères des victimes et les discours de quelques militants investissent la scène. Le nombre des manifestants a spectaculairement diminué, alors que le bâtiment marron foncé est toujours là, lugubre, implacable et intouchable, malgré toutes les tentatives de réforme.

Lire la suite de l'article d'Henda Chennaoui paru sur le site Nawaat.org

mardi 14 octobre 2014

Rediriger l’aide publique... vers le privé

Entre légitimation des paradis fiscaux et approche « innovante » s’appuyant sur le privé, l’aide française ne cesse de renforcer son pouvoir de nuisance.

''Le Parlement a finalement adopté en juin la première « loi d’orientation et de programmation relative à la politique de développement et de solidarité internationale ». Le texte initialement creux, patchwork de bonnes intentions et de grands principes compilés sans aucune dimension programmatique (Cf. Billets n°232, février 2014), aurait pu, grâce à quelques parlementaires, permettre des progrès en termes de transparence financière des entreprises appuyées par des organismes de développement français : plus qu’une valeur d’exemple, il s’agissait d’imposer un effet d’entraînement sur les contraintes réglementaires futures vis à vis de toutes les entreprises.

Mais les amendements porteurs de ces avancées ont été, à l’Assemblée comme au Sénat, systématiquement battus en brèche par le gouvernement (Cf. Billets n°234 et n°236, avril et juin 2014). Comme pour souligner amèrement cette occasion manquée, le Canard enchaîné a publié à quelques jours de l’adoption définitive de la loi un article assassin, « l’aide au développement des paradis fiscaux » (11 juin). Il y était question de certaines prises de participation de la Proparco (filiale privée de l’Agence Française de Développement) dans des fonds domiciliés dans des paradis fiscaux et réalisant des investissements en Afrique, et surtout de l’opacité sur le nombre et la finalité de ces placements offshore du groupe AFD. Exactement le type d’informations que le gouvernement avait empêché les parlementaires d’exiger de la part de l’AFD, en bloquant les amendements qui pouvaient, à l’avenir, imposer plus de transparence.''

Lire ''APD : l’Aide en Plein Délire'' publié par Survie

dimanche 12 octobre 2014

Tunisie : Silence, on torture et on tue... en toute impunité !

La torture est pratiquée surtout dans les commissariats et lors de la garde à vue pour arracher des aveux et clôturer les enquêtes dans des courts délais. Pour cette raison, nous avons demandé dà réformer la loi, afin que la présence d’un avocat soit obligatoire, lors des interrogatoires. Nous pensons, aussi, que la police judiciaire qui effectue les enquêtes préliminaires doit être sous la tutelle du ministère de la Justice et non du ministère de l’Intérieur, comme c’est le cas aujourd’hui,

Lire l'article d'Henda Chennaoui paru sur le site Nawaat

jeudi 2 octobre 2014

Pourquoi nous quittons le Front Populaire

Abandonnant totalement le terrain de la lutte des classes et d’indépendance nationale, la direction du FP s’est compromise avec la bourgeoisie, les RCDistes qui préparent leur retour au pouvoir, et les puissances étrangères qui ne veulent surtout pas d’une révolution populaire et sociale, seulement d’une « démocratie » néocoloniale avec des institutions téléguidées depuis Washington et Bruxelles. Ces relations avec les puissances impérialistes sont assumées par le porte-parole du Front populaire qui se vante d’être reçu par tel ou tel ambassadeur ou secrétaire d’Etat européen ou américain.

A cela s’ajoute le positionnement totalement acritique des directions du FP vis-à-vis des bureaucraties syndicales. Ces dernières ont été coupables d’abandonner à leurs sorts voire de trahir de multiples luttes ouvrières, allant jusqu’à signer des accords avec des directions d’entreprises alors que les travailleurs concernés y étaient opposés. Le dernier exemple en date est celui des syndicalistes de Latelec, trahies par les bureaucrates syndicaux. Plus du tout étonnant, depuis la participation de la direction de l’UGTT au Quartet (avec l’UTICA !), cadre notoire de collaboration de classe, où un pacte de « paix sociale » a été signé pour trois ans.

Lire le communiqué de Militants et membres fondateurs du Front Populaire – Ile de France publié sur le site Nawaat.

mercredi 1 octobre 2014

La voix de la France enfouie sous les bombes

Il était une fois un pays. Ce n’était pas une superpuissance mais, dans un monde coupé en deux, il proclamait à la fois son attachement au camp occidental et son refus de la vassalisation. A Phnom Penh, en 1965, le président Charles de Gaulle dénonçait l’intervention américaine sans issue au Vietnam ; à Paris, en juin 1967, il condamnait l’attaque israélienne contre ses voisins arabes. Longtemps après, l’écho de cette voix résonnait encore.

Lire l'article d'Alain Gresh sur son blog du Monde Diplomatique

Un reporter néerlandais reçoit des coups au Parlement européen

Ce n’est pas un inconnu aux Pays-Bas : le reporter Tom Staal n’en est pas à une dénonciation près. La dernière en date porte sur l’énorme gaspillage d’argent du Parlement européen. Un reportage qui lui a valu des coups.

Accompagné de l'eurodéputé néerlandais Daniël van der Stoep, Tom Staal a mis les dépenses des députés européens sous la loupe : salaire mensuel d’un eurodéputé, 6200 euros ; frais mensuels, 4200 euro ; dépenses en personnel, une cagnotte de 21 000 par mois; transferts vers Strasbourg, quelques centaines d’euros. Sans compter les déplacements, les hébergements… et les 300 euros par jour de présence au Parlement.

europe_foyer.gif « Le sais-tu ? Les habitants de l’Europe dirigent eux aussi l’Union européenne. Ils choisissent les personnes qui peuvent les représenter au Parlement. Cette façon de diriger, c’est ce qu’on appelle la démocratie. » (extrait d'une brochure de propagande du pseudo-Parlement européen dépourvu de la plupart des fonctions parlementaires, dont des extraits sont présentés dans l'Espace Enfants du Musée de l'Europe)

Mais aborder ce sujet avec certains députés peut mener à l’affrontement. Tom Staal a pu le vérifier : interrogeant Miroslav Ransdorf, du Parti Communiste de Bohème et de Moravie, sur ces courtes apparitions au Parlement – le caméraman constate 5 minutes de présence ce jour-là – ce dernier s’emporte.

Le reporter aborde alors le député italien Raffaele Baldassarre du Popolo della Liberta, arrivé à 18H30. L’élu italien s’en prend alors physiquement à Tom Staal.

Il y a des questions qu'il ne faut pas poser, pensent donc certains députés européens.

Voir le reportage sur la RTBF

mardi 23 septembre 2014

Les brochures du Musée de l'Europe & de l'Afrique

Les éditions du Musée de l'Europe & de l'Afrique mettent progressivement à disposition des brochures tirées de nos collections prêtes à l'impression.

Le développement durable : une pollution mentale au service de l'industrie

environnement.gif Rond Point Schuman, Bruxelles, sculpture célébrant l'année de l'environnement. Collections du Musée de l'Europe

Les grands pollueurs ont tout intérêt à ce que le « développement durable » soit avant tout un problème de responsabilisation du consommateur-citoyen, faisant ainsi de la pollution un problème de manque de civisme et de la consommation une solution : la meilleure façon de protéger la nature, c’est encore de consommer… Et le consommateur n’a plus que l’embarras du choix : entre Leclerc et Carrefour, lequel soutenir de son acte d’achat « écologique » et « éthique » ? Quelle enseigne oligopolistique vouée à la consommation de masse, poussant au productivisme, au dumping social et aux délocalisations, jetant sur les routes un flux exponentiel de camions, est la plus engagée sur la voie du « développement durable » ?

Lire la suite...

dimanche 21 septembre 2014

Prendre parti "contre ces barbares" djihadistes : le directeur de France 24 craque

terrorism.gif

Pas vu sur France24 (Fassbinder, la Troisième génération)

Samedi soir, Marc Saikali, le directeur de France 24, envoie un e-mail à sa rédaction sur le traitement de l’Etat islamique à l’antenne. Il enjoint les journalistes à « sortir d’une sorte de neutralité stupide » pour « prendre position ».

« Nous devons, sur nos antennes, avec nos invités, dans nos débats, ouvertement prendre parti contre ces barbares. Je vous demande donc de veiller à chaque mot, chaque plan. Les images que nous diffusons avec des drapeaux noirs flottant au vent et de jeunes gens en pleine santé doivent obligatoirement être soumises au synthé : vidéo de propagande. Y compris en arabe. (...)

La ligne éditoriale de la chaîne est claire : ce sont des terroristes et des barbares. J’attire particulièrement l’attention du booking sur les invités. Je ne veux plus voir un seul crétin qui justifierait les actions de ces sauvages sous prétexte politique sunnite/chiite. Pour une fois, il y a les gentils et les méchants ! Eux, sont les pires ennemis de notre civilisation. Nous allons devoir gérer leur existence pour au moins cinq ans. Au moindre dérapage, je serai intransigeant. Notre devoir est de lutter contre eux. Tout le temps. Avec au moins 43 millions de téléspectateurs, nous avons une responsabilité immense. »

Lu sur Rue 89, reprenant un article d'Arrêts sur Images

samedi 20 septembre 2014

Projection-débat du film Fascisme Inc au CSAG Le Palmier (St Girons)

Fascisme Inc.

Projection-Débat au Palmier

26 septembre 2014 à 19h00

FascismINC.jpg

Étant donné que le fascisme ne se limite pas à Aube Dorée mais est également promu par des dirigeants politiques, des entrepreneurs et des éditeurs…

Étant donné que les conditions de la crise qui favorisent le fascisme nous entourent et ne sont pas derrière nous…

Étant donné que toute l’Europe s’enfonce rapidement dans l’obscurité de l’extrême-droite…

Ce film présente de brèves histoires inconnues du passé, du présent et du futur du fascisme et de sa relation avec les intérêts économiques de chaque époque. Nous voyagerons de l’Italie de Mussolini à la Grèce pendant l’occupation nazie, la guerre civile et la dictature et de l’Allemagne de Hitler au fascisme moderne en Grèce et en Europe. Ce nouveau documentaire suivra les traces de Debtocracy et de Catastroika, qui décrivaient les causes de la crise de la dette, l’impact des mesures d’austérité, l’érosion de la démocratie et le bradage des richesses du pays.

Le Palmier, 59 avenue du Maréchal Foch, 09800 Saint Girons

mardi 16 septembre 2014

Tunisie : Une révolution trahie par les oligarques

Que penser au juste d'un parlement qui aura entre les mains l'exécutif et le législatif et qui, à cet attelage déjà lourd de menaces, ajoutera la toute puissance d'un lobby d'hommes d'affaires verrouillant le système et manipulant à sa guise les leviers d'un contrôle absolu de la vie sociale? Demain nous vivrons, si nous n'y faisons attention, sous la férule non plus d'un autocrate mais de ploutocrates qui concentreront entre leurs mains le pouvoir politique (désormais législatif et exécutif confondus), le pouvoir économique (financier), le pouvoir médiatique (journaux et télévision) et le pouvoir du divertissement (le spectaculaire français, l'entertainment anglo-saxon, le cirque latin).

S'étonnera-t-on de les voir avaliser les mesures les plus radicales qui, sous couvert d'ajustement, de désendettement et de nécessaires équilibres macrostructuraux, nous feront avaler les pilules de la sortie du système de compensation, de l'urgent dé-tricotage du droit du travail, de la restructuration de la sécurité sociale et surtout de la liquidation du secteur public et la privatisation de ses sociétés. Le pactole est tellement consistant et juteux qu'ils légifèreront, sans problème de conscience, à l'unisson, tant ces mesures travaillent dans le sens de leurs intérêts.

Lire le point de vue de Hédia Yakhlef sur Kapitalis.com

samedi 13 septembre 2014

Anti-écolos et pro-marchés financiers peuplent la Commission européenne

Le nouveau commissaire en charge du climat et de l’énergie, Miguel Arias Cañete, est l’ancien ministre de l’Agriculture et de l’Environnement du gouvernement conservateur espagnol. Il a présidé jusqu’en 2012 une compagnie pétrolière, Compañía Mercantil Petrolífera Ducar S.L, domicilié dans un paradis fiscal et dont il est toujours actionnaire. Il est aussi critiqué par les écologistes espagnols pour avoir autorisé l’extraction de gaz de schiste et la fracturation hydraulique et pour avoir fait de l’Espagne « la porte d’entrée des OGM en Europe ».

Lire l'article d'Yvan Du Roy sur basta

dimanche 7 septembre 2014

Campagne citoyenne en France contre le projet de loi "terrorisme"

Le projet de loi renforçant la lutte contre le terrorisme proposé par le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve va être présenté à l'Assemblée nationale autour du 17 septembre. La Quadrature du Net s'oppose fermement aux dispositions inefficaces et liberticides de ce texte et appelle les citoyens et les parlementaires à se mobiliser contre le vote de ce projet de loi.

Lire l'analyse du projet de loi sur le site Présumés Terroristes

vendredi 5 septembre 2014

Désespérance sociale et politique de la peur en Tunisie

le-roi-et-l-oiseau.jpg

A travers les fils d'infos...

Tunisie : Le Kef : Coup de filet dans les milieux salafistes

Tunisie: Siliana: Coup de filet dans les milieux salafistes

Tunisie: Medenine: coup de filet dans les milieux salafistes

Tunisie : Cité Ennasr : Coup de filet dans les milieux salafistes

France: Une vingtaine d’interpellations lors d’un coup de filet dans les milieux islamistes

Tunisie : Mahdia: Un jeune homme s’immole par le feu

Tunisie : Gabès Un jeune homme de 25 ans s’immole par le feu

Tunisie-Sousse: Un employé, viré de son travail, immole par le feu son ex-patron

Un élève de 16 ans s’immole par le feu à Gafsa

Le Kef : Un citoyen de 52 ans s’immole par le feu

(source : tunisienumerique.com)

"Quelques 1360 personnes ont été interpellées en un mois dans le cadre d’affaires relevant de la lutte anti-terroriste. 367 autres soupçonnées de liens avec les réseaux djihadistes en Syrie et impliqués dans l’enrôlement de jeunes personnes ont, par ailleurs, été écroués sous la supervision des unités de l’armée nationale au poste frontalier de Ras Jedir et dans les régions du Kef, Sidi Bouzid, Jendouba, et Kasserine.

Ces données ont été révélées par le ministère de l’Intérieur conjointement avec les ministères de la Défense et des Affaires étrangères.

120 affaires de terrorisme , en outre, été enregistrées le mois dernier tandis que 9093 rassemblements de protestation non autorisés ont été levés.

Réuni, hier, le conseil des ministres a mis en avant l’amélioration des indicateurs sécuritaires sur fond de persistance de la menace terroriste.

Aussi, a-t-il préconisé d’assurer un climat propice à l’organisation d’élection en maintenant le gouvernement à distance égale de tous les partis et en écartant l’institution sécuritaire et militaire de tout tiraillement politique." (source Kapitalis.com)

jeudi 4 septembre 2014

Jean Quatremer et le "misérabilisme" grec

Comme le faisait remarquer un auditeur de France-Inter hier, sous forme de commentaire publié sur le site de l’émission de Nicolas Demorand: “J'avais déjà entendu un interview de Mr Quatremer lors de la campagne des européennes. C'était un farouche défenseur du fait européen et j'avoue qu’entendre les termes dans lesquels il s'est exprimé aujourd'hui enjoignant sur un ton pour la moins acerbe de cesser ‘ce’ misérabilisme à propos des Grecs ayant ce qu'ils méritaient l'Europe étant pour moins dans leur malheur qu'eux même vivant avec et de la corruption depuis toujours, était difficilement soutenable.”

“À la phrase ‘on compte nos morts’ il répond très finement qu'il n'y avait rien de nouveau quand au possibilités de soins en Grèce, ayant ‘entendu parlé d'une personne’ nécessitant un soin d'urgence à laquelle on avait demandé de l'argent. Avant la crise... la corruption existant depuis avant, les morts sont donc les mêmes qu'avant d'après lui. Ceux qui ne peuvent pas payer excepté qu'étant aujourd'hui plus nombreux il y a donc plus de morts. Ce qu'il fallait démontrer. Problème cher Monsieur, la loi de l'offre et de la demande chère à votre Europe voudrait que le prix de la corruption lui même baisse avec les possibilités de son paiement en baisse. Les médecins corrompus ne pouvant se passer de revenus il est fort peu probable qu'ils rejettent tout ceux qui ne peuvent plus payer se permettant de perdre la proportion équivalente de revenu s'il ne baissait pas ses prétentions.”

(...)

Le pourparlers entre nos pantins et les représentants de la Troïka se poursuivent à Paris... jusqu’à épuiser sans doute les stocks des Grands Magasins et en même temps, le patrimoine national de la Grèce.

Les doxographes des prochains siècles se pencheront sans doute tant sur les écrits de Jean Quatremer, permettant ainsi d'établir l'histoire si possible exacte des guerres et des propagandes de notre court XXIe siècle. Si nécessaire.

Lire l'article de Panagiotis Grigoriou Choux de Bruxelles sur son blog Greek Crisis

Lire l'article du Musée de l'Europe'' Quand le correspondant de Libération à Bruxelles saute sur la radio-télévision grecque''

mercredi 3 septembre 2014

Restaurer la valeur de la liberté

Albert Camus

Allocution à la Bourse du travail de Saint-Étienne, en 1953.

La société de l’argent et de l’exploitation n’a jamais été chargée, que je sache, de faire régner la liberté et la justice. Les États policiers n’ont jamais été suspectés d’ouvrir des écoles de droit dans les sous-sols où ils interrogent leurs patients. Alors, quand ils oppriment et qu’ils exploitent, ils font leur métier et quiconque leur remet sans contrôle la disposition de la liberté n’a pas le droit de s’étonner que la liberté soit immédiatement déshonorée. Si la liberté est aujourd’hui humiliée ou enchaînée, ce n’est pas parce que ses ennemis ont usé de traîtrise. C’est parce que ses amis ont en partie démissionné, c’est parce qu’elle a perdu son protecteur naturel, justement. Oui, la liberté se trouve veuve, mais, il faut le dire parce que cela est vrai, elle est veuve de nous tous.

La liberté est l’affaire des opprimés et ses protecteurs traditionnels sont toujours sortis des peuples opprimés. Ce sont les communes qui dans l’Europe féodale ont maintenu les ferments de liberté, les habitants des bourgs et des villes qui l’ont fait triompher fugitivement en 89, et à partir du XIXe siècle, ce sont les mouvements ouvriers qui ont pris en charge le double honneur de la liberté et de la justice, dont ils n’ont jamais songé à dire qu’elles étaient inconciliables. Ce sont les travailleurs manuels et intellectuels qui ont donné un corps à la liberté, et qui l’ont fait avancer dans le monde jusqu’à ce qu’elle devienne le principe même de notre pensée, l’air dont nous ne pouvons plus nous passer, que nous respirons sans prendre garde, jusqu’au moment où privés de lui, nous nous sentons mourir. Et si, aujourd’hui, sur une si grande part du monde, elle est en recul, c’est sans doute parce que jamais les entreprises d’asservissement n’ont été plus cyniques et mieux armées, mais c’est aussi parce que ses vrais défenseurs, par fatigue, ou par une fausse idée de la stratégie et de l’efficacité, se sont détournés d’elle. Oui, le grand événement du XXe siècle a été l’abandon des valeurs de liberté par le mouvement révolutionnaire, le recul progressif du socialisme de liberté devant le socialisme césarien et militarisé. Dès cet instant, un certain espoir a disparu du monde, une solitude a commencé pour chacun des hommes libres.

''Lire le texte complet (en ligne) dans'' Le Monde Libertaire ''n°1726 (19 décembre 2013-8 janvier 2014)''

Tunisie : torture et violences policières: A quand la fin de l’impunité policière ?

La recrudescence des abus de pouvoir et de la violence de plusieurs policiers devient alarmante, ces derniers mois, dans un contexte où le ministère de l’Intérieur tente de se refaire une crédibilité, allant jusqu’à solliciter le soutien populaire pour lutter contre le terrorisme. Si l’agression des M’henni a été particulièrement médiatisée, ce fut l’occasion pour Lina de rappeler qu’elle n’est pas la seule à subir ce genre de violence qui peut aller jusqu’à la torture ou l’homicide volontaire.

Lire l'article d'Henda Chennaoui sur Nawaat.org

vendredi 29 août 2014

Le patronat, premier parti politique de Tunisie ?

utica-chefs-missions-diplomatiques.jpg

C’est la collusion entre le monde économique et le monde politique qui inquiète : quand le grand gourou Rached Ghannouchi, fait du pied à l’UTICA, il est tout à fait normal de retrouver 9 membres de l’UTICA inscrits sur les listes électorales du mouvement Ennahdha. Idem, du coté de Nidaa Tounes où Moncef Sellami, Selma Elloumi Rekik ou encore Mounir Hamdi viennent garnir le peloton de “potentiels députés” à double casquette.

Cette connivence politico-financière n’est pas sans rappeler un passé proche où la politique économique du pays était calculée en fonction des intérêts privés d’une oligarchie plus puissante que jamais.

Lire l'article de Yassine Bellamine, L'UTICA, premier parti politique de Tunisie ? sur le site Nawaat

lundi 18 août 2014

Tunisie: Suspension arbitraire d'activité pour de nombreuses associations

La suspension d'activité imposée par le gouvernement tunisien à plus de 150 organisations de la société civile à travers le pays pour des liens prétendus avec le terrorisme est une décision disproportionnée et arbitraire, a déclaré aujourd’hui Human Rights Watch. Le 22 juillet 2014, un porte-parole du gouvernement a annoncé que les autorités avaient envoyé des notifications de suspension à 157 associations. Le gouvernement a également fermé deux stations de radio pour motifs similaires.

Lire l'article d'Human Rights Watch

vendredi 1 août 2014

Anéantie par la violence policière, Amani, 19 ans, s’immole par le feu

Amani, 19 ans, est commerçante de prêt à porter, à la foire de Sfax. Cette militante au bureau régional de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme, et dans l’association locale « Taazor pour le travail social », est connue pour son engagement dans la société civile. Malgré son jeune âge, la victime était responsable de sa famille et de ses frères dont elle finançait les études. Suite à son décès, des composantes de la société civile ont porté plainte en exigeant des garanties pour une enquête neutre et un procès équitable.

Lire l'article d'Henda Chennaoui sur Nawaat.org

- page 1 de 7