Musée de l'Europe et de l'Afrique

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vendredi 7 septembre 2018

Spéciale dédicace à la fête de l'Humanité (sic) et ses goodies moustachues !!!

banlieuerouge.PNG Cliquer sur l'image pour écouter "Banlieue Rouge". Compliments au Parti Communiste Français ! Et au village du Livre !!!!

mercredi 5 septembre 2018

L'Humanité moustachue prépare le retour de la gôche plurielle... Et la prochaine catastrophe politique.

Long week-end qui combine détente, débats, rencontres et concerts, la Fête de l’Huma est l’un des rendez-vous incontournables de la fin de l’été, avec son demi-million de visiteurs chaque année. Pendant trois jours, Mediapart y tiendra un stand, au Village du livre, avenue Rosa-Luxemburg, au cœur du parc départemental de La Courneuve Georges-Valbon.

Des équipes du journal seront présentes de 11 heures à 20 heures le vendredi et le samedi, et de 11 heures à 14 heures le dimanche, afin d’échanger dans un cadre festif.

En dehors des permanences tenues par le service communication/marketing et le service de relations aux abonnés, venez rencontrer nos journalistes politiques Pauline Graulle et Manuel Jardinaud à partir de 15 heures le vendredi 14 septembre pour échanger autour des grands enjeux actuels. Cette rencontre sera suivie d’un apéro.

Le lendemain, ce sera au tour d’Edwy Plenel d’être présent dès 12 h 30, pour un temps d’échange puis de signature. Laurent Mauduit lui succédera à partir de 14 h 30. Et comme la veille, ces rencontres seront suivies d’un apéro ouvert à tous.

De plus, retrouvez Edwy Plenel au stand de la Fédération des Hauts-de-Seine, avenue Jean-Jaurès, à 14 h 30 pour un débat sur les séquelles du colonialisme et le racisme culturel dans le cadre d’un séminaire organisé sur l’année 2018/2019 par les Espaces Marx : « Mondialité culturelle : une insécurité heureuse ».

À côté de toutes ces rencontres, venez sur notre stand pour obtenir toutes sortes de goodies, acheter des livres ou bénéficier d’un mois gratuit d’abonnement à Mediapart.

plenellivre.PNG

Archives inutiles :

PLPL a porté les premiers coups au Quotidien Vespéral des Marchés (QVM). Alors que les dirigeants du « quotidien de référence » se terrent pour échapper à ceux assénés par le livre de Pierre Péan et Philippe Cohen (La face cachée du Monde, qui cite PLPL deux fois, mais nous fait de bien plus nombreux emprunts...); pour échapper, surtout, à la sollicitude feinte de leurs concurrents (L'Express, Libération...).

Nous entendons bien sonner l'hallali.

En attendant de nouvelles révélations sur les compromissions et les errements du "quotidien gothique du soir", voici déjà un rappel des articles que nous lui avons consacrés et qui sont déjà en ligne sur ce site.

Le Monde implose !

mercredi 29 août 2018

La fille cachée de Pierre Bellemare et Edwy Plenel?

plenellivre.PNG

« Un livre, un livre monument, un livre passion, un livre de bonheur, de joie, de plaisir — je le dis parce que je l’ai partagé en le lisant — joie des idées, bonheur du débat, euh, au fond, plaisir de l’aventure intellectuelle, c’est Bernard-Henri Lévy, Le Siècle de Sartre. Et donc, ce livre Bernard-Henri Lévy — merci de nous réserver un peu la primeur de ce premier dialogue autour ce cette somme, de ce grand livre Certains de vos amis disent : c’est peut être votre meilleur livre. C’est un livre où le lecteur mène dialogue avec vous, vous suit dans cette cavalcade. un livre monument, on dirait une statue mais en fait une statue, c’est figé ; c’est plutôt un tableau, une sorte de grande fresque. Au fond de tout ce que vous nous faites redécouvrir dans cette aventure, dans la joie, le plaisir, le bonheur, l’irrévérence, les indignations, le droit de se tromper, mais de se tromper aussi pour une bonne cause tout en se trompant, etc., c’est un éloge de la complexité. »

Extrait de "Edwy Roi du télé-achat", PLPL n° 0

ldclivre.PNG Cette fracassante entrée en scène de Laurence De Cock comme créature médiatique (armée d'un vieux livre de Suzanne Citron) sur le plateau de Pujadas face à François Fillon semble bien avoir été le premier acte médiatique du flinguage du candidat Fillon prémédité par un club de millardaires actifs dans la presse et nécessaire à l'élection de leur poulain... (on peut dire ce qu'on veut de Pujadas mais il fait en général son casting dans un but très précis...) Première idiote utile de l'affaire... Qui utilisera cette petite notoriété pour ensuite depuis Berlin suggérer que Marx et Engels appelaient à voter Macron au second tour (authentique !). Nulle théorie du complot... Car, là, on peut vraiment parler d'innocence !!!

Le 18 mars 2000, Edwy Plenel, directeur de la rédaction du Monde et animateur de l’émission « Le Monde des Idées » sur LCI (groupe Bouygues), reçoit Philippe Sollers, éditorialiste associé au Monde.

« Bienvenue au "Monde des idées". Admiré ou détesté, loué ou moqué, il ne laisse personne indifférent. On pourrait dire, mais il n’aimerait pas, que c’est notre grand écrivain d’aujourd’hui. Depuis plus de quarante ans, il domine la scène des lettres. C’est Philippe Sollers. C’est mon invité d’aujourd’hui. Et c’est un Philippe Sollers un peu spécial. On va parler de son dernier roman, Passion fixe, chez Gallimard, mais on va surtout parler de lui. (…) Alors, je lis toutes les critiques sur ce livre, et je partage leur opinion : je pense que c’est un grand livre, je pense que c’est une passion au beau fixe, je pense que c’est un livre gai, un livre qui donne envie de vivre, de se battre pour vivre Passion fixe, qu’il faut lire, qui rend gai, joyeux, qui donne envie de se battre, pour la vie, pour aimer, pour l’amour. (…) Merci Philippe Sollers. À bientôt. »

Le 20 mai 2000, Edwy Plenel, directeur de la rédaction du Monde et animateur de l’émission « Le Monde des Idées » sur LCI (groupe Bouygues), reçoit Alain Finkielkraut, qui n’est pas encore éditorialiste associé au Monde.

« Bienvenue au "Monde des Idées". Il séduit ou il exaspère. Il n’est jamais là où on l’attend. Il pense à part, à côté. Il pense seul. Il pense différent. C’est Alain Finkielkraut, il est philosophe. Et c’est mon invité autour de son tout dernier livre Une voix vient de l’autre rive. Un livre grave, un livre fait pour inciter au débat, pour provoquer au débat et à la discussion. Un livre contre les simplismes, contre les simplifications, pour la complexité, pour le dialogue avec l’autre, pour la quête de l’autre et je dirais pour le souci de l’autre. C’est un livre qu’il faut lire ! Un livre qui suscite, qui provoque, qui cherche, qui quête la réponse de l’autre, le débat. Et ce n’est pas si fréquent. Ce n’est pas un livre qui proclame, à l’image de son titre. C’est un livre qui chuchote, qui cherche le dialogue, avec parfois l’adversaire, celui avec lequel on n’est pas d’accord. Merci Alain Finkielkraut. Lisez déjà en attendant ce livre-là, Une voix vient de l’autre rive. Discutez-le, empaillez-vous sur ce livre ! C’est ça aussi la démocratie. »

Notre enquête suscite déjà de très nombreuses réactions. Un lecteur nous écrit : « Il aura fallu ce véritable électrochoc de PLPL pour que Plenel soit enfin révélé au monde comme le fils spirituel de Pierre Bellemare. » *

  • Ce lecteur facétieux faisait sans doute référence à un éditorial du Monde (12 février 2000) titré « Du bon usage de la liberté ». On pouvait lire : « Il aura fallu ce véritable électrochoc par voie de presse (l’écho donné par Le Monde, comme par tout le monde, au livre de Véronique Vasseur sur les conditions de vie des détenus de la Santé) pour que soit créée, là encore à l’unanimité, une commission d’enquête parlementaire sur les prisons. »

"Edwy Roi du télé-achat", PLPL n° 0

dimanche 26 août 2018

Actualité du trotskysme culturel 2.0

ldcasselineau4.PNG Racisme pur ou simple vulgarité demi-mondaine ? Le Concierge hésite...

ldcantifa.PNG On espère ne pas croiser ces révolutionnaires ( ni les TBC - Très Beaux Collaborateurs !) au coin d'un bois...("pas taper, merci"?)

ldcresistance.PNG LDC, petite propriétaire-exploitante (en conversion radicale-bio) de l'Histoire de France (vieillissement accéléré de "manuels scolaires de 1980 à nos jours" en fûts académiques à l'arôme d'émancipation ajouté) dépose le mot "Résistance" à l'INPI...

ldchommeblanc.PNG Racisme ou simple vulgarité demi-mondaine ? Peut-être bien les deux, mon capitaine ! Dieu qu'il est lourdinguement" beauf" le "Fardeau de la Femme Blanche"... diplômée ! (d'autant plus que l'"Homme blanc" qui enseigne l'histoire dans le secondaire a, au moins, une chance sur deux d'être... une femme !, au mieux, avec ou sans majuscule, le titre est sciemment trompeur, LDC étant apôtre - Burlonesque- de l'écriture inclusive

Collections du Laboratoire de Neuneulogie du Collège d'Argein

Bonus 1 !

ldclieuditbellevilloise.PNG Ou quand Là-Bas si j'y suis (plus) fait la promotion du nouveau kitsch historique et de Libération pour faire la promotion... d'un restaurant bobo ! Qui se charge de signaler au CVUH l'usage politico-commercial de l'histoire par Mathilde Larrère relayée par l'Ogre Daniel Mermet? Heu... Dites "Hossein", j'espère qu'il paye quand il vient se baffrer, l'Ogre, et pas en pub dans son émission de retraité ? Parce que tout est possible...

Lire : "Restauration Révolutionnaire" par Jean-Pierre Garnier

Bonus 2

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Prince-of-darkness-inline-2.jpg Prince of Darkness (John Carpenter, 1987)

La "restauration révolutionnaire" a donc aussi ses "amuse-bouches" (c'est décidément tout un rapport Freudien à la culture et à la politique!)... Il n'était pas prévu que tous ceux et toutes celles qui ont travaillé jusqu'à l'épuisement pour faire vivre une petite maison d'édition associative (en des temps où Aude Lancelin gagnait 9000 EUR dans un journal néolibéral "de gauche", Le Nouvel Obs..., et n'étant pas encore "indignée", à ce tarif on la comprend... ne recensa jamais le moindre de nos livres !!!) verraient leur travail converti en apéricubes pour kitchissimes bobotes de la demi-noblesse d’État... LDC ayant plus qu'été à la manœuvre à l'époque (depuis une position non-répertoriée dans l'organigramme d'Agone Canal Historique) pour éradiquer les classes laborieuses qui rechignaient à imprimer son histoire à l'eau de rose qui fait aujourd'hui se pâmer les amis des chats sur FB, il est normal qu'on la retrouve désormais trôner sur la passerelle avant du Vaisseau Agone tombé aux mains de la Petite-Bourgeoisie Intellectuelle pour mieux se légitimer à base de... critique de la PBI[1] !!!

ldcdedicace.PNG Abaisser l'Histoire à "un objet de com’ et de courtisanerie toujours plus grotesque" ?

Pour les vrais amateurs d'histoire (et d'astronomie), cela s'appelle en effet une "révolution" (conservatrice en l'occurrence, mais lesquelles ne le sont pas une fois les usurpateurs, forcément usurpateurs, portés au pouvoir brandissant les encensoirs de l'idéologie progressiste pour mieux continuer le travail d'asservissement économique des dominés dont ils usurpent la parole de plateaux TV en Festivals de l'entre-soi narcissique ?) Pour une histoire populaire des Éditions Agone, c'est par là... Le Musée de l'Europe & de l'Afrique en profite pour vous souhaiter une excellente rentrée... Les Neuneux sont là, le Concierge les a vus...

nosanneessciencefiction.PNG Après "Rosa Luxembourg en slip", Thierry Discepolo, Laurence De Cock et Mathilde Larrère font remonter les meilleurs billets de blog des éditions Agone (sauf ceux qui ont été effacés!!!)! Prochainement : les albums souvenir d'ATTAC, de la Fondation Copernic et de la Ligue des Droits de l'Homme Decockisés!!! Sur souscription "Bourdieu autrement[2], autrement!"

PS (sic) : Les Sollersiennes ?

Il est je pense urgent de tuer, médiatiquement dans l’œuf, les faux-impertinents. La structure se vide, enfin, par effet biologique, des néo-conservateurs qui ont accompagné toutes les régressions depuis les années 70. Elle se remplit donc des nouveaux, pour que "tout change pour que rien ne change".

L'Histoire et la sociologie peuvent servir à ça.

La prochaine cible de Laurence De Cock et de ses souteneurs éditoriaux, c'est Freinet.

ldcfreinet.PNG

On peut trouver LDC totalement grotesque, et Dieu sait qu'elle l'est !

Mais c'est le grotesque et la vulgarité qui n'ont jamais cessé de mener le monde...

Laurence De Cock qui se présente aujourd'hui comme une "résistante" a, comme toute la rédaction de Médiapart, Média dont elle est une des speakerines, mené une campagne acharnée pour Macron au second tour en traitant les abstentionnistes ouvertement (ou insidieusement) de fascistes.

Se faisant, elle a jeté tout son (maigre) capital "aux pieds du candidat président" qui n'aura plus qu'à l'appeler comme d'autres de son espèce pour redorer son blason avant les prochaines élections (contre la "menace fantôme" qu'elle et ses pareils nourrissent depuis 40 ans). Après tout ne jouait-elle pas la rebelle Nuit-Deboutiste tout en hantant le cabinet Belkacem ?

L'histoire revient comme une farce qui revient comme une farce... Il faut que cela cesse.

"Rien de si grave, diront les plus avertis; ceux qui savent, et depuis longtemps, que ce que Sollers a jeté aux pieds du candidat-président dans un geste sans précédent depuis le temps de Napoléon III, ce n'est pas la littérature, moins encore l'avant-garde. Mais ce faux-semblant est bien fait pour tromper les vrais destinataires de son discours, tous ceux qu'il entend flatter, en courtisan cynique, Balladur et énarques balladurophiles, frottés de culture Sciences po pour dissertation en deux points et dîners d'ambassade; et aussi tous les maîtres du faire-semblant, qui furent regroupés à un moment ou à un autre autour de Tel Quel: faire semblant d'être écrivain, ou philosophe, ou linguiste, ou tout cela à la fois, quand on n'est rien et qu'on ne sait rien de tout cela; quand, comme dans l'histoire drôle, on connaît l'air de la culture, mais pas les paroles, quand on sait seulement mimer les gestes du grand écrivain, et même faire régner un moment la terreur dans les lettres. Ainsi, dans la mesure où il parvient à imposer son imposture, le Tartuffe sans scrupules de la religion de l'art bafoue, humilie, piétine, en le jetant aux pieds du pouvoir de plus bas, culturellement et politiquement ­ je pourrais dire policièrement ­ tout l'héritage de deux siècles de lutte pour l'autonomie du microcosme littéraire; et il prostitue avec lui tous les auteurs, souvent héroïques, dont il se réclame dans sa charge de recenseur littéraire pour journaux et revues semi-officiels, Voltaire, Proust ou Joyce.

Le culte des transgressions sans péril qui réduit le libertinage à sa dimension érotique, conduit à faire du cynisme un des beaux arts. Instituer en règle de vie le «anything goes» post-moderne, et s'autoriser à jouer simultanément ou successivement sur tous les tableaux, c'est se donner le moyen de «tout avoir et rien payer», la critique de la société du spectacle et le vedettariat médiatique, le culte de Sade et la révérence pour Jean-Paul II, les professions de foi révolutionnaires et la défense de l'orthographe, le sacre de l'écrivain et le massacre de la littérature (je pense à Femmes).

Celui qui se présente et se vit comme une incarnation de la liberté a toujours flotté, comme simple limaille, au gré des forces du champ. Précédé, et autorisé par tous les glissements politiques de l'ère Mitterrand, qui pourrait avoir été à la politique, et plus précisément au socialisme, ce que Sollers a été à la littérature, et plus précisément à l'avant-garde, il a été porté par toutes les illusions et toutes les désillusions politiques et littéraires du temps. Et sa trajectoire qui se pense comme exception, est en fait statistiquement modale, c'est-à-dire banale, et à ce titre exemplaire de la carrière de l'écrivain d'une époque de restauration politique, et littéraire: il est l'incarnation idéale typique de l'histoire individuelle et collective de toute une génération d'écrivains d'ambition, de tous ceux qui, pour être passés, en moins de trente ans, des terrorismes maoïstes ou trotskystes aux positions de pouvoir dans la banque, les assurances, la politique ou le journalisme, lui accorderont volontiers leur indulgence."

Pierre Bourdieu, Sollers Tel Quel

Feu, Feu, Feu !

Le Concierge

Notes

[1] In fine, on commence vraiment à craindre que le slogan de la prochaine manif d'envergure soit "Tout le monde déteste la gauche"

[2] Le texte en référence dans le lien est évidemment une œuvre du Concierge...

jeudi 9 août 2018

Comment l'idéologie identitaire fait perdre à la gauche occidentale son identité collective

Depuis la fin du 20ème siècle, une tendance idéologique libérale1 s'est implantée au sein de la gauche petite-bourgeoise (du moins en Occident) qui prétend abolir la conscience de classe au profit d'identités multiples basées sur le genre, la sexualité, la race, la religion ou tout autre facteur de division communautaire, étranger aux rapports sociaux de production subis par tous. Chaque sous-groupe, de plus en plus dissocié de tous les autres, se concentre sur la forme spécifique d'identité qu'il juge partager en propre, ne considère que les expériences individuelles de ses membres et donne la priorité à sa seule autonomisation. Toute personne extérieure à ce sous-groupe auto-centré est au mieux rétrogradée au rang « d'allié ».

Au moment de la rédaction de cet article, il y aurait semble-t-il plus de 70 options différentes en matière de genre en Occident, sans parler des « préférences sexuelles » déjà dénombrées - l'acronyme LGBT traditionnel s'est déjà, à ce jour, étendu à LGBTQQIP2SAA . L'ajout des races à cet agrégat, entraîne un nombre encore plus grand de permutations ou d'identités possibles, des « choix multiples ». Chaque sous-groupe a sa propre idéologie et ils en arrivent à consacrer l'essentiel de leur temps à se confronter entre eux, suscitant une forme d’émulation qui tourne principalement autour du degré d’oppression4 subi par chaque « communauté » et permet de disqualifier celles jugées les moins opprimées en leur enjoignant de «vérifier leurs privilèges», tandis que se rejoue continuellement le classement des «Olympiades de l'oppression».

Les règles de ce sport sont aussi mouvantes et confuses que les identités qui s'y confrontent. L'un des derniers dilemmes qui angoissent actuellement ce mouvement politique identitaire est la question de savoir si les hommes en transition vers la féminité méritent d'être reconnus et acceptés ou si les femmes trans ne sont pas des femmes et apparemment « violeraient »... des lesbiennes.

Lire l'article de Tomasz Pierscionek republié sur le site de la Librairie Tropiques

dimanche 29 juillet 2018

Les grandes résolutions de l'été

ldcdocteur.PNG Le "syndrome de l'imposteur" est largement nourri par le niveau des conversations qu'échangent les diplomés supérieurs sur les réseaux sociaux... (Note anthropologique du Concierge)

mercredi 25 juillet 2018

L'ère de la calomnie

Comment est-il possible alors que l’encre de journal ne change pas de couleur en même temps que d’avis et qu’elle ne montre pas aux usagers comment on rougit ?

Karl Kraus

brigadesdutigre.PNG Les Brigades du Tigre, "L'ère de la calomnie", cliquer sur l'image pour voir l'épisode.

lundi 14 mai 2018

Que va-t-il se passer ?

Ordre extérieur...

MelaniaGaza.png

...Ordre intérieur

ToddSNCF.png Que va-t-il se passer si Macron parvient à briser la SNCF et donc la CGT ? (cliquer sur l'image pour voir la vidéo)

Vu / Pas Vu

Vu sur Médiatarte...

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Pas vu sur Médiatarte

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jeudi 10 mai 2018

La lutte finale contre les sparadrahs médiatiques de La Sociale...

LDCgrupieduMonde.png LDC se regarde dans le miroir du Monde des Livres, hein ! L'occasion de revenir sur l'histoire de ce supplément aux jours heureux d'Edwy Plenel...

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"No comment" comme on disait à Canal Plus...

vendredi 27 avril 2018

Les faux impertinents reviennent comme une farce

Une nouvelle génération de prébendiers se devait donc de surgir pour revitaliser le simulacre. Ils affectent de critiquer le pouvoir partout, mais ils préfèrent le stigmatiser là où il a disparu. Naguère grinçants avec les puissants, ils monnayent jour après jour leur petit pécule d’irrespect. Ils prétendent à l’insoumission mais rêvent de pouvoir. Ils miment le tutoiement avec les grands et se montrent cassants avec les faibles. Ils courtisent une jeunesse supposée rebelle mais ne pensent qu’à l’audimat. Le babillement branché est leur univers, le reniement leur doctrine, les caméras leur extase. (Plpl n°0)

Tu crois que tu rêves ?

LDCtolbiachuma.PNG

Et tu rêves pas !

Vu en une du club de Mediatarte...

ldctolbiacmediapart.PNG Cliquer sur l'image pour lire ces contributions "prétentieuses et nulles" (nouveau slogan de Là-Bas-si-j'y-suis, fabrique de la fausse impertinence parmi d'autres...)

Pas vu en une du club de Mediatarte

grecelogementmediapart.PNG Cliquer sur l'image pour prendre conscience des crimes du présent dissimulés par les dénonciateurs anachroniques des crimes du passé, "en lutte"... pour les parts du marché commémoratif ! Grâce aux "mauvais maitres", leurs élèves pourront dire "nous ne savions pas"...

Bonus

attac67.PNG Défilé de mode d' "électeurs-consommateurs" tentant de monnayer leurs suffrages (Collections du Laboratoire de Neuneulogie du Collège d'Argein)

Plutôt que de s’attaquer aux cheminot·e·s ou aux retraité·e·s, le gouvernement devrait aller chercher l’argent dans les poches des vrais profiteurs : les évadés fiscaux qui ne paient pas leur juste part d’impôts, les multinationales qui licencient et qui versent toujours plus de dividendes à leurs actionnaires, les spéculateurs qui nous menacent d’une nouvelle crise financière ou les pollueurs qui souillent la planète et empêchent la transition écologique.

Ces profiteurs disposent de milliards d’euros pour se payer des agences de communication, des cabinets d’affaires ou des lobbyistes et semblent parfois intouchables. Mais nous pouvons les faire vaciller en atteignant leur image et en montrant leur vrai visage : la preuve avec la victoire symbolique contre Apple, le tribunal déboutant la marque à la pomme et légitimant les actions d’Attac « dans le cadre d’une campagne d’intérêt général sur le paiement des impôts et l’évasion fiscale » .

Contrairement à d’autres crimes, les victimes de l’évasion fiscale ne sont pas directement incarnées. Nous souhaitons mettre des visages sur ces victimes : toutes les personnes qui subissent les politiques d’austérités et les coupes budgétaires décidées par les gouvernements successifs qui ne vont pas chercher l’argent là où il se trouve. « En France, nous sommes 67 millions de victimes de l’évasion fiscale », c’est le message que nous voulons faire passer dans l’opinion publique.

Vos dons serviront à produire et diffuser le plus largement possible ces portraits et ce message et à mener de nouvelles actions spectaculaires et désobéissantes partout en France afin de montrer au plus grand nombre qui sont les victimes et qui sont les vrais profiteurs. Ils nous serviront également à préparer la mobilisation le 7 juin, pour la relaxe de la « faucheuse de chaises » Nicole Briend devant le tribunal de Carpentras.

La décadence d'ATTAC n'est certes pas celle de l'Empire Romain, mais quand même !

Ouaf, ouaf (Faut-il pleurer, faut-il en rire ?)

Lire aussi Avis de décès (post-mortem) de la Fondation Copernic

Plpl n°0 : Les faux impertinents

Le Concierge

mercredi 18 avril 2018

Il y a 18 ans : Edwy et ses amis

Un contributeur au blog de Frédéric Lordon s'offusque :

Haro sur les journalistes !

Aujourd’hui 16 avril 2018, je me rends sur le site "Le Monde.fr" pour lire les commentaires des internautes suite à l’interview du président Macron par les journalistes Bourdin et Plenel. Et là, stupéfaction ! je m’attendais à ce que les commentaires ciblent prioritairement la prestation (bonne ou mauvaise selon les avis) de Jupiter. Pas du tout ! Avec une touchante unanimité tout de même très étonnante, les 127 réactions, à la quasi unanimité, se consacrent uniquement sur la prestation non pas du président mais de celle des deux journalistes ! Et l’appréciation n’est pas tendre ! Haro sur les deux intervieweurs accusés de tous les maux

(...)

Mais on peut aussi penser que Le Monde, autrefois journal de référence, joue aussi sa partition en sélectionnant soigneusement les commentaires allant tous dans le même sens (favorables à Macron), témoignant ainsi de jusqu’où peut aller le pouvoir pour étouffer dans l’oeuf toute velléité de contestation de sa politique. Dézinguer Plenel qui fut longtemps responsable de la rédaction du Monde avant de fonder Médiapart, n’est peut-être pas seulement un petit règlement de comptes.

Ce qu'il reste de Sardonie libre lui répond :

Le Monde que vous décrivez n’a aucun compte à régler avec Plenel...

C’est sa créature.

Et à bien des égards, le monde dans lequel nous vivons, aussi.

Et si vous vous laissez encore abuser par Plenel, sachez que, dans le même temps, il prêchait via les pages débats, comme Macron aux Bernardins, une morale de haut niveau, à travers des alibis d’extrême-gauche. Et rien de tout cela n’a changé... Comment voulez-vous qu’il mette Macron, le disciple en Tartufferie dépassant le maître, en difficulté ? Quand c’est Plenel qui a ré-inventé la formule ?

Et republie cet article de Pour Lire Pas Lu d'octobre 2000

Edwy et ses amis

Comme n’importe quel groupe capitaliste, le QVM vend : l’hebdomadaire l’Européen, à Vivendi ; le QVM achète : Le Midi libre, Les Cahiers du Cinémas, Politis ; le QVM s’internationalise: Raminagrobis veut « tisser sa toile en Europe à partir d’une logique de partenariats et d’alliances », (CB News, 10/07/00). Le tout en chantant les louanges de « La dure et juste loi des marchés financiers » (1). Pourquoi une telle entreprise est est-elle systématiquement épargnée par ceux qui critiquent ailleurs le libéralisme économique ?

Edwy, le Roi du téléachat veille. Comme Raminagrobis possède la moitié du capital du Monde diplomatique, ce mensuel ne critique presque jamais le QVM. Depuis que Le Monde diplomatique est son principal actionnaire, Politis – dont la nouvelle formule ressemble, sur la forme et sur le fond, à un supplément du QVM – pourrait bien devenir tout aussi respectueux.

Mais l’essentiel, c’est le réseau d’Edwy, de Politis à LCI, de Christophe Aguiton (Attac, AC !, etc.) à BHL. Particulièrement nombreux à la LCR (Ligue communiste révulotionnaire), les amis d’Edwy ont essaimé dans plusieurs « mouvements sociaux ». Daniel Bensaïd, penseur de la LCR qui n’écrirait peut-être pas un livre avec Pierre Bellemare, vient d’en rédiger un avec le Roi du téléachat. Pendant les vacances, Christophe Aguiton délaisse ses ouailles pour ne réserver qu’au seul monarque moustachu son sourire de curé. Ces liens-là pourraient être sans conséquences – et ne pas concerner PLPL. Tel n’est pas le cas : ils protègent Le Monde et sont manipulés par lui. L’an dernier, l’hebdo trotskyste Rouge a ainsi chanté les louanges d’un petit livre de Plenel favorable à la guerre de l’OTAN – ouvrage souffreteux déjà acclamé par les journaux du fabriquant de missiles Lagardère. Attac critique le libéralisme économique, mais semble toujours préférer la cible (facile) des commentaires grotesques de Jean-Marc Sylvestre à celle des éditos à peu près identiques du QVM (lire en page 6 « Les combats “citoyens” du Monde »).

En échange de leurs complaisances, les têtes de réseau médiatiques héritent de quelques lignes dans le quotidien vespéral des marchés – parfois d’une tribune. Et le QVM accorde un retentissement inouï aux « débats » qui ébranlent la cabine téléphonique où se déroulent les AG de la LCR. Les vedettes parisiennes du radical-chic peuvent glapir contre l’« ultra-libéralisme » si elles veillent à épargner les médias qui installent ce chancre dans nos crânes.

Edwy écoute et lit tout ce qu’on dit sur lui. Alors, Krivine l’adore. Et BHL aussi. Dans son Journal, BHL a admis : « Il jouit dans notre petit groupe d’un crédit très étrange Moi-même qui ne le connaît pas, qui ne l’ait jamais rencontré, je me surprends à m’enquérir parfois de ce que “Edwy” pense de ceci, de ce qu’il dit de cela » (Le Lys et la Cendre, Grasset, Paris, 1996, p. 336-337.) Depuis, BHL a beaucoup rencontré Edwy et il a été « promu » éditorialiste associé au Monde… Plenel est partout : il invite un jour Sollers, l’autre Bensaïd, tantôt dans son émission de téléachat de LCI, tantôt dans les pages du QVM. Edwy sait philosopher : « Est-ce que la situation dans laquelle nous sommes ne donne pas des gages de réussite à cette alliance d’un libéralisme économique et d’un libéralisme politique, à la fois du dynamisme des entrepreneurs et de la liberté des individus au nom de laquelle, d’une certaine manière, nous nous sommes battus au Kosovo ? » (LCI, 12/06/99). Ce jour-là, son ami Bensaïd relisait sans doute Karl Marx.

1. Titre d’un article du journaliste maison Pierre-Antoine Delhommais paru à la une du Monde le 17/09/98, alors que la crise financière jetait des dizaines de millions d’Asiatiques dans la « dure et juste » misère dont, selon le QVM, il n’auraient jamais du sortir. Sauf pour servir des nems au Roi du Téléachat, au nabot malfaisant et à Raminagrobis.


Lire aussi : les combats citoyens du Monde

Et par Frédéric Lordon "Corruptions passées, corruptions présentes (Réponses à Laurent Mauduit)"

lundi 16 avril 2018

Rions un peu...

Savoir et Savoir-Faire : Reconnaître les Tsipriotes

larrereMacron.png La preuve par "moi-je" ! (collections du Laboratoire de neuneulogie du Collège d'Argein)

Laurence De Cock (fan depuis Paris de NDDL et pas à une contradiction "agrarienne" près !) (Bonnes feuilles des "Editocrates 2" sur Médiatarte, bien sûr !)[1] !!!

"Depuis qu’elle a été interrogée sur ses références historiques et littéraires par un auditeur à la recherche de lectures estivales, on sait dans quel corpus Natacha Polony puise ses inspirations : Jean-Claude Michea trône en tête de son petit panthéon personnel, suivi de Christopher Lasch, Jacques Ellul et Georges Bernanos. Point commun : tous ces auteurs s’opposent à l’idée de quête du progrès. Le libéralisme économique aurait coupé les individus de leurs racines, détruit les facteurs de cohésion, notamment du monde ouvrier[2], et favorisé la naissance d’un individualisme débridé aujourd’hui encouragé par la globalisation et la figure de l’individu consommateur. La démocratie ne serait donc plus qu’un agrégat d’agents économiques, et cette disparition des solidarités anciennes s’accompagne de conquêtes dites « sociétales » dont les politiques de reconnaissance de la diversité seraient le dernier avatar. Si on ajoute à cela Charles Péguy, autre auteur vanté par Polony, on comprend que la communauté aujourd’hui pleurée est moins celle de la fraternisation ouvrière que celle de la communion dans le culte de la patrie. En somme, on se situe quelque part entre le conservatisme agrarien, la révolution conservatrice, le néoconformisme des années 1930 et l’anarchisme de droite (surtout pour Lasch auteur de "La culture du Narcissime", ouaf, ouaf, NDE !) : Danton et Marat[3] sont un peu loin – laissés pour morts sur les rivages abandonnés des Lumières (ouaf, ouaf ! Le Concierge)…"

Difficile de faire, en quelques lignes, un tel concentré de cuistrerie, et néanmoins typiquement professoral, et démonstration de manipulation de concepts non maitrisés (Ouaf, Ouaf !) !

Conclusion

appartentementterrible.png Faut dire que pour les crêpes c'est limite, alors pour la Syrie...

Bonus

Allez une dernière pour la route issue du même livre (Les éditocrates 2 où ne figure pas un célèbre moustachu. Et où une "éditocrate" peut en cacher une autre !)

Plus que le bourgeois, l’ennemi, pour Natacha Polony et ses nouveaux amis, c’est la finance (pour reprendre une célèbre antienne socialiste). La mondialisation néolibérale qui engraisse les multinationales avec la complicité active de l’Union européenne et de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

Ca va ? Et le "juif", pas encore ? ça va pas tarder, un sophisme entrainant l'autre dans la pensée sauvage... Surtout si on lit trop Mediatarte où un collègue de LDC, Philippe Marlière, nous expliqua pendant la campagne présidentielle que dénoncer les banques c'était....

On ne serait pas étonné que LDC ait voté, comme Plenel, des deux mains "OUI" en 2005... Vu l'acharnement à effacer tout le travail produit entre 1995 et 2005, qui nous a coûté tant de sueur et des perspectives d'avenir plutôt sombres, pour le remplacer par de la soupe, des faux-débats et des faits-divers faisant diversion, la question se pose...

Notes

[1] Impétrante des médias, elle ambitionnait, fréquentant alors le cabinet de la Ministre socialiste de l'éducation de "réconcilier la jeunesse avec la classe politique" (ouaf, ouaf, si elle n'existait pas, Le Concierge l'aurait inventée !)

[2] « Et si surtout la perte de la culture n’était pas achetée au prix de vies humaines ! La moindre d’entre elles, ne serait-ce même qu’une heure arrachée à la plus misérable des existences, vaut bien une bibliothèque brûlée. L’industrie intellectuelle bourgeoise se berce d’ivresse jusque dans l’effondrement lorsqu’elle accorde plus de place dans les journaux à ses pertes spécifiques qu’au martyre des anonymes, aux souffrances du monde ouvrier, dont la valeur d’existence se prouve de façon indestructible dans la lutte et l’entraide, à côté d’une industrie qui remplace la solidarité par la sensation et qui, aussi vrai que la propagande sur les horreurs est une propagande de la vérité, est encore capable de mentir avec elle. Le journalisme ne se doute pas que l’existence privée, comme victime de la violence, est plus près de l’esprit que tous les déboires du négoce intellectuel. Et surtout cet univers calamiteux qui occupe désormais tout l’horizon de notre journalisme culturel. » (Karl Kraus, 3ème Nuit de Walpurgis)

[3] Le retour du culte des "Grands Hommes". Laurence nous avait déjà fait le Panthéon des Grands Hommes Catalans pour aboutir à Puigdemont (ouaf, ouaf !), c'est une manie d'historienne des "romans nationaux" ... anti-nationaux ? (re ouaf-ouaf !)

samedi 7 avril 2018

Nano-histoire sociale : Avis de décès (post-mortem) de la Fondation Copernic

Créée sans doute suite à une idée de Pierre Bourdieu, pour être un "think tank" de gauche, comme Acrimed dans le domaine des médias, dans le cadre d'une stratégie de résistance à l'Europe néolibérale, la Fondation Copernic, comme ATTAC, après l'effacement de la victoire de 2005 par le Traité de Lisbonne et la crise de 2008 qui fut mise à profit pour accomplir l'agenda contre lequel nous luttions (jusqu'à détruire in fine des Etats comme la Grèce), la petite "maison" restait, malgré tout, gardée, tenue à bout de bras, aussi végétante fût-elle, dans l'espoir qu'elle pourrait peut-être servir à quelque chose, si le balancier néolibéral repartait, enfin, en arrière, par Pierre Khalfa.

Au-moment de céder la main, la tête que faisait Pierre Khalfa avait tout pour filer le mouron au Concierge...

Avoir maintenu ce petit cadavre à la renverse en vie pendant tant d'années, au lieu de le saborder comme un pédalo à Toulon, pour qu'il tombe aujourd'hui aux mains de Troskaroïdes (revenant comme une farce!)...

Tss, tss.

LDCCopernic.png Ben oui Thierry (en haut à... droite), tu peux bien lever les yeux au ciel ! Mais tu aurais mieux fait d'y penser avant de livrer tes collaborateurs à De Cock ! Cliquer sur l'image pour voir la résurrection de la "Fondation Copernic" par cette messe (noire) burlonesque de dents qui rayent le parquet !

Lors de cette AG de "refondation" (terme néolibéral s'il en est !), tenue devant des cheveux plus que grisonnants, à l'exception notable de Thierry Discepolo qui relevait - malgré tout - la moyenne d'âge, manifestement trainé là comme un gentil Toutou par Laurence De Cock (qui s'était fait ses dents d'entriste sur les éditions Agone dès 2008, ce qui devait aboutir à l'éradication de toute l'équipe de ce collectif pour asseoir ses ambitions carriéristes depuis une position non répertoriée dans l'organigramme), on apprit qu'en 6ème position des priorités figurait "l'Europe", "sujet d'actualité" (dixit Laurence De Cock !).

Dans l'ordre nous avions :

1) "Discriminations, inégalités" mais en fait... "racisme, laïcité" (la disparition de la question sociale en somme, ou plus précisément son américanisation)

2) "Le revenu maximum" (c'est quand même le "revenu minimum", voire le salaire universel, qui intéresse les gens ! Mais en tant qu'agrégée astreinte à un temps de travail pour le moins limité pour un traitement à vie - honteusement "national" ! -, Laurence De Cock a une perception des conditions d'existence du plus grand nombre un peu ethnocentriste, et ce n'est pas nouveau !!!)

3) La "question de l'éducation au sens large : transmission, co-construction, démocratisation" : soit le "pédagogisme" (qui nourrit la réaction qui sait qu'il ne s'agit-là que de mots !) bien fait pour masquer la néo-libéralisation de l'école...

4) "La planification écologique, autre axe dont il faut qu'on s'empare" (Une bande d'universitaires bénéficiant du traitement à vie et dont on devine qu'ils "habitent" ordinairement considérés leurs moyens a peu de temps après sauté sur Notre-Dame-Des-Landes comme horizon utopique de gens bien installés et normés sous tout rapport de capitalisme d'Etat, ce qui vaut tout commentaire !!!)

5) "La question du comment on travaille avec les autres groupes ?". C'est sûr qu'en traitant tous ceux et celles qui ne sont pas d'accord avec elle de "rouges-bruns" et en demandant leur interdiction (sur Mediapart, Face Book... ou en menaçant des anarchistes retraités du CNRS de leur casser la gueule, on va y arriver !)

6) "Question liée à l'actualité, la question de l'Europe"; Ouaf, ouaf !!! Comme on l'a vu sur la question de la SNCF, et considérée la (toute microcosmique soit-elle) histoire de la Fondation Copernic, c'est pour pleurer !!!

7) Travailler à une meilleure diffusion et valorisation des "notes de la fondation Copernic". Ouaf ouaf ! La présence de Thierry Discepolo n'en est que plus comique (pas attiré là pour rien !), les éditions Agone avaient en effet publié "Réformisme & Révolution" d'Yves Salesse, Premier Pt de la Fondation... Un ouvrage qui nous paraissait un peu tiède, mais qui aujourd'hui est un véritable brûlot par rapport à cette "refondation" !!! Signe des temps (maudits). Mais Laurence De Cock étant parvenue à l'existence médiatique, comme la Mère Ubu, grâce à la collection "Passé&Présent" du CVUH, pourquoi ne pas renouveler l'opération de la honte - en tous cas pour le moment, elle a surtout commencé, sans vergogne ni attendre, à faire sa pub ! - , au point où en sont les éditions Agone !!!

Ouaf, ouaf !

Je me souviens d'un jour à la toute fin des années 90, où j'avais participé à la première réunion, dans une toute petite salle de la Bourse du travail, au lancement d'un hypothétique (et qui s'est révélé impossible) Mouvement Social Européen...

Bourdieu avait essayé de confier à la Fondation Copernic la rédaction d'une charte pour ce mouvement...

Aussitôt, deux jeunes trotskistes de la LCR avaient hurlé à la "manipulation" (ça leur allait bien !)

Sur le trottoir, en sortant, Bourdieu, un peu choqué, nous dit, à moi et Paul Dirkx : "Les jeunes sont de plus en plus vieux, ça fait trente ans que je le dis !".

Un peu estomaqué, j'en oubliais ma carte bleue dans une cabine téléphonique de la Place de la République, et m'en trouvais plus qu'emmerdé pendant 15 jours...

Voir aujourd'hui une trotscarde dévorer de ses dents qui rayent le parquet ce qu'il reste de cette "Fondation" (ouaf, ouaf, car elle n'a guère eu l'occasion d'exister) fait, au moins, la joie du satiriste, aussi démuni que Karl Kraus revenant comme une farce, face à la réalité dépassant la satire (ce qui est bien la preuve ultime que Thierry Discepolo n'a jamais rien compris, en bon sophiste, à ce qu'il a publié !)

Le Concierge

mercredi 4 avril 2018

Pour un moratoire sur la lapidation médiatique de Tariq Ramadan et le féminisme moustachu

Alors qu'on s'excitait précisément sur le bombardement de Shanghai par les Japonais et que je l'avais rencontré au moment où il était aux prises avec un fameux "problème de virgule", il me dit à peu près : "Je sais que tout cela est dénué de sens, quand la maison est en feu. Mais aussi longtemps que c'est possible d'une façon quelconque, je dois faire cela, car si les gens qui y sont tenus par obligation avaient toujours veillé à ce que toutes les virgules soient à la bonne place, alors Shangaï ne serait pas en train de brûler."

Karl Kraus, 3ème Nuit de Walpurgis

lapidation.png illus. Edwy Plenel reprend la place qui lui revient de Grand Prètre du PPA (cliquer sur l'image pour assister à la conférence de rédaction de Mediatarte)

Dans une vidéo enregistrée avant son incarcération, Tariq Ramadan dressait le constat "N'est pas Zola qui veut" s'adressant directement à Edwy Plenel :

Et donc le minimum du travail de journaliste n'a pas été fait. Au contraire, on s'est dit, il faut qu'on charge d'avantage sur l'accusé qui est Tariq ramadan puisque c'est le Diable. Et on en a vus qui pensaient que j'étais à terre pour continuer à vouloir en rajouter. Dont Mediapart qui tout à coup ajoute une enquête vite fait pour pouvoir dire, ah non nous ne sommes pas les complices de l'homme. Vous savez en France, on a eu des personnes qui sont le symbole d'une certaine dignité intellectuelle. Zola avait pris la plume pour défendre l'honneur de la France et de la Justice. On ne s’improvise pas Zola, et n'est pas Zola qui veut. Certains vont prendre la plume pour sauver leur nom, leur personne, voire leur journal. C'est ainsi il faut prendre acte avec tristesse et en continuant sa route.

Rendue publique le 14 mars 2018, elle répondait étrangement opportunément, de la part d'un homme incarcéré donc ne pouvant se défendre publiquement, à des déclarations d'Edwy Plenel sur RMC le 13 mars violant la présomption d'innocence et donnant des gages au "milieu" : il avait bien, comme toute la presse, jeté sa pierre, et même plusieurs, lors de la lapidation médiatique de Tariq Ramadan.

- Votre enquête sur Ramadan, elle était incomplète...

- Eh non ! Mais personne n'avait à cette date quand nous avons fait ces cinq volets de l'enquête sur Ramadan (avril 2016 NDE), personne, comme l'a très bien expliqué Matthieu Magnaudeix, enquête totalement impitoyable sur Tariq Ramadan, personne à cette date n'avait pu trouver et sortir les témoignages accablants qui aujourd'hui lui valent d'être poursuivi ».

(...)

« j'ajoute que depuis nous nous sommes rattrapés, Marine Turchi, sur Mediapart, mène l'enquête comme sur d'autres délits sexuels dans le cadre de metoo et de balancetonporc[1] »

dignity.png "Dignité, dignité, dignité : la rédaction essayant de ressusciter l'honneur de la presse grâce au numérique (cliquer sur l'image pour voir cette scène pathétique)"...

On n'est plus guère surpris de découvrir ce jour en Une de Médiatarte une nouvelle "enquête" totalement à charge, toujours sous la plume de Marine Turchi, ce qui permet tout de même au "journal 100% numérique" (sans doute rédigé par des cyborgs?) d'y insérer la vidéo du 14 mars dont il n'avait à ce jour soufflé mot...

Celle-ci sort manifestement du même encrier que la précédente "enquête" du "Nouveau Détective Moustachu".

Toujours aussi sobrement titrée, cette fois-ci "Tariq Ramadan a acheté le silence d’une femme ", on y apprend que Tariq Ramadan aurait attaqué en référé une Bruxelloise en février 2015 qui publiait sur internet des propos mettant en cause sa personne, suite à une relation qu'il aurait, selon cette femme, entretenue avec elle (ouf! Y a tellement de conditionnel qu'on hésite sur la syntaxe !) à partir de 2009. Et que la procédure se serait conclue par un accord confidentiel à l'amiable.

Un magistrat belge pour crédibiliser une absence de document

L'accord a été confirmé à Médiapart par... le très médiatique Pt du Tribunal correctionnel francophone de Bruxelles, Luc Hennart.

Mais Médiapart ne s'est procuré qu'un "projet de convention" (Remis par qui ? Signé ou non par qui ?[2] La citation du Pt de Tribunal n'est en fait là que pour faire croire qu'il en a confirmé le contenu et dans une première version de cet article nous nous y sommes faits prendre, autant dire que la structure narrative marche bien ![3]) Tout ce qui concerne la convention est pourtant à l'indicatif, alors que Mediapart ne dispose pas de celle qui a été signée...

Si l'accord conclu était "confidentiel" :

« l'audience en référé était publique ». « Cette transaction intervenue entre les parties a clos l'affaire en ce qui concerne la justice.

Mais ni Le Vif, ni Médiatarte ne font même mention de l'ordonnance sensée clore l'affaire, qu'ils n'ont donc pas consultée (cela n'apporterait peut-être pas grand chose mais une "enquête" est une "enquête", n'est-ce pas Edwy Plenel ?

Une femme non-violée ?

Notons que la Bruxelloise en question, selon Médiatarte,

...a dit ne pas avoir été « violée ». Mais elle a affirmé s'être « sentie violée mentalement » par un « manipulateur destructeur ».

Marine Turchi y voit un élément à charge :

Or il se trouve que dans l'affaire qui le vise aujourd'hui, Tariq Ramadan, 55 ans, est mis en cause par plusieurs témoignages de femmes – devant la justice et dans la presse[4], en France, en Belgique, en Suisse et aux États-Unis –, qu'il conteste fermement. Les unes l'accusent de viols et de harcèlement – des faits pénalement répréhensibles –, d'autres évoquent des relations extraconjugales consenties, à mille lieues de son discours rigoriste. Mais toutes racontent une « emprise » mentale qu’aurait exercée l’islamologue sur elles, profitant de son statut d'intellectuel célèbre[5]

Rappelons que l'avocat d'une des plaignantes, le joyeux Républicain Jonas Haddad (débarqué depuis au profit de Francis Szpiner, non moins politique puisque ayant fait partie du "Cabinet noir" de l'Elysée sous Chirac et Villepin) avait ainsi résumé le dossier lors de la mise en examen de Tariq Ramadan :

« La mise en examen, c’est la reconnaissance d’indices graves et concordants. Les indices graves cela concerne la personnalité mais également les indices concordants c’est la reconnaissance d’un système, ce système qui pendant des mois s’est déchainé vis-à-vis de ma cliente parce qu’elle avait osé prendre la parole, elle avait osé dire qu’elle avait été victime de cette agression sexuelle… ».

Dès le début de son "enquête" Marine Turchi nous signifie donc qu'elle instruit à charge, non sur des faits, mais sur une "personnalité" et "un système"[6] (mettant au passage pour ce faire quasiment sur le même plan, comme dans son précédent article, "relations extra-conjugales", "emprise psychologique" et... "viols".)

Il semble en effet établi que sans preuves matérielles possibles (pour cause d'ancienneté des faits présumés), la condamnation pour viols de Tariq Ramadan ne pourra en l'état l'être qu'en "produisant la croyance" d'un Jury, comme son maintien en détention provisoire ne peut l'être sans que la presse ait convaincu l'opinion de sa culpabilité (au-cas où il s'agirait d'une Affaire d'Etat, sait-on jamais, car l'hypothèse ne peut être si facilement écartée...)

"Ils nous décrivent, souffla-t-il. Ils ont le pouvoir de description, et nous succombons à l'image qu'ils fabriquent" (Salman Rushdie, Les Versets Sataniques)

Un "tapuscrit"

Décidément, depuis l'Affaire de Tarnac, on raffole des livres dans le cadre des procédures (de Justice "ET de Presse" - sic). Dans le dossier (de "Justice Et de Presse"!) il y a déjà le livre de Caroline Fourest, celui de Ian Hamel, celui de Henda Ayari, bientôt quelques autres... Voici donc désormais un "tapuscrit" brandi par notre "enquêtrice". Livre qui n'aurait jamais été publié en vertu de l'accord qui serait intervenu au civil.

AyariLivre.png "Nous aussi (au village), à Rouen, on a de belles traumatisées"

"Rédigé en 2010 et intitulé provisoirement Un voyage en eaux troubles avec Tariq Ramadan, ce manuscrit – dont Mediapart s'est procuré l'une des versions –, relate, sur 81 pages, sous la forme d'un journal tenu quotidiennement, la vision de Marjane Bernoussi. d'une « relation » « sous (l')emprise » psychologique de l'islamologue."

À Paris Match, elle a relaté le comportement de l'islamologue lors de cette rencontre, à l'hôtel Crowne Plaza : « Il m’a demandé de monter dans sa chambre, il a commandé à manger. Et puis, soudain, il m’a mordu le bras, jusqu’au sang », a-t-elle raconté, en confiant « avoir eu peur ». Mais Tariq Ramadan serait ensuite « immédiatement redevenu normal »

joetzette.jpg Marine Turchi a-t-elle trop lu Jo et Zette ? En tous cas l'article de Paris Match date du 14/11/2017 et de nouvelles scènes semblent avoir été rajoutées depuis 2013 au "tapuscrit"...

On n'en saura pas plus[7] (ce qui est typique de cette affaire observée à travers la Presse où les plaignants sont mises en scène faisant défiler des preuves sur leur smartphone devant une journaliste... Ce qui ne prouve rien mais joue un grand rôle dans le story-telling à charge auquel tout cela se résume à l'heure actuelle, selon d'ailleurs un seul schéma narratif, dont on tire la conclusion d'un "mode opératoire" unique, ce qui prouve bien l'existence d' "un système" et donc la culpabilité de l'accusé... Ce qui est proprement hallucinant en termes de déontologie journalistique et de simple rigueur intellectuelle...)

lesyeux.jpg Sûr que "sous l'emprise" d'un "islamologue", ça fait franchement flipper !

Un "Teaser" sur internet qui a plu à des sites "au-dessus de tout soupçon"

Quoi d'autre ? C'est un article qui s'étend sur trois pages, mais dans lequel il n'y a guère de faits (ce qui est une caractéristique commune à toutes les "exclusivités" mettant en scène une des dénonciatrices - de justice ET de Presse ! - remplies essentiellement par la biographie de l'héroïne et de son bourreau présumé).

"C'est à la fin de l'année 2013, alors que s'achève, selon elle, une longue « relation » « chaotique, destructrice » entrecoupée de « ruptures », que Majda Bernoussi décide de « tout balancer » sur Internet. La Bruxelloise publiera des messages sur Facebook, puis des vidéos, des enregistrements sonores, une photo. Dans sa première vidéo, datée du 15 août 2014 et que Mediapart s’est procurée, elle relate les grandes lignes de son « histoire ». Elle annonce aussi la publication d’un livre et d’un site internet « pour l’historique, les preuves et toute sorte de témoignages et de choses qui viendront étayer un peu plus cette histoire », dit-elle, mais aussi des « interviews médiatiques ».

Elle affirme ne pas être « la seule » « à s’être fait piéger » par un homme « qui représente quelque chose » et a « une valeur morale » : « On est plusieurs filles », assure-t-elle. Selon elle, ces femmes auraient « peur », « elles témoignent, elles sont complètement écrasées, mais elles sont sous pression » et « ont du mal à aller jusqu’au bout ». Des affirmations qui font écho aux témoignages de femmes recueillis par la justice et par la presse depuis plusieurs mois." (souligné par nous.)

Une histoire dont le story telling n'est pas encore au point qu'il fallait encore "étayer" ? L'essentiel pour Marine Turchi est que cela fasse "écho" et crédibilise les témoignages des plaignantes dans cette instruction - de Justice et de Presse ! - à charge...

Et si on voulait mener "l'enquête" à la manière de Marine Turchi, c'est à dire à la mode anti-fa, on ferait remarquer à l'impétrante que fournir comme "preuves" de l'existence de ce teaser effacé les traces quelle en a trouvées sur des sites d'extrême-droite israéliens est un jeu un peu trouble susceptible de nourrir le "complotisme"... ça prouve surtout que l'extrême-droite israëlienne a tariq ramadan dans le collimateur...

majda1.png

majda2.png

"Sur Internet, on trouve encore quelques traces de reprises des publications de Majda Bernoussi, notamment sur des sites proches de l'extrême droite israélienne comme JSSNews." (légende de Marine Turchi en-dessous de ces captures d'écran qui prouvent surtout qu'il n'y a guère de "traces" de "révélations" dans les "publications" qu'elle a pu trouver[8]...)

Le Vif l'Express, partenaire de cette "enquête" donne des détails plus croustillants (dont la débilité n'a sans doute, quand même, pas échappé à Marine Turchi : "supériorité intellectuelle de Médiatarte sur Le Vif !):

Alors que sa relation épisodique avec Tariq Ramadan périclite, elle décide de balancer sur des sites communautaires, Facebook, YouTube, Rutube, etc., des textes, photos, vidéos et enregistrements sonores. Ses accusations sont relayées par le blogueur bruxellois Khalil Zeguendi. Une photo, en particulier, circule : Tariq Ramadan en caleçon dans une chambre d'hôtel, penché sur son gsm. (souligné par nous car séma,tiquement révélateur du contexte féministe-moustachu qui paralyse les neurones à Médiatarte...)

rapadancalecon.png

Quant au "blogueur bruxellois Khalil Zeguendi", ayant vus ses espoirs politiques déçus par différents partis dans les années 90, il y a longtemps qu'il s'est recyclé y compris dans le complotisme anti-Ramadan de bon aloi...

Zeguendi3.png

Zeguendi1.png

Zeguendi2.png Blog au-dessus de tout soupçon (collections du Laboratoire de Neuneulogie du Collège d'Argein)

Une victime de l'Hérault ?

Comme tout cela n'est quand même pas très convainquant et que c'est par l'accumulation et la répétition qu'on produit la croyance,

"Ces dernières années, Majda Bernoussi est effectivement entrée en contact avec d'autres femmes se disant victimes de Tariq Ramadan. Parmi elles, Sara, dont Mediapart avait dévoilé le témoignage. Cette femme de 36 ans, résidant dans l'Hérault, nous avait raconté SMS à l'appui ses nombreux échanges épistolaires sexuels avec Tariq Ramadan, en 2013" (souligné par nous)

Ah, les SMS ! Les journalistes en raffolent apparemment !

Conditionnels crédibilisés par... le silence des avocats !

Bougret.jpg

Dans cette enquête, Marine Turchi, passé le titre à l'indicatif "Tariq Ramadan a acheté le silence d’une femme" et ses affrimations sur le contenu d'une convention dont elle avoue ne pas disposer, use et abuse de la conditionnalité...

"une Belge d'origine marocaine qui pourrait bientôt être amenée à témoigner"

"C'est à la fin de l'année 2013, alors que s'achève, selon elle, une longue « relation »"

"L'histoire, d'après Majda Bernoussi, aurait commencé en juin 2009"

"Elle dit avoir pensé que"

"Suivent, selon elle, un premier échange virtuel"

"Dans son manuscrit, elle dit ensuite avoir fait une autre découverte, toujours sur le Web"

"Les SMS de Tariq Ramadan seraient alors devenus « de plus en plus entreprenants », selon elle : « Je te veux, que tu sois mienne. »"

"La rencontre aurait eu lieu le 22 juillet 2009, à Lille"

"« Il m’a demandé de monter dans sa chambre, il a commandé à manger. Et puis, soudain, il m’a mordu le bras, jusqu’au sang », a-t-elle raconté, en confiant « avoir eu peur ». Mais Tariq Ramadan serait ensuite « immédiatement redevenu normal »"

"Ces dernières années, Majda Bernoussi est effectivement entrée en contact avec d'autres femmes se disant victimes de Tariq Ramadan"

"Elle avait assuré"

"Elle avait affirmé avoir fait l'objet d'un « chantage »"

"Elle avait aussi reçu des menaces judiciaires d'un avocat introuvable – d'après nos vérifications (sic) – et un mail d’intimidation d’une personne se présentant comme Ahmed Mawlawi, un ancien (sic) « proche de Tariq »."

"La Bruxelloise pourrait aujourd'hui réapparaître, mais dans l'enquête judiciaire en cours en France, où elle pourrait être amenée à témoigner."

Les indices sont plutôt maigres... Mais pour crédibiliser son article remplit d'un immense vide Marine Turchi enquête aussi à décharge. C'est qu'elle s'en pose des questions, quand même !

Bougret-Charolles.jpg

Qu'est-ce qui a poussé Tariq Ramadan à passer un tel accord avec Majda Bernoussi ? Que redoutait-il ? Que contenaient les publications ? Joint par Mediapart, l'avocat de l'islamologue, Emmanuel Marsigny, estime ne pas avoir « à répondre à des questions sur un dossier en cours, sur un aspect du dossier qu'(il) ne conna(ît) pas ». « Je n’ai rien à vous dire. J’en parlerai avec (Tariq Ramadan) une fois que ce sera dans le dossier, ou pas, je ne sais pas. »

"Sollicitée, l'avocate belge Inès Wouters, à l'époque conseil de Tariq Ramadan, se retranche derrière « le respect du secret professionnel », tout en signalant qu'un « accord transactionnel peut avoir beaucoup de raisons et notamment d'éviter un litige qui est très coûteux », et qu'« il n'est pas nécessairement une reconnaissance de quoi que ce soit ». « La confidentialité est en général de règle, ce qui est particulièrement important dans des matières telles que la diffamation. On ne met pas fin à un litige en la matière pour continuer à en parler », ajoute-t-elle (lire notre Boîte noire)."

Bon là... A décharge elle aurait pu se demander si Tariq Ramadan n'aurait pas voulu, le cas échéant, s'éviter exactement ce qu'il lui arrive aujourd'hui en plus grave, c'est à dire des mois de lynchage médiatique sans la moindre preuve (mais Marine Turchi ne pense pas assez aux médias... Ce n'est pas dans sa disquette, les médias... Qui ne sont rien d'autre que la liberté démocratique, n'est-ce pas ? Pourtant le mot de "diffamation" et les dégâts qu'elle peut faire aurait pu lui mettre une contre-hypothèse à l'oreille...)

"Tariq Ramadan a-t-il eu l'occasion de lire ce document ? Ce manuscrit rapporte en tout cas des situations et une « emprise » morale qui ne sont pas sans rappeler les témoignages d'autres femmes recueillis par Mediapart, dans le cadre de notre première enquête."

Ici on ne voit pas le rapport entre la question et la fin de la phrase... Mais si, bon sang, c'est bien sûr ! C'est la preuve potentielle que le "système" existe et que la "personnalité" ne voulait pas qu'il soit dévoilé car il sait bien qu'il y a "d'autres femmes" puisqu'il est coupable, et ça en est d'ailleurs la preuve !

"Quelle relation Tariq Ramadan a-t-il entretenue avec Majda Bernoussi ? Cette question, adressée par Mediapart aux avocats de l'islamologue, est restée sans réponse."

C'est tout de même louche ces avocats qui font obstacle au travail des Albert Londres de notre temps... ça prouve bien que... ça ne fait pas le poids dans la balance avec les choses qui ont été effacées sur internet, non, et la vidéo qui a été retrouvée de menaces de 4mn par la Bruxelloise qui reste muette mais qui pourrait peut-être, bientôt, sûrement ? (C'est délicieusement surréaliste que cette construction sur du "rien" ! C'est payé combien la pige ?)

Ian Hamel

Heureusement pour achever de crédibiliser la culpabilité de viols de Tariq Ramadan sur la base d'un "système" et d'une "personnalité" accrédités par un "tapuscrit" bruxellois, il y a Ian Hamel...

"« Il exigeait ma confiance absolue, a-t-elle déclaré au Point" (article de Ian Hamel)

"Dans son manuscrit, elle dit ensuite avoir fait une autre découverte, toujours sur le Web, comme l'avait déjà relevé Le Point : « Je tombe sur un site qui me glace d'effroi… (...) Là devant mes yeux, des tas de filles qui hurlent leur désarroi, qui racontent leurs rencontres avec T.R." (encore Ian Hamel).

"Cette même année, Majda Bernoussi contacte plusieurs journalistes, parmi lesquels Ian Hamel, du Point, qui publiera son témoignage trois ans plus tard (ici et là), après le dépôt des deux plaintes pour « viol » contre l’islamologue, sans que cela ne suscite de sa part la moindre réaction."__ (Souligné par nous... Rappelons que TR avait fait le choix de ne pas communiquer après le dépôt des plaintes... Mais c'est pas grave c'est super-louche, non, de ne pas répondre à Ian Hamel qui le harcèle depuis 10 ans... ça fait d'ailleurs 10 ans qu'il ne lui répond plus...)

"Le journaliste Ian Hamel avait confirmé à Mediapart que Majda Bernoussi avait fait l'objet de « menaces », à coups de « messages vocaux » notamment. « Elle a été menacée lorsqu'elle a voulu dénoncer l'homme qu'elle appelle un “tartuffe”, un prédateur », a-t-il aussi écrit dans Le Point."

Ian Hamel jouit donc de toute la confiance de Marine Turchi ! On n'est pas loin de penser qu'elle est "sous emprise mentale" !

Ennemi juré de Tariq Ramadan auquel il a consacré un livre, sa prose sur Mondafrique fleure bon l'extrême-droite (Attention Marine ! Vous commencez à être en très mauvaise compagnie d'un point de vue "anti-fa", comme si vous faisiez partie d'un "système" -ça va si vite ! - entre sites d'extrême-droite israélienne, blogger belge complotiste, sans parler naturellement de tous les nouveaux amis d'Henda Ayari !). Il est surtout la première source de fake news sur Tariq Ramadan, comme on peut le démontrer en une heure de temps...

Mais Marine Turchi n'a pas mené l'enquête dans cette direction, pas plus que dans celle du lien entre les plaignantes et Caroline Fourest. Elle n'a pas interviewé Gilles Kepel (qui a l'air de savoir des trucs), ni Hakim El-Karoui (on ne sait jamais !), ni l'ancien Procureur Debacq, ou rappelé que l'actuel, le Procureur Molins qui s'est saisi de l'affaire est celui de l'affaire Tarnac, ancien chef de cabinet d'Alliot-Marie et politisé jusqu'à l'os.

Ce ne sont que des pistes.

Qui valent bien celle de Marine Turchi.

Car une enquête se mène à charge et à décharge dans toutes les directions.

Mais bien évidemment, cette "enquête" ne prouve qu'une chose.

L'incompétence et l'absence de tout professionnalisme de Marine Turchi et la tartufferie d'Edwy Plenel.

Et cela, quels que soient les faits...

Le Concierge

Bonus

Pour la 2ème fois, c'est Marine Turchi qui dirige la lapidation...

RamadanSilence.png

En moins de deux, Le Soir de Bruxelles, sans la moindre enquête reprend les informations (sans même indiquer qu'il les tire du Vif et de Médiatarte !)... Il parle sans conditionnel de "preuves, sur divers réseaux sociaux d’agissements controversés du théologien" alors que Mediatarte n'allait pas si loin...

Et pour le serial fakenewser : "Tariq Ramadan passe donc un accord avec Majda Bernoussi, pour qu’elle fasse disparaître ces preuves. Il paye 27.000 euros. L’accord a eu lieu à Bruxelles, en 2015." (souligné par nous, tout est dans le "donc" !)

Accord que personne n'est sensé avoir vu ! Et dont on se demande bien qui a fourni le draft à Médiatarte et au Vif...

ramdanlesoirmediatarte1.png ramadanmediatartelesoir2.png Textes et documents pour un cours sur les médias...

En moins de deux, la RTBF, sans la moindre enquête connait les contenus qui auraient été effacés d'internet selon les termes d'un accord que personne n'est supposé avoir vu ! Et titre une "victime" (le lecteur pressé ne lit que le titre, il entendra donc "viol"...)

"Au terme de sa relation avec Tariq Ramadan, Majda Bernoussi avait, via Facebook et Youtube, expliqué les comportements déplacés de ce dernier avec les femmes. Elle a notamment publié une photo de lui en caleçon dans une chambre d'hôtel." (souligné par nous, tout est dans le "notamment" !)

ramadanmeditrtbf.png

En moins deux, la Libre affirme (sans... preuves !) que la Bruxelloise a posté des "preuves" sur les réseaux sociaux et que " le théologien... a alors passé un accord avec la jeune femme pour faire enlever toutes ces preuves "

ramadanmediatlibre.png

En moins de deux, Le Figaro attribue faussement les infos de Médiatarte y compris sur le contenu de la convention et sa justification à "la justice belge" et au Pt du Tribunal correctionnel (accusé incidemment donc de faute professionnelle lourde !). C'est exactement ce qu'induit la lecture de l'article de Mediatarte...

RamadanMediaFig.png

En moins de deux, l'AFP publie une bien étrange dépêche...

Celle-ci indique que "L'intellectuel musulman Tariq Ramadan a passé en 2015 un accord avec une Belge d'origine marocaine pour qu'elle cesse, en échange de 27.000 euros, ses révélations publiques sur leur "relation", a indiqué mercredi la justice belge, confirmant des informations de presse."

Or rien n'indique qu'il s'agisse de "révélations" et même si "relation" est entre guillemets, rien n'en atteste si ce n'est la "révélatrice". Or le lecteur est incité à croire que la "justice belge" s'est prononcée sur la question, alors qu'il n'est question que d'un accord pour qu'elle cesse de publier à tort et à travers sur le sujet, sous des formes qui peuvent aussi relever du harcèlement, selon le projet de "convention" que dit s'être procuré Médiatarte. Car en effet, ça y ressemble, si ce qu'il faut arrêter, c'est ceci: ''" Le Vif/L'Express a lu le projet de convention, non signé et non daté. La Bruxelloise s'y engage "à ne plus mentionner publiquement, directement ou indirectement, la deuxième partie, ou un membre de sa famille proche (épouses, enfants et leurs conjoints, petits-enfants, etc.) et ses collaborateurs par écrit, oralement, et y compris par photos, commentaires, mentions, allusions, commentaires publics et toute autre forme, dans une quelconque publication, sous quelque forme que ce soit : livre, Facebook, Twitter, YouTube, Rutube, réseaux sociaux, sites Internet, télévision, films, DVD, ou autre forme de publication, présente et à venir." Elle ne peut pas "entrer en contact avec des collaborateurs en relation directe ou indirecte" avec l'objet du litige. Elle doit "faire supprimer tout ce qu'elle aurait publié et/ou posté en son nom ou à son intervention : vidéos, audio, photos, commentaires en son nom et notamment auprès de YouTube et Rutube". Les parties promettent de "ne plus avoir de contacts sous quelque forme que ce soit (sinon à titre exceptionnel pour l'application du présent accord) : sms, mail, message audio, courrier, téléphone, etc.". En particulier, il est interdit à Majda Bernoussi d'"envoyer des messages injurieux et/ou menaçants à la seconde partie (NDLR : Tariq Ramadan) ou/et à ses proches" sous peine de dommages et intérêts immédiats de 500 euros. Toute violation de l'accord est passible de 100 000 euros de dommages et intérêts.""

Il ne s'agit donc pas de "révélations" mais par la magie de ce seul mot (remplaçant tout ce qui est cité dans le paragraphe précédent!), l'AFP a fait disparaître ce qui peut tout aussi bien être interprété comme du harcèlement...

Ajoutons qu'à une exception, toutes les phrases attribuées à M. Hennart sont rigoureusement les mêmes que celles publiées par Mediatarte. L'exception est la suivante : "Les montants avancés par Mediapart correspondent à la réalité", a confirmé M. Hennart (or l'accord est quand même strictement "confidentiel", confidentialité dont la Justice, donc M. Hennart sont garants...)

Bref (ces détails juste pour apprendre aux journalistes à lire) seul le contexte médiatique général à charge donne un sens à cette "information". C'est d'ailleurs un enseignement du Professeur Ramadan : pas de texte, aussi sacré soit-il, sans contexte de production et de réception ! La presse ne fait que fournir du contexte de réception, rien d'autre (le contexte de production de l'accusation, bof !). CQFD !

ramadanmediaAFP.png Une guillemet ouverte vaut-elle une guillemet fermée ?

L'affaire est entendue... Merci Marine Turchi et tous ses amis pour ce "professionnalisme"... dans la production du "context de réception" et la "production de la croyance"...

Irresponsabilité criminelle des journalistes... "Temps de chien" ?

jehova.png Journaliste incompris...

Notes

[1] Ajout : donc la ligne est fixée à Marine Turchi par le gourou moustachu, c'est "balancetonporc" et "délits sexuels", tout le reste est hors cadre et non sujet à "enquête" : il ne saurait y avoir de contexte politique et de toutes façons choix a été fait de "croire la parole des victimes" par inversion de la charge de la preuve. Du grand journalisme !

[2] Ajout : Le Vif est plus précis : pas signé, pas daté. Ajout: Pourtant en réponse à un lecteur, Marine Turchi affirme : "nous avons pu vérifier les conditions et les montants de cet accord, qui prévoit le versement d'une somme totale de 27 000 euros par Tariq Ramadan. Cet accord financier a été entériné devant la justice belge, par un jugement prononcé le 6 mai 2015, comme expliqué dans l'article." Et plus haut : "l'audience en référé était publique, comme le jugement." Le "jugement" ne peut avoir été qu'une ordonnance mentionnant l'accord passé. "Confidentiel" celui-ci n'était, par définition, pas public. Qui a donc fourni le document confidentiel fixant les termes d'un accord passé, précisément, notamment pour que cette affaire ne puisse faire l'objet d'une exploitation médiatique ? Qui a violé l'accord avec toutes les conséquences médiatiques pour Tariq Ramadan qui a bien pu "acheter" sa tranquillité face à ce qui peut être du harcèlement de lui et ses proches ? Hypothèse comme une autre quand on enquête à charge et à décharge, ce qui n'est pas le cas de Marine Turchi.

[3] Modification effectuée 30mn après la mise en ligne de cet article, l'honneur du blog est sauf, celui du Magistrat aussi !

[4] Souligné par nous. Il n'y a pas de procédure juridique en Suisse. Mais la Justice et la Presse, pour Marine Turchi c'est, semble-t-il, la même chose...

[5] Les "intellectuels célèbres" se font tout petits en ce moment... Or... Lire Servir les hommes... De là à ce que ce soit la raison de leur silence, ce serait très Proustien !

[6] Comme l'indique le titre de sa première "enquête" : "Violences sexuelles: le système Tariq Ramadan", rédigé en partie grâce à un pool de 10 avocats travaillant bénévolement depuis 1 ans pour incriminer Tariq Ramadan sans que cela ne l'interroge plus que cela ni qu'elle ne nous en informe plus que cela

[7] Toutes les citations du "tapuscrit" reproduites par Marine Turchi ont été recopiées dans l'article du Point de Ian Hamel qui est censé en avoir hérité trois ans plus tôt... Il a dores et déjà déjà interviewé dans Mondafrique une autre femme - apparemment particulièrement barrée - sur la rédaction en cours de son livre sur... Tariq Ramadan, dont il pourrait bien être le nègre (ce qui permettrait d'assurer une certaine "cohérence" pour accréditer "un système" ! Toujours est-il que selon Le Vif, Hamel a transmis en format Word le "tapuscrit" et que donc la destinataire, Maraine Turchi, n'y a rien trouvé de plus que ce que Ian Hamel en a publié... C'est à dire pas grand-chose.

[8] C'est également vrai du teaser qui est réapparu sur internet et dont Marine Turchi fait grand cas, alors qu'il n'y a aucun fait évoqué...

samedi 24 mars 2018

Le Traité sur le Fonctionnement de l'Union européenne impose la privatisation de la SNCF

Eléphant dans la pièce, l'ouverture à la concurrence du rail imposée par les traités européens ne semble guère retenir l'attention en ces temps de "lutte finale" (du néolibéralisme qui désormais EST la "Révolution" et donc légitimé par tout l'onanisme révolutionnaire - Trade Mark - des idiots utiles de gôche de marché, médiatique, qui connaissent les refrains mais pas les paroles. Car oui, à l'évidence, il s'agit bien de CONSERVER !).

Et du côté des "intellectuels" et en fait de l'avant-garde politique en simili, pas un mot surtout...

Pas un mot de Lordon dans le papier publié sur son blog (mais on se souvient que depuis qu'il est monté sur une caisse à savon Place de la République - pour appeler à un hypothétique "embrasement de la plaine européenne" ! - il ne souffle plus mot de l'UE et s'est engagé dans la lutte contre le "mono-idéisme" avec pour conséquence la transformation en rouges-bruns de tous les partisans d'un Frexit[1]).

Pas un mot dans la Tribune signée dans Libération (sous le titre si ridicule de "Contre la destruction d'une civilisation sociale" - sic ! -, notamment par Gérard Mauger qui semble avoir zappé quelques cours de Bourdieu sur la question... Lequel se retournerait dans sa tombe en voyant ses concepts transformés en phraséologie et en ornements d'un discours qui cache mal une impuissance prétentieuse et pédante - et d'autres ambitions, pour les plus jeunes, toute absence de vision pour les vieux schnoks, les deux espèces powered par des traitements à vie dont ils tirent manifestement une insupportable morgue vis à vis des gens du commun dont ils détournent le sens des luttes en se lustrant le nombril.

Ce club est d'ailleurs très privé puisqu'il ne compte que 10 signataires[2], leur multiplication aurait sans doute fait perdre toute visibilité à ses promoteurs noyés dans une liste interminable, car comme chacun sait, une Tribune dans Libération est quand même avant tout un selfie sur une barricade (numérique) et une forme de "Distinction"...

Bourmeau.png C'est dingue même l'opportuniste mondain Sylvain Bourmeau avait été admis au club à l'époque. Aujourd'hui encore, il n'en revient pas !

Bourmeaulaissedor.png Mais il n'a pas tweeté sa Laisse d'or ! Cliquer sur l'image pour une lecture plus confortable...

On préfèrera et de loin, écouter une "youtubeuse" proche de l'UPR, si on souhaite y comprendre quelque chose, l'éléphant, l'UE, étant exposé au centre de la pièce... Et qu'on arrête la foire aux donneurs de leçons de "résistance" hypocrites dont la bien-pensance, et l'opportunisme électoraliste (mal compris !) ou sous contrainte structurale du champ politique, a tout des ''Précieuses ridicules'' déclamant ici du Bourdieu revu par Chantal Goya...

SNCFTFUE.png Cliquer sur l'image pour écouter la chronique Le TFUE ou la privatisation de la SNCF

Le Concierge

Bonus

Pour parler de choses sérieuses, voir le film de Gilles Balbastre "Vérités et mensonges sur la SNCF".

sncfBalbastre.PNG Cliquer sur l'image pour voir le film

et "Transport de marchandises : changeons d'ère !"

balbastreMarchandises.png Cliquer sur l'image pour voir le film

SNCF, une erreur d'aiguillage

sncgbalbastre.png Cliquer sur l'image pour voir le film

Mais aussi le film de Gilles Balbastre "EDF, les Apprentis sorciers"

EDFbalbastre.png Cliquer sur l'image pour voir le film

Notes

[1] Et il faut bien remarquer que la disparition de la "question de l'UE" marque l'hypocrisie de ces "appels d'intellectuels" : prétendant défendre les grévistes, ils déligitiment le reste du temps le cadre national (en traitant tout le monde de fascistes) - sauf quand ça les arrange de faire accroire à des politiques purement endogènes comme ici - , cadre national qui est l'organisation de la solidarité et de la redistribution sur un territoire, qui est donc la sécurité sociale, et pour un certains nombre d'entre-eux affichent leur foi en la mondialisation et l'UE, qui sont la cause des grèves. Là où ça devient comique, c'est qu'eux-mêmes sont des fonctionnaires... nationaux, bénéficiant à ce titre d'un traitement à vie, qui n'est pas moins lié au cadre "national"...

[2] Ajout : en fait on peut dire que c'est juste une pub pour la fondation Copernic. Coquille vide végétant depuis au moins 10 ans, et tout récemment colonisée par une entriste trostkyste du nom de Laurence De Cock qui sévit un peu partout depuis quelques années. Sa capacité d'entrisme est sa seule qualité, lui permettant d'être adoubée par quelques vieillards dont seul le gâtisme, apparemment, les empêche de voir son effroyable vulgarité intellectuelle (voir ses vidéos sur Médiatarte). Objectivement, cela relève de la pornographie intellectuelle...LDCCopernic1.png LDCCopernic2.png

lundi 19 mars 2018

Henda Ayari écrit à Yassine Bellatar

dalidaLaFrance.PNG Cliquer pour écouter "Si la France", reprise de Guy Béart par Dalida

Dans l'affaire Tariq Ramadan, il est depuis le début mal venu de s'interroger sur la crédibilité des plaignantes, par peur d'une Fatwa de #balancetonporc et de n'avoir même pas une place de Dhimmi après la "Révolution mondiale des femmes" féministe moustachue.

jeaipierreliegois.jpg "Où sont passés les amis ? C'est la Saint Barthélémy..."

Une jeune plaignante de Rouen qui nous fait regretter Jean-Pierre Liégeois, "jeune lecteur du Var" et néanmoins aspirante romancière, a écrit à l'artiste Yassine Bellatar pour s'impliquer, désormais "libérée", dans la lutte contre "l'islamisme" , ce qui, le Musée étant en campagne, nous oblige à attirer l'attention de nos lecteurs sur cette prose qui en dit plus qu'un pet de Manuel Valls (si on peut se permettre.)

Ayaribellatar1.PNG Ayaribellatar2.PNG

Où l'on comprendra qu'il s'agit d'une affaire de viol qui n'a absolument aucun arrière plan politique, l'impétrante n'essayant nullement de surfer sur le racisme d’État pour se faire une place au soleil...

Mais nous sommes d'accord avec le Comité de coordination Mauricien à Tariq Ramadan :

Et si l’épreuve est celle de Henda Ayari et les autres? Et de Caroline Fourest et les autres?

Elles sont nos sœurs en humanité.

Avant de faire violence à Tariq Ramadan, elles se font d’abord violence à elles mêmes.

Au-delà des hypothèses de manipulation ou de conspiration, il y a peut être des vécus, des souffrances, des blessures, des désespoirs que nous ne pouvons comprendre. Nous n’en savons rien.

Bon les filles, balancez les vrais porcs, les commanditaires, puisque vous les connaissez !

A moins que vous ne soyez "les victimes d'un système" ?

Et vous serez enfin nos héroïnes !

Car la France est de plus en plus bananière, mais il ne faut pas exagérer. Juridiquement, vous finirez par prendre cher...

Surtout avec cette burne de Baroin comme avocat, je dis ça, je dis rien..

Oups ! Menace, harcèlement ! Le Concierge risque gros !

Paix aux hommes et aux femmes de bonne volonté ?

Le Concierge

samedi 17 mars 2018

Selon les "experts" médicaux, les conditions d'une autopsie de Tariq Ramadan ne sont pas encore réunies...

experiencefascinante.JPG

"Et n'oubliez pas de dire à ceux que vous aimez que vous les aimez. La vie est fragile, et le temps passe si vite." (Tariq Ramadan)

Le 15 mars, Maître Emmanuel Marsigny s'étonnait - devant les yeux écarquillés de Patrick Cohen découvrant que Tariq Ramadan n'était toujours pas condamné et qu'en plus il allait falloir tenir compte des arguments de la défense, ce qui fait double travail - que les "experts" sensés rendre une nouvelle expertise médicale ordonnée fin février pour le 30 mars ne se soient toujours pas manifestés.

Il révélait également qu'un avocat de la partie adverse lors de l'audience de mise en détention provisoire avait mis en cause le certificat médical d'incompatibilité avec la détention établi par le médecin de Fleury Mérogis, sous prétexte que ce médecin s'appelle Farid...

L'AFP a retrouvé la trace des experts dans une nouvelle ordonnance du juge d'instruction repoussant la date de péremption au 15 avril, ces derniers ayant fait valoir qu'ils étaient over-bookés, ce qui ne leur permettait guère de déjouer la simulation d'une sclérose en plaques par un spécialiste du "double-discours" hospitalisé depuis le 8 mars, en si peu de temps (la première expertise a duré 20mn, mais il faut prendre en compte le temps passé dans les embouteillages...)

Vive la République "en marche", Vive la France bananière ?

Le Concierge

mercredi 14 mars 2018

Accuserais-je ?

Puis-je cependant suggérer qu'un traitement et une procédure rationnels soient garantis dans cette affaire, afin d'éviter les pensées coupables qui suivent irrépressiblement, bien au-delà de nos frontières, la sidération face à de tels événements ?

MontyPythonjudges.PNG Cliquer sur l'image pour voir "Court scene" par les Monty Python

Lettre ouverte d'un Concierge au Président de la République Française

Monsieur le Président,

C'est bien au conditionnel que je vous écris.

Depuis le 2 février 2018, le Professeur Tariq Ramadan est en détention provisoire, à la demande du Procureur de Paris, subordonné à la Garde des Sceaux, subordonnée au Premier Ministre, subordonné dans l'ordre Jupitérien à vous-même.

Orientalisme de gare

Il était alors sous le coup de deux plaintes pour viols, lesquels remonteraient à 2009 et 2012, sans témoins ni constatations matérielles, ce qui les rend matériellement impossibles à prouver. À l'occasion d'une troisième plainte, la Presse, plus que jamais bien informée des secrets de l'instruction, dont vous êtes garant, Monsieur le Président comme vous êtes garant du « fonctionnement régulier des pouvoirs publics », reconnaissait, tel l'inspecteur Charolles que « les indices étaient plutôt maigres », après avoir proclamé le contraire à coups de manchettes dignes du Nouveau Détective depuis deux mois. Pour s'en tenir aux deux premières plaintes, les éléments à charge de la seconde ont été fournis sous forme de « captures d'écran », curieusement, par Mme Caroline Fourest, ennemie acharnée du Professeur Ramadan qui subit de sa part un véritable harcèlement depuis la sortie de son roman de gare intitulé « Frère Tariq », il y a 15 ans. Quoique truffé d'erreurs et de manipulations de citations, diverses et variées, régulièrement soulignées, les éléments caviardés qu'il contient alimentent, à défaut de preuves matérielles, un « faisceau de présomptions » au Tribunal médiatique et, semble-t-il, dans le chef du Procureur de Paris et des magistrats instructeurs, dans un climat de racisme exacerbé qui crédibilise les affirmations les plus abracadabrantesques.

marianne-islamisme-w.jpg Le journal paranoïaque de Caroline Fourest, lire l'article d'ACRIMED - qui regarde ailleurs ! -

On sait que M. Le Procureur de Paris, et cela depuis le fiasco de l'affaire dite de Tarnac, est un grand lecteur, mais suffisamment « littérariste » pour avoir vu dans un livre fort potache, n'en déplaise aux auteurs, « L'insurrection qui vient », toujours en vente libre, la preuve d'un complot pour « détruire la civilisation occidentale » ! On n'ose dès lors imaginer ce qu'un lecteur si mal lettré peut fantasmer en prenant pour réalité la fiction du mauvais roman de gare de Mme Fourest (qui pour un autre pompier célèbre gonflé à l'anti-terrorisme, Manuel Valls, incarne « la France », on n'ose imaginer laquelle mais certainement pas celle de la République des Lettres, ni des Lumières). Mais vous devez certainement en savoir plus, puisque tout Procureur qu'il fût, cet ancien chef de cabinet de la très tunisophile Michèle Alliot-Marie, cabinet d'où il lança, semble-t-il, la cabale contre les « 8 de Tarnac » avant d'avoir à en connaître comme Procureur (la séparation des pouvoirs faite homme, miracle du Pays de Montesquieu !) vous conseilla, selon les gazettes, dans la perspective d'un mandat présidentiel qui mobilisait intensivement la Presse détenue par quelques milliardaires, la même qui a lancé la curée que l'on sait contre le Professeur Ramadan (est-ce un hasard ?). Il était aidé dans cette tâche de conseil en intérêt public par l'ancien Procureur Debacq, auquel Mme Fourest a prétendu avoir présenté une des actuelles plaignantes (en compagnie d'un autre ennemi de Tariq Ramadan Antoine Spire et étrangement de votre futur conseiller en Islam, le BHL du monde arabe, Gilles Kepel, à moins que ce ne fut sa femme, l'affaire étant pour le moment moins bien scénarisée qu'un roman de John Le Carré, sans doute par incompétence narrative des auteurs, qui n'est plus à prouver. Les « parapluies bulgares » étaient d'une autre classe !). Sachez aussi qu'après sa rencontre avec ce haut magistrat et bien encadrée par cette troupe de justiciers dignes du club Dorothée, l'impétrante se serait rendue seule pour porter plainte dans un commissariat de Lyon où elle se serait faite éconduire par les plantons de faction, ne pouvant la croire car visiblement fans du « grand intellectuel, star des plateaux de télévision, si distingué avec sa barbe coupée ras et ses costumes Armani », ce qui est fréquent dans ce milieu. C'est du moins ce qu'on lit dans l'interview qu'elle a accordé « en exclusivité »... à Caroline Fourest (dont on dit que les manuscrits ont été refusés par la Bibliothèque rose.) Mais nul doute donc que, par votre proximité avec plusieurs des protagonistes rocambolesques de cette sombre histoire, vous soyez plus que nous en mesure de démêler la réalité de la fiction Fourestienne...

"Ce sont les yeux !"

lesyeux.jpg Victime de Tariq Ramadan échouant à porter plainte

C'est le Procureur de Paris, compétent pour les affaires anti-terroristes sur tout le territoire national, après avoir dessaisi le Parquet de Rouen, qui a requis, sur la base d'indices « graves et concordants » la très lourde décision de mise en détention provisoire du Professeur Ramadan, suivi par les magistrats instructeurs et le (peut-être mal-nommé) « Juge des Libertés », en « toute indépendance », cela va de soi (laquelle n'a cependant jamais exclu le pavlovisme qui fait le charme discret des choses de l'ordre hautement administratives), tout cela sur des bases matérielles qui s'avèrent plus faibles que jamais (ce qui nous rappelle les six mois de détention provisoires de M. Julien Coupat.) Selon l'avocat d'une des plaignantes, les indices « graves » sont « la personnalité » du prévenu (autrement-dit du personnage de fiction inventé par Caroline Fourest, ressemblant à s'y méprendre à cet « Arabe fourbe » des romans de gare coloniaux, « tapi dans l'ombre » comme une vulgaire épicerie saisie par une « capture d'écran »). Quant aux « indices concordants », il s'agirait de « l'existence d'un système »... Autrement-dit une théorie du complot rapportée par les plaignantes et narrée sous la plume de Mme Fourest... En effet, l'une d'elle assure avoir été intimidée et suivie pendant 8 ans, comme observée jour et nuit par des milliers d'yeux connectés au Professeur Ramadan-Mabuse (car « ce sont les yeux » comme on dit dans les Cigares du Pharaon), dont l'enquête dira sans doute s'il tient ses pouvoirs magiques de l’envoûtement égyptien auquel succomba le Colonel Olrik ou bien d'un talisman remis en sa possession par le dernier descendant de la Sanussiya réfugié en compagnie de Luke Skywalker dans une très lointaine galaxie.

poisonquirendfou.jpg Le journaliste du Parisien Jean-Michel Décugis touché par "le poison qui rend fou", cliquer sur l'image pour revivre cette scène tragique...

Ses pouvoirs maléfiques sont en tous cas considérables, si on en croit un journaliste du Parisien qui parle de centaines de femmes dans plusieurs pays ayant subi sous « l'emprise » de l'intéressé les affres de ce « système » Boko-Haramesque qui a tout d'un sortilège (même si dans le cas de ce journaliste, la question d'une piqûre de Radjajah, le poison qui rend fou, se pose malheureusement... A moins que ses collègues de plateau TV lui aient servi trop de cette prune qui faisait les délices de Philippe Alexandre et Serge July au bar ouvert par Christine Ockrent sur le service public, croqué par les Guignols que votre ami Vincent Bolloré a malencontreusement fait disparaître d'un coup de baguette magique médiacratique « En marche ! », tant il est vrai que « rien ne nous arrêtera, pas même l'ironie » comme vous le déclarâtes étrangement coiffé par une pyramide du Louvre, ce qui est quand même mieux qu'un entonnoir.) On s'étonnera juste que le Professeur Ramadan n'ait pas encore utilisé ses pouvoirs pour se télétransporter dans un Harem Afgan d'où percer les effigies de ses tourmenteurs de quelques épingles maléfiques (selon certaines cartomanciennes du Palais de Justice, cette faiblesse soudaine aurait un lien avec le réchauffement climatique)...

Fiscaliste féministe amateur de pains au chocolat

clipump.PNG Cliquer pour voir l'inoubliable clip des jeunes UMP, starring Jonas Haddad

Il faut dire que l'avocat rouennais qui prétend ainsi résumer la substantifique moelle de la pensée des magistrats instructeurs, ce qu'on ne saurait croire, à moins d'imaginer que des gens aussi sérieux (n'en déplaise à Georges Brassens et aux Monty Python) sont en fait des spirites faisant tourner les tables de la Loi, est lui-même un ancien cabinard, connu pour avoir participé à un clip kitchissime, ode à la jeunesse UMP, qui était déjà vieille avant que d'être née, avant de devenir un non-moins « jeune-vieux » espoir des Républicains, pourfendeur de rappeurs roubaisiens, affichant ses « Valeurs Actuelles » et sa foi dans le Justicier des pains au chocolat, le très pluraliste Jean-François Copé, ce qui ne contribue pas à en faire l'homme le mieux disposé à l'égard d'un intellectuel en général, musulman en particulier. « Intellectuel » et « musulman », on comprend que cela dépasse l'entendement de l'avocat rouennais, fiscaliste de surcroît, et donc plutôt spécialisé dans le viol de masse des contribuables que dans les crimes sexuels, même si cette affaire lui a permis de perfectionner un féminisme généralement en retard de développement dans les milieux politiques et affairistes, brandi de façon si touchante (et « tendance » en ces temps de metoo et balanceton porc). Entre deux commentaires ouvertement racistes et non « modérés » au bas d'un article en ligne dénonçant la barbare fourberie du Professeur Ramadan, le lecteur en a la larme à l’œil.

ramadancommentaireLepoint.PNG Les lecteurs de Ian Hamel sont les meilleurs !

Mais revenons à cette détention provisoire. Passons rapidement sur l'une de ses motivations dont la Presse a fait des choux aussi gras que des frites sur un cornet confectionné avec les contrats de Demesmaker (le Professeur Ramadan se plaisant parfois à citer « Jules de chez Smith en face »), le « risque élevé de récidive », même dans les conditions d'une assignation à résidence avec bracelet électronique et pointage quotidien au commissariat. Cela va de soi, car même si les pouvoirs maléfiques du Professeur Mabuse n'avaient pas été scientifiquement établis par la chasseuse de fantômes Caroline Fourest, un Arabe reste un Arabe, pouvant donc par exemple attirer un chat errant avec des croquettes Halal, si on comprend bien, pour assouvir les pulsions barbares qu'on connaît à ces gens-là (faut-il encore parler de « gens » ? ), d'ailleurs étudiées scientifiquement dans les Aures par des techniques scientifiques, d'avant-garde par l'électricité, traditionnelles à base d'eau dans l'Esprit de la Sainte Inquisition.

« Malheureusement, toutes ne peuvent prétendre avoir été agressées sexuellement »

Selon la Presse, ayant changé d'opinion pour mieux que ne change pas l'Opinion, nous l'avons dit, les plaintes n'apportent guère de preuves tangibles, et il convient donc, s'agissant désormais plutôt d'incriminer une « personnalité » et un « système » pour mieux faire son affaire au déclaré coupable (dans le but d'une saine administration de la Justice excluant toute erreur judiciaire désormais grâce aux avancées « en marche » dans le domaine de la procédure), de recourir à des témoignages d'autant plus crédibles qu'ils seront nombreux à relater un même « mode opératoire » et à des expertises Fourestiennes n'ayant fait l'impasse que sur l'anthropométrie coloniale (encore un brin décriée). La stratégie des avocats, telle que décrite dans la presse et suivant une procédure inquisitoriale étrangement américaine à laquelle les magistrats, semblant attendre des faits servis sur un plateau – de télévision - seraient pleinement convertis (conversion peut-être intervenue au-cours de vacances à Miami) est donc de susciter plaintes et témoignages. Une « dizaine d'avocats » y travaillent « bénévolement » selon Médiapart (qui y voit une « petite équipe »), « depuis un an ». Loin de nous l'idée d'évoquer un complot, ni même une volonté organisée et coalisée de faire la peau au Professeur Ramadan... L'un d'eux reconnaît cependant, étrangement, que « malheureusement » parmi les femmes retenues par ces avocats dans les filets de leurs intentions un peu obscures « toutes ne peuvent prétendre avoir été agressées sexuellement ». C'est fort « malheureux », en effet... même si, quelque part, on est plutôt content qu'il en soit ainsi pour ces femmes, une faiblesse dont des hommes soucieux d'une saine administration de la Justice ne sauraient évidemment souffrir.

aboughraib.jpg

Le recyclage d'une ancienne call-girl de l'Affaire du Carlton,, « musulmane pratiquante » car seule la vertu sauvera le monde, fait désormais l'affaire de la Presse en rut, à laquelle, au nom d'une alliance enfin indéfectible, le Département de la Défense des États-Unis a opportunément ajouté une ancienne instructrice en culture moyen-orientale (« musulmane », ça va de soi) chargée d'éviter que les troupes basées en Irak ou ailleurs ne continuent à confondre les prisonniers avec des animaux qu'il est bon de tenir en laisse tout en urinant dessus. Mais sous la menace surnaturelle de metoo et balancetonporc, on ne saurait bien évidemment mettre en doute « la parole d'une femme », au risque, sinon, de s'attirer une malédiction digne d'une fatwa de l'Imam Khomeiny (les laboratoires d'études de genre ont d'ailleurs scientifiquement établi qu'aucune femme n'a jamais menti depuis la première d'entre-elles, et qu'en outre aucune n'a jamais été à vendre.) Ajoutons l'inversion de la charge de la preuve, sans laquelle les principes généraux du droit ne sont qu'une survivance machiste, ayant condamné des innocentes à la damnation éternelle au-cours des siècles obscurs pré-FaceBook d'hérésies prétendument Lumineuses. Il va de soi que les dizaines de livres et les centaines d'heures de conférence du Professeur Ramadan-Mabuse sont à charge, pour peu que l'on veuille bien comprendre l'exact contraire de ce qu'il y dit et écrit, comme le font ses milliers d'auditeurs et lecteurs initiés, ayant tété la perfidie du « double-discours » dès le plus jeune âge, comme il est de coutume à cette engeance.

mabuse2.PNG à prévenu très spécial, techniques d'instruction qui ne le sont pas moins. On reconnait au centre Caroline Fourest

Pour y parvenir, les magistrats instructeurs doivent s'astreindre à une difficile initiation qui passe par des rites tels que l'écoute dans leur sommeil, psalmodiés par des Femen, des éditoriaux de Caroline Fourest et de son livre de « protection contre les forces du mal » qui l'a faite « descendre » sur les plateaux TV, telle la Sainte Vierge se regardant dans le miroir de Bernardette Soubirou. Et l'on ne dira jamais la vulnérabilité d'un médecin de prison face à la formule magique du prédicateur « j'ai une sclérose en plaques » qu'en non-initié il ne peut entendre comme il se doit : « Moi qui me porte bien et respire la santé ».

brassensbulletin.PNG Cliquer sur l'image pour écouter "le bulletin de santé". Georges Brassens à cette époque ne pouvait entrer sur scène que moyennant des piqûres que lui injectait son médecin en coulisse... Hommage à l'humour Charlie d'avant Val et Fourest, avant cet "humour de lâches" (Le Concierge qui persiste et signe)

Mais heureusement, c'est une science occulte en laquelle vous êtes versé, Monsieur le Président, comme Laurent Mauduit en rapporta l'anecdote, lors de la prise de contrôle du Monde par Xavier Niel pour lequel vous travailliez en sous-main tout en prétendant conseiller « bénévolement » la partie adverse, quitte à devoir vous réfugier dans le placard à balais d'un escalier pour ne pas être pris comme un vulgaire prédicateur suisse par Caroline Fourest la main dans le sac à duplicité. Et si le talent Jupitérien n'y suffisait pas, vos deux conseillers, Gilles Kepel et Hakim El Karoui, en leur infinie science islamique, vous protégeraient encore des sorts maléfiques du Professeur Ramadan que vous ne risquez heureusement plus de croiser sur un plateau de TV à l'invitation d'on ne sait quel « irresponsable » (tant il est vrai que tous ceux qui ont contribué à la médiatisation du Professeur Ramadan nous doivent plus que les quelques Paster Noster ordinairement prescrits par le CSA). Le premier, grâce à son don de double-vue acquis à Sciences Po, n'a-t-il pas instantanément compris la révolte tunisienne rien qu'en achetant un chapeau à Sidi Bouzid à un chômeur diplômé, avant que ses analyses ne soient définitivement confirmées par l'observation des ébats d'un couple de jeunes Tunisiens dans une cabine de bain depuis la fenêtre de la Résidence de l'Ambassade de France à la Marsa où il affectionne de donner libre-court à son imagination BHLesque, faisant des récits politologiques du Monde Arabe même comme il dort dans son fauteuil, tel un « Hussard à la plage », pour paraphraser Giono.

karouiNawatt.PNG Cliquer sur l'image pour lire l'article. Lire aussi Un homme très occupé...

Du second, certes ses conseils à Ben Ali (qu'il tenait en grande estime par son oncle qui en fut premier Ministre et mena le douloureux, mais si nécessaire « nettoyage », des présumés islamistes à double-langage qu'il ne faut surtout pas laisser ressortir du puits, « même si cela doit être un peu violent » et consommer des ressources contingentées comme l'eau et l'électricité), notamment pour son dernier discours, encore trop marqué de formules ciselées pour Raffarin (« la route est longue mais la pente est raide ») ne firent pas le salut du mari de la coiffeuse (au passage, il est vrai que dans l'affaire Ramadan, le casting des Leila putatives est certes impeccable mais il ne faudrait pas qu'il devienne pléthorique, car les deux premières se crêpent déjà le chignon autour de « cagnottes », tandis que celles qui « ne peuvent malheureusement prétendre avoir été agressées sexuellement » angoisseraient, dit-on, pour l'avenir doré qu'on leur aurait « bénévolement » promis...). Nul doute, cependant, que si vous deviez vous trouver en pareille position (qu'au CAC 40 ne plaise), ses talents, affûtés par cette expérience, vous trouveraient une meilleure destination que Djeddah (en un pays qui pour les anciens présidents vaut surtout pour le chèque attaché à une conférence, même si le Whisky y est beaucoup moins médiocre qu'on ne le dit). Fils de sa mère, ancienne directrice du laboratoire de mathématiques financières de Polytechnique, qui fournit tant de moyens d'enrichissement en dormant notamment grâce à la martingale des subprimes, en matière de big data électoral son talent est moindre que celui de votre médaillé Fields, mais sa capacité à expérimenter sur le terrain tunisien ces techniques avant-gardistes en faveur de l'injonction au « vote utile » par les réseaux sociaux a certainement fourni clé en main au moins les ressorts de la propagande moustachue librement-consentie, toujours bonne à prendre, en votre faveur. Faiseur de ministères à Tunis, activité juste interrompue par un improbable vote populaire et néanmoins « islamo-fasciste », dont le résultat néfaste ne fut finalement neutralisé que par deux toujours fort mystérieux assassinats, il ne fut pas pour rien dans la mise en place d'un gouvernement de « technocrates neutres » à votre auguste image, sous la férule d'un franco-tunisien rapatrié d'urgence de la direction de Total Brésil.

voteutile.jpg Répétition générale à Tunis... (cliquer pour lire l'article de DEBATunisie)

Il nous parait effectivement le mieux placé pour réformer « l'Islam de France » en le dotant d'un grand Imam de la République à la mode tunisienne ou égyptienne, où sous la guidance éclairée des membres diplômés des Grandes Écoles de l'ATUGE et du Club du XXIème siècle, le sens profond des textes sacrés jaillira dans la lumière : Toi aussi deviens milliardaire grâce à Uber et Dieu te récompensera d'une Rolex avant 40 ans. De ce syncrétisme islamique du catholicisme romain et de son Clergé para-étatique et du baptisme de l'Esprit du Capitalisme, mâtiné de libération intense des mœurs, ce banquier de chez Rotschild peut être le Prophète. Moyennant bien sûr un contrôle policier adapté et des centres de reconditionnement pour brebis égarées, comme les Présidents Moubarak et Ben Ali (qui sont la voie) en donnèrent la Sunna, en leur immense sagesse tenue de Pharaon, que M. Karoui a sans doute pu étudier de près, tant il est vrai qu'il est fort, non seulement en affairisme, mais également en thème... Nul doute heureusement qu'il aura su maîtriser, par pure grâce normalienne, l'inconscient un tantinet éradicateur qui caractérise bien souvent les élites franco-tunisiennes sorties de nos établissements d'enseignement les plus prestigieux.

latunisieseprepare.jpg Cliquer sur l'image pour lire "Au poil pour accueillir Macron" sur DEBATunisie

Le Professeur Ramadan mis au secret et en tous cas banni de l'espace pluraliste que le monde nous envie, cela évitera bien des heurts inutiles.

J'allais écrire : « De là à penser »... Mais c'est le genre de cas où il vaut mieux éviter de penser. On ne sait pas où cela peut entraîner. On se prendrait vite pour Zola, même sans la plume, comme Tariq Ramadan s'est cru diplômé même avec des diplômes.

ramadanTunis.PNG Cliquer sur l'image pour voir la conférence donnée par le Professeur Tariq Ramadan à Tunis le 26/2/2012 (et le très étrange et interminable accueil que lui fit feu le Doyen Mohammed Taha, qui dit déjà bien des choses...) analysant de façon très lucide les révoltes arabes et leurs instrumentalisations différenciées. Se compare avec intérêt avec le discours du Pt Macron à Tunis du 1er février 2018.

Je prie donc chaque jour que la République me donne, Philippe Corcuff, Qu'il me garde du complotisme et du confusionnisme. Car sinon...

J'accuserais :

J'accuserais balancetonporc sur le modèle de metoo, d'être en fait un média, lancé par une journaliste française à New-York et bien en cour à Paris, pour être utilisé, une fois sa légitimité « participative » acquise, à des fins de basse politique, tant à usage interne qu'externe ;

J'accuserais Caroline Fourest d'être l'auteure du « Bordereau » ;

En vertu d'un « faisceau d'indices graves et concordants », d'une « personnalité » et d'un « système », j'accuserais Caroline Fourest d'avoir fomenté des dénonciations calomnieuses et de subornation de témoins ;

J'accuserais des ennemis déclarés du Professeur Ramadan de collusion ;

J'accuserais une Presse de marché aux mains de quelques milliardaires de désinformation et de diffamation massive à des fins politiques ;

J'accuserais un journaliste suisse d'extrême-droite de propagation de fausses nouvelles ;

J'accuserais le Procureur de Paris de détournement de la procédure pénale à des fins politiques ;

J'accuserais le Juge des Libertés de non-assistance à personne en danger ;

J'accuserais la Garde des Sceaux et le Premier Ministre de violation de la séparation des pouvoirs et des libertés individuelles à des fins politiques ;

J'accuserais le Président de la République si ce n'est d'être à l'origine (même au double conditionnel je ne l'oserais!) du moins de se satisfaire d'une lettre de cachet moyenâgeuse pour se débarrasser d'un opposant à sa politique :

J'accuserais la gauche identitaire de marché en attente de tambouille de fermer les yeux, ou plutôt de ne surtout plus savoir les ouvrir, un peu comme la gauche tunisienne sous le gouvernement du tonton.

Jésus, Marianne, Joseph !

Heureusement, la Sainte République m'en garde. Et c'est aux doux mots de « Liberté, Égalité, Fraternité » que je m'éveille de ces hérétiques pensées.

Il me fallait cependant, Monsieur le Président, et c'est là bien le seul objet de cette lettre, me dénoncer auprès de vous pour ce « Crime-Pense » où vous m'apparûtes faisant un pas significatif vers ce mélange d'affairisme et de lutte anti-terroriste qui fait le peu discret charme de nos amis les dictateurs arabes.

Veuillez accepter, Monsieur le Président, mon auto-critique et punissez-moi comme vous voudrez, car j'ai péché.

Puis-je cependant suggérer qu'un traitement et une procédure rationnels soient garantis dans cette affaire, afin d'éviter les pensées coupables qui suivent irrépressiblement, bien au-delà de nos frontières, la sidération face à de tels événements ?

Vive la République, vive la France...

Le Peintre du Champ

jeudi 8 mars 2018

Et maintenant une escort girl de Dodo la Saumure musulmane pratiquante...

Le quotidien Libération nous apprend qu'une troisième plainte pour viol vient d'être déposée contre Tariq Ramadan.

La plaignante "se dit «musulmane croyante et pratiquante»" selon le quotidien qui l'a rencontrée à peine après le dépôt de sa plainte ce mercredi après-midi (très médiatisée puisque Europe 1 a fait une interview croquigolesque en mode "voix cachée" digne des "Parapluies bulgares")

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'Très pudique, souvent bouleversée et assaillie de sanglots, la quadragénaire déroule pendant deux heures, dans un petit studio prêté par un proche, le récit d’une relation de domination, d’humiliations, de punitions, de violences…''

Ancienne escort girl très occasionnelle («quelques relations tarifées», selon son récit à Libération), Marie aurait rompu avec la prostitution bien avant sa rencontre avec Tariq Ramadan. En 2015, elle a témoigné dans la sulfureuse affaire du Carlton.

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«Ce que je veux par-dessus tout, c’est protéger mes enfants. Qu’ils ne subissent rien à l’école, ou ailleurs à cause de cette plainte, poursuit-elle. J’ai pris ma décision en février lorsque Tariq Ramadan a été incarcéré. J’étais sûre de ne plus subir de menaces»

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Il est donc plus que temps de briser deux tabous :

1) Les complots n'existent pas

2) Le témoignage des plaignantes, c'est la Parole de Dieu

Le ridicule finira par tuer !

Le Concierge

Breaking the news !

Les deux premières plaintes n'étaient pas convaincantes !

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C'est ce qu'affirme Europe 1 pour crédibiliser la troisième, qui écrit :

Dans ces deux premières plaintes, on ne parle que d'un fait unique. Pour les enquêteurs, le seul élément vérifiable est donc la nuit d'hôtel que les deux femmes ont partagée avec le prédicateur. Toutes deux ont pu fournir à la justice des captures d'écran d'échanges avec Tariq Ramadan, mais postérieurs, pour l'essentiel, aux faits dénoncés. La deuxième plaignante a par ailleurs apporté un certificat médical produit à l'époque et attestant de violences subies, mais il est difficile de le relier directement à l'islamologue.

Par contre la troisième plainte, c'est du solide ! Qu'on en juge :

Pour cette troisième plainte, la justice a en sa possession bien plus d'éléments, et notamment des centaines de captures d'écrans de messages échangés via toutes les applications SMS, Whatsapp, Viber, auxquels Europe 1 a pu avoir accès. Plusieurs photos ont également été jointes au dossier, dont un selfie de la plaignante dans un lit à côté d'un homme assoupi, de trois-quarts, qui ressemble à Tariq Ramadan.

Une Affaire d'Etat qui serait particulièrement burlesque s'il ne s'agissait pas de briser et d'enterrer dans une oubliette un homme pour des raisons politiques au "pays des Droits de l'Homme"...

Tel est le charme discret de la République Affairiste & Bananière de Macro III le Petit.

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