Musée de l'Europe et de l'Afrique

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jeudi 29 juin 2017

Mediatarte : l'éternel retour de l'interclassisme moustachu (sans les classes populaires !)...

Résumé : après avoir perdu ses abonnés "populaires", Mediatarte tente de fidéliser ses CSP++...

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Extrait :

"Aujourd’hui, il y a un électorat populaire qui se retrouve dans le choix de radicalité de Mélenchon, et un électorat plus bourgeois qui se retrouve dans la modernité de Macron. À nous de retrouver une forme de synthèse, de projet commun interclassiste, entre catégories populaires et classes moyennes, favorisées et défavorisée..."

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Après sa campagne électorale totalement neuneue, l'Organe Central du Cercle des Socialistes Disparus récidive... Perseverare diabolicum ! (Le Concierge)

Cerise sur la tarte, les idéalistes académiques protégés de l'ubérisation et de l'offensive capitaliste sur nos vies grâce au présent d'un traitement à vie "non fantasmé" montent en chaire Médiatarte en fumant la moquette pour sermonner la population au nom des "alternatives" (moustachues) à l’État social, faisant du "passé fantasmé" table-rase (mais sans renoncer à son statut de fonctionnaire !)... En marche, cédons la proie pour l'ombre !

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Extrait :

Et des reformulations sont à opérer : il ne s’agit plus seulement de se détacher (des dominations), mais aussi de s’attacher autrement aux mondes naturels menacés. Il faudrait également tenir compte du poids impersonnel des dominations sur nos vies quotidiennes davantage que des têtes largement interchangeables à faire tomber, se réinsérer dans l’horizon internationaliste d’un autre monde possible et, surtout, prendre comme points de départ les initiatives citoyennes, les mouvements sociaux et les expériences alternatives en convergence, dans le souci du contrôle d’une verticalité limitée par des liaisons horizontales.

(Philippe Corcuff, "Ma vie de prof d'alternatives horizontalo-verticales à l'IEP de Lyon")

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Tu l'as dit Marlière ! (Hi ! University College of London, I have some names to suggest, if you finally realize how your fellow, Philippe Marliere, is high risk for your ranking !)

Bonus

Le drame du chômage...

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Lire aussi :

Encore des réponses de Députés ayant signé une motion de censure de gauche et refusé de voter une motion de censure de droite

mardi 27 juin 2017

En marche vers le « rassemblement » moustachu ?

A quai pour une escale technique en bord de Seine (ravitaillement en chantilly premier prix) le 15 mai 2017, la frégate lance-entonnoirs Guy Hocquenghem en profitait pour faire une incursion dans le XVIIIème arrondissement où se tenait une croquignolesque réunion électorale autour de la candidature « unitaire » de Caroline De Haas aux législatives. L'ancienne porte-parole de Benoît Hamon, propulsée sur la scène médiatique par le mouvement spontex « Osez le féminisme », fondatrice d'une start-up de conseil (qui avait obtenu un contrat de rééducation des ministres du gouvernement Hollande, ce qui ne les empêcha guère de confondre la gendarmerie avec le viagra pendant la durée de leur règne) avait habilement accolé son nom à une pétition contre la « loi travail » décuplant ainsi la force de vente de ses différends produits (c'est à dire essentiellement elle-même) et bénéficié du soutien indéfectible du Roi du télé-achat patron de Médiatarte, la soutenant télévisuellement et systématiquement en Une du « club », dans le cadre de son projet de « primaire de toutes les gauches » puis de son « AG citoyenne » sensée « pirater la présidentielle » qui fit si misérablement « flop » qu'elle abandonna ses partisans en rase campagne pour devenir directrice de campagne de Cécile Duflot (avec les résultats que l'on connaît). Dans le cadre du « Programme de recherche sur les nouveaux Ready-Made médiatiques » du Laboratoire de Neuneulogie du Collège d'Argein, l'opportunité d'un « in situ participatif » s'annonçait potentiellement réjouissante.

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L'échec n'est pas une option

L'impétrante venait en effet de s'auto-parachuter dans la 18ème circonscription de Paris aux cris d' « unité » en se posant en rivale du candidat déjà investi par la « France Insoumise », sommé de se démettre séance tenante au nom du « rassemblement », dans un texte opportunément mis en Une par Médiatarte : « l'échec n'est pas une option » (sic!). L'histoire revenait comme une farce, quand on se souvient de la campagne totalement neuneue de Médiatarte appelant au désistement de Merluchon en faveur d'Hamon, dont Caroline De Haas est l'ancienne porte-parole, et qui devait la soutenir dans cette nouvelle opération de piraterie politique aux petits pieds. Un Benoît Hamon qui s'était d'ailleurs refusé à voter la motion de censure « de droite » contre la loi travail, assurant du coup pleinement la responsabilité de son adoption (les travailleurs au nom desquels tout le monde parle auront apprécié le charme discret des politiciens petits-bourgeois mettant leurs intérêts devant ceux de leurs mandants !) mais aussi le refus du « rassemblement » dans la majorité alternative qui aurait bien été obligée de se constituer à quelques mois des présidentielles, ce qui rétrospectivement aurait pu contrarier l'OPA Macron sur le champ politique planifiée en haut-lieu (mais le rôle d'idiot utile, dans le meilleur des cas, de Benoît Hamon est une constante, par ailleurs obnubilé par le « rassemblement » avec un parti qui n'existe que comme supplétif du PS, on veut parler d'EELV.) Rappelons que dans cette circonstance, une deuxième pétition Caroline de Haas se contenta d'appeler à une « motion de censure citoyenne », totalement neuneue.

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Dans un local de campagne minuscule mais manquant de chaises, celles-ci ayant été « louées » en nombre insuffisant (ce qui en disait déjà long sur la capacité de mobilisation des ressources locales), Caroline De Haas relata sa dernière distribution de tracts, une blague au quatrième degré concernant la réduction du code du travail à un quatre pages. Malheureusement, « beaucoup de gens (qui ne maîtrisent pas les codes de l'art contemporain - NDE) ont cru que j'étais pour le nouveau code du travail... C'est embêtant » (pour le moins !), avant de comparer la situation à celle d'un jeu vidéo célèbre où il faut gérer une population représentée par des thermomètres (assurer les besoins vitaux pour garder le mercure dans la zone verte). Mais l'heure était grave : Merluchon voulait la majorité absolue pour lui tout seul. Évoquant la perspective plus crédible d'une chambre bleu horizon et d'une défaite, y compris donc dans l'arrondissement pour cause de « rassemblement » (moustachu), on en fit sauter plus d'un et d'une sur sa chaise (pour ceux et celles qui en avaient), comme si face à la fausse monnaie des rêves citoyennistes, le réalisme politique le plus élémentaire n'avait pas cours... Vint le scoop de la soirée, qui méritait le déplacement. Le Président des amis de Mediatarte, dont on apprendrait qu'il était aussi celui du Comité de soutien à cette candidature pris la parole :« Je suis porteur d'un message d'Edwy Plenel qui vous propose de venir soutenir votre candidature par le biais d'une conférence, éventuellement portant sur sa conception du rassemblement et de l'unité » (moustachus). Lui-même moustachu, il révéla la cause cardinale de cet engagement : cette candidature était « féministe ». Le féminisme moustachu était né.

michelBroue.PNG Naissance du féminisme moustachu : Michel Broué, Pt des Amis de Médiatarte (coll. du Laboratoire de Neuneulogie). Cliquer sur l'image pour voir l'archive kitchissime. Lire aussi : de qui le rassemblement de toute la gauche sans sectarisme est-il l'Hamon ?

S'en suivit un passionnant brain-storming sur les axes stratégiques de la campagne. Un intervenant proposa une campagne radicalement anti-FN. Quand on lui fit remarquer que le FN avait fait 5% dans l'arrondissement et qu'on venait de se prendre une campagne de propagande en faveur du vote utile de barrage (éventuellement dès le premier tour) qui avait fait le lit de Macro III le Petit, l'intéressé éructa : « Comment ça, il n'y a pas de danger FN ! PAS DE DANGER FN ! », tentant de transformer son interlocuteur en « rouge-brun », selon une stratégie de terrorisme intellectuel dont on rappela qu'elle avait été mise en œuvre jusqu'à la nausée par Médiatarte particulièrement contre ses propres lecteurs avec le renfort de pseudo-intellectuels papillonnant entre le PS et le NPA, comme Philippe Corcuff (tentant un come-bac-10) et Philippe Marlière (politiste de presse) , ce qui eut le don de faire sortir de ses gonds le petit télégraphiste Président des amis de Médiatarte, qu'on aurait presque eu peur de croiser dans un coin sombre de l'arrondissement sans être équipé d'un peigne à moustache.

Le suppléant de la candidate, qui lui résidait dans l'arrondissement, argua que le FN avait fait plus dans quelques cités populaires, et qu'il faudrait peut-être travailler avec les associations « truc-muche et machin-bidule » (verbatim).

La conclusion de la soirée nous revint presque, ce qui ne risque pas de se reproduire : « On ne saurait parler de candidature unitaire, si les mots ont un sens, dès lors qu'il est acquis qu'il y aura un autre candidat. Comme il est évident que cette candidature ne peut aboutir qu'à une chose, la défaite de la gauche dans l'arrondissement, la seule question qui se pose est la suivante : que sert-elle ; et le seule réponse qui s'impose est : ''à faire le marketing de la marque Caroline De Haas en essayant de reproduire, face à Myriam El-Khomri candidate dans l'arrondissement, le coup réussi en associant son nom à la lutte contre la loi travail. Ce qui est un moyen de plus en plus répandu de faire échouer les luttes en s'en servant de simple support marketing ».

À cette tarte à la crème à guidage sociologique répondit, en abyme, une instrumentalisation marketing du féminisme, fond de commerce initial de la start-up en phase de diversification : « C'est ce qu'on dit dès qu'une femme a de l'ambition »...

Plenel : "Je ne suis pas venu soutenir Caroline De Haas car je suis un journaliste indépendant"

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La semaine suivante eut lieu la conférence du Roi du Télé-achat, principal investisseur médiatique dans la start-up citoyenne sensée incarner le « nouveau monde », c'est à dire (secret de polichinelle) en finir avec la lutte des classes. Dans une vidéo croquignolesque, vite retirée d'internet mais archivée par le Laboratoire de Neuneulogie du Collège d'Argein, celui-ci assura qu'il répondait à l'invitation de Caroline de Haas (le lecteur sait ce qu'il en était), mais n'était pas venu soutenir sa candidature, ce dont atteste en effet la capture d'écran ci-desous. Avant de la féliciter d'avoir alerté sur la loi travail avant tout le monde, et particulièrement les organisations (syndicales), ce qui avait l'air pour lui d'une extrême importance, en lutte depuis toujours contre les archaïsmes des corps intermédiaires, versus la modernité du citoyen libre et non faussé. Il en profita pour vanter le modèle « écologique » de son journal, puisque numérique, celui-ci préservait les arbres. Avant de se lancer dans une entreprise de révisionnisme et de prétendre avoir quitté Le Monde avec d'autres fondateurs de Médiatarte en résistance contre les pouvoirs de l'argent. C'est pourtant bien lui qui avait livré à ces pouvoirs Le Monde de Beuve-Méry, avec ses compères Minc et Colombani, alors fasciné par les fusions-acquisitions comme il est aujourd'hui fasciné par les start-ups. Il faut d'ailleurs remarquer que recevant le futur Jupiter pour lequel son journal faisait voter en traitant inlassablement de « rouges-bruns » et de « post-fascistes » (avant de leur interdire tout simplement de s'exprimer) tous ses lecteurs non-favorables au plébiscite néo-libéral pour avoir lutté contre la loi travail à la différence de ceux qui surfaient sur cette lutte (dont beaucoup parmi les premiers avaient semble-t-il largement contribué à financer son entreprise et assuré son succès), le Roi du télé-achat se présenta complaisamment en avant-garde de la nouvelle économie à la grande satisfaction du Roi que les pigeons s'étaient donné (auteur d'un livre nommé "Révolution", rappelons-le...) :

« Vous aviez commencé un petit-peu votre campagne à Médiapart (...) et d'ailleurs une semaine après, ça vous a musclé, vous avez décidé d'annoncer officiellement votre candidature (...) Au fond c'est une campagne du XXIème siècle, vous avez commencé votre campagne dans un journal totalement numérique, totalement participatif, nous sommes en direct sur Mediapart, mais sur youtube, sur dailymotion, sur facebook et un peu partout sans frontières dans le monde. Et au fond à l'image de cette révolution numérique, c'est aussi une révolution démocratique ».

Il oubliait certes au passage les journaux du XXème siècle également faiseurs de rois, tombés aux mains de huit milliardaires (dont le sien, Le Monde, et en grande partie grâce à lui) dont la contribution fut loin d'être négligeable au triomphe du fossoyeur du programme du CNR. A vrai dire, Mediatarte avait dû se surpasser pour être "compétitif", appliquant de bout en bout la martingale des ingénieurs électoraux : Mediapart live complaisant avec Macron une semaine avant sa déclaration de candidature, élimination de Fillon, soutien à la candidature Hamon et Mélenchon basching (ce qui n'est pas négligeable rapporté aux 600 000 voix ayant manqué au second tour) sur fond de "Sissi, bête immonde aux portes du pouvoir", appel à voter Macron au 2nd tour, désinformation massive sur le risque imminent de la victoire de Marine Le Pen, invitation de Macron 36 heures avant le second tour pour le relève de la garde sur une barricade imaginaire...

La révolution numérique est démocratique

En 1998, dans un rapports de la Table ronde des industriels européens, grand architecte des traités européens, intitulé : « La création d’emplois et la compétitivité par l’innovation », on lisait le portrait d’une économie en pleine ébullition, offrant « un flot incessant de produits et de services toujours plus récents, plus performants ou moins chers qui, constamment, rendent les produits plus anciens, moins performants, voire obsolètes – de même que les emplois qui y sont liés. » L’adaptation à ce processus de « destruction créative » devait se faire à tous les niveaux de la société : chez les gouvernements, les entreprises quelle que soit leur taille et les particuliers, car, « lutter contre la restructuration revient simplement à faire obstacle au changement et à la création d’emplois. »

Auditionné au Sénat en 2016, l'actuel dirigeant de ce lobby confiait : le numérique, c'est la mondialisation, mais il ne faut pas que les gens fassent le lien, sinon on risque des mouvements contre le numérique, comme on en a connu contre la mondialisation...

detriantifa.PNG Le kitsch historique coolesquement numérique des Détricoteuses (ici, Vu sur Médiatarte !, un nouveau concept d'"historiennes", la ""réflexologie anti-fasciste trans-historique", à ne pas confondre avec le pavlovisme moustachu!) / Collections du Laboratoire de Neuneulogie.

L'engagement résolu en faveur de la nouvelle fabrique du consentement (à la destruction du « vieux monde » et à la destruction créative permanente des emplois, c'est à dire à l'obsolescence programmée des vies qui y sont liées, les uberisés étant déconnectables à loisir) du journal « totalement numérique et totalement participatif », tentant de projeter ses hologrammes et ses applis de prêt-à-penser variant avec la mode médiatique (comme les « Détricoteuses » et leur "comparatisme historique" sauvagement neuneu - confusionniste ?) dans tous les champs, est... en marche !

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Et on ne peut s'empêcher de poser la question : de même que les ouvriers ont été délégitimés culturellement au moment même de la désindustrialisation, comme pour tuer son chien on dit qu'il a la rage, l'accusation de "fascisme", de "populisme" et de confusionnisme par Mediatarte et ses compagnons académiques de la Marjolaine (Corcuff et Marlière) d'une part importante de ses lecteurs "insoumis", ou non, ne vise-t-elle pas inconsciemment, les prochaines charrettes de "destruction créative" d'emplois au paradis des start-ups, notamment dans les services publics, sous l'égide du Sabreur qu'ils ont contribué à nous donner ?

C'est en tout cas ce que pourrait suggérer la convergence objective entre le catéchisme de Médiatarte et cette forte pensée du patron de l'ERT, toujours lors de son audition au Sénat : " L'éducation est fondamentale. En effet, si l'on veut essayer d'acclimater cette révolution technologique très forte, les secousses du capitalisme, la crise des classes moyenne, la lutte contre le populisme, l'éducation est un point de passage obligé."

resultats18eme.PNG Résultats moustachus

En attendant, tout en colportant l'idéologie du moment, Caroline De Haas et Médiatarte auront offert, avec une belle "unité", un deuxième tour à Myriam El Khomri que tous deux prétendirent combattre, et appelé à voter pour le principal ennemi du Code du travail...

Et depuis, les lecteurs contestataires qui ne se sont pas désabonnés ont vu la suspension de leurs "droits participatifs"... Au nom de la démocratie ! Qui comme chacun sait est un cercle (de la Raison) où la tenue correcte est exigée. Cerise sur la tarte, l'agent Smith de Mediatarte est un expatrié à Mumbaï (qu'il appelle Bombay), ce qui renforce la probabilité qu'installé dans la Silicon Valley indienne, celui-ci soit un fervent macroniste, bien disposé à mettre en œuvre le programme énoncé devant la pyramide du Louvre: "Rien ne nous arrêtera, même pas l'ironie"...

Bonus

Quand un membre de la rédaction de Médiatarte invente des fascistes...

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Heureusement, Médiatarte est en voie d'être débarrassé de tous ces sans-culottes au profit d'un public rationnel de qualité CSP++ solvable et friand de télé-achat, comme semble en attester ce consommateur idéal, dépourvu de tout symptome d'animalité...

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dimanche 7 mai 2017

"Inédit" moustachu : Mediapart ou comment le combattre ?

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Les contemporains d'un désastre mesurent rarement la proximité du gouffre. Face à l'assurance d'une victoire de Macro III le Petit le 7 mai, Médiapart déchire la gauche. Dès 20h, Edwy Plenel et son équipe, Philippe Corcuff et Philippe Marlière essaieront de faire oublier aux abonnés gogos un mois de travail de propagande éhontée de ce média pour FAIRE CROIRE que le FN était aux portes du pouvoir et faire valoir ses choix, résolument de droite et anti-sociaux, de start-up Mitterrandienne.

Avec les compliments du Concierge

Bonus

Médiatarte, bien sûr !

Dans un article intitulé De la prise d'otages, Frédéric Lordon écrit " Le Monde se met en devoir de lire le Trotsky des années trente pour en faire un usage anachronique sans vergogne, doublé d’un dégoûtant brevet de moralité politique". Le concierge a répondu : Le Monde l’a trouvé chez Plenel. Un mois que ça dure. La presse macroniste est un janus moustachu. Le Monde est discrédité. Pas Mediapart. Car Mediapart, c’est le QVM[1] moustachu qui s’est refait une virginité. Avec ce à quoi le QVM refusait tout droit de cité comme mine de capital symbolique propre à créerr la croyance en Médiapart... Et à dissimuler que Mediapart n’est pas moins moustachu que le QVM de l’époque. Et c’est la même moustache. Et vous l’aviez dit, et tellement bien dit. En temps réel, comme au sujet de la Grèce. Il aura manqué 600 000 voix à Mélenchon. Qui avait fait le choix de draguer le centre du Koursk (le PS). Plutôt que de proposer de renverser la table en promettant un référendum d’activation de l’art. 50. Ce pari était celui qu’il pouvait tenir. 600 000 voix... Quel média a fait la différence ? Pas les médias que vous citez. Mais le QVM numérique moustachu. Déployant sa propagande en faveur d’Hamon. Et aujourd’hui en faveur de Macro. Affichant la mère Maquerelle en pleine Une depuis des semaines. Qui est donc responsable du Triomphe du NéolibéralismeTotal (TNT) ? Pas Vivagel. Médiatarte, bien sûr !

Notes

[1] "Quotidien Vespéral des Marchés", nom donné par PLPL au journal Le Monde sous la direction de Plenel, Colombani et Minc se ruant en acquistions neuneues drogués à la fusion acquisition et au rêve européiste de grand groupe de dimension internationale, ce qui aboutit à la destruction du journal fondé par Beuve-Méry

mardi 2 mai 2017

Le porno transgenre du mercredi

Programme TV du mercredi 3 mai

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Résumé : Macro hésite entre un homme et une femme pour Matignon...

Pressé de dire s'il s'agissait d'un homme ou d'une femme, il a répondu : "Les deux (...) J'ai plusieurs profils en tête, dont un profil masculin et un profil féminin."...

Dernière minute : Attention : modification des programmes dimanche 20h pour la retransmission en direct de la Proclamation de la République Perverse Narcissique de l'UE.

dimanche 30 avril 2017

Toi aussi, avec ta banque, sois "patriote" grâce aux marchés financiers...

Francois Bayrou ou le "patriotisme" de marché... financier !

Cette retranscription a été réalisée sans trucage

François Bayrou, RTL, Le Grand Jury, 30 avril 2017

"Pourquoi croyez vous que M. Tsipras en Grèce ait choisi de renoncer à sortir de l'euro ?.... Je vous signale que M. Varoufakis a annoncé qu'il soutenait M. Macron en disant que c'était parmi les ministres des Fiances assis autour de la table le seul qui ait compris et partagé les préoccupations du peuple grec. Ce n'est pas rien. Donc pourquoi est-ce que Tsipras après avoir gagné les élections sur ce thème “on va dire non à l'Europe” puis gagné un référendum sur ce thème “non à l'Europe”. Trois jours après, trois jours après, M. Tsipras a signé l'accord européen parce qu'il s'est aperçu que la Grèce n'y survivrait pas. Parce que la Grèce comme la France est un pays qui emprunte (...) La Grèce comme la France est un pays qui emprunte et qui ne peut pas vivre s'il a des taux d'intérêt trop élevés... Et chacun des foyers... parce qu'il n'y a pas que l'Etat... chacun des foyers français... aujourd'hui si on veut acheter une maison, construire une maison ou un appartement, ou une voiture, on emprunte à des taux d'intérêt qui sont si bas qu'ils sont parfois à 1,5%, 1,3% pour certaines villes... Si demain les taux d'intérêt explosent, les Français seront plus riches ou moins riches ? Moins riches, moins capables de construire, moins capables d'acheter un appartement, moins capables d'acheter une voiture... On veut les dépouiller... Et ceux qui sont au contraire amis de la patrie avec ce sentiment que la France doit être forte, ceux-là veulent que la France soit dans un ensemble qui sécurise les entrepreneurs, les investisseurs et les Français qui veulent acheter."

(...)

"Moi je connais Angela Merkel depuis très très très longtemps... Depuis bien avant qu'elle ne devienne Chancelière. Et je connais Schaüble depuis très très longtemps. Je le connais depuis avant que l'attentat ne lui coûte son intégrité physique. C'est dire que ce sont des personnalités sur lesquelles j'ai une idée précise. Ils ne ressemblent pas à la caricature que l'ont fair d'eux. Et l'Allemagne ne ressemble pas à la caricature qu'on fait d'elle. Et les problèmes de la France ne viennent pas de l'Allemagne, ils viennent de la France. Ils ne viennent pas de la mondialisation ils ne viennent pas de l'Europe, ils ne viennent pas de l'Allemagne... Ils viennent de chez nous."

Micron (sic) : Pour vos crédits à 1,5%, une seule adresse, M. François Bayrou, Mairie de Pau, conseilleur mais non payeur depuis 40 ans !

vendredi 28 avril 2017

Dupont-Aignan épouse Cécile Duflot en Secondes Noces

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Héritier du fonds de commerce de Philippe De Villiers, Nicolas Dupont-Aignan vient d'obtenir un certain nombre de circonscriptions de la part de “Sissi, Bête Immonde”. Le Musée de l'Europe, qui a le plus grand respect pour les créateurs de Start-Ups avant même que le nom n'existe, félicite le petit Nicolas qui a ainsi réussi à faire prospérer son petit capital. Il peut ainsi espérer rejoindre le cercle restreint des héritiers start-uppers politiques qui ont réussi, l'essai devant cependant être encore transformé, la solvabilité de l'investisseur étant loin d'être établie. Le PRG suit l'affaire avec l'intérêt des grands ancêtres. Cécile Duflot vient de demander sa main.

Le Musée de l'Europe ayant acheté il y a quelques années la cabine téléphonique conservée au Musée des Télécoms dans laquelle ils se réunissent, rappelle à Debout La France, le PRG et EELV, de bien insérer leurs pièces jaunes dans la fente durant toute la durée de leurs réunions. Il ne pourra, sinon, pas être donné suite à votre appel.

Le Concierge (Service Clients)

DB (sic) : On vient d'apprendre que Monsieur Antoine Waechter vient de signifier un référé en contre-façon. Une affaire à suivre !

Et le gagnant est...

Je reviens aux chiffres du 1er tour et les reports prévisibles. On va prendre

une hypothèse très basse pour Macron : 8,7M + 1,8M (25% des 7,2 M de Fillon) + 2,8M (40% des 7M de JLM - hypothèse basse) + 1,4M (60% des 2,3M de Hamon - hypothèse basse) = 14,7M de voix pour le dauphin de Hollande.Une hypothèse élevée pour Le Pen : 7,7M + 2,8M (40% des 7,2 M de Fillon) + 1M (15% des 7M Mélenchon) + 1,3M (80% des voix de Dupont-Aignan) + 0,4M (de Asselineau, Cheminade voire Lassalle) = 13,2M de voix. Cela fait 52,7% Macron  / 47,3% Le Pen. Avec 41% d'abstention (hypothèse très élevée). Voilà en gros c'est l'hypothèse la pire. 

Hypothèse plus haute pour Macron : Macron 8,7M + 2,8M (40% des 7,2 M de Fillon) + 3,5M (50% des 7M de JLM) + 1,9M (80% des 2,3M de Hamon) = 16,9M de voix. Le Pen : 7,7M + 2,5M (35% des 7,2 M de Fillon) + 1M (15% des 7M Mélenchon) + 1,1M (70% des voix de Dupont-Aignan) + 0,3M (de Asselineau, Cheminade voire Lassalle) = 12,5M de voix. Cela fait 57,5% Macron  / 42,5% Le Pen. Avec 38% d'abstention (hypothèse très élevée). 

Prélevé sur Mediapart par Le Concierge... (où il y a quand même des infos en cherchant bien...)

lundi 24 avril 2017

Le triomphe de François Hollande

Coluchepublicite1.png illus. : Coluche commente le placement de produit "Macron" au soir du 1er tour des présidentielles de 2017. Cilquer sur l'image pour voir la vidéo

François Bayrou célébrait sa victoire hier sur France 2. La position qu'il avait rêvé de créer dans le champ politique depuis une quinzaine d'années est enfin occupée par Emmanuel Macron. Ce soutien officieux de Ségolène Royal en 2007 pouvait jubiler : la perspective que le cercle de la raison européiste, ce « bloc bourgeois « pour reprendre les termes des sociologues Bruno Amable et Stephano Palombarini, s'installe durablement au pouvoir avec une majorité bicéphale, à l'allemande, est à portée de main. Le bloc du « Non » de 2005 est plus que jamais divisé, le candidat Mélenchon n'ayant pas cherché à le mobiliser. Espérons que la machine médiatique qu'il a construite, lui permettant de faire le plein des voix auxquelles il pouvait prétendre dans le cadre étriqué de la construction d'une "hégémonie culturelle de gauche" à laquelle une partie du pays est socialement rétive, puisse servir à la constitution de ce "bloc hégémonique". La rhétorique intéressée de « sortie de l'UE » est incarnée au 2ème tour par Marine Le Pen, contribuant à la rendre impossible et à en faire un monopole d'extrême-droite. Le « bloc bourgeois » dans lequel nos sociologues voyaient une illusion, ayant une base sociale très réduite par définition, sera en position hégémonique au 2ème tour en obtenant un plébiscite anti-Le Pen, gracieusement servi y compris par les idiots utiles comme Pierre Laurent.

L’œuvre de François Hollande est accomplie avec l'élection annoncée de son dauphin, sur le berceau duquel se sont penchées les bonnes fées du CAC 40 ayant fait main basse sur la presse au-cours des dernières années à cette fin exclusive - être en capacité de vendre leur marionnette comme un paquet de lessive - à l'américaine. Espérons que de nombreuses fées Carabosse se penchent sur la réincarnation de Lecanuet. Car tel était le but annoncé depuis sa prime jeunesse par pervers Pépère. Superbe opération médiatico-politicienne et ploutocratique menée de main de maître alors que le fossoyeur en chef de la République sociale solidaire et démocratique creusait au fond du trou...

Laissons donc la parole au défunt candidat Coluche pour en exposer le principal rouage, dont la présence de sa réincarnation en Mamlouk a singulièrement manqué lors de la soirée électorale transformée en placement de produit anti-fasciste lavant le néolibéralisme plus blanc que blanc, sous le nom de « Révolution »

Le Concierge

mardi 7 février 2017

François Fillon partisan du salaire à vie !!!

François Fillon vient de faire une énorme avancée pour la socialisation totale des profits, exigée par le Réseau salariat, en justifiant la rémunération de sa femme Pénélope sur la base de sa qualification Et de l'utilité de son travail choisi.

Il ne reste plus sur la base de cette expérience intime du salariat qu'à poser le principe de sa généralisation pour être élu. Car dès lors : Tout sera pardonné et même Mélenchon pourra aller se rhabiller !

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mercredi 7 décembre 2016

Breaking the news : candidature de Manuel Valls

vallsAntony.PNG Cliquer sur l'image pour revivre sa déclaration de candidature

vendredi 28 octobre 2016

Dans les coulisses des négociations du Ceta où un Italien des Pouilles écarquille les yeux comme des soucoupes devant le spectacle politique qui se joue devant lui.

Cet article paru dans l'écho prouve au moins une chose : La Belgique existe ! Et elle existe suffisamment pour que nombre de ses politiciens fassent de la politique politicienne belge le cœur de leur activité. Cela doit vouloir dire que leur objectif n'est pas de vivre à New-York ou Singapour (ni même Londres ou Berlin!).L'égaré des Pouilles "le plus aguerri des négociateurs" n'est pas dans ce cas. Dame, la définition de "l'international", c'est juste un type qui fait chier la terre entière en se vendant au plus offrant... susceptible de faire bombarder sa terre d'origine armé jusqu'aux dents depuis une enclave cosmopolite réunissant un ramassis d'aigris au service du premier impérialisme qui passe par-là : cela s'appelle la mondialisation.

"Mais, en fait, vous discutez avec votre opposition, là? On retrouve toujours les mêmes personnes et interlocuteurs partout dans votre pays?" s'étonne le pied-tendre. Manque une répartie : "Ben oui Du Con, on habite ici nous, l'UE ça rapporte des tunes, mais sinon on s'en branle. Elle peut bien disparaître, depuis 1830 on a une petite rente car c'est nous qui accordons le concert des Nations neuneues qui se croient seules au monde, peut bien arriver n'importe quoi, le cabinet de conseil belge ne fermera pas pour autant ! Alors évidemment, on a quelques neuneux comme Van Rompuy à qui ça permet de se croire chefs d’État... Mais ceci n'est pas un Président, comme dirait Magritte..."

Ceci pour dire qu'il ne faut pas non plus trop compter sur un champ politique national largement autonome de la demande sociale pour "entendre" les râles et les plaintes d'une population en voie d'immolation. Tout au plus, les protestations de la "société civile" fournissent-elles des "éléments de langage" à une nouvelle génération de politiques tout aussi rouée que la précédente, et entièrement concentrée sur la conquête et la préservation du pouvoir. Il n'y a pas de "débouché politique", ou plutôt, comme toute l'expérience des mouvements sociaux le démontre, toute stratégie du "débouché politique" se fait au détriment des luttes, transformées en capital symbolique pur générant la croyance, seule la musique circulant à défaut des paroles, que tout sophiste peut donc fredonner... Dans une telle conjoncture, il faut renverser la table. Par un acte de souveraineté populaire. Qui ne peut être que la sortie des traités européens. Car tout "processus constituant" est un leurre dès lors que la Constitution, ce sont les traités européens...

Le Concierge (très laborieusement réécrit plusieurs fois, avec mes excuses...)

Ils sont venus, ils sont tous là. Ce mercredi matin, sur le coup des 10h30, c’est à l’Université libre de Bruxelles que cela se passe. Le grand auditoire de l’Alma Mater est d’ailleurs trop exigu pour contenir tout ce beau monde. Ils sont venus assister au départ du ministre d’État Roger Lallemand. Il y a là, entre autres, le Premier ministre Charles Michel, assis aux côtés du président de la Chambre Siegfried Bracke. Didier Reynders et Paul Magnette sont là, également. Un rang plus loin encore, assis côte à côte, les deux ex-Premiers ministres Elio Di Rupo et Guy Verhofstadt. Ce dernier se fend d’ailleurs d’un fort joli discours où il fait notamment l’éloge du vin italien. "Une parenthèse dans ces négociations de brutes", décrit un participant, la larme à l’œil.

Ah, vous avez dit "négociations"? Reprenons avec ordre et méthode – là où nous avions laissé Paul "Wallonix" Magnette et son "non" au traité entre le Canada et l’Europe.

Mauro Petriccione dans le chaudron belge

Dans la salle du Palais d’Egmont, le mardi soir, une flopée d’éminences ont été réunies autour du ministre des Affaires étrangères Didier Reynders. Magnette, Demotte, Vervoort, côté socialiste. Prévot, Greoli, Fremault, coté centriste. Ajoutez, pour la forme, le ministre-président flamand Geert Bourgeois. "Ça nous a quand même fait doucement rire, dit un ministre. Bourgeois n’arrêtait pas de s’inquiéter pour les dommages causés à l’image de la Belgique." De la part d’un nationaliste flamand, en effet, c’est cadeau. Bref, parmi cet aréopage de belgo-belges, il y en a un qui écarquille les yeux. Comme des soucoupes. Il s’appelle Mauro Petriccione. Cet Italien, originaire des Pouilles, est le négociateur en chef de la Commission européenne sur le Ceta. Il a déjà à son actif d’avoir bouclé un traité similaire avec le Vietnam, bref, il n’en est pas à son coup d’essai. "C’est un as", résume un diplomate. Voilà pourtant Mauro Petriccione dans le chaudron belge et même pour le plus aguerri des négociateurs, lui qu’on décrit comme habituellement "d’un calme olympien", cela peut avoir des effets secondaires. Ainsi l’entend-on glisser à Didier Reynders: "Mais, en fait, vous discutez avec votre opposition, là? On retrouve toujours les mêmes personnes et interlocuteurs partout dans votre pays?" Bienvenue en Belgique.

Didier Reynders, donc. Lui aussi commence à sentir le vent du boulet: un "non" définitif des Wallons, ce serait un trou dans sa cape de ministre des Affaires étrangères – incapable de forger le compromis. Du coup, il veut des textes. Sur tous les tons, il demande et redemande des textes avec les positions des entités fédérées, entre autres sur l’agriculture. Et il veut les envoyer à l’Europe, histoire de montrer que l’affaire progresse.

"À un moment, on va arrêter avec les multinationales qui mangent les enfants et les agriculteurs qui vont mourir dans les champs: il faut avancer."

"Bon, je vous préviens, moi, si je n’ai pas de périmètre de négociation défini ni de textes, ça ne va pas aller, je ne vais pas me lancer dans un truc de kamikaze", siffle Reynders tandis qu’à ses côtés son ambassadeur hoche la tête. Et, par sms, il débriefe le Premier ministre. Et certains participants assurent l’avoir entendu dire: "à un moment, on va arrêter avec les multinationales qui mangent les enfants et les agriculteurs qui vont mourir dans les champs: il faut avancer."

Paul Magnette, lui, ne dit pas grand-chose. Sans doute est-ce l’air d’Egmont. "C’est comme s’il avait buggé lors de cette réunion", décrit un de ses collègues. Alors Demotte, mais surtout Maxime Prévot prennent le relais du ministre-président. Le Namurois met six points à trancher sur la table. Dont l’agriculture. "Sur l’agriculture, j’ai attrapé leur mollet, j’ai été hargneux et je n’ai rien lâché", se félicitera d’ailleurs Prévot, plus tard, devant quelques collaborateurs.

Mauro Petriccionne décode, analyse et explique, pour la énième fois, les tenants et aboutissants du Ceta. Reynders: "Moi, je peux attendre toute la nuit", insiste-t-il. Puis, il suggère une réunion le lendemain matin. Ce qui a lieu après, on l’a vu, l’interlude des obsèques de Roger Lallemand à l’ULB.

Les fameux textes wallons manquants sont maintenant arrivés. "Reynders a fatigué le poisson, il n’y avait plus qu’à le ferrer", rapporte un de ses collègues.

Le chien de garde cdH

À la résidence du Premier ministre, les réunions du comité de concertation s’enchaînent. Magnette sait qu’il flirte avec les lignes constitutionnelles. Les Wallons ont mis des textes sur la table, le Fédéral et la Commission qui veulent accélérer les choses ne bronchent pas. Et le tout doit être expédié au Conseil européen. "C’est quand même limite", admet-il devant Charles Michel. "On va se parler franchement, reprend alors le socialiste devant plusieurs participants. On veut un accord, nous, ici, nous ne sommes pas pour le ‘non’ et notre but n’est pas d’exploser le Ceta." À partir de là, les socialistes, en séance, n’émettront plus que des remarques mineures sur l’objet négocié.

Mais il y a le cdH. Prévot, on l’a dit, joue les chiens de garde (agricole). Et il veut des "garanties juridiques". Il le répète une fois, deux fois. Il veut pouvoir consulter la firme d’avocats engagée par le cdH pour l’épauler dans le dossier. La séance du comité de concertation est suspendue.

"Bon, maintenant, je vais aller expliquer à mon parti que ce mauvais Ceta est devenu un bon Ceta."

"On a vite compris que le cabinet qu’il voulait consulter c’était la firme Lutgen, Lutgen & Lutgen, célèbre cabinet ayant son siège à Bastogne", ricane une source fédérale. Effectivement, direction les bureaux de partis pour le cdH et le PS. Il s’agit de faire avaliser l’atterrissage définitif. Avant de quitter le Lambermont, Paul Magnette lâche: "Bon, maintenant, je vais aller expliquer à mon parti pourquoi ce mauvais Ceta est devenu un bon Ceta." Amen: le Ceta est sauvé, le PS de Magnette va s’engager pour le "oui".

Mais il y a le cdH. "Cela fait dix jours que Paul veut atterrir envers et contre tout", grince un centriste wallon de (tout) premier plan mais n’occupant pas un poste ministériel pour autant. Suivez mon regard.

Benoît Lutgen, lui, c’est son combat, le Ceta. Plusieurs semaines qu’il a pris le dossier à bras-le-corps, alors il ne va pas lâcher la poule aux œufs d’or, celle qui redore le blason centriste de la résistance, en si bon chemin. Le voilà donc, ce mercredi soir, rue des Deux Églises au siège de son parti, assis et faisant face à ses mandataires. À ses côtés, le ministre Maxime Prévot. Lutgen n’est pas spécialement pour l’accord, il brosse un contexte général assez noir, et laisse la parole à son ministre. Prévot – "héroïquement", note un participant – décrit les avancées obtenues et le gibier que les centristes ramènent de la négociation dans leur besace. Et c’est la curée.

Plusieurs parlementaires soupirent – au premier rang desquels des "Lutgen boys". Il y a là entre autres Dimitri Fourny. "Qu’on débranche la prise de ce truc!" siffle-t-il. François Desquesne, un autre député wallon, embraye: "Pour l’agriculture, c’est quand même pas terrible ce qu’on a obtenu." Jusqu’à André Antoine. "Bof", soupire le président du Parlement wallon. Même René Collin y va de son refrain: "Ce qui ne va pas, c’est qu’on ne touche pas au Traité." Notez encore: l’absence de l’ex-présidente Joëlle Milquet. Bref, l’affaire, à la rue des Deux Églises, est mal emmanchée. Ou plutôt: emmanchée vers le "non".

À quelques quartiers de là, au boulevard de l’Empereur, le siège du Parti socialiste, la trame de la pièce est la même. Le président Di Rupo trouve qu’il est trop tôt pour atterrir. Mais Magnette prône le oui. Il est important que les deux partis s’alignent – imaginez le PS à la remorque du cdH sur ce dossier sensible à gauche, ça ferait tache. "On allait quand même pas se fâcher pour le Canada", ricane un député socialiste. Benoît Lutgen et Elio Di Rupo décrochent leur téléphone et la ligne chauffe entre les deux partis. Et on accorde les violons.

Eurêka! On va temporiser et gagner encore un peu de temps. Alors, on demande "des garanties juridiques". C’est pratique, ça permet de se libérer de la pression durant quelques heures. "On doit être certain que tout ce qu’on a obtenu tienne bien la route juridiquement", expose Benoît Lutgen en guise de conclusion devant son bureau politique.

Retour au Lambermont pour un comité de concertation. L’ambiance est lourde. Surtout quand les libéraux Michel et Reynders apprennent que Benoît Lutgen doit s’exprimer dès le lendemain matin à la radio.

"On va quand même éviter de jouer avec les pieds de tout le monde", se fâche Charles Michel, après avoir fait sortir tous les collaborateurs de la salle de réunion. Didier Reynders embraye: "Un peu de correction n’a jamais tué personne." À l’arrachée, le cdH Maxime Prévot consent à une réunion le jeudi matin. Rideau sur une longue journée. Et les avocats du cdH planchent, et Maxime Prévot revient avec quelques amendements, pour la forme, le jeudi en séance. Et c’est le feu vert définitif. Chacun doit vendre sa version. Et commence la bataille de "celui qui fera pipi le plus loin", selon les mots, lucides, d’une excellence ministérielle.

Martin Buxant, L'Echo, via Jean-Claude Du Cru

samedi 27 août 2016

Les cons ça ose tout, c'est à ça qu'on les reconnaît !

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Encore un record battu par la France !

Chômage en France : record battu.

Chiffres de juillet 2016 : catégorie A, B, C, D, E :

6 513 900 inscrits à Pôle Emploi : record historique battu.

Variation sur un mois : + 0,2 %

Variation sur un an : + 1,5 %

Source :dares.travail-emploi.gouv.fr

via BA

jeudi 25 août 2016

Sports nautiques : édition 2016 de l'ex nioulargue

Plus de quatre mille équipiers fourbissaient leurs armes pour être, dès le 24 septembre, au 13ème rendez-vous des Voiles de Saint Tropez à bord de trois cents des plus beaux voiliers futuristes ou des plus élégants yachts classiques de la planète.

La Société Nautique de Saint-Tropez, qui préside à l'organisation souhaitait mettre à l'honneur l'esprit de l'évènement à l'occasion du trentième anniversaire de la régate d'origine de la Nioulargue

Par décision du président du conseil de la Région PACA, confirmée par le président du conseil départemental du Var, pour des raisons d'équité et de non stigmatisation d'une seule partie de la population, l'affichage de toute tenue voilée dans l'espace public est suspendu jusqu'à nouvel avis.

Goélettes, frégates et autres coques et carènes sous voiles seront passible d'une amende.

L'édition 2016 des voiles de St Tropez est annulée et remplacé par une parade des Yachts des milliardaires de la côte.

Le maire de Fréjus salue les progrès de ses idées dans la région.

Seuls mats, coques et accastillage porteur d'aucun signe extérieur de prosélytisme seront tolérés.

La nouvelle a semé la consternation sur les pontons. Immédiatement nombre de véliplanchistes et sky-surfers ont décidé de migrer vers la coté atlantique. Les propriétaires des grosses unités s'interrogent, la Corse ne leur paraissant pas dans l'immédiat être une alternative crédible.

"l'information ne doit pas être juste mais sensationnelle "

(E Amaury fondateur du Parisien Libéré)

Canaille Lerouge

mercredi 24 août 2016

Breaking the news : candidature de Nicolas Sarkozy

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Cliquer sur l'image pour voir la conférence de presse du 6 février 2012

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Cliquer sur l'image pour voir Mireille Mathieu (à droite sur l'image) à la Concorde

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1000 colombes en libye...

Breaking the news : candidature de Cécile Duflot

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Cliquer sur l'image pour revivre en direct la déclaration de candidature de Cécile Duflot

"Je suis née écologiste, parce que mes parents m’ont transmis l’amour de la nature"

"Je défends l’idée d’une France 100% renouvelable qui sorte enfin de l’hiver nucléaire"

"Une réorientation de la politique européenne aux côtés de Yanis Varoufakis"

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"J’ai adoré mon ancien métier, dans la construction d’immeubles, j’aimais l’odeur du ciment frais, me balader sur des chantiers…"

Le Concierge (avec Sylvie Haller)