Musée de l'Europe et de l'Afrique

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lundi 26 novembre 2018

Il y a 5 ans : "Il ne s’est (presque) rien passé à Gênes en 2001"

A partir de 1995, un mouvement montant en puissance contre la mondialisation économique, dont nous vivons aujourd'hui tous les effets destructeurs tant au niveau social qu'écologique, prit de l'ampleur au point d'inquiéter les tenants de l'ordre qui se mettait en place. Il fut arrêté à Gênes, lors de manifestations contre le G8 qui s'y tenait en 2001 par un déchainement de violence policiero-militaire s'en prenant prioritairement aux militants les plus pacifistes et les moins aguerris. Il faut dire qu'on y trouvait pêle-mêle syndicalistes, communistes, catholiques, anarchistes et gens ordinaires, un véritable cauchemar pour les Maîtres du Monde et leurs commis... La répression aveugle fut telle qu'elle passa l'envie au plus grand nombre de retourner se faire massacrer. Ce qui est arrivé depuis en découle directement. Cerise sur le gâteau, les "événements" firent 10 ans plus tard, l'anti-capitalisme devenu "alter-mondialisme", l'objet d'une iconographie mettant particulièrement en avant les classes moyennes "émancipées" qui ont aujourd'hui gentrifié les mouvements sociaux (ce qui explique sans doute qu'ATTAC fasse la promotion du graphiste ayant obtenu le marché des pancartes des stations de métro du "Grand Paris", après avoir totalement oublié les camarades italiens toujours en prison). La stratégie de l’État Italien a pourtant été clairement exposée lors de la série de procès consécutifs aux "événements" de Gênes... qui n'ont fait l'objet d'aucune production éditoriale en France...

Comme "Contre-feu" (sic) au film de Daniel Vicari dont il est question dans cet article, on pourra voir le prodigieux documentaire produit par la RAI (et jamais diffusé) ci-dessous (cliquer sur l'image pour voir le film).

Le Commissaire de l'exposition

bellacio.PNG Bellacio, Rai,

Au sujet du film Diaz. Don’t clean up that blood (2013) de Daniele Vicari.

12 ans après la répression féroce des manifestations, autorisées, contre le G8 à Gênes en 2001, un film de fiction reconstitue l’opération policière la plus emblématique, l’invasion atteignant un paroxysme de violence, à froid, de deux bâtiments de l’école Diaz, abritant pour l’un le Media Center du Forum Social de Gênes et pour l’autre de simples dortoirs, suivie des détentions accompagnée d’actes de torture et d’humiliation au centre de Balzanetto.

12 ans après Gênes. Mais aussi quelques années après les quatre principaux procès qui ont, laborieusement, suivi : celui concernant la mort par balle de Carlo Giulani, ceux de l’école Diaz et de Balzanetto, et le « procès des 25 » manifestants italiens boucs-émissaires qui s’est soldé par de longues peines de prison ferme.

Voir le site de soutien aux condamnés

Que penser de la mise en spectacle des « événements » de Gênes alors que des militants sont emprisonnés et des policiers parfois de haut rang blanchis, amnistiés et dans de nombreux cas promus ?

On attendait légitimement un film politique renouant avec la tradition des années post-68 qu’incarne notamment Costa-Gavras (en France : l'Italie ne manque pas de tradition dans ce domaine!). On vit, ne sachant s’il fallait en rire – à cause du grand guignol - ou en pleurer, un sommet de dépolitisation parachevant la victoire remportée à Gênes par la réaction néolibérale qui n’a cessé depuis de voler de succès en succès, au point de mettre aujourd’hui l’Europe à genoux alors que la mise à sac du continent et la liquidation des droits des gens battent désormais leur plein, pas seulement en Grèce.

Le film commence par la « rédemption » de deux « Black Blocks » qui ont joué avec des allumettes, l’un Noir, l’autre Blanc. Dès leur cagoule définitivement retirée (alors que face à la répression démente, c’est plutôt le contraire qui se produisit [1], les tribunaux italiens ayant jugé que les manifestants avaient usé du droit légitime de se défendre face à des opérations illégales au moins jusqu’au samedi à... 15h30 !), on ne quittera plus l’entre-soi d’une jeunesse bon chic bon genre tout droit sortie d’une pub pour Benetton. C’est la fonction cachée du choix de se concentrer sur la seule école Diaz, dans le seul quartier et le seul lieu, jusqu’au dimanche soir - soit après la fin du G8 - totalement épargné par l’acharnement policier et les émeutes. C’est bien l’unique endroit où l’on trouvait une pizzeria ouverte, y compris à l’heure des faits et les dîneurs s’en souviennent avec reconnaissance - dans une ville où tous les commerces étaient barricadés suite à l’intense campagne de propagande menée par les autorités italiennes. Et le message du film est extrêmement clair dans sa simplicité apolitique : « Vous avez gravement merdé, même ce journaliste qui s’est fait tabasser travaille pour un journal de droite » dit ainsi depuis son brancard un sympathique « papi » à un policier aux urgences de l’hôpital de Gênes... Le cinéaste prend soin de situer socialement l’une de ses personnages, victime emblématique des exactions sadiques de Balzanetto, en présentant sa mère cherchant sa fille au téléphone depuis un intérieur des plus cossus : contraste entre l’origine sociale et les humiliations que les « États de droit » réservent en général à d’autres catégories (ouvriers, immigrés, sans-papiers, jeunesse des quartiers). Ce qui n’est pas faux. Il est clair qu’une des stratégies de l’État italien, qui lui connaît encore et même très bien, la lutte des classes, fut, par la terreur, de passer définitivement l’envie aux classes moyennes de s’allier avec les classes laborieuses, les catholiques avec les anarchistes, les vieux avec les jeunes, les « experts » avec les « émeutiers »... Et de ce point de vue, Gênes fut une grande victoire, à partir de laquelle, dans un contexte contestataire devenu plus policé (et même « self policed » comme dirait l’impayable Susan George), la stratégie de la peur repose par les temps qui courent moins sur la bastonnade que sur les mesures judiciaires permises par « l’espace de sécurité et de justice européen » (sorte de cadre légal totalitaire patiemment mis en place dans l’ombre des Conseils Européens appelé à se substituer à court, moyen ou long terme, selon les circonstances historiques, aux acquis des libertés civiles issus des luttes séculaires contre le despotisme) : arrestations administratives massives, bannissements, interdictions de voyager et lourdes condamnations pour faits insignifiants, criminalisation - par exemple de l’occupation des parcs publics (comme en Espagne.) En attendant les drônes, si ce n’est déjà le cas - chargés de guider le glaive de la justice au petit bonheur la chance des victimes exemplairement expiatoires. Heureux que nous sommes : pour le moment, les exécutions extra-judiciaires sont réservées aux peuples barbares (ou à des ressortissants européens et américains qui en ont la couleur, dans l’indifférence totale des juridictions nationales sensées garantir leurs droits.)

De la convergence des luttes à l'alter-tourisme

Or, la force impressionnante de Gênes résidait dans la coordination sans direction de mouvements réunis à défaut d’être unis dans une coordination sans direction, autonomes dans leurs modes d’action dans le respect des autres : du carnaval des Tutte Biance dont l’invasion symbolique de la zone rouge avait été négociée avec les autorités (le changement de stratégie policière ordonné dans la nuit précédente rompit manifestement ce gentlemen’s agreement et mit le feu aux poudres) aux mouvements catholiques s’agenouillant mains levées face aux charges policières qui avaient ordre de les bastonner spécifiquement, aux membres de délégations expertes tenant des conférences de presse devant leur hôtel cinq étoiles, aux syndicats italiens mobilisant en masse dans tout le pays pour la manifestation du dimanche, aux Black Blocks (qui n’étaient pas tous des policiers malgré tout) dont l’engagement physique ne fut pas de trop pour protéger des manifestants peu aguerris du déchaînement militaro-policier. Sans oublier les seuls qui sont représentés dans le film de Daniele Vicari, éventuellement fraternisant non sans difficulté avec l’épicier arabe du coin forcément bourru : les ancêtres des alter-touristes.

Si on met de côté le cauchemar vécu par ceux et celles qui y étaient et en garderont des séquelles physiques et psychologiques pour le restant de leurs jours, qui ne sont pas des personnages de cinéma, on peut légitimement se demander si le film de Daniele Vicari n’est pas l’hommage narcissique (au sens de Christopher Lasch) que se rend la petite-bourgeoisie alter-mondialiste auto-persuadée de sa fonction de sujet historique et tendant à occulter à son profit, en toute inconscience de classe, toutes les forces vives de l’histoire pour le plus grand profit des dominants, à défaut de toute autre efficacité politique. Pour elle, l’histoire est un spectacle où elle entend bien figurer au centre de l’image. Ça tombe bien, c’est elle qui la produit et on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même. Cette dépolitisation au carré, que j’appelle ailleurs « gentrification des luttes », est patente non seulement par la forme du film mais aussi par son (absence de) contenu.

Le film n’est finalement qu’une longue suite de coups de matraques, de flaques de sang et de râles, entrecoupée de scènes dépourvues du moindre intérêt du genre « plus belle la vie en united colors s’il n’y avait tous ces flics se comportant de façon manifestement inadaptée. » À se demander si Gênes n’était pas une teuf qui aurait mal tourné : d’ailleurs, à aucun moment les personnages ne discutent politique entre-eux et une seule scène confronte des points de vue et des contradictions (le personnage central de cette confrontation oubliera de se rendre à la réunion convoquée pour organiser la solidarité avec les émeutiers arrêtés occupé à approfondir la convergence des luttes avec une militante!) Aucun démontage des responsabilités politiques, alors même que les procès ont eu lieu et qu’un certain nombre de faits ont, au moins, été révélés, et c’est là qu’on attendait un point de vue engagé à la Costa-Gavras. Au lieu de cela, à la parodie contestataire et victimaire qui mine, depuis, bien des mouvements, notamment anti-fascistes, bien faite pour neutraliser l’action politique en tirant la couverture symbolique à soi, vient se surajouter cette parodie des codes du film contestataire, dont le réalisateur mime (plus que mal) la forme vidée par ailleurs de tout contenu. Il s’agit de prendre la place des anciens au musée de cire. Du coup, l’État italien s’en tire bien, malgré ces quelques dysfonctionnements, certes un peu violents et critiquables. Les ellipses sont certainement révélatrices de quelque chose de plus profond : faire semblant de montrer pour mieux cacher. Ainsi pourquoi à Balzanetto les détenus ne sont-ils pas obligés de crier « Vive le Dice » comme c’est avéré, y compris par les procès, de même que les chants mussoliniens entonnés par les tortionnaires ? Et pourquoi suggérer les humiliations sexuelles par l’exposition redondante, voire complaisante, de la nudité de l’héroïne à défaut des menaces de sodomie et des coups de matraque systématiques dans les testicules ? Il y a des (im)pudeurs qu’on peine à comprendre... Par contre, la redondance des scènes de violence, à laquelle se résume le film, s'inscrit parfaitement dans la politique de terreur mise en œuvre à Gênes. Elle la prolonge et la réactive. Participe au gouvernement par la peur.

Camarades emprisonnés

Bref, il ne s’est rien passé à Gênes en 2001 : simple « bavure », en aucun cas révélatrice d’une évolution commencée précédemment et poursuivie depuis à marche forcée vers ce que certains n’hésitent plus à appeler un euro-fascisme (ajoutons avec les camarades de Pièces & Main d’œuvre qui ont bien raison, l’épithète « techno ».) C’est pourtant au nom d’une loi datant de Mussolini réactivée à l’occasion et désormais systématiquement appliquée en Italie que « les 25 » ont été condamnés à de si lourdes peines, pour des faits parfaitement mineurs.

cosagenova.gif

Ah « les 25 » ! Mais oui, au fait ! Que deviennent-ils ?

Daniele Vicari les a « oubliés », et il n’est pas le seul, dans son grandiloquent générique de fin.

Qui aurait pu être :

''Le procès contre les 25 manifestants a vu un acquittement. Quatorze accusés ont été condamnés à entre cinq mois et deux ans et demi pour des affrontements résultant d'une attaque de carabinieri contre une manifestation autorisée le 21 juillet Via Tolemaide et des affrontements qui ont suivi. Un autre a pris cinq ans pour avoir blessé le conducteur du véhicule 4x4 Defender des carabiniers duquel Carlo Giuliani a été tué place Alimonda. Dix personnes qui ont été reconnues coupables de "destruction et de pillage» dans le cadre du «Black Block» et ont été condamnées à entre 6 et 11 ans de prison. Au total, les 24 qui ont été reconnus coupables ont étécondamnés à des peines d'un total de 110 ans. Un autre aspect important de la décision est que la demande déposée par la Présidence du Conseil requérant les manifestants de payer pour les dommages causés à l'image de l'Italie (le montant doit être fixé dans une procédure civile) a été acceptée par le tribunal. Ainsi, l’image de l’Italie a-t-elle été salie par la violence des manifestants et non par la brutalité de la police. Par ailleurs, quatre agents (deux policiers et deux carabiniers) ont été déférés au bureau du procureur afin de déterminer s’ils devraient être poursuivis pour parjure suite à leurs déclarations au procès.''

Une infraction spécifique pour laquelle le magistrat du parquet a inculpé les accusés était "destruction et pillage » (art.419 du code pénal, l'accusation la plus grave applicable aux troubles publics). C'est un crime qui, s’il est prouvé, est puni d’une peine de 5 à 12 ans. Le magistrat du parquet avait demandé un total de 225 ans pour les 25 manifestants indépendamment du fait qu'ils aient été convaincus d’avoir pris part aux raids destructeurs du «black bloc» (incluant la violation et le saccage d'un certain nombre d’agences immobilières, bancaires et locaux commerciaux, des incendies de voitures et l'érection de barricades dans des affrontements avec la police comprenant des jets de cocktails Molotov) ou à des affrontements dans la rue au cours de manifestations autorisées. La peine maximale requise était de 16 ans pour "CM", une femme identifiée comme ayant pris part à différents actes liés au «Black Block». Des peines allant de 10 à 15 ans ont été requises pour sept autres. À l'autre extrémité du spectre, les plus courtes peines requises étaient six ou six ans et demi pour dix accusés. La durée de leur comportement violent et la récidive ont été des facteurs pris en compte, avec circonstances atténuantes. D'autres considérations étaient l'utilisation d'armes, l’action en groupe de plus de cinq personnes et l'intention de provoquer l'insécurité publique. L'utilisation croissante de l'article 419 est vu comme une évolution importante par les militants, en tant qu’une infraction qui a cessé d'être exclusivement réservée aux révoltes populaires ou aux insurrections aux cas d'incidents impliquant le hooliganisme et les manifestations politiques.

''Sur les 24 accusés qui ont été jugés coupables, «CM», a été condamnée à 11 ans de prison, "PF" et "VV" à dix ans et demi, "FL" à dix ans (tous avec trois ans de sursis), "FA" à neuf ans, "CC" à sept ans et dix mois, "VA" à sept ans et huit mois "AC" à sept ans et demi, UD à six ans et demi, "MI" à six ans, "MM" de cinq ans, "PP" pour deux ans et demi ans, "DP" à un an et huit mois ", DAAF" à un an et six mois, "DRF", "DAF" et "DPA" à un an et cinq mois, "BD" et "CS" à un an et quatre mois ", "FA" deux ans, "TF" un an et deux mois, "FTO" onze mois, "DIM" six mois et, enfin, "CD" à cinq mois. Les peines prononcées contre dix autres ont été suspendues, 13 ont vu leurs peines de prison de moins de trois ans entièrement "graciées", et onze autres ont eu trois années de sursis. Ainsi, la plus longue peine à purger est de huit ans, deux autres personnes purgent sept ans et demi, une autre sept ans, une autre six ans et six derniers purgent entre deux ans et quatre ans et dix mois.''

(source:StateWatch)

En 2012, la Cour de Cassation s'est ainsi prononcée:

(le cas des) manifestants qui ont causé des dommages à Gênes et ont été accusés de l'infraction extrêmement grave de « destruction et pillage " s'est conclu avec cinq condamnations définitives. Leurs peines exemplaires sont les suivantes : un à 14 ans , l'un à 12 ans et six mois, un à 11 ans et six mois, un à 10 ans et un autre à six ans et six mois. Contrairement aux policiers, ils purgeront leur peine en prison alors que contrairement aux policiers, leur violence a été dirigé vers des objets plutôt que des personnes. La Cour de cassation a jugé que cinq autres accusés verront leurs cas examinés par la cour d'appel de Gênes pour tenir compte de la circonstance atténuante qu'ils peuvent avoir agi "sous l'influence d'une foule en effervescence ». Ils ont déjà été condamnés de sept ans à dix ans et neuf mois par la cour d'appel . Une campagne visant à soutenir les dix manifestants qui ont été condamnés en appel sur les 25 qui ont été jugés , appelée " 10 x 100 Anni di Carcere . Genova non è finita " (10 pour 100 ans de prison. Gênes n'est pas fini) , a été lancée et a recueilli 30.000 signatures de soutien au moment de la sentence di Corte cassation

(source: StateWatch)

Au moins, le réalisateur aurait-il informé les milliers d’ « internationaux » présents à Gênes en 2001 que si la solidarité internationale n’était pas un vain mot, il conviendrait peut-être de se préoccuper de cette situation... Mais tout occupé à coller son nom à un événement historique, il semble avoir été inattentif à ce détail un peu trivial.

C’est d’ailleurs à ce genre de détails qu’on mesure, en pratique, l’inefficacité globale de ce qui, depuis, est devenu l’alter-mondialisme.

De ce point de vue, la déclaration commune finale du rassemblement commémoratif final de Gênes 2011 n’a finalement rien à envier au film. Le mouvement global pour « la justice globale » y, selon son habitude, oublie totalement de s’intéresser à la justice locale et de mentionner les camarades qui payent le prix de ce théâtre des bonnes consciences sans conséquences.

On y lit par contre quelques grands moments de lyrisme propres à faire trembler le monde sur ses bases :

" Nous, les participants à Gênes 2011 "la crise, c'est eux, pour nous, c'est l'espoir" réunis lors de l'assemblée internationale du 24 juillet, après la grande manifestation d'hier, nous nous engageons à construire ensemble le parcours jusqu'au Forum Social Mondial de 2013 qui aura lieu dans la région du Maghreb-Mashrek. Pour la première fois, les mouvements, les acteurs sociaux, les militants et les communautés du monde entier se réuniront dans notre région méditerranéenne, hôtes des révolutions de la dignité. Le Forum et son processus de construction nous offrent une extraordinaire occasion de convergence nationale et internationale pour renforcer le champ des forces et des alliances nécessaires à une vraie alternative à la crise globale, fondée sur la radicalisation de la démocratie et des droits, sur une autre façon de produire, de vivre, de consommer, de cohabiter, capable de renvoyer à l'expéditeur les dévastatrices recettes anticrise imposées par les pouvoir dominants. Nous nous engageons à préparer ensemble deux importants rendez-vous internationaux en Italie:

Dans les prochains mois, un séminaire ouvert pour reconstruire un espace européen public avec la participation des acteurs sociaux qui, sur notre continent, font vivre les luttes, les différends, les alternatives, les pratiques pour une autre Europe."

En 2012, 10 ans après le FSE de Florence, un événement Forum Méditerranée, un grand rassemblement des mouvements européens avec les acteurs et les actrices des Révolutions de la dignité sur la rive sud.

Invitation transmise aux camarades moisissant dans les prisons italiennes ?

Pour oublier ce grand moment de révisionnisme cinématographique, je préfère leur dédier cette chanson d’un vrai poète béni.

Pièce entrée dans les collections le 1er novembre 2013

Lire aussi : Gênes 2001 : La Cour européenne des Droits de l'Homme condamne l'Italie pour "torture"

Notes

[1] Ainsi cette déclaration significative d’une militante française lors d'une réunion-bilan : « Attac-GARD (Valérie VIE): - Je suis une adepte de la non-violence, ce qui ne m'a pas empêchée de pénétrer dans la zone rouge, portée par la violence de la manif. - J'ai un immense sentiment de honte par rapport à ce qu'a écrit Susan George en portant des accusations contre certains membres violents. J'ai honte maintenant d'être secrétaire d'Attac. - Nous portions tous notre violence, il faut en assumer les responsabilités. »

vendredi 23 novembre 2018

Il y a un an : "Mémorandum IV, l'UE assassine"

Alors que médias traditionnels et réseaux sociaux se font concurrence pour relayer massivement moult faits divers faisant diversion, commentés, analysés, "détricotés" par de nouveaux intellectuels médiatiques faisant leurs premiers pas dans la société du spectacle, des crimes d'une ampleur inouïe continuent d'être commis en notre nom. La fonction des polémiques sur tout et rien complaisamment relayées par les guignols de l'info, les "historiens" en peau de lapin et autres candidats de "rassemblement autour de bibi" est ainsi établie : couvrir les crimes du présent (parfois même sous les trompettes de la commémoration de ceux du passé.) Le Concierge

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Le Parlement grec a adopté jeudi 18 mai 2017 soir de nouvelles mesures d'austérité, réclamées par les créanciers, UE et FMI. Elles sont censées permettre le versement d'une nouvelle tranche des prêts internationaux au pays, qui espère aussi un allégement de sa dette.

Les principaux articles de la loi comprennent de nouvelles coupes dans les retraites et des hausses des impôts. Ils ont été approuvés par la faible majorité de la coalition gouvernementale, soit 153 députés de la gauche Syriza d'Alexis Tsipras et du petit parti souverainiste Anel, tandis que 128 députés ont voté contre, selon un vice-président du Parlement.

Le gouvernement grec dominé par Syriza espère que l'adoption de ces mesures, quatre jours avant une réunion des ministres des finances de la zone euro à Bruxelles, convaincra les créanciers qu'Athènes peut obtenir une tranche de 7,5 milliards d'euros d'aide et un nouvel allégement de sa dette.

En début de soirée, des milliers de manifestants s'étaient rassemblés aux abords du Parlement avec des banderoles frappées des mots "Non aux plans d'aide! Non à l'austérité!". Selon la police, plus de 10 000 personnes ont manifesté pour protester contre un projet de loi comprenant de nouvelles coupes dans les retraites et des hausses des impôts.

Des échauffourées se sont produites entre les policiers et de petits groupes d'individus cagoulés qui lançaient des cocktails Molotov. La police a tiré des gaz lacrymogènes pour les disperser.

Pas tous égaux devant l'austérité

Tous les Grecs doivent faire des efforts pour réparer les erreurs du passé. L’antienne est connue: elle ne correspond pourtant aucunement à la réalité. Une étude de l’institut Hans Böckler a démontré que les hausses d’impôts subies par les Grecs entre 2008 et 2013 touchaient très diversement les citoyens. Ainsi, les catégories les plus modestes ont vu leurs prélèvements augmenter de 337% tandis que les riches ne paient que 9% de plus qu’auparavant.

Du côté des revenus, le constat est similaire. Selon les chercheurs, les 10% des Grecs les plus pauvres auraient perdu durant ce laps de temps 86% de leur revenu! Les 30% les plus riches, eux, n’auraient subi qu’une chute de 17% à 20% de leurs entrées. Des chiffres que les derniers plans d’austérité n’ont certainement fait qu’aggraver

Lire l'article du Courrier du 18 mai 2017 "A Athènes, mourir dans le dénuement"

Archives du Musée de L'Europe, 6/6/2017

jeudi 15 novembre 2018

Exposition temporaire : l'Europe en 2015-2016 (1) L'échec de la stratégie centriste (funeste) de Jean-Luc Mélenchon

La fonction d'un Musée étant de puiser dans ses collections pour éclairer le présent par le passé, nous commençons une exposition temporaire à partir de nos réserves datant, non de l'Antiquité, mais bien de... 2015. Accélération du temps, l'archiviste en chef est sidéré des découvertes exhumées des collections... Première pièce, un point de vue du Concierge concernant le jeu au centre par Mélenchon de l'élection alors à venir confisquée au final par l'extrême-centre moustachu(e)...

(Le Concierge)

Jean-Luc Mélenchon avait fait une formidable campagne présidentielle (en 2012 NDE), notamment sur le thème qui intéresse particulièrement ce blog, celui de l'Europe. Lors de ses meetings, il avait fait preuve d'une pédagogie inouïe de l'imposture européenne, cache-sexe à douze étoiles des pouvoirs les plus authentiquement réactionnaires. Il est embourbé depuis dans la logique inhérente au champ politique. En se présentant aux élections européennes pour renouveler son mandat là où il importait de dénoncer une vaste mascarade (mais qu'allait-il faire à Hénin-Beaumont au lieu de s'assurer la tribune de l'Assemblée Nationale là où l'euro-fascisme progresse sur tous les bancs?). Ensuite par la nécessité de l'alliance avec un PC dont la survie de l'appareil dépend d'alliances avec le PS aux élections locales nationales, puis dans la recherche d'une troisième force alternative avec les Verts et les frondeurs. Il se trouve que malheureusement ces derniers, qu'ils soient de centre droit ou de centre gauche, sont de fidèles catholiques zombies du culte européen et des images d’Épinal de Mitterrand et Köhl à Verdun, mais aussi d'une idéologie non-moins catholique zombie de l'amitié en général entre les peuples qui annulerait magiquement les rapports de puissance entre entités qui sont tout autre chose que l'interactionnisme entre des myriades d'objets se prenant pour des sujets. La réaction de Cécile Duflot[1] au livre de Mélenchon, le Hareng de Bismarck sonne déjà la fin de la messe. C'est d'ailleurs cette incapacité à penser, au-delà du sujet narcissique, les terrifiantes puissances du monde social que les Grecs Anciens (dont les homonymes contemporains crèveront puisque Cécile Duflot donne la priorité à "une autre Europe"[2]) représentaient comme des Dieux soufflant sur la voile d'Ulysse, contre laquelle met en garde, en historien et sociologue, le très courageux Emmanuel Todd. Cette incapacité repose aussi sur la désastreuse vulgate historique qui tient lieu de catéchisme scolaire, même quand elle prétend enseigner plus largement les civilisations du monde pour lutter contre l'ethnocentrisme et pour la concorde universelle de sociétés sans classes dont le projet fumeux d'abolition s'est réalisé en esprit, même quand elle se présente comme le Manuel d'histoire critique du Monde Diplomatique qui doit faire se retourner Marc Bloch dans sa tombe. Tout cela ne fait qu'alimenter des polémiques médiatiques parfaitement vaines entre pseudo intellectuels soit-disant progressistes et réactionnaires qu'il faut renvoyer dos-à-dos sans être dupe de ces stratégies narcissiques petite-bourgeoises en quêtes de parts de marché médiatique menant à diverses prébendes à l'occasion de la énième réforme des programmes (comme si tel était le problème du Collège, mais là encore c'est la sociologie que ce faux débat permet d'enterrer). S'opposant en apparence, ils et elles sont parfaitement d'accord sur l'essentiel, c'est par l'âme ou le nombril (ce qui est un peu la même chose) qu'on explique l'histoire, certainement pas par des forces historiques qui finissent toujours par échapper en apocalypse même aux groupes sociaux les plus dominants et les mieux organisés.

La réaction de Cécile Duflo[3]au livre de Jean-Luc Mélenchon dit assez combien c'est son mode de vie et le kitsch intellectuel qui l'accompagne (il fut un temps où on appelait ça "porter sa classe") qui prédomine sur le sens de l'histoire, tel qu'historiens et sociologues ont su développer des outils pour la comprendre et qui n'ont strictement rien à voir avec la fabrique scolaire de l'histoire scolaire. Elle dit l'échec programmé de toute stratégie politique qui s'entête à se concentrer sur le seul marché électoral qui paraisse solvable en terme de demande, celui des classes moyennes ayant connu leurs premiers émois lors d'un échange linguistique en Allemagne ou un Forum Social Mondial en Afrique.

Ajoutons des propos mélenchoniens qui ont le don de faire dresser le poil de nos compatriotes de culture musulmane et pas seulement le soutien pompier à la bourgeoisie tunisienne hystérique sous faux nez gauchiste, l'hommage récurrent à son mentor, Mitterrand, assorti du chapeau et de l'écharpe (qui ne fait pas enrager que les chômeurs dunkerquois), l'acte de foi dans les classes moyennes en réponse à Emmanuel Todd, et...il est clair qu'on n'obtient pas un mouvement populaire !

On peut bien sûr considérer l'auteur de ces lignes particulièrement naïf et que l'homme Mélenchon n'est jamais que la gauche du PS acquise aux thèses électoralistes de la deuxième gauche, donc un homme du passé. Mais au-cours de la campagne présidentielle, nous avions cru percevoir comme la possibilité d'un "politique collectif" appuyé par un "intellectuel collectif" pour arrêter la marche en avant de la contre-révolution politique et symbolique. Soit une toute autre façon de faire de la politique évoquant le formidable moment politique que fut la campagne référendaire de 2005. Illusion ou non, il nous semble que cette utopie rationnelle mériterait d'être pensée et tentée. L'heure est proche où d'autres cristallisations comme celle du 11 janvier achèverons de nous faire basculer dans un "autre monde" qui ne sera pas celui de l'utopie kitchissime des alter-mondialistes...

Le Concierge

Mai 2015

(Les notes sont du Commissariat de l'exposition, novembre 2018)

Notes

[1] L'ancienne ministre écologiste répond au leader du Front de gauche à propos de son livre «Le Hareng de Bismark» Mais qui se souvient de Cécile Duflot, à part celles qui se disent qu'elles pourraient bien prendre sa place dans le champ ? Caroline De Haas a tiré la première et s'est brûlé les ailes, Laurence De Cock fait des manœuvres dignes d'une préparation militaire d'opérette (dans la nature de la chose menant au statut d'Officier de réserve...), soutenue certes par la Grosse Bertha Moustachue (GBM) de Médiatarte(comme la précédente citée à l'époque) et quelques fantassins de l'édition indépendante (de tout sauf du marché scolaire !)... Quelles autres candidates, "féministes et écologistes" (désormais "décoloniales" mais incapables de même VOIR une colonisation commise sous leurs yeux, en Grèce par exemple ?) dans la course à l'échalotte bio pour décrocher le téléphone de la cabine où se réunissait le PRG (propriété du Musée de l'Europe, rappelons-le !) ? "Transfert historique" comme disent les didacticiens... Tant il est vrai que même quand il y a le feu à la maison commune, il n'y a pas besoin d'avoir lu Proust pour savoir que dans la société à statut, vivant dans un éternel présent n'envisageant l'avenir que comme une progression de carrière, la seule chose qui change ce sont les modes automne et hiver du Bal de l'Indignation (accélération du temps : la mode change toutes les semaines, course contre la montre de la crise de surproduction symbolique...) - Note du Commissariat de l'exposition (2018)

[2] EELVmemorandum.jpg collections du Musée de l'Europe

[3] Lire aussi pour en savoir plus sur cette femme politique du début du XXIème siècle (mais ce qui n'a pas trop marché à l'époque peut marcher dans une autre conjoncture) : Breaking the news : candidature de Cécile Duflot ; Réponse de Cécile Duflot à l'adresse aux Députés ayant signé une motion de censure de gauche mais refusé de voter la motion de censure de droite. Bon, si on pouvait tuer les prochain(e)s supplétif(ve)s dans l'oeuf médiatique, le Concierge dit ça, il ne dit rien (Note du Musée, 2018)

samedi 6 octobre 2018

Il y a 6 ans "Essayage : le Prix Nobel de la Paix vous va si bien !"

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« C'est un moment, dans la vie des nations, qui ne manque pas de grandeur dans la mesure où, en dépit de l'éclairage électrique et même de tous les expédients de la radiotechnique, on renoue avec l'état primitif et où un bouleversement de toutes les conditions de vie passe souvent par la mort. »

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mercredi 29 août 2018

La fille cachée de Pierre Bellemare et Edwy Plenel?

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« Un livre, un livre monument, un livre passion, un livre de bonheur, de joie, de plaisir — je le dis parce que je l’ai partagé en le lisant — joie des idées, bonheur du débat, euh, au fond, plaisir de l’aventure intellectuelle, c’est Bernard-Henri Lévy, Le Siècle de Sartre. Et donc, ce livre Bernard-Henri Lévy — merci de nous réserver un peu la primeur de ce premier dialogue autour ce cette somme, de ce grand livre Certains de vos amis disent : c’est peut être votre meilleur livre. C’est un livre où le lecteur mène dialogue avec vous, vous suit dans cette cavalcade. un livre monument, on dirait une statue mais en fait une statue, c’est figé ; c’est plutôt un tableau, une sorte de grande fresque. Au fond de tout ce que vous nous faites redécouvrir dans cette aventure, dans la joie, le plaisir, le bonheur, l’irrévérence, les indignations, le droit de se tromper, mais de se tromper aussi pour une bonne cause tout en se trompant, etc., c’est un éloge de la complexité. »

Extrait de "Edwy Roi du télé-achat", PLPL n° 0

ldclivre.PNG Cette fracassante entrée en scène de Laurence De Cock comme créature médiatique (armée d'un vieux livre de Suzanne Citron) sur le plateau de Pujadas face à François Fillon semble bien avoir été le premier acte médiatique du flinguage du candidat Fillon prémédité par un club de millardaires actifs dans la presse et nécessaire à l'élection de leur poulain... (on peut dire ce qu'on veut de Pujadas mais il fait en général son casting dans un but très précis...) Première idiote utile de l'affaire... Qui utilisera cette petite notoriété pour ensuite depuis Berlin suggérer que Marx et Engels appelaient à voter Macron au second tour (authentique !). Nulle théorie du complot... Car, là, on peut vraiment parler d'innocence !!!

Le 18 mars 2000, Edwy Plenel, directeur de la rédaction du Monde et animateur de l’émission « Le Monde des Idées » sur LCI (groupe Bouygues), reçoit Philippe Sollers, éditorialiste associé au Monde.

« Bienvenue au "Monde des idées". Admiré ou détesté, loué ou moqué, il ne laisse personne indifférent. On pourrait dire, mais il n’aimerait pas, que c’est notre grand écrivain d’aujourd’hui. Depuis plus de quarante ans, il domine la scène des lettres. C’est Philippe Sollers. C’est mon invité d’aujourd’hui. Et c’est un Philippe Sollers un peu spécial. On va parler de son dernier roman, Passion fixe, chez Gallimard, mais on va surtout parler de lui. (…) Alors, je lis toutes les critiques sur ce livre, et je partage leur opinion : je pense que c’est un grand livre, je pense que c’est une passion au beau fixe, je pense que c’est un livre gai, un livre qui donne envie de vivre, de se battre pour vivre Passion fixe, qu’il faut lire, qui rend gai, joyeux, qui donne envie de se battre, pour la vie, pour aimer, pour l’amour. (…) Merci Philippe Sollers. À bientôt. »

Le 20 mai 2000, Edwy Plenel, directeur de la rédaction du Monde et animateur de l’émission « Le Monde des Idées » sur LCI (groupe Bouygues), reçoit Alain Finkielkraut, qui n’est pas encore éditorialiste associé au Monde.

« Bienvenue au "Monde des Idées". Il séduit ou il exaspère. Il n’est jamais là où on l’attend. Il pense à part, à côté. Il pense seul. Il pense différent. C’est Alain Finkielkraut, il est philosophe. Et c’est mon invité autour de son tout dernier livre Une voix vient de l’autre rive. Un livre grave, un livre fait pour inciter au débat, pour provoquer au débat et à la discussion. Un livre contre les simplismes, contre les simplifications, pour la complexité, pour le dialogue avec l’autre, pour la quête de l’autre et je dirais pour le souci de l’autre. C’est un livre qu’il faut lire ! Un livre qui suscite, qui provoque, qui cherche, qui quête la réponse de l’autre, le débat. Et ce n’est pas si fréquent. Ce n’est pas un livre qui proclame, à l’image de son titre. C’est un livre qui chuchote, qui cherche le dialogue, avec parfois l’adversaire, celui avec lequel on n’est pas d’accord. Merci Alain Finkielkraut. Lisez déjà en attendant ce livre-là, Une voix vient de l’autre rive. Discutez-le, empaillez-vous sur ce livre ! C’est ça aussi la démocratie. »

Notre enquête suscite déjà de très nombreuses réactions. Un lecteur nous écrit : « Il aura fallu ce véritable électrochoc de PLPL pour que Plenel soit enfin révélé au monde comme le fils spirituel de Pierre Bellemare. » *

  • Ce lecteur facétieux faisait sans doute référence à un éditorial du Monde (12 février 2000) titré « Du bon usage de la liberté ». On pouvait lire : « Il aura fallu ce véritable électrochoc par voie de presse (l’écho donné par Le Monde, comme par tout le monde, au livre de Véronique Vasseur sur les conditions de vie des détenus de la Santé) pour que soit créée, là encore à l’unanimité, une commission d’enquête parlementaire sur les prisons. »

"Edwy Roi du télé-achat", PLPL n° 0

dimanche 26 août 2018

Actualité du trotskysme culturel 2.0

ldcasselineau4.PNG Racisme pur ou simple vulgarité demi-mondaine ? Le Concierge hésite...

ldcantifa.PNG On espère ne pas croiser ces révolutionnaires ( ni les TBC - Très Beaux Collaborateurs !) au coin d'un bois...("pas taper, merci"?)

ldcresistance.PNG LDC, petite propriétaire-exploitante (en conversion radicale-bio) de l'Histoire de France (vieillissement accéléré de "manuels scolaires de 1980 à nos jours" en fûts académiques à l'arôme d'émancipation ajouté) dépose le mot "Résistance" à l'INPI...

ldchommeblanc.PNG Racisme ou simple vulgarité demi-mondaine ? Peut-être bien les deux, mon capitaine ! Dieu qu'il est lourdinguement" beauf" le "Fardeau de la Femme Blanche"... diplômée ! (d'autant plus que l'"Homme blanc" qui enseigne l'histoire dans le secondaire a, au moins, une chance sur deux d'être... une femme !, au mieux, avec ou sans majuscule, le titre est sciemment trompeur, LDC étant apôtre - Burlonesque- de l'écriture inclusive

Collections du Laboratoire de Neuneulogie du Collège d'Argein

Bonus 1 !

ldclieuditbellevilloise.PNG Ou quand Là-Bas si j'y suis (plus) fait la promotion du nouveau kitsch historique et de Libération pour faire la promotion... d'un restaurant bobo ! Qui se charge de signaler au CVUH l'usage politico-commercial de l'histoire par Mathilde Larrère relayée par l'Ogre Daniel Mermet? Heu... Dites "Hossein", j'espère qu'il paye quand il vient se baffrer, l'Ogre, et pas en pub dans son émission de retraité ? Parce que tout est possible...

Lire : "Restauration Révolutionnaire" par Jean-Pierre Garnier

Bonus 2

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Prince-of-darkness-inline-2.jpg Prince of Darkness (John Carpenter, 1987)

La "restauration révolutionnaire" a donc aussi ses "amuse-bouches" (c'est décidément tout un rapport Freudien à la culture et à la politique!)... Il n'était pas prévu que tous ceux et toutes celles qui ont travaillé jusqu'à l'épuisement pour faire vivre une petite maison d'édition associative (en des temps où Aude Lancelin gagnait 9000 EUR dans un journal néolibéral "de gauche", Le Nouvel Obs..., et n'étant pas encore "indignée", à ce tarif on la comprend... ne recensa jamais le moindre de nos livres !!!) verraient leur travail converti en apéricubes pour kitchissimes bobotes de la demi-noblesse d’État... LDC ayant plus qu'été à la manœuvre à l'époque (depuis une position non-répertoriée dans l'organigramme d'Agone Canal Historique) pour éradiquer les classes laborieuses qui rechignaient à imprimer son histoire à l'eau de rose qui fait aujourd'hui se pâmer les amis des chats sur FB, il est normal qu'on la retrouve désormais trôner sur la passerelle avant du Vaisseau Agone tombé aux mains de la Petite-Bourgeoisie Intellectuelle pour mieux se légitimer à base de... critique de la PBI[1] !!!

ldcdedicace.PNG Abaisser l'Histoire à "un objet de com’ et de courtisanerie toujours plus grotesque" ?

Pour les vrais amateurs d'histoire (et d'astronomie), cela s'appelle en effet une "révolution" (conservatrice en l'occurrence, mais lesquelles ne le sont pas une fois les usurpateurs, forcément usurpateurs, portés au pouvoir brandissant les encensoirs de l'idéologie progressiste pour mieux continuer le travail d'asservissement économique des dominés dont ils usurpent la parole de plateaux TV en Festivals de l'entre-soi narcissique ?) Pour une histoire populaire des Éditions Agone, c'est par là... Le Musée de l'Europe & de l'Afrique en profite pour vous souhaiter une excellente rentrée... Les Neuneux sont là, le Concierge les a vus...

nosanneessciencefiction.PNG Après "Rosa Luxembourg en slip", Thierry Discepolo, Laurence De Cock et Mathilde Larrère font remonter les meilleurs billets de blog des éditions Agone (sauf ceux qui ont été effacés!!!)! Prochainement : les albums souvenir d'ATTAC, de la Fondation Copernic et de la Ligue des Droits de l'Homme Decockisés!!! Sur souscription "Bourdieu autrement[2], autrement!"

PS (sic) : Les Sollersiennes ?

Il est je pense urgent de tuer, médiatiquement dans l’œuf, les faux-impertinents. La structure se vide, enfin, par effet biologique, des néo-conservateurs qui ont accompagné toutes les régressions depuis les années 70. Elle se remplit donc des nouveaux, pour que "tout change pour que rien ne change".

L'Histoire et la sociologie peuvent servir à ça.

La prochaine cible de Laurence De Cock et de ses souteneurs éditoriaux, c'est Freinet.

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On peut trouver LDC totalement grotesque, et Dieu sait qu'elle l'est !

Mais c'est le grotesque et la vulgarité qui n'ont jamais cessé de mener le monde...

Laurence De Cock qui se présente aujourd'hui comme une "résistante" a, comme toute la rédaction de Médiapart, Média dont elle est une des speakerines, mené une campagne acharnée pour Macron au second tour en traitant les abstentionnistes ouvertement (ou insidieusement) de fascistes.

Se faisant, elle a jeté tout son (maigre) capital "aux pieds du candidat président" qui n'aura plus qu'à l'appeler comme d'autres de son espèce pour redorer son blason avant les prochaines élections (contre la "menace fantôme" qu'elle et ses pareils nourrissent depuis 40 ans). Après tout ne jouait-elle pas la rebelle Nuit-Deboutiste tout en hantant le cabinet Belkacem ?

L'histoire revient comme une farce qui revient comme une farce... Il faut que cela cesse.

"Rien de si grave, diront les plus avertis; ceux qui savent, et depuis longtemps, que ce que Sollers a jeté aux pieds du candidat-président dans un geste sans précédent depuis le temps de Napoléon III, ce n'est pas la littérature, moins encore l'avant-garde. Mais ce faux-semblant est bien fait pour tromper les vrais destinataires de son discours, tous ceux qu'il entend flatter, en courtisan cynique, Balladur et énarques balladurophiles, frottés de culture Sciences po pour dissertation en deux points et dîners d'ambassade; et aussi tous les maîtres du faire-semblant, qui furent regroupés à un moment ou à un autre autour de Tel Quel: faire semblant d'être écrivain, ou philosophe, ou linguiste, ou tout cela à la fois, quand on n'est rien et qu'on ne sait rien de tout cela; quand, comme dans l'histoire drôle, on connaît l'air de la culture, mais pas les paroles, quand on sait seulement mimer les gestes du grand écrivain, et même faire régner un moment la terreur dans les lettres. Ainsi, dans la mesure où il parvient à imposer son imposture, le Tartuffe sans scrupules de la religion de l'art bafoue, humilie, piétine, en le jetant aux pieds du pouvoir de plus bas, culturellement et politiquement ­ je pourrais dire policièrement ­ tout l'héritage de deux siècles de lutte pour l'autonomie du microcosme littéraire; et il prostitue avec lui tous les auteurs, souvent héroïques, dont il se réclame dans sa charge de recenseur littéraire pour journaux et revues semi-officiels, Voltaire, Proust ou Joyce.

Le culte des transgressions sans péril qui réduit le libertinage à sa dimension érotique, conduit à faire du cynisme un des beaux arts. Instituer en règle de vie le «anything goes» post-moderne, et s'autoriser à jouer simultanément ou successivement sur tous les tableaux, c'est se donner le moyen de «tout avoir et rien payer», la critique de la société du spectacle et le vedettariat médiatique, le culte de Sade et la révérence pour Jean-Paul II, les professions de foi révolutionnaires et la défense de l'orthographe, le sacre de l'écrivain et le massacre de la littérature (je pense à Femmes).

Celui qui se présente et se vit comme une incarnation de la liberté a toujours flotté, comme simple limaille, au gré des forces du champ. Précédé, et autorisé par tous les glissements politiques de l'ère Mitterrand, qui pourrait avoir été à la politique, et plus précisément au socialisme, ce que Sollers a été à la littérature, et plus précisément à l'avant-garde, il a été porté par toutes les illusions et toutes les désillusions politiques et littéraires du temps. Et sa trajectoire qui se pense comme exception, est en fait statistiquement modale, c'est-à-dire banale, et à ce titre exemplaire de la carrière de l'écrivain d'une époque de restauration politique, et littéraire: il est l'incarnation idéale typique de l'histoire individuelle et collective de toute une génération d'écrivains d'ambition, de tous ceux qui, pour être passés, en moins de trente ans, des terrorismes maoïstes ou trotskystes aux positions de pouvoir dans la banque, les assurances, la politique ou le journalisme, lui accorderont volontiers leur indulgence."

Pierre Bourdieu, Sollers Tel Quel

Feu, Feu, Feu !

Le Concierge

Notes

[1] In fine, on commence vraiment à craindre que le slogan de la prochaine manif d'envergure soit "Tout le monde déteste la gauche"

[2] Le texte en référence dans le lien est évidemment une œuvre du Concierge...

vendredi 29 juin 2018

Jacques Cotta, le journaliste inconnu dont tout le monde rêvait ?

educOCDE.png C'est pas du Laurence De Cock !!! ("Les Ministres passent, l'éducation trépasse", cliquer sur l'image pour voir l'émission)

Bravo l'artiste ! Le Concierge qui n'est gère flagorneur en est soufflé... Longue vie à vous sur LeMedia !

mercredi 16 mai 2018

À nouveau, la taille de l’instrument a dépassé la nôtre

À nouveau, la taille de l’instrument a dépassé la nôtre.

Karl Kraus

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L'allusion à Tolbiac est la suivante : Les étudiants occupant leur Faculté avaient invité Mathilde Larrère, Laurence de Cock (et Guillaume Mazeau), féministes moustachues, non-grévistes pas plus que leurs élèves ou étudiants auxquels elles donnaient cours dans le même temps, à leur donner... un cours d'émancipation !

LDCTolbiac3.png "En finir avec la personnalisation" (Laurence De Cock interviewée par Aude Lancelin...)[1]

Tous bien rangés dans leur amphi et applaudissant les profs à la fin du cours !!!

L'une de ces rebelles se vantant même d'avoir été au premier rang !!!

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Chantant comme au levé du drapeau un "hymne féministe"...

LDChymne.png Cliquer sur l'image pour voir ce grand moment de subversion ! (Pas dominés pour un poil les étudiants au garde à vous ! Ouaf, ouaf !)

(Collections du Laboratoire de Neuneulogie du Collège d'Argein)

"...le mensonge déconcertant de naïveté selon lequel l’enseignant révolutionnaire est celui qui parle de révolution à ses élèves… ceci n’ouvrant à rien d’autre qu’à un nouveau formalisme scolaire, à un exercice de plus pour des élèves que l’on confine dans leur « métier d’élève ». Surtout, cette conception laisse en place la guirlande des dispositions hiérarchiques sur lesquelles s’organise le système." (Olivier Vinay)

Scoop ! On apprend incidemment que ni Mathilde Larrère ni ses étudiants ne sont en grève et qu'on compte sur d'autres pour la mener en leur fournissant "procuration" (comme dit Serge Halimi aux ouvriers du Havre il y a deux ans !!!)

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Et pendant ce temps-là, le Frédéric de ces dames donnait des leçons d'alpinisme à Chamonix, se portraiturant en cadre hyper-actif trouvant quelques jours pour souffler à la montagne !!!!

lordonchamonix.png Cliquer sur l'image pour voir ce grand moment qui vaut bien le Fort de Brégançon...

Fais gaffe Frédéric, quand on passe à la philo, il y a la crevasse Heidegger ! Non mais !

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Bourdieu se retourne dans sa tombe...

Et Macron se frotte les mains face à l'opposition de sa majesté...

Car le Peuple regarde... et à la fin qui c'est qui va en prendre plein la gueule ?

Le Concierge

Notes

[1] Xavier-Mathieu : Ce que réussit Ruffin le 26, je pense qu'il en est quand même beaucoup à la base... - LDC : Le 26, non !-Xavier-Mathieu : Ouais, mais c'est aussi... C'est quand même dans la mouvance... -LDC : Il est pas à la base du 26. Non ! Non ! C'est Copernic ! (lire : Avis de décès de la Fondation Copernic)". Revoir ce grand moment d'entrisme...Ouaf, Ouaf !

lundi 16 avril 2018

Rions un peu...

Savoir et Savoir-Faire : Reconnaître les Tsipriotes

larrereMacron.png La preuve par "moi-je" ! (collections du Laboratoire de neuneulogie du Collège d'Argein)

Laurence De Cock (fan depuis Paris de NDDL et pas à une contradiction "agrarienne" près !) (Bonnes feuilles des "Editocrates 2" sur Médiatarte, bien sûr !)[1] !!!

"Depuis qu’elle a été interrogée sur ses références historiques et littéraires par un auditeur à la recherche de lectures estivales, on sait dans quel corpus Natacha Polony puise ses inspirations : Jean-Claude Michea trône en tête de son petit panthéon personnel, suivi de Christopher Lasch, Jacques Ellul et Georges Bernanos. Point commun : tous ces auteurs s’opposent à l’idée de quête du progrès. Le libéralisme économique aurait coupé les individus de leurs racines, détruit les facteurs de cohésion, notamment du monde ouvrier[2], et favorisé la naissance d’un individualisme débridé aujourd’hui encouragé par la globalisation et la figure de l’individu consommateur. La démocratie ne serait donc plus qu’un agrégat d’agents économiques, et cette disparition des solidarités anciennes s’accompagne de conquêtes dites « sociétales » dont les politiques de reconnaissance de la diversité seraient le dernier avatar. Si on ajoute à cela Charles Péguy, autre auteur vanté par Polony, on comprend que la communauté aujourd’hui pleurée est moins celle de la fraternisation ouvrière que celle de la communion dans le culte de la patrie. En somme, on se situe quelque part entre le conservatisme agrarien, la révolution conservatrice, le néoconformisme des années 1930 et l’anarchisme de droite (surtout pour Lasch auteur de "La culture du Narcissime", ouaf, ouaf, NDE !) : Danton et Marat[3] sont un peu loin – laissés pour morts sur les rivages abandonnés des Lumières (ouaf, ouaf ! Le Concierge)…"

Difficile de faire, en quelques lignes, un tel concentré de cuistrerie, et néanmoins typiquement professoral, et démonstration de manipulation de concepts non maitrisés (Ouaf, Ouaf !) !

Conclusion

appartentementterrible.png Faut dire que pour les crêpes c'est limite, alors pour la Syrie...

Bonus

Allez une dernière pour la route issue du même livre (Les éditocrates 2 où ne figure pas un célèbre moustachu. Et où une "éditocrate" peut en cacher une autre !)

Plus que le bourgeois, l’ennemi, pour Natacha Polony et ses nouveaux amis, c’est la finance (pour reprendre une célèbre antienne socialiste). La mondialisation néolibérale qui engraisse les multinationales avec la complicité active de l’Union européenne et de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

Ca va ? Et le "juif", pas encore ? ça va pas tarder, un sophisme entrainant l'autre dans la pensée sauvage... Surtout si on lit trop Mediatarte où un collègue de LDC, Philippe Marlière, nous expliqua pendant la campagne présidentielle que dénoncer les banques c'était....

On ne serait pas étonné que LDC ait voté, comme Plenel, des deux mains "OUI" en 2005... Vu l'acharnement à effacer tout le travail produit entre 1995 et 2005, qui nous a coûté tant de sueur et des perspectives d'avenir plutôt sombres, pour le remplacer par de la soupe, des faux-débats et des faits-divers faisant diversion, la question se pose...

Notes

[1] Impétrante des médias, elle ambitionnait, fréquentant alors le cabinet de la Ministre socialiste de l'éducation de "réconcilier la jeunesse avec la classe politique" (ouaf, ouaf, si elle n'existait pas, Le Concierge l'aurait inventée !)

[2] « Et si surtout la perte de la culture n’était pas achetée au prix de vies humaines ! La moindre d’entre elles, ne serait-ce même qu’une heure arrachée à la plus misérable des existences, vaut bien une bibliothèque brûlée. L’industrie intellectuelle bourgeoise se berce d’ivresse jusque dans l’effondrement lorsqu’elle accorde plus de place dans les journaux à ses pertes spécifiques qu’au martyre des anonymes, aux souffrances du monde ouvrier, dont la valeur d’existence se prouve de façon indestructible dans la lutte et l’entraide, à côté d’une industrie qui remplace la solidarité par la sensation et qui, aussi vrai que la propagande sur les horreurs est une propagande de la vérité, est encore capable de mentir avec elle. Le journalisme ne se doute pas que l’existence privée, comme victime de la violence, est plus près de l’esprit que tous les déboires du négoce intellectuel. Et surtout cet univers calamiteux qui occupe désormais tout l’horizon de notre journalisme culturel. » (Karl Kraus, 3ème Nuit de Walpurgis)

[3] Le retour du culte des "Grands Hommes". Laurence nous avait déjà fait le Panthéon des Grands Hommes Catalans pour aboutir à Puigdemont (ouaf, ouaf !), c'est une manie d'historienne des "romans nationaux" ... anti-nationaux ? (re ouaf-ouaf !)

samedi 14 avril 2018

Souviens-toi du 91 mars 1968... Si tu veux l'éviter en 2016 !

LDCtolbiac1.png La révolution ? Fière d'assister à un cours au premier rang ? Ouaf, ouaf !

Face à un enthousiasme un peu neuneu, qui voit des neuneues, croyant "leur temps arrivé" faire chanter un prétendu hymne du MLF à Tolbiac (tout en critiquant les hymnes nationaux... Ouaf, ouaf) nous republions cet article du 21/04/2016 qui annonçait, socioiogiquement, l'élection de Macron (pour lequel une certaine Laurence de Cock a intensément appelé à voter avec toute la rédaction moustachue ! Ouaf, ouaf !)... Et aujourd'hui la possibilité de sa victoire ultime grâce aux neuneux plus neuneux que jamais ?

30mai68.PNG Le Dernier jour de mai (cliquer sur l'image pour voir le documentaire)

Nuit Debout est un média : l'intellectuel organique de la droite réactionnaire (et néanmoins de télévision) dont on ne dira pas le nom l'a bien compris en envahissant son plateau pour mettre en scène son auto-éviction de la Place de la République. Une scène qui est à comparer à l'agitation bon-enfant menée sur le plateau de On n'est pas couché le samedi précédent face à Gattaz qui n'a pas trop tremblé : les participants ont d'ailleurs justifié leur action comme se contentant de mettre du "spectacle dans le spectacle".

Il est grand temps de prendre la droite réactionnaire vraiment au sérieux. A-t-on oublié les campagnes de Sarkozy ? La propagande de Valls à l'identique ? La victoire de la droite en Espagne après l'occupation des places ? Qui peut croire que, considérée la sociologie du pays, beaucoup moins jeune qu'en 1968 et avec des travailleurs individualisés comme jamais, ce n'est pas le populiste de droite qui est le maitre de l'agit-prop ?

L'une des tâches intellectuelles consiste à étudier son discours, sa réception et les causes de celle-ci (la dénonciation de sophismes de gauche pour refiler derrière des sophismes de droite) dans une partie importante, et sans doute stratégique, de la population si on veut espérer le contrer efficacement. Être capable de l'affronter sur son terrain. Ce qui nécessite certainement de poser la question de la responsabilité de ceux qui ont construit des impostures idéologiques à des fins de manipulation politique (on pense à SOS Racisme de MM. Dray et Mélenchon dont la figure emblématique est aujourd'hui... secrétaire d’État aux affaires européennes...) qui ont notamment, parmi pas mal de monstres, enfanté un tel intellectuel organique. D'autant plus qu'il ne fut que le premier d'une série qui s'annonce longue à subir pareille métamorphose.

Et ce n'est certainement pas, comme une certaine Laurence De Cock (professeure de catéchisme citoyenniste et BHLette des médias off et in), en affirmant sur un plateau de télé en face du ci-nommé, qu'il n'y a pas de problèmes dans les établissements scolaires mais seulement de mauvais profs (sophismes de gauche), c'est à dire en récusant les travaux sociologiques sur l'école inégalitaire et ses effets, et finalement en adoptant le même cadre mental que son contradicteur même si c'est pour aboutir à des conclusions inverses (c'est à dire tout aussi fausses) que l'on peut espérer faire rentrer le diable dans sa boite. Bien au contraire.

Car au petit jeu des petits intellectuels organiques rivaux manipulant de grands mots auxquels ils seraient bien incapables de donner un sens non-commun, bonne conscience contre bonne conscience, il n'y a pas beaucoup d'espoir de pouvoir rivaliser avec les sophistes de droite...

Et à la fin, qui c'est qui va en prendre plein la gueule ?

Le Concierge

samedi 7 avril 2018

Nano-histoire sociale : Avis de décès (post-mortem) de la Fondation Copernic

Créée sans doute suite à une idée de Pierre Bourdieu, pour être un "think tank" de gauche, comme Acrimed dans le domaine des médias, dans le cadre d'une stratégie de résistance à l'Europe néolibérale, la Fondation Copernic, comme ATTAC, après l'effacement de la victoire de 2005 par le Traité de Lisbonne et la crise de 2008 qui fut mise à profit pour accomplir l'agenda contre lequel nous luttions (jusqu'à détruire in fine des Etats comme la Grèce), la petite "maison" restait, malgré tout, gardée, tenue à bout de bras, aussi végétante fût-elle, dans l'espoir qu'elle pourrait peut-être servir à quelque chose, si le balancier néolibéral repartait, enfin, en arrière, par Pierre Khalfa.

Au-moment de céder la main, la tête que faisait Pierre Khalfa avait tout pour filer le mouron au Concierge...

Avoir maintenu ce petit cadavre à la renverse en vie pendant tant d'années, au lieu de le saborder comme un pédalo à Toulon, pour qu'il tombe aujourd'hui aux mains de Troskaroïdes (revenant comme une farce!)...

Tss, tss.

LDCCopernic.png Ben oui Thierry (en haut à... droite), tu peux bien lever les yeux au ciel ! Mais tu aurais mieux fait d'y penser avant de livrer tes collaborateurs à De Cock ! Cliquer sur l'image pour voir la résurrection de la "Fondation Copernic" par cette messe (noire) burlonesque de dents qui rayent le parquet !

Lors de cette AG de "refondation" (terme néolibéral s'il en est !), tenue devant des cheveux plus que grisonnants, à l'exception notable de Thierry Discepolo qui relevait - malgré tout - la moyenne d'âge, manifestement trainé là comme un gentil Toutou par Laurence De Cock (qui s'était fait ses dents d'entriste sur les éditions Agone dès 2008, ce qui devait aboutir à l'éradication de toute l'équipe de ce collectif pour asseoir ses ambitions carriéristes depuis une position non répertoriée dans l'organigramme), on apprit qu'en 6ème position des priorités figurait "l'Europe", "sujet d'actualité" (dixit Laurence De Cock !).

Dans l'ordre nous avions :

1) "Discriminations, inégalités" mais en fait... "racisme, laïcité" (la disparition de la question sociale en somme, ou plus précisément son américanisation)

2) "Le revenu maximum" (c'est quand même le "revenu minimum", voire le salaire universel, qui intéresse les gens ! Mais en tant qu'agrégée astreinte à un temps de travail pour le moins limité pour un traitement à vie - honteusement "national" ! -, Laurence De Cock a une perception des conditions d'existence du plus grand nombre un peu ethnocentriste, et ce n'est pas nouveau !!!)

3) La "question de l'éducation au sens large : transmission, co-construction, démocratisation" : soit le "pédagogisme" (qui nourrit la réaction qui sait qu'il ne s'agit-là que de mots !) bien fait pour masquer la néo-libéralisation de l'école...

4) "La planification écologique, autre axe dont il faut qu'on s'empare" (Une bande d'universitaires bénéficiant du traitement à vie et dont on devine qu'ils "habitent" ordinairement considérés leurs moyens a peu de temps après sauté sur Notre-Dame-Des-Landes comme horizon utopique de gens bien installés et normés sous tout rapport de capitalisme d'Etat, ce qui vaut tout commentaire !!!)

5) "La question du comment on travaille avec les autres groupes ?". C'est sûr qu'en traitant tous ceux et celles qui ne sont pas d'accord avec elle de "rouges-bruns" et en demandant leur interdiction (sur Mediapart, Face Book... ou en menaçant des anarchistes retraités du CNRS de leur casser la gueule, on va y arriver !)

6) "Question liée à l'actualité, la question de l'Europe"; Ouaf, ouaf !!! Comme on l'a vu sur la question de la SNCF, et considérée la (toute microcosmique soit-elle) histoire de la Fondation Copernic, c'est pour pleurer !!!

7) Travailler à une meilleure diffusion et valorisation des "notes de la fondation Copernic". Ouaf ouaf ! La présence de Thierry Discepolo n'en est que plus comique (pas attiré là pour rien !), les éditions Agone avaient en effet publié "Réformisme & Révolution" d'Yves Salesse, Premier Pt de la Fondation... Un ouvrage qui nous paraissait un peu tiède, mais qui aujourd'hui est un véritable brûlot par rapport à cette "refondation" !!! Signe des temps (maudits). Mais Laurence De Cock étant parvenue à l'existence médiatique, comme la Mère Ubu, grâce à la collection "Passé&Présent" du CVUH, pourquoi ne pas renouveler l'opération de la honte - en tous cas pour le moment, elle a surtout commencé, sans vergogne ni attendre, à faire sa pub ! - , au point où en sont les éditions Agone !!!

Ouaf, ouaf !

Je me souviens d'un jour à la toute fin des années 90, où j'avais participé à la première réunion, dans une toute petite salle de la Bourse du travail, au lancement d'un hypothétique (et qui s'est révélé impossible) Mouvement Social Européen...

Bourdieu avait essayé de confier à la Fondation Copernic la rédaction d'une charte pour ce mouvement...

Aussitôt, deux jeunes trotskistes de la LCR avaient hurlé à la "manipulation" (ça leur allait bien !)

Sur le trottoir, en sortant, Bourdieu, un peu choqué, nous dit, à moi et Paul Dirkx : "Les jeunes sont de plus en plus vieux, ça fait trente ans que je le dis !".

Un peu estomaqué, j'en oubliais ma carte bleue dans une cabine téléphonique de la Place de la République, et m'en trouvais plus qu'emmerdé pendant 15 jours...

Voir aujourd'hui une trotscarde dévorer de ses dents qui rayent le parquet ce qu'il reste de cette "Fondation" (ouaf, ouaf, car elle n'a guère eu l'occasion d'exister) fait, au moins, la joie du satiriste, aussi démuni que Karl Kraus revenant comme une farce, face à la réalité dépassant la satire (ce qui est bien la preuve ultime que Thierry Discepolo n'a jamais rien compris, en bon sophiste, à ce qu'il a publié !)

Le Concierge

mercredi 4 avril 2018

Archive : Tariq Ramadan face à la renaissance de la Réaction

ramadanbrighelli.png Cliquer sur l'image pour voir l'archive

Dans cette séquence de 2010, Tariq Ramadan est confronté à Jean-Claude Brighelli, l'un des futurs porte-paroles de la Réaction issu de la gauche académique[1], et Jeannette Bougrab, alors secrétaire générale de l'UMP et présidente de la HALDE... Le débat porte, en présence de Raymond Barre, sur l'école.

Cette pièce archéologique est assez fascinante, car d'une certaine façon, on peut y voir quelque chose comme la gestation des néo-cons français (venus tant de droite que de gauche).

Ni Brighelli, ni Bougrab ne sont alors encore devenus totalement obsédés par l'Islam (respectivement par pure réaction et fonds de commerce)... Il faudra encore pour cela quelques années pour que et l'un et l'une, venus pourtant de droite et de gauche, se retrouvant ici seulement sur la "question scolaire"[2], se mettent à en faire des tonnes sur le sujet (chacun dans son style, respectivement roturier et courtisane, ce qui est très Balzacien !), bien fait pour liquider la question sociale et la lutte des classes[3].

Et on notera que Tariq Ramadan est bien le seul à essayer de tenir des positions de gauche (citoyenniste : négliger la lutte des classes est décidément un métier dangereux [4]) sur l'école et les inégalités sociales...

Le Concierge

Notes

[1] A qui une certaine Laurence de Cock fournit désormais un punching-ball idéal, il lui suffit en effet de dénoncer ses bêtises pour refiler, derrière, les siennes, selon le principe du moteur réactionnaire à deux-temps alimenté par une partie de la petite-bourgeoisie intellectuelle manipulatrice de biens de salut politiques.

[2] De ce point de vue-là l'éloge parallèle à Mme Bougrab de Luc Ferry et Manuel Valls est assez parlant...

[3] Comme la version "chique" de la "française musulmane" - qui ne l'est plus -des beaux quartiers (autre face de la même médaille qui comporte la version pas chique, arrivistes arrivées se distinguant d'arrivistes pas arrivées pour cause de décalage social - initial sauf pour les hobereaux - conséquent), stigmatisant les classes populaires et moyennes, à travers l'Islam, l'indique suffisamment caricaturalement - ce qui a pu inspirer le fumeux "Conseil des ex-musulmans de France" car tout est bon dans le cochon pour passer à la télévision en aspirant à la cooptation ! On y trouve d'ailleurs Nadia El-Fani toujours à l'affût d'une visibilité que son "oeuvre" a du mal à lui procurer hors victimisation par l'Islam" !

[4] Un dialogue a d'ailleurs eut lieu entre Ramadan et Brighelli en 2015 à l'initiative de la Revue des deux mondes où la question sociale a totalement disparu...

dimanche 1 avril 2018

Henda Ayari et tous ses amis

Ceci n'est pas un poisson d'avril...

bunny0.png C'est pas gentil pour Bunny, je sais !

Le Musée de l'europe & de l'Afrique ouvre une salle d'exposition temporaire consacrée à Henda Ayari et tous ses amis (qui sera complétée au fil des besoins). En suivant ses tweets, une équipe d'archéologues préventifs du pire est en effet tombée sur un gisement particulièrement nauséabond. Du type que tout le monde aurait dénoncé il y a encore quelques années, tant cela évoque le "Minute" des années 70... Mais Minute ne fait même plus ça... Ce n'est d'ailleurs plus nécessaire : notamment "grâce" à Charlie-Hebdo, ce racisme confusionniste est en train de devenir mainstream et décuplé par les réseaux sociaux des 1000 collines... Le seul fait que qui que ce soit puisse prendre une seule seconde au sérieux les témoignages dignes du Nouveau Détective des plaignantes dans l'Affaire Tariq Ramadan en dit long sur l'inconscient raciste qui a colonisé les esprits, en grande partie par le biais des "responsables" d'Etat...

Et le silence des "anti-racistes" et autres "anti-fa" est plus que jamais assourdissant...

Sans parler du "spectre" complet de la gauche auto-proclamée: de Hamon, aux Laurence Decocksisés plus ou moins moustachus (LDH, Copernic, Attac, "mouvementistes" plus ou moins trotscards ou en tous cas plus que fatigués) aux anarchoïdes, à Mélenchon, à l'UPR, aux "Marxiens" - à gogoche, gogoche et demie ? (pour décliner le "spectre" politique de gauche dans l'ordre croissant)

ASSOURDISSANT !

Une dernière chose : Chère Henda Ayari, à moins que ce pays ne bascule définitivement dans le fascisme, le vrai, celui de ce siècle (un calcul qu'on peut faire mais qui reste très risqué), il est encore temps de dire la vérité, les conséquences juridiques pour vous en seront moins lourdes...

(Le Concierge)

Attention : des images peuvent choquer. Et si elles ne choquent pas, il est temps d'aller consulter.

Cette salle d'exposition est sous confinement anti-peste brune (la vraie...)

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samedi 24 mars 2018

Le Traité sur le Fonctionnement de l'Union européenne impose la privatisation de la SNCF

Eléphant dans la pièce, l'ouverture à la concurrence du rail imposée par les traités européens ne semble guère retenir l'attention en ces temps de "lutte finale" (du néolibéralisme qui désormais EST la "Révolution" et donc légitimé par tout l'onanisme révolutionnaire - Trade Mark - des idiots utiles de gôche de marché, médiatique, qui connaissent les refrains mais pas les paroles. Car oui, à l'évidence, il s'agit bien de CONSERVER !).

Et du côté des "intellectuels" et en fait de l'avant-garde politique en simili, pas un mot surtout...

Pas un mot de Lordon dans le papier publié sur son blog (mais on se souvient que depuis qu'il est monté sur une caisse à savon Place de la République - pour appeler à un hypothétique "embrasement de la plaine européenne" ! - il ne souffle plus mot de l'UE et s'est engagé dans la lutte contre le "mono-idéisme" avec pour conséquence la transformation en rouges-bruns de tous les partisans d'un Frexit[1]).

Pas un mot dans la Tribune signée dans Libération (sous le titre si ridicule de "Contre la destruction d'une civilisation sociale" - sic ! -, notamment par Gérard Mauger qui semble avoir zappé quelques cours de Bourdieu sur la question... Lequel se retournerait dans sa tombe en voyant ses concepts transformés en phraséologie et en ornements d'un discours qui cache mal une impuissance prétentieuse et pédante - et d'autres ambitions, pour les plus jeunes, toute absence de vision pour les vieux schnoks, les deux espèces powered par des traitements à vie dont ils tirent manifestement une insupportable morgue vis à vis des gens du commun dont ils détournent le sens des luttes en se lustrant le nombril.

Ce club est d'ailleurs très privé puisqu'il ne compte que 10 signataires[2], leur multiplication aurait sans doute fait perdre toute visibilité à ses promoteurs noyés dans une liste interminable, car comme chacun sait, une Tribune dans Libération est quand même avant tout un selfie sur une barricade (numérique) et une forme de "Distinction"...

Bourmeau.png C'est dingue même l'opportuniste mondain Sylvain Bourmeau avait été admis au club à l'époque. Aujourd'hui encore, il n'en revient pas !

Bourmeaulaissedor.png Mais il n'a pas tweeté sa Laisse d'or ! Cliquer sur l'image pour une lecture plus confortable...

On préfèrera et de loin, écouter une "youtubeuse" proche de l'UPR, si on souhaite y comprendre quelque chose, l'éléphant, l'UE, étant exposé au centre de la pièce... Et qu'on arrête la foire aux donneurs de leçons de "résistance" hypocrites dont la bien-pensance, et l'opportunisme électoraliste (mal compris !) ou sous contrainte structurale du champ politique, a tout des ''Précieuses ridicules'' déclamant ici du Bourdieu revu par Chantal Goya...

SNCFTFUE.png Cliquer sur l'image pour écouter la chronique Le TFUE ou la privatisation de la SNCF

Le Concierge

Bonus

Pour parler de choses sérieuses, voir le film de Gilles Balbastre "Vérités et mensonges sur la SNCF".

sncfBalbastre.PNG Cliquer sur l'image pour voir le film

et "Transport de marchandises : changeons d'ère !"

balbastreMarchandises.png Cliquer sur l'image pour voir le film

SNCF, une erreur d'aiguillage

sncgbalbastre.png Cliquer sur l'image pour voir le film

Mais aussi le film de Gilles Balbastre "EDF, les Apprentis sorciers"

EDFbalbastre.png Cliquer sur l'image pour voir le film

Notes

[1] Et il faut bien remarquer que la disparition de la "question de l'UE" marque l'hypocrisie de ces "appels d'intellectuels" : prétendant défendre les grévistes, ils déligitiment le reste du temps le cadre national (en traitant tout le monde de fascistes) - sauf quand ça les arrange de faire accroire à des politiques purement endogènes comme ici - , cadre national qui est l'organisation de la solidarité et de la redistribution sur un territoire, qui est donc la sécurité sociale, et pour un certains nombre d'entre-eux affichent leur foi en la mondialisation et l'UE, qui sont la cause des grèves. Là où ça devient comique, c'est qu'eux-mêmes sont des fonctionnaires... nationaux, bénéficiant à ce titre d'un traitement à vie, qui n'est pas moins lié au cadre "national"...

[2] Ajout : en fait on peut dire que c'est juste une pub pour la fondation Copernic. Coquille vide végétant depuis au moins 10 ans, et tout récemment colonisée par une entriste trostkyste du nom de Laurence De Cock qui sévit un peu partout depuis quelques années. Sa capacité d'entrisme est sa seule qualité, lui permettant d'être adoubée par quelques vieillards dont seul le gâtisme, apparemment, les empêche de voir son effroyable vulgarité intellectuelle (voir ses vidéos sur Médiatarte). Objectivement, cela relève de la pornographie intellectuelle...LDCCopernic1.png LDCCopernic2.png

vendredi 2 mars 2018

Les Hauteurs béantes du féminisme moustachu

1789dugenre.png "Les usages journalistiques de l'Histoire "(Collections du Laboratoire de Neuneulogie du Collège d'Argein)

L'heureusement peu connu Antoine Perraud, vigie "anti-fa" moustachue à Médiatarte (et grand censeur d'abonnés non-moustachus devant l'Eternel) atteint les hauteurs les plus béantes en (se) signant (d') un "Pour Caroline De Haas".

Précisons que les attaques contre-icelle au sujet de l'UNEF nous semblent un peu téléphonées, punie, semble-t-il, de s'en être prise à deux membres du gouvernement (en mode "chien fou"). Dans la République Macroniste, inaugurée par une chasse à l'homme, un homme pour lequel nous n'avons guère de respect, certes (François Fillon) - mais les curées médiatiques des curés médiatiques relayant tous les coups tordus nous paraissent bien plus dangereuses et ignobles - tous les coups sont désormais permis, et cela tant que ls cerveaux ne se seront pas déconnectés de la presse et des réseaux dits "sociaux" (on ne saurait en effet, en pratique, faire plus anti-social par la dématérialisation des relations humaines les plus fondamentales[1].

De là à plaindre l'intéressée (qui a des produits à vendre sur internet), utilisant les mêmes armes médiatiques pour lancer des fatwas et des appels à qui mieux mieux (complaisamment powered par Médiatarte) avec de plus petits moyens - abandonnant régulièrement ses Fidèles en rase campagne, qui plus est - , ce serait oublier que "le problème, c'est le média" et la fabrication d'"intellectuels" médiatiques par des médias se prenant pour des démiurges (en fait des apprentis-sorciers de la pire engeance) comme Médiatarte...

hauteursbeantes.jpg

L'insondable bêtise du Sieur Perraud éclate majestueusement dès les premières lignes de son ex-voto (qu'il se rassure l'impétrante sera ressuscitée, Médiatarte en a les moyens, et c'est d'ailleurs dans ses colonnes qu'elle annonce sa mort, ce qui est une drôle de façon de se taire!) :

En ce monde où un clou chasse l'autre, où les disparus au champ d'honneur informatique sont légions comme il y a cent ans sur le front de la Grande Guerre, je voudrais revenir à ces jeux du cirque postmodernes, qui se déroulent dans les arènes des réseaux sociaux. Une foule féroce, inhumaine à force d'être furieusement humaine, a baissé le pouce, signant l'arrêt de mort virtuelle de Caroline de Haas, qui fit donc le même geste, acceptant ainsi sa défaite : « J'arrête. »

A l'époque où Médiatarte faisait campagne pour Macron (en commençant par se jeter inaugurant de nouveau "un temps de chien" sur Fillon), le même Perraud (qui nous apparaît donc pour la deuxième fois en Sainte Vierge Pi(l)eusement Numérique - SVPN - en grand spécialiste des deux guerre mondiales devant l'Eternel Moustachu !) invoquait "le speeeeectre des Années 30" essayant de faire croire aux gogos que le FN était aux portes du pouvoir, sans que les "Détricoteuses" n'y trouvent la moindre "manipulation de l'histoire" !!! Et si disparus il y eût, ce furent bien les critiques offusqués des grosses ficelles de la propagande moustachue (avec en seconds couteaux Philippe Corcuff et Philippe Marlière). Dont le Concierge de ce Musée d'Archéologie préventive (une prévention qui n'a plus lieu d'être car nous y sommes, en plein dans les "temps obscurs" dont Bourdieu nous avait prédit le retour ce que la médiacratie tente de dissimuler en faisant diversion par des bulles médiatiques, métaphoriquement tant au sens papal que financier), définitivement banni pour s'être moqué des selfies moustachus sur barricade anti-fasciste imaginaire (et en tous cas anachronique, car ce qui ressemble à un fascisme moderne est ailleurs).

LHOOQ.jpg

Comme ce blog a résolument décidé de prendre la défense de Tariq Ramadan, face au déluge de racisme soulevé par les médias (sans que Médiatarte s'en offusque ni même s'en aperçoive, plus occupé à couvrir le lâche repli en rase campagne d'Edwy Plenel, après sans doute une évaluation des coûts et profits, et surtout le constat qu'assis à côté de Tariq Ramadan, il avait peu de chances de capter une clientèle "musulmane" au service du "vote utile" Hamon-Macron...), nous voudrions rappeler à M. Perraud : QUI est "bouclé", car les mots ont un sens, suite à la tempête de tweets algorythmable depuis la Silicon Valley, "Balance ton porc" (tant "participative" que propagandiste car "dans le cochon tout est bon"), ce qui mériterait d'y regarder de plus près, plutôt que de désinformer avec les loups en participant à un climat raciste dans un article digne du Nouveau Détective, racisme qu'un sociologue Roubaisien appela si justement "acceptable" et que nous devons désormais appeler "accepté", racisme que Plenel "ne saurait voir."

En effet :

La question du genre est donc une prison des peuples. Et plus précisément des femmes. Et cette prison, Caroline de Haas vient d'être obligée, pour avoir voulu en sortir, de la regagner. Le verbe regagner n'implique pas ici une victoire mais une défaite. La langue, avec son étymologie machiste, s'est refermée sur Caroline de Haas, comme pour la boucler à double tour.

"Prison de peuples"... Et on lira plus bas "despotisme" ! De quoi vider les mots de tout sens...

Nous en connaissons pourtant un autre, bouclé à "double tour" et certainement pour qu'il la boucle, et dans autre chose que "la langue", où croupit la nouvelle Rosa Luxemburg qu'Antoine Perraud adopte comme prisonnière politique, tel le destructeur du langage qu'il est, portant l'attention des lecteurs sur les diversions les plus futiles, comme la presse se le doit, sinon elle ne serait pas la presse.

Et finalement, en plus de tout ce qui a été rappelé, le féminisme moustachu à la Perraud n'y est pas pour rien.

On avait eu la revendication de l'inversion de la charge de la preuve, et donc le renoncement aux principes généraux du droit, de la part d' "intellectuelles féministes anti-racistes".

On a maintenant la revendication du renoncement (kitchissime) à la liberté d'expression.

Ma défense de la liberté d'expression n'était qu'un leurre rhétorique, pervers voire manipulateur : je déniais aux combattantes le droit de s'émanciper, ravalant leur lutte à un désir d'asservissement normatif. C'était bien avant #balancetonporc, qui, heureusement, ne m'a donc pas trouvé dans le camp des obscurantistes fossilisés. Ceux – voire celles – qui se focalisèrent sur le doigt (c'est moche de dénoncer), au lieu d'enfin considérer la lune : terrasser le despotisme et à l'asservissement dont trop de femmes sont victimes de la part de trop d'hommes en ce monde.

Manifestement, on peut être dans le camp des obscurantistes non "fossilisés" comme Antoine Perraud. Celui de cette "journaille" que dénonçait Karl Kraus, toujours renouvelée.

Si "speeeeeectre des années 30", il y a, c'est surtout par le parallèle avec le déchainement de la "journaille" (en rut ?), détruisant le langage et la Raison, minute après minute, comme on dit sur Twitter.

Et puisque Antoine Perraud nous parle de "clou", rappelons à quoi ressemblent les problèmes pour qui ne dispose que d'un marteau (féministe moustachu)...

Qui a parlé du Devoir d'intelligence ?

Paix aux Hommes de bonne volonté.

Le Concierge

Notes

[1] Ajout du 4/3/2018 : Rappelons que recevant le futur Macro III le Petit à l'avannt-veille de son sacre - Jupitérien - Edwy Plenel lui servit sa "Révolution" sur un plateau : « Vous aviez commencé un petit-peu votre campagne à Médiapart (...) et d'ailleurs une semaine après, ça vous a musclé, vous avez décidé d'annoncer officiellement votre candidature (...) Au fond c'est une campagne du XXIème siècle, vous avez commencé votre campagne dans un journal totalement numérique, totalement participatif, nous sommes en direct sur Mediapart, mais sur youtube, sur dailymotion, sur facebook et un peu partout sans frontières dans le monde. Et au fond à l'image de cette révolution numérique, c'est aussi une révolution démocratique ». ¨Pour ses voeux 2018, sa créature numérique, et très nationalistiquement pourvue d'un traitement à vie d'agrégée - ce qui permet une rebellitude sans inquiétude - Laurence De Cock (La Ségolène Royale de l'Education Nationale qui ne saurait l'être !) en remit une couche : "Bonne année 2018, mondiale, globale et connectée !"

mercredi 28 février 2018

Croquettes hallal ?

Nonobstant les scoops qui se succèdent sur le contenu du dossier - on se demande qui les lance et ce qu'il en est, mais dans une République Macroniste, donc Bananière au carré, tout est possible, et cela a au moins l'avantage de transformer le ridicule en produit d'exportation (dont le monde entier est incontestablement friand !) - le mainstream est clairement croquignolesque...

ramadanrisquedeviol.PNG Le Figaro, 27/01/2018

Un Arabe assigné à résidence avec un bracelet électronique est certainement capable de violer un chat errant qui passe par là, sans doute en l'attirant avec des croquettes halal, non ?

A ce stade, désormais, nous avons un Procureur neuneu anti-⁠terroriste

A faire tomber (car déjà responsable du fiasco de l'Affaire Coupat, on n'oserait l'envoyer comme Juge de Paix à St Girons, il serait bien incapable d'assurer la fonction, qui n'est pas si facile : elle nécessite de comprendre quelque chose à quelque chose.)

Une Ministre de la "Justice".

Quelques experts véreux d'Ambassade du "Monde Arabe" (sic.)

Un Président de la République, vendu comme un barril de lessive ("anti-fasciste" selon Médiatarte et ses Laurence De Cock girls and boys, historiens-politologues-auto-proclamé-ees muni-e-s essentiellement d'une disquette académique vieille de 50 ans qu'on n'ose même plus produire à Sciences-Po, mais qui font se pâmer les sophistes-médiacratiques in et off !!![1]

Sans compter quelques trotskystes Tsipriotes de comptoir (parfois les mêmes, attendant leur heure, le plus tard sera le mieux !...)

A faire tomber.

Et oui, car le monde entier se fout de notre gueule depuis l'élection (moustacho-complotiste-anti-fasciste) de Macron.

Et que donc la place de la France dans le monde en dépend.

Dépend (pour ce qui est possible) de LA LIBÉRATION IMMÉDIATE DU PROFESSEUR TARIK RAMADAN.

Et oui ! On ne va pas continuer éternellement à passer pour des cons et des veaux jusqu'à Djakarta !

Si ?

Le Concierge

marieemiseanu.jpg

Notes

[1] Nous voulons dire par là que les "médias indépendants" n'ont pas tardé à saturer l'espace public de présentateurs/experts qui n'ont rien à envier à ceux des médias mainstream. Et avec le même résultat : imposer un agenda quotidien de "problèmes de société" ni faits ni à faire, "faisant diversion", en visant le buzz (il est remarquable de noter que les deux sous remis dans la polémique "Charles Martel" dont plus personne n'avait entendu depuis un laps de temps appréciable l'aient été par des historiennes de télévision "de goche" Ouaf, ouaf !!!). Et que la cohorte de nouvelles speakerines peut ad nauseam ressasser la colonisation, mais en s'avérant incapable de reconnaître et de dénoncer une colonisation contemporaine se déroulant en notre nom et sous nos yeux (on veut bien évidemment parler de la Grèce). De même de l'anti-racisme : un anti-racisme qui est incapable de reconnaître les motivations et les conséquences racistes de l'incarcération de M. Tariq Ramadan... Ce qui dans les deux cas permet aux crimes d'être commis, en attirant l'attention sur d'autres choses insignifiantes, très souvent anachroniques, et médiatiquement pré-construites, en mode "club Dorothée", tout en prenant la pose sur diverses causes susceptibles d'alimenter un porte-feuille de capital médiatique. Et dans le cas qui nous occupe ici, l'assourdissant silence "de goche" ne fait qu'enfoncer un clou de plus dans le cercueil d'icelle, mise à nus par ses sophistes, ses croque-morts mêmes, omniprésents sur les étranges lucarnes. Ainsi soit-il ?

vendredi 23 février 2018

La bulle de Philaminte

Garnierascension.png L'ascencion de J-P.G. au Panthéon Burloniste - par Zurbaranov

Le milieu assez fermé (mais très actif) des rebelles de comptoir est sous le choc de l'ex-communication doublée d'une menace de châtiment corporel que Philaminte De Cock vient d'adresser à frère Jean-Pierre. En cause : les prêches schismatiques de ce dernier, dont Mère De Cock, alertée par ses zélotes les plus attentifs, a pris connaissance avec un effroi doublé d'indignation. La virulence des oraisons funèbres du François d'Assise des fratelli de la secte marxiste-burloniste, prononcées à l'encontre de la secte anarchoïde, ne laissait pas le choix à la chanoinesse des Mediatartes moustachus, principal organe de propagation de la Foi anarchoïde (chapelle trotsko-neuneudeboutiste).

Elle n'a donc laissé à personne le soin de trousser et d'adresser à l’impie une bulle électronique rédigée en ces termes dépourvus de clémence comme d'ambiguïté :

LDCgarnnir1.PNG

Lire la suite de ce texte sur le site de la Librairie Tropiques

Lire le Bonus ! du Concierge ci-dessous...

LDCPlainte.png Scoop !L'accusatrice était en fait une Pharisienne moustachue !

Lire la suite...

mercredi 21 février 2018

A la recherche de l'honneur de Philippe Corcuff...

Dans une tribune opportunément mise en "Une" du "Club" (c'est vraiment le cas de le dire !) de Médiatarte, le très courageux Philippe Corcuff s'en prend à Mme Fanny Bauer-Motti qui prend la défense du Professeur Ramadan (et a déjà été censurée par Médiatarte à ce titre.)

Motif ? Mme Fanny Bauer-Motti a cité Philippe Corcuff, citation qu'elle a trouvé sur un site, qualifié par Corcuff "d’extrême droite avec une tendance marquée au conspirationnisme antisémite et négationniste". Quoi qu'il en soit [1], Philippe Corcuff est pourtant bien obligé de reconnaître que la citation est exacte et qu'il l'assume par ailleurs.

Où est donc le problème ?

Et bien pour avoir indiqué en note de bas de page sa source, Mme Bauer Motti, dont l'argumentation passe à la trappe du Procureur Corcuff, est accusée d' "intoxiquée par l’extrême droite antisémite".

En fait ce qui travaille Corcuff, comme toujours, c'est son propre ego.

"Il est pour moi inacceptable que, dans une telle bouillie confusionniste, mon nom soit ainsi associé, même indirectement, à la propagande conspirationniste et antisémite."

Le problème de la procédure très spéciale appliquée à Tariq Ramadan qui inquiète ou devrait inquiéter tous les défenseurs des libertés publiques - à commencer par Médiatarte - en ces temps d'état d'exception anti-terroriste, Corcuff s'en fout.

Or, pour ce spécialiste auto-proclamé du "confusionnisme", il y aurait très certainement matière à se pencher sur le confusionnisme entre Tariq Ramadan poursuivi pour viol et Tariq Ramadan considéré comme un inspirateur du terrorisme, par la presse (on lira par exemple cette hallucinante tribune appelant à "la mise en examen de conscience" !!!) et à divers niveaux de l’État,

Mais Philippe Corcuff a, comme tout le monde, deux lobes cérébraux. Si le premier est entièrement consacré au "confusionnisme", le deuxième est exclusivement réservé au "complotisme" (ce qui ne laisse pas beaucoup de place pour "la pensée complexe", il faut bien le dire !).

Or Vade Retro Satanas, le deuxième lobe de notre professeur à l'IEP de Lyon (libertaire rebelle avec traitement à vie) a également phosphoré :

D’autre part, la légitimation par Madame Bauer-Motti d’un site conspirationniste, antisémite et négationniste s’inscrit dans un billet où elle laisse entendre qu’il y aurait un complot entre les victimes présumées de Tariq Ramadan, Fiammetta Venner et Caroline Fourest contre Tariq Ramadan (« Des éléments de plus en plus troublants, annonce d’une collusion », sous-titre-t-elle), en participant ainsi, directement cette fois, à la prose conspirationniste.

Grâce à ses deux lobes, le Professeur Corcuff a donc détecté non seulement un "péché indirect" de "confusionnisme" mais UN PÉCHÉ DIRECT DE COMPLOTISME !

On lui fera quand même remarquer que le terme "collusion" provient en fait d'une dépêche AFP reprise par une partie de la presse et pas d'un site négationniste...

Mais "confusionnisme" et "conspirationnisme" étant devenus les deux seuls concepts actifs de la science politique corcuffienne (au point que, comme on l'a vu, ils ont entièrement envahi chacun un lobe de ce brillant cerveau), sur fond d'absence de tout réflexe de recherche élémentaire, le verdict est prononcé par notre petit Inquisiteur si soucieux de sa réputation dans les cercles militants (car pour les cercles intellectuels, c'est terminé depuis longtemps !).

Question subsidiaire : comment reconditionner tous ces profs qui, paraît-il, persistent à enseigner qu'il y eût un complot contre Dreyfus ? Ils sont très certainement d'extrême-droite. Faut-il envoyer les neuneulogues pour les remettre, à coup de "chocs cognitifs" dans le cadre des formes élémentaires de la pensée corcuffienne (qui est la voie !) ?

On se contenterait d'en rire... si les billets de Corcuff n'étaient pas systématiquement en "Une" du Club de Médiatarte, malgré leur réjouissante insignifiance.

Et si on ne parlait pas de la liberté d'un homme, proclamé "ennemi de l’État" plus d'une fois, présumé innocent et soumis à un traitement judiciaire si spécial, où ses pires ennemis comme Caroline Fourest sont témoins à charge, qu'a minima, des intellectuels et des journalistes feraient bien d'y regarder de plus près et d'exiger, au moins, des garanties.

Au lieu de ça, Plenel s'étant démarqué de Ramadan par 5 articles à charge truffés d'erreurs bien avant le dépôt des plaintes (il faut dire que Plenel a appelé à voter Hamon et Macron en mobilisant tout son journal pour obtenir ce résultat pendant des semaines, dans le même temps où Ramadan se moquait impitoyablement des deux compères) a publié une pseudo-enquête qui le couvre à jamais de honte, tant elle est digne du Nouveau Détective...

Et depuis Médiatarte se tait...

Car il est vrai que les héros d'aujourd'hui, susceptibles de subir violence et arbitraire pour leurs idées, s'appellent Laurence de Cock, Caroline De Haas, Philippe Corcuff, Philippe Marlière, Usul et son Organe Suprême (non mais, quelle farce !), ce qui est bien fait pour remplir l'agenda médiatique et que personne ne regarde plus loin que les nombrils exposés dans le "club"... Dans des temps aussi dangereux, c'est bien plus qu'une faute...

Le Concierge

Notes

[1] nous avons en fait autre chose à faire, à la différence de Corcuff et de quelques autres, que de traquer ce genre de feuilles de chou sur internet auxquelles les auto-proclamés "anti-fa" donnent une publicité et une importance à la mesure de leur recherche d'auto-promotion - si elles n'existaient pas, ils les inventeraient certainement pour pouvoir "se poser en s'opposant", à l'instar d'une autre star mediatartique, Laurence De Cock, transformant en promotion le fait que son nom soit apparu dans une de ces feuilles au très grotesque - et assez obscène par usurpation des résistances de tous les temps -cri de :" Nous ne céderons pas face aux menaces de l'extrême droite " !!!

samedi 9 décembre 2017

Va te faire voir "là-bas si j'y suis" !

Le Musée de l'Europe & de l'Afrique de nouveau censuré par les "médias alternatifs"... mainstream !

On se souvient que le Musée de l'Europe & de l'Afrique avait été interdit de commentaires, bien qu'abonné, par l'alternative moustachue Mediatarte, pour crime de lèse-Laurence De Cock, de lèse-De Haas, de lèse-Philippes (Marlière et Corcuff)[1].

Là-bas si j'y suis rejoint le club des censeurs que l'esprit de PLPL semble "défriser"...

Ce que nous avons pu constater en tentant de poster, en complément d'un article rappelant les états de service sur le Rwanda de feu Jean d'Ormesson, la chanson que Jean Ferrat lui avait consacrée au sujet de la guerre d'Indochine, Un air de liberté. En même temps, nous n'aurions pas dû, car les quarante jours durant lesquels on ne polémique pas sur un défunt ne sont pas tombés du ciel (si on peut, sociologiquement, dire...). Mais l'influence néfaste et pavlovienne du cynisme déguisé en humanisme de Mermet, propre à sa "Génération" "à qui tout a profité" demeurait sans doute malgré tout...

En effet, un robot chargé du politiquement correct "de gauche"[2] nous informe que nous sommes sur "liste noire", Bravo Mermet, enfin intégré, par robot interposé, à la famille 68tarde qui promet d'éteindre la lumière en partant - juste le temps de "parvenir" ce qui a été un peu plus long que les autres !!! (Devrait-on désormais parler de noire-rose pour qualifier la presse menant "la bataille de l'hégémonie culturelle" comme Le Nouvel Obs et Libération revenant comme une farce ? Et que se taisent les dissidents... au nom de la dissidence - plus que présumée !)

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Et cela le jour même où Minaude Lancelin se voit attribuer 90 000 EUR par les Prud'hommes. Après les 300 000 obtenus par Mermet, on ne doute pas que les (légères) erreurs du DRH de Là-bas dénoncées en leur temps seront corrigées pour faire des médias "alternatifs" un paradis social (et non, comme la plupart des "alternatives" le paradis du travail gratuit ou presque des patron -ne-s "de gauche" de Droit Léniniste !). On nous a tellement fait pleurer le précaire sur le sort de Mermet et Lancelin, que cette heureuse issue s'impose aux tenanciers du goupillon de gogoche par respect pour la croyance des Fidèles, à tout le moins !

Car en effet, c'est le crime de lèse-Lancelin ci-dessous qui nous a valu manifestement d'être mis à l'Index...

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labasPostsBadiou.PNG coll. du Musée de l'Europe

C'est l'extension du domaine du moustachisme-maoïstoïde-féministoïde-alternatifoïde ! Mais que le lecteur se rassure... "ça vaut miiieeuuuxx que d'attraper la scarlatine !"

Le Concierge

Bonus

lancelintaulier.PNG Dame ! Il faut bien renouveler l'érotisme et la moiteur des prisons, où des visiteuses bourgeoises diplômées, affriolées par tant de chair masculine en cage, ont nourri tant de "scénarios" de pornos des années 70, par l'anthropologie dans un club de drague dirigé par des mâles alpha au XXIème siècle ! Ouaf, ouaf ! (Le Concierge)

le Commentaire auquel Là-bas avait pourtant échappé...

- Qu'en pense le taulier ? Cachez ce phallus que je ne saurais voir derrière le féminisme de salon et de comptoir ?

Notes

[1] Lire En marche vers le « rassemblement » moustachu ? et Le "participatif" sur Mediatarte commence à ressembler au Canard Enchainé pendant la guerre 14-18.... Les mêmes s'étonnent dès lors, en poussant les hauts cris de Vierges tartuffoïdes outragées, que les Causeur et autres Polony leur taillent des parts de marché... S'ils n'étaient nourris par les turpitudes (double-standards) du gauchisme anti-matérialiste mais néanmoins "libéré" c'est à dire quequettoïde qui revient comme une farce, les réactionnaires intelligents en embuscade n'auraient pas la partie si facile. Le moteur à deux temps est lancé, or la partie a déjà été jouée il y a tout juste 50 ans. La structure sociale a changé, certes, comme l'indique la victoire de Macro III le Petit, powered by Mediatarte. Et avec les révolutions oranges à poil dur, tous les espoirs sont permis pour la petite-bourgeoisie en quête de goupillons médiatiques au service de l'asservissement du plus grand nombre, par l'exploitation sans limite, d'où perle la parole bénite de l'exact contraire aspergeant la foule de passions pas très... spinozistes (ou alors spino-zizistes!), et dont le capitalisme 2.0 est si friand. Il y a même des sites pour ça, et préparer le Mariage pour tous des start-ups de droite et des start-ups de gauche, qui jouent déjà ensemble au foot à l'Assemblée Nationale !

[2] Confier cette tâche à un robot en dit long sur l'époque, car l'équipe de là-bas ne sait même pas qu'elle a censuré une chanson de Jean Ferrat... censurée par Antenne 2 en novembre 1975, il y a tout juste... 42 ans ! On n'arrête pas le progrès...

vendredi 4 août 2017

Le "participatif" sur Mediatarte commence à ressembler au Canard Enchainé pendant la guerre 14-18...

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Suspendu de ses "droits participatifs" sans appel ni "possibilité de se défendre" ("Principe général reconnu par les lois de la République"), le Musée de l'Europe est semble-t-il en bonne compagnie...

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Une saine critique d'un organe de presse par ses lecteurs est pourtant bonne à prendre, comme l'indique ce commentaire non-censuré...

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Dernière minute ! (et pour que rien ne se perde !)

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Lire aussi :

Mediatarte, équivalent de OpenDemocracy ?

Meeting moustachu : je ne soutiens pas Hamon pour faire gagner Macron, car je suis un journaliste indépendant (Edwy Plenel)

Mediatarte : l'éternel retour de l'interclassisme moustachu (sans les classes populaires !)...

Une nouvelle calamité frappe la Guyane : Laurence De Cock

En marche vers le « rassemblement » moustachu ?

Et en détricotant la détricoteuse, on n'est jamais déçu en matière de méthodologie pour trancher une question !!!

LDCmedipart.PNG Une grille de préjugés ready-made prête à l'emploi qui en dit plus sur les censeurs (en novlangue "modérateurs") que sur les censurés...

twitter et FB, ou : La Distinction à domicile...

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Julie Escamez, intérimairee de la censure "participative" sur Mediatarte : Une vision de fraction de classe, oui mais laquelle ?

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Un pedigree sympa pour juger de la valeur politique des abonnés. Les censurés apprécieront... Triste destin de la jeunesse à la merci du moustachisme 2.0 et du Laurence De Cockisme Jules Ferriste, les mauvais maitres sont toujours là...

Bonus du bonus !

Le Renaud de la grande époque et la lutte des (fractions) de classe !

minette.PNG Cliquez sur l'image pour écouter la chanson de Renaud, "Adieu Minette"... A la "Minette" du Community Management qui, parce qu'il faut bien croûter, censure en toute innocence, des propos qu'elle ne comprend pas... (Le Concierge)

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