Musée de l'Europe et de l'Afrique

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lundi 5 mars 2018

Un persécuteur de Tariq Ramadan intoxique Le Point qui intoxique tout le monde

IanHamel.png

degradation-d-alfred-dreyfus_4925731.jpg Le Point retire ses diplômes à Tariq ramadan (détail)

Communiqué du Musée de l'Europe

Le Point.fr a publié ce jour, le 5 mars 2018 à 13:22 un article de Ian Hamel, présenté comme sa "correspondante (sic) à Genève", intitulé :

''Tariq Ramadan aurait usurpé ses titres universitaires''

Article immédiatement repris par Valeurs Actuelles à 14:45

Ian Hamel s'il pige bien pour Le Point et d'autres journaux suisses est surtout un vieil ennemi de Tariq Ramadan. Il lui a consacré un livre à charge : La Vérité sur Tariq Ramadan, sa famille, ses réseaux, sa stratégie (Favre, 2007), cautionné par une préface de Vincent Geisser, dont l'intéressé a dit tout le mal qu'il en pensait à sa parution.

Ian Hamel s'est acharné sur Ramadan après sa mise sous écrou, par un papier d'une rare subtilité (ordurière) publié dans Mondafrique sous le titre Le prophète Tariq Ramadan rêve de « mourir pour l’islam. Qu'on en juge.

Extrait :

Un martyr vénéré

Bref, les deux seules plaintes pour viol déposées contre lui, qui présentent certaines failles, pourraient ne pas convaincre à elles seules une cour d’assises. Les enquêteurs qui ont recueilli beaucoup d’autres confidences de nombreuses victimes font le forcing pour obtenir d’autres plaintes. Ils ne sous estiment pas Tariq Ramadan, redoutable dialecticien, excellent orateur, et comédien hors pair. capable de sangloter en évoquant son respect des femmes, son amour pour son prochain, « qu’il soit juif ou chrétien ». Tant pis s’il n’hésitait pas à uriner sur ses victimes, et qu’il souhaitait « leur chier dans la bouche ». La police et la justice, persuadée de tenir un « monstre », plus dangereux encore pour ses théories religieuses intolérantes que pour ses histoires sentimentales,

« Contrairement à ce que l’on croit, Tariq Ramadan n’est pas malheureux dans sa prison. Il se vit en martyr. Un martyr qui sera vénéré pendant des siècles par les musulmans », assure l’un de ses anciens adeptes, catastrophé à l’idée que le faux islamologue puisse un jour retomber sur ses pieds.

Des faits inventés par Ian Hamel à des fins de diffamation et diffusés massivement par le Point

Quoi qu'il en soit, l'article, qui est donc désormais un article du Point affirme que Tariq Ramadan a usurpé le titre de Professeur à l'Université de Fribourg:

En novembre 2003, lors de l'émission 100 minutes pour convaincre, c'est le clash entre Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, et Tariq Ramadan (...) Au début de l'émission, pour le présenter, Olivier Mazerolle déclare : « Vous enseignez l'islam à Genève et la philosophie à Fribourg. » Or, ce n'est pas le cas, il enseigne le français dans le collège de Saussure à Genève.

Mais ce n'est pas Tariq Ramadan qui le disait (en 2003 !) mais bien Mazerolle (comme on le sait les journalistes sont connus pour leur sens de la précision...)

Ce qui n'empêche pas "la rédaction de mondafrique" de triompher le 1er mars 2018 :

Hamel1mars.png

Alors que Mondafrique n'avait rien révélé d'autre que les propos de Mazerolle.

Plus grave ! Et ça devient presque une preuve de satanisme pour Hamel :

Malgré la controverse, Tariq Ramadan tient à son moratoire. Dans la page « Débats » du Monde, il publie le 31 mars 2005 un long texte intitulé « Pour un moratoire sur l'application de la charia dans le monde musulman », et signe : professeur de philosophie et d'islamologie à l'université de Fribourg (Suisse).Or, à cette époque, il ne l'est pas. Le 26 février 2018, le député Xavier Ganioz, vice-président du Parti socialiste fribourgeois, a demandé à l'université de Fribourg de s'expliquer sur les conditions d'arrivée de l'islamologue dans l'institution.'

Les archives du Monde et ce texte étant accessibles en ligne, on constatera que:

1) Le texte est ainsi présenté : "Par Tariq Ramadan"

RamadanLemonde1.png

2) Il est seulement précisé, et par Le Monde', en bas du texte : "Tariq Ramadan est professeur d'islamologie". Donc Ian Hamel a juste menti, comme c'est à la mode dans ce dossier...`

RamadanLemonde2.png

3) Il ne s'agit en fait pas d'une tribune écrite pour Le Monde. Il s'agit d'un montage du journal à partir d'un appel publié sur le site de Tariq Ramadan auquel le lecteur est renvoyé : "Le texte complet de cet appel est disponible sur le site internet de Tariq Ramadan". Le titre lui-même a été choisi par Le Monde, et n'est pas celui de l'Appel qui s'intitule : Appel international à un moratoire sur les châtiments corporels, la lapidation et la peine de mort dans le monde musulman. Et le texte d'origine est signé "A Genève, le 18 mars 2005, Tariq Ramadan"

AppelRamadan.png

4) C'est suite à une nouvelle publication par Ian Hamel de cette allégation (en fait ça dure depuis 2007 malgré toutes les preuves du contraire) que le Député a fait la demande le 26/02/2018. L'Université a donc répondu... la même chose qu'en 2003, où le coup avait déjà été tenté par des ennemis de Ramadan ! Le Député lui-même passe donc pour un imbécile grâce à M Hamel...

A l'heure où nous écrivons, bien entendu cette désinformation par un professionnel de la manipulation diffusée par le Point (qui doit en tirer toutes les conclusions en s'en séparant séance tenante) fait l'objet de multiples reprises.

RamadanTwitter.png

Et le mal est fait une fois de plus.

Qui prendra soin de vérifier des calomnies, toutes convergentes, déversées quotidiennement par des professionnels de la désinformation et relayées par les réseaux sociaux ? Peut-on faire confiance aux enquêteurs, qui ont les ouvrages de Ian Hamel et de sa consoeur en désinformation massive, Caroline Fourest, sur leurs tables de chevet ?

La lutte contre l'obscurantisme et les prédicateurs médiatiques de l'Inquisition Politique sera difficile, mais nous la gagnerons.

Car elle est celle de tous ceux qui veulent vivre libres dans ce pays.

Le Concierge

Bonus 1

hamel5joursavant.png

Pour en finir définitivement avec la "correspondante du Point", il faut et il suffit de confronter ces deux citations :

1) « Contrairement à ce que l’on croit, Tariq Ramadan n’est pas malheureux dans sa prison. Il se vit en martyr. Un martyr qui sera vénéré pendant des siècles par les musulmans », assure l’un de ses anciens adeptes (voir plus haut)

2) « Loin de s’enfermer des heures dans des bibliothèques universitaires, il passait le plus clair de son temps en bonne compagnie. Toutes le décrivaient comme se moquant de l’islam en privé. » Issu d'un article digne de l'extrême-droite : Un livre explosif sur les tartufferies de Tariq Ramadan

Mais ces deux citations sont du même auteur, le "correspondant du Point", Ian Hamel...

Or d'un point de vue logique, elles sont incompatibles.

Car soit Tariq Ramadan est un Tartuffe "se moquant de l’islam en privé" ; soit « Contrairement à ce que l’on croit, Tariq Ramadan n’est pas malheureux dans sa prison. Il se vit en martyr. Un martyr qui sera vénéré pendant des siècles par les musulmans »

C'est soit l'UN, soit l'AUTRE.

PAS les deux.

CQFD.

Le Concierge

Bonus 2 : "Ian Hamel via Le Point est l'un des principaux propagantiste de fake news sur Tariq Ramadan"

Lire la suite...

vendredi 2 mars 2018

Les Hauteurs béantes du féminisme moustachu

1789dugenre.png "Les usages journalistiques de l'Histoire "(Collections du Laboratoire de Neuneulogie du Collège d'Argein)

L'heureusement peu connu Antoine Perraud, vigie "anti-fa" moustachue à Médiatarte (et grand censeur d'abonnés non-moustachus devant l'Eternel) atteint les hauteurs les plus béantes en (se) signant (d') un "Pour Caroline De Haas".

Précisons que les attaques contre-icelle au sujet de l'UNEF nous semblent un peu téléphonées, punie, semble-t-il, de s'en être prise à deux membres du gouvernement (en mode "chien fou"). Dans la République Macroniste, inaugurée par une chasse à l'homme, un homme pour lequel nous n'avons guère de respect, certes (François Fillon) - mais les curées médiatiques des curés médiatiques relayant tous les coups tordus nous paraissent bien plus dangereuses et ignobles - tous les coups sont désormais permis, et cela tant que ls cerveaux ne se seront pas déconnectés de la presse et des réseaux dits "sociaux" (on ne saurait en effet, en pratique, faire plus anti-social par la dématérialisation des relations humaines les plus fondamentales[1].

De là à plaindre l'intéressée (qui a des produits à vendre sur internet), utilisant les mêmes armes médiatiques pour lancer des fatwas et des appels à qui mieux mieux (complaisamment powered par Médiatarte) avec de plus petits moyens - abandonnant régulièrement ses Fidèles en rase campagne, qui plus est - , ce serait oublier que "le problème, c'est le média" et la fabrication d'"intellectuels" médiatiques par des médias se prenant pour des démiurges (en fait des apprentis-sorciers de la pire engeance) comme Médiatarte...

hauteursbeantes.jpg

L'insondable bêtise du Sieur Perraud éclate majestueusement dès les premières lignes de son ex-voto (qu'il se rassure l'impétrante sera ressuscitée, Médiatarte en a les moyens, et c'est d'ailleurs dans ses colonnes qu'elle annonce sa mort, ce qui est une drôle de façon de se taire!) :

En ce monde où un clou chasse l'autre, où les disparus au champ d'honneur informatique sont légions comme il y a cent ans sur le front de la Grande Guerre, je voudrais revenir à ces jeux du cirque postmodernes, qui se déroulent dans les arènes des réseaux sociaux. Une foule féroce, inhumaine à force d'être furieusement humaine, a baissé le pouce, signant l'arrêt de mort virtuelle de Caroline de Haas, qui fit donc le même geste, acceptant ainsi sa défaite : « J'arrête. »

A l'époque où Médiatarte faisait campagne pour Macron (en commençant par se jeter inaugurant de nouveau "un temps de chien" sur Fillon), le même Perraud (qui nous apparaît donc pour la deuxième fois en Sainte Vierge Pi(l)eusement Numérique - SVPN - en grand spécialiste des deux guerre mondiales devant l'Eternel Moustachu !) invoquait "le speeeeectre des Années 30" essayant de faire croire aux gogos que le FN était aux portes du pouvoir, sans que les "Détricoteuses" n'y trouvent la moindre "manipulation de l'histoire" !!! Et si disparus il y eût, ce furent bien les critiques offusqués des grosses ficelles de la propagande moustachue (avec en seconds couteaux Philippe Corcuff et Philippe Marlière). Dont le Concierge de ce Musée d'Archéologie préventive (une prévention qui n'a plus lieu d'être car nous y sommes, en plein dans les "temps obscurs" dont Bourdieu nous avait prédit le retour ce que la médiacratie tente de dissimuler en faisant diversion par des bulles médiatiques, métaphoriquement tant au sens papal que financier), définitivement banni pour s'être moqué des selfies moustachus sur barricade anti-fasciste imaginaire (et en tous cas anachronique, car ce qui ressemble à un fascisme moderne est ailleurs).

LHOOQ.jpg

Comme ce blog a résolument décidé de prendre la défense de Tariq Ramadan, face au déluge de racisme soulevé par les médias (sans que Médiatarte s'en offusque ni même s'en aperçoive, plus occupé à couvrir le lâche repli en rase campagne d'Edwy Plenel, après sans doute une évaluation des coûts et profits, et surtout le constat qu'assis à côté de Tariq Ramadan, il avait peu de chances de capter une clientèle "musulmane" au service du "vote utile" Hamon-Macron...), nous voudrions rappeler à M. Perraud : QUI est "bouclé", car les mots ont un sens, suite à la tempête de tweets algorythmable depuis la Silicon Valley, "Balance ton porc" (tant "participative" que propagandiste car "dans le cochon tout est bon"), ce qui mériterait d'y regarder de plus près, plutôt que de désinformer avec les loups en participant à un climat raciste dans un article digne du Nouveau Détective, racisme qu'un sociologue Roubaisien appela si justement "acceptable" et que nous devons désormais appeler "accepté", racisme que Plenel "ne saurait voir."

En effet :

La question du genre est donc une prison des peuples. Et plus précisément des femmes. Et cette prison, Caroline de Haas vient d'être obligée, pour avoir voulu en sortir, de la regagner. Le verbe regagner n'implique pas ici une victoire mais une défaite. La langue, avec son étymologie machiste, s'est refermée sur Caroline de Haas, comme pour la boucler à double tour.

"Prison de peuples"... Et on lira plus bas "despotisme" ! De quoi vider les mots de tout sens...

Nous en connaissons pourtant un autre, bouclé à "double tour" et certainement pour qu'il la boucle, et dans autre chose que "la langue", où croupit la nouvelle Rosa Luxemburg qu'Antoine Perraud adopte comme prisonnière politique, tel le destructeur du langage qu'il est, portant l'attention des lecteurs sur les diversions les plus futiles, comme la presse se le doit, sinon elle ne serait pas la presse.

Et finalement, en plus de tout ce qui a été rappelé, le féminisme moustachu à la Perraud n'y est pas pour rien.

On avait eu la revendication de l'inversion de la charge de la preuve, et donc le renoncement aux principes généraux du droit, de la part d' "intellectuelles féministes anti-racistes".

On a maintenant la revendication du renoncement (kitchissime) à la liberté d'expression.

Ma défense de la liberté d'expression n'était qu'un leurre rhétorique, pervers voire manipulateur : je déniais aux combattantes le droit de s'émanciper, ravalant leur lutte à un désir d'asservissement normatif. C'était bien avant #balancetonporc, qui, heureusement, ne m'a donc pas trouvé dans le camp des obscurantistes fossilisés. Ceux – voire celles – qui se focalisèrent sur le doigt (c'est moche de dénoncer), au lieu d'enfin considérer la lune : terrasser le despotisme et à l'asservissement dont trop de femmes sont victimes de la part de trop d'hommes en ce monde.

Manifestement, on peut être dans le camp des obscurantistes non "fossilisés" comme Antoine Perraud. Celui de cette "journaille" que dénonçait Karl Kraus, toujours renouvelée.

Si "speeeeeectre des années 30", il y a, c'est surtout par le parallèle avec le déchainement de la "journaille" (en rut ?), détruisant le langage et la Raison, minute après minute, comme on dit sur Twitter.

Et puisque Antoine Perraud nous parle de "clou", rappelons à quoi ressemblent les problèmes pour qui ne dispose que d'un marteau (féministe moustachu)...

Qui a parlé du Devoir d'intelligence ?

Paix aux Hommes de bonne volonté.

Le Concierge

Notes

[1] Ajout du 4/3/2018 : Rappelons que recevant le futur Macro III le Petit à l'avannt-veille de son sacre - Jupitérien - Edwy Plenel lui servit sa "Révolution" sur un plateau : « Vous aviez commencé un petit-peu votre campagne à Médiapart (...) et d'ailleurs une semaine après, ça vous a musclé, vous avez décidé d'annoncer officiellement votre candidature (...) Au fond c'est une campagne du XXIème siècle, vous avez commencé votre campagne dans un journal totalement numérique, totalement participatif, nous sommes en direct sur Mediapart, mais sur youtube, sur dailymotion, sur facebook et un peu partout sans frontières dans le monde. Et au fond à l'image de cette révolution numérique, c'est aussi une révolution démocratique ». ¨Pour ses voeux 2018, sa créature numérique, et très nationalistiquement pourvue d'un traitement à vie d'agrégée - ce qui permet une rebellitude sans inquiétude - Laurence De Cock (La Ségolène Royale de l'Education Nationale qui ne saurait l'être !) en remit une couche : "Bonne année 2018, mondiale, globale et connectée !"

mercredi 28 février 2018

Croquettes hallal ?

Nonobstant les scoops qui se succèdent sur le contenu du dossier - on se demande qui les lance et ce qu'il en est, mais dans une République Macroniste, donc Bananière au carré, tout est possible, et cela a au moins l'avantage de transformer le ridicule en produit d'exportation (dont le monde entier est incontestablement friand !) - le mainstream est clairement croquignolesque...

ramadanrisquedeviol.PNG Le Figaro, 27/01/2018

Un Arabe assigné à résidence avec un bracelet électronique est certainement capable de violer un chat errant qui passe par là, sans doute en l'attirant avec des croquettes halal, non ?

A ce stade, désormais, nous avons un Procureur neuneu anti-⁠terroriste

A faire tomber (car déjà responsable du fiasco de l'Affaire Coupat, on n'oserait l'envoyer comme Juge de Paix à St Girons, il serait bien incapable d'assurer la fonction, qui n'est pas si facile : elle nécessite de comprendre quelque chose à quelque chose.)

Une Ministre de la "Justice".

Quelques experts véreux d'Ambassade du "Monde Arabe" (sic.)

Un Président de la République, vendu comme un barril de lessive ("anti-fasciste" selon Médiatarte et ses Laurence De Cock girls and boys, historiens-politologues-auto-proclamé-ees muni-e-s essentiellement d'une disquette académique vieille de 50 ans qu'on n'ose même plus produire à Sciences-Po, mais qui font se pâmer les sophistes-médiacratiques in et off !!![1]

Sans compter quelques trotskystes Tsipriotes de comptoir (parfois les mêmes, attendant leur heure, le plus tard sera le mieux !...)

A faire tomber.

Et oui, car le monde entier se fout de notre gueule depuis l'élection (moustacho-complotiste-anti-fasciste) de Macron.

Et que donc la place de la France dans le monde en dépend.

Dépend (pour ce qui est possible) de LA LIBÉRATION IMMÉDIATE DU PROFESSEUR TARIK RAMADAN.

Et oui ! On ne va pas continuer éternellement à passer pour des cons et des veaux jusqu'à Djakarta !

Si ?

Le Concierge

marieemiseanu.jpg

Notes

[1] Nous voulons dire par là que les "médias indépendants" n'ont pas tardé à saturer l'espace public de présentateurs/experts qui n'ont rien à envier à ceux des médias mainstream. Et avec le même résultat : imposer un agenda quotidien de "problèmes de société" ni faits ni à faire, "faisant diversion", en visant le buzz (il est remarquable de noter que les deux sous remis dans la polémique "Charles Martel" dont plus personne n'avait entendu depuis un laps de temps appréciable l'aient été par des historiennes de télévision "de goche" Ouaf, ouaf !!!). Et que la cohorte de nouvelles speakerines peut ad nauseam ressasser la colonisation, mais en s'avérant incapable de reconnaître et de dénoncer une colonisation contemporaine se déroulant en notre nom et sous nos yeux (on veut bien évidemment parler de la Grèce). De même de l'anti-racisme : un anti-racisme qui est incapable de reconnaître les motivations et les conséquences racistes de l'incarcération de M. Tariq Ramadan... Ce qui dans les deux cas permet aux crimes d'être commis, en attirant l'attention sur d'autres choses insignifiantes, très souvent anachroniques, et médiatiquement pré-construites, en mode "club Dorothée", tout en prenant la pose sur diverses causes susceptibles d'alimenter un porte-feuille de capital médiatique. Et dans le cas qui nous occupe ici, l'assourdissant silence "de goche" ne fait qu'enfoncer un clou de plus dans le cercueil d'icelle, mise à nus par ses sophistes, ses croque-morts mêmes, omniprésents sur les étranges lucarnes. Ainsi soit-il ?

vendredi 23 février 2018

La bulle de Philaminte

Garnierascension.png L'ascencion de J-P.G. au Panthéon Burloniste - par Zurbaranov

Le milieu assez fermé (mais très actif) des rebelles de comptoir est sous le choc de l'ex-communication doublée d'une menace de châtiment corporel que Philaminte De Cock vient d'adresser à frère Jean-Pierre. En cause : les prêches schismatiques de ce dernier, dont Mère De Cock, alertée par ses zélotes les plus attentifs, a pris connaissance avec un effroi doublé d'indignation. La virulence des oraisons funèbres du François d'Assise des fratelli de la secte marxiste-burloniste, prononcées à l'encontre de la secte anarchoïde, ne laissait pas le choix à la chanoinesse des Mediatartes moustachus, principal organe de propagation de la Foi anarchoïde (chapelle trotsko-neuneudeboutiste).

Elle n'a donc laissé à personne le soin de trousser et d'adresser à l’impie une bulle électronique rédigée en ces termes dépourvus de clémence comme d'ambiguïté :

LDCgarnnir1.PNG

Lire la suite de ce texte sur le site de la Librairie Tropiques

Lire le Bonus ! du Concierge ci-dessous...

LDCPlainte.png Scoop !L'accusatrice était en fait une Pharisienne moustachue !

Lire la suite...

mercredi 21 février 2018

A la recherche de l'honneur de Philippe Corcuff...

Dans une tribune opportunément mise en "Une" du "Club" (c'est vraiment le cas de le dire !) de Médiatarte, le très courageux Philippe Corcuff s'en prend à Mme Fanny Bauer-Motti qui prend la défense du Professeur Ramadan (et a déjà été censurée par Médiatarte à ce titre.)

Motif ? Mme Fanny Bauer-Motti a cité Philippe Corcuff, citation qu'elle a trouvé sur un site, qualifié par Corcuff "d’extrême droite avec une tendance marquée au conspirationnisme antisémite et négationniste". Quoi qu'il en soit [1], Philippe Corcuff est pourtant bien obligé de reconnaître que la citation est exacte et qu'il l'assume par ailleurs.

Où est donc le problème ?

Et bien pour avoir indiqué en note de bas de page sa source, Mme Bauer Motti, dont l'argumentation passe à la trappe du Procureur Corcuff, est accusée d' "intoxiquée par l’extrême droite antisémite".

En fait ce qui travaille Corcuff, comme toujours, c'est son propre ego.

"Il est pour moi inacceptable que, dans une telle bouillie confusionniste, mon nom soit ainsi associé, même indirectement, à la propagande conspirationniste et antisémite."

Le problème de la procédure très spéciale appliquée à Tariq Ramadan qui inquiète ou devrait inquiéter tous les défenseurs des libertés publiques - à commencer par Médiatarte - en ces temps d'état d'exception anti-terroriste, Corcuff s'en fout.

Or, pour ce spécialiste auto-proclamé du "confusionnisme", il y aurait très certainement matière à se pencher sur le confusionnisme entre Tariq Ramadan poursuivi pour viol et Tariq Ramadan considéré comme un inspirateur du terrorisme, par la presse (on lira par exemple cette hallucinante tribune appelant à "la mise en examen de conscience" !!!) et à divers niveaux de l’État,

Mais Philippe Corcuff a, comme tout le monde, deux lobes cérébraux. Si le premier est entièrement consacré au "confusionnisme", le deuxième est exclusivement réservé au "complotisme" (ce qui ne laisse pas beaucoup de place pour "la pensée complexe", il faut bien le dire !).

Or Vade Retro Satanas, le deuxième lobe de notre professeur à l'IEP de Lyon (libertaire rebelle avec traitement à vie) a également phosphoré :

D’autre part, la légitimation par Madame Bauer-Motti d’un site conspirationniste, antisémite et négationniste s’inscrit dans un billet où elle laisse entendre qu’il y aurait un complot entre les victimes présumées de Tariq Ramadan, Fiammetta Venner et Caroline Fourest contre Tariq Ramadan (« Des éléments de plus en plus troublants, annonce d’une collusion », sous-titre-t-elle), en participant ainsi, directement cette fois, à la prose conspirationniste.

Grâce à ses deux lobes, le Professeur Corcuff a donc détecté non seulement un "péché indirect" de "confusionnisme" mais UN PÉCHÉ DIRECT DE COMPLOTISME !

On lui fera quand même remarquer que le terme "collusion" provient en fait d'une dépêche AFP reprise par une partie de la presse et pas d'un site négationniste...

Mais "confusionnisme" et "conspirationnisme" étant devenus les deux seuls concepts actifs de la science politique corcuffienne (au point que, comme on l'a vu, ils ont entièrement envahi chacun un lobe de ce brillant cerveau), sur fond d'absence de tout réflexe de recherche élémentaire, le verdict est prononcé par notre petit Inquisiteur si soucieux de sa réputation dans les cercles militants (car pour les cercles intellectuels, c'est terminé depuis longtemps !).

Question subsidiaire : comment reconditionner tous ces profs qui, paraît-il, persistent à enseigner qu'il y eût un complot contre Dreyfus ? Ils sont très certainement d'extrême-droite. Faut-il envoyer les neuneulogues pour les remettre, à coup de "chocs cognitifs" dans le cadre des formes élémentaires de la pensée corcuffienne (qui est la voie !) ?

On se contenterait d'en rire... si les billets de Corcuff n'étaient pas systématiquement en "Une" du Club de Médiatarte, malgré leur réjouissante insignifiance.

Et si on ne parlait pas de la liberté d'un homme, proclamé "ennemi de l’État" plus d'une fois, présumé innocent et soumis à un traitement judiciaire si spécial, où ses pires ennemis comme Caroline Fourest sont témoins à charge, qu'a minima, des intellectuels et des journalistes feraient bien d'y regarder de plus près et d'exiger, au moins, des garanties.

Au lieu de ça, Plenel s'étant démarqué de Ramadan par 5 articles à charge truffés d'erreurs bien avant le dépôt des plaintes (il faut dire que Plenel a appelé à voter Hamon et Macron en mobilisant tout son journal pour obtenir ce résultat pendant des semaines, dans le même temps où Ramadan se moquait impitoyablement des deux compères) a publié une pseudo-enquête qui le couvre à jamais de honte, tant elle est digne du Nouveau Détective...

Et depuis Médiatarte se tait...

Car il est vrai que les héros d'aujourd'hui, susceptibles de subir violence et arbitraire pour leurs idées, s'appellent Laurence de Cock, Caroline De Haas, Philippe Corcuff, Philippe Marlière, Usul et son Organe Suprême (non mais, quelle farce !), ce qui est bien fait pour remplir l'agenda médiatique et que personne ne regarde plus loin que les nombrils exposés dans le "club"... Dans des temps aussi dangereux, c'est bien plus qu'une faute...

Le Concierge

Notes

[1] nous avons en fait autre chose à faire, à la différence de Corcuff et de quelques autres, que de traquer ce genre de feuilles de chou sur internet auxquelles les auto-proclamés "anti-fa" donnent une publicité et une importance à la mesure de leur recherche d'auto-promotion - si elles n'existaient pas, ils les inventeraient certainement pour pouvoir "se poser en s'opposant", à l'instar d'une autre star mediatartique, Laurence De Cock, transformant en promotion le fait que son nom soit apparu dans une de ces feuilles au très grotesque - et assez obscène par usurpation des résistances de tous les temps -cri de :" Nous ne céderons pas face aux menaces de l'extrême droite " !!!

samedi 3 février 2018

Débat integral entre Tariq Ramadan et Caroline Fourest

Caroline Fourest étant la principale "témoin à charge" qui a conduit Tariq Ramadan sous écrou, il est bon de revoir cette émission, organisée par Frédéric Taddei, et où l'impétrante a été pulvérisée. Manifestement, elle s'est vengée de cette blessure narcissique, devenue "spécialiste de Tariq Ramadan" (faut bien se trouver un métier !), elle aura envoyé un grand universitaire, dans des prisons infâmes, dont l’infamie ne l'a jamais dérangée ! Ceci est un hommage de Jules de Chez Smith en Face à l'Inquisitrice en chef... Mais tout cela n'aura qu'un temps...

Ramadan2.PNG Cliquer sur l'image pour voir la vidéo

jeudi 4 janvier 2018

Edwy Plenel : Cibler l'Iran, oui, mais sans main aux fesses !

Screen_Shot_2018-01-04_at_00.48.38.png

Pour l'Organe Suprême Moustachu, la politique de l'Etat profond américain, même sous l'égide de sa marionnette Donald Trump, mérite bien une préparation d'artillerie médiatique (à main dans la culotte, main moustachue dans la culotte et demie !) ! Mon Dieu, quel malheur, ce Président qui connait la musique du Hard Power, mais pas les paroles du Soft Power[1] ! Marionnettistes cherchent ventriloques, moustachus acceptés ! (Le Concierge)

Screen_Shot_2018-01-04_at_00.04.45.png Que la 3ème Force moustachue soit avec toi !

NB : On notera le soutien moustachu au célèbre Magnetto

Notes

[1] "Wealth of Iran being looted".. tss tss, il est vaiment pas sortable !

mercredi 3 janvier 2018

Les voeux du Musée de l'Europe

Le Musée de l'Europe se joint aux vœux de la librairie Tropiques

Screen_Shot_2018-01-03_at_14.28.22.png Cliquer sur l'image pour voir la vidéo

Dont le Peintre du Champ a pu voir la version starwars...

lastjedi.jpg L'héroïne photographiée juste avant l'éjaculation précoce qui faillit coûter la vie à deux nonnes laborieuses qui passaient par-là (coll. du Musée de l'Europe)

De la résistance ne subsiste plus que la Sainte famille névrosée qui ne sait guère plus à quoi elle "résiste". Parlant au nom de tout le cosmos, elle est un peu étonnée que les "peuples opprimés" aient bien reçu le message, mais omis de répondre (à la "convergence des luttes"). Quant aux plus jeunes (les agités obsédés du sabre laser pouvant désormais être du genre féminin grâce aux progrès de la politique féministe de l'Empire qui doit relooker ses forces obscures[1] en puisant dans l'incubateur du "Plan B"), aux dents qui rayent le parquet, ils/elles ont fini par admettre que Luke et Obiwan, comme Daniel Cohn-Bendit et ses descendants, n'étaient que des gros nazes qui se la jouaient, plutôt bien (et la leçon d"'émancipation" n'est pas tombée dans l'oreille de sourd(e)s )...

Screen_Shot_2018-01-03_at_14.44.51.png "Bons baisers de l'Empire d'où je vous écris avec un traitement honteusement "national" d'agrégée" (collections du laboratoire de Neuneulogie du Collège d'Argein)

Bonne année d'un enfant de 68, né il y a bien longtemps, dans une lointaine galaxie...

Le Concierge

Spéciale dédicace à mon petit frère chéri.

hashtag : BalanceTonProf

Notes

[1] On appréciera que l'héroïne se révèle à elle-même en plongeant au plus profond de sa quéquette - le côté obscur n'ayant jamais été aussi explicite ! - , décuplant ainsi sa "puissance d'agir", c'est à dire son narcissisme (Christopher Lasch aurait-il contribué au scénario ?)

mardi 26 décembre 2017

Le Nouveau Détective Moustachu

mediapartNouveauDetective.PNG Une analyse géopolitique powered par Edwy Plenel (archives du Laboratoire de Neuneulogie du Collège d'Argein)

C'est pendant la trêve qu'on reconnait les confiseurs ! (Le Concierge)

BONUS !

Cadeau de Noël

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Dans le même numéro du Nouveau Détective Moustachu, le lecteur de ce blog aura le plaisir de découvrir un inattendu cadeau de Noël : "Les Détricoteuses, ce sont les lecteurs qui en parlent le mieux". En effet, ce supplément gratuit a vite été renvoyé à l'envoyeur par ses lecteurs (ayant contribué à le financer et soit-disant ses "propriétaires" !) outrés de cette éhontée promotion de sophismes "féministes" moustachus - et néanmoins numériques de marché (indirectement importés par les Mmes Jourdan d'une hégémonie culturelle impériale qui, assise sur le plus gros tas de pognon et d'Armes de Destruction Massive de l'histoire de l'humanité, a répandu l'égalité en son sein et sur toute la planète, comme chacun sait). Le ridicule finira-t-il par médiatiquement tuer ? Qu'elles se rassurent, la réponse est "non", les médias de la liberté de dire n'importe quoi pour restreindre la liberté de dire quelque chose ne seraient, sinon, pas les médias. Et le monde, peu-être, un peu différent.

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LDCseulsnoslecteurs.PNG coll. du Laboratoire de Neuneulogie du Collège d'Argein

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penelDetri.PNG Auto-promo féministe de marché numérique moustachue (Archives du Laboratoire de Neuneulogie du Collège d'Argein)

Mais pendant ce temps-là, en Grèce, c'est tous les jours le Münich de la Presse Moustachue et de ses Bergères qui, comme le fait divers, font diversion...

Note scientifique du laboratoire de neuneulogie

"Bergères" ? On n'ose parler de joueurs-ses de Hamelin et cela quel que soit leur sexe, leur genre ou le groupe de Rockn'roll où, il, elles, elles-ils, elles-lui etc., jouent, cela va sans dire, mais on est obligé de le dire. Car comme disait Brassens : "je déteste tellement la Maréchaussée que je traverse dans les clous juste pour ne pas avoir affaire à eux [1] Brassens dont, comme au bon vieux temps, la moindre chanson, certaines vieilles de 50 ans, déclencherait un scandale sans nom soit rien d'autre que les censures qu'il a EFFECTIVEMENT subies, à la différence de la victimisation fantasmée "bien faite" pour passer sur les plateaux de télé, preuve ultime, sans doute , de censure ! (ouaf ! ouaf), à l'époque où les "transgressions" transgressaient quelque chose au lieu de chercher la reconnaissance du Président de la République ; - j'en connais qui travaillent l'acen, comme on dit à Marseille (ou comme un non-marseillais bêtement pagnolesque le répète, car tout est dans tout et "la vérité est vraie pour tout le monde" comme dit le vieux cuisinier de La Règle du Jeu), juste pour dénoncer des "crimes européens" à la tribune d'universités US financées par un État "innocent comme la blanche colombe qui tète encore sa mère". Ou dans une presse Sorrossoïde...

Contester (comme une farce) pour être coopté(e)s comme disent les sociologues africains ! ! )

Oui, bientôt, nous serons tous Africains, c'est à dire sous la coupe de prétendu(e)s "évolué(e)s au service des pouvoirs les plus vils, cachant les sociocides en étalant leur peu de culture sur leur tartine de confiture (bio), comme en Grèce !

Notes

[1] voir la citation exacte sur le site de rezo.net, donc misogyne et "rouge-brun" puisque publiant l'éphéméride d'un poète :"Vos papiers !" aussi suspect d'unpolitical correctness

mardi 19 décembre 2017

Je dois être un peu ivre....

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Ok, il est tard, demain je me réveille, et "ceci est une hallucination" (Le Concierge)

mercredi 13 décembre 2017

"Pour"... Tariq Ramadan (sans la moustache du curé !)

Melanie.PNG Cliquer sur l'image pour écouter la chanson

Plus que jamais, j'emmerde Charlie Hebdo ! (Le Concierge)

samedi 9 décembre 2017

Va te faire voir "là-bas si j'y suis" !

Le Musée de l'Europe & de l'Afrique de nouveau censuré par les "médias alternatifs"... mainstream !

On se souvient que le Musée de l'Europe & de l'Afrique avait été interdit de commentaires, bien qu'abonné, par l'alternative moustachue Mediatarte, pour crime de lèse-Laurence De Cock, de lèse-De Haas, de lèse-Philippes (Marlière et Corcuff)[1].

Là-bas si j'y suis rejoint le club des censeurs que l'esprit de PLPL semble "défriser"...

Ce que nous avons pu constater en tentant de poster, en complément d'un article rappelant les états de service sur le Rwanda de feu Jean d'Ormesson, la chanson que Jean Ferrat lui avait consacrée au sujet de la guerre d'Indochine, Un air de liberté. En même temps, nous n'aurions pas dû, car les quarante jours durant lesquels on ne polémique pas sur un défunt ne sont pas tombés du ciel (si on peut, sociologiquement, dire...). Mais l'influence néfaste et pavlovienne du cynisme déguisé en humanisme de Mermet, propre à sa "Génération" "à qui tout a profité" demeurait sans doute malgré tout...

En effet, un robot chargé du politiquement correct "de gauche"[2] nous informe que nous sommes sur "liste noire", Bravo Mermet, enfin intégré, par robot interposé, à la famille 68tarde qui promet d'éteindre la lumière en partant - juste le temps de "parvenir" ce qui a été un peu plus long que les autres !!! (Devrait-on désormais parler de noire-rose pour qualifier la presse menant "la bataille de l'hégémonie culturelle" comme Le Nouvel Obs et Libération revenant comme une farce ? Et que se taisent les dissidents... au nom de la dissidence - plus que présumée !)

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Et cela le jour même où Minaude Lancelin se voit attribuer 90 000 EUR par les Prud'hommes. Après les 300 000 obtenus par Mermet, on ne doute pas que les (légères) erreurs du DRH de Là-bas dénoncées en leur temps seront corrigées pour faire des médias "alternatifs" un paradis social (et non, comme la plupart des "alternatives" le paradis du travail gratuit ou presque des patron -ne-s "de gauche" de Droit Léniniste !). On nous a tellement fait pleurer le précaire sur le sort de Mermet et Lancelin, que cette heureuse issue s'impose aux tenanciers du goupillon de gogoche par respect pour la croyance des Fidèles, à tout le moins !

Car en effet, c'est le crime de lèse-Lancelin ci-dessous qui nous a valu manifestement d'être mis à l'Index...

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labasPostsBadiou.PNG coll. du Musée de l'Europe

C'est l'extension du domaine du moustachisme-maoïstoïde-féministoïde-alternatifoïde ! Mais que le lecteur se rassure... "ça vaut miiieeuuuxx que d'attraper la scarlatine !"

Le Concierge

Bonus

lancelintaulier.PNG Dame ! Il faut bien renouveler l'érotisme et la moiteur des prisons, où des visiteuses bourgeoises diplômées, affriolées par tant de chair masculine en cage, ont nourri tant de "scénarios" de pornos des années 70, par l'anthropologie dans un club de drague dirigé par des mâles alpha au XXIème siècle ! Ouaf, ouaf ! (Le Concierge)

le Commentaire auquel Là-bas avait pourtant échappé...

- Qu'en pense le taulier ? Cachez ce phallus que je ne saurais voir derrière le féminisme de salon et de comptoir ?

Notes

[1] Lire En marche vers le « rassemblement » moustachu ? et Le "participatif" sur Mediatarte commence à ressembler au Canard Enchainé pendant la guerre 14-18.... Les mêmes s'étonnent dès lors, en poussant les hauts cris de Vierges tartuffoïdes outragées, que les Causeur et autres Polony leur taillent des parts de marché... S'ils n'étaient nourris par les turpitudes (double-standards) du gauchisme anti-matérialiste mais néanmoins "libéré" c'est à dire quequettoïde qui revient comme une farce, les réactionnaires intelligents en embuscade n'auraient pas la partie si facile. Le moteur à deux temps est lancé, or la partie a déjà été jouée il y a tout juste 50 ans. La structure sociale a changé, certes, comme l'indique la victoire de Macro III le Petit, powered by Mediatarte. Et avec les révolutions oranges à poil dur, tous les espoirs sont permis pour la petite-bourgeoisie en quête de goupillons médiatiques au service de l'asservissement du plus grand nombre, par l'exploitation sans limite, d'où perle la parole bénite de l'exact contraire aspergeant la foule de passions pas très... spinozistes (ou alors spino-zizistes!), et dont le capitalisme 2.0 est si friand. Il y a même des sites pour ça, et préparer le Mariage pour tous des start-ups de droite et des start-ups de gauche, qui jouent déjà ensemble au foot à l'Assemblée Nationale !

[2] Confier cette tâche à un robot en dit long sur l'époque, car l'équipe de là-bas ne sait même pas qu'elle a censuré une chanson de Jean Ferrat... censurée par Antenne 2 en novembre 1975, il y a tout juste... 42 ans ! On n'arrête pas le progrès...

mercredi 1 novembre 2017

Le retour des apparentements terribles

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Tandis qu'on entend les voix numériques de Sœur Caroline du Silence, le sauvage violeur de l'ordre constitutionnel d'un État de l'UE bande haut ! (Le Concierge)

mardi 22 août 2017

Préavis de grève pour le droit du travail à Matignon?

Selon Le Point, comme toutes les start-ups, la "start-up France" pressure ses joyeux "team members" jusqu'au burn-out. Cerise sur le gâteau en forme d'arroseurs arrosés, cette start-up a pour but d'accoucher d'un nouveau droit du travail imposant ces pratiques post-sociales à l'ensemble de la population. Le Musée de l'Europe appelle donc à la grève et au blocage de Matignon par ses subordonnés qui disposent désormais de toute l’expérimentation nécessaire (sur eux-mêmes) pour juger de l'extrême nocivité de leur "travail" et de la façon de l'accomplir... Le Concierge

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« Débordés », « à bout de souffle », les cabinets ministériels et les équipes administratives vivent un « enfer » un peu plus de trois mois après l'arrivée d'Emmanuel Macron à la présidence de la République. Comme promis pendant la campagne, le nouveau chef de l'État a réduit massivement les effectifs des cabinets. Un décret publié le 19 mai au Journal officiel limite à dix le nombre de conseillers pour un ministre, huit pour un ministre délégué et cinq pour un secrétaire d'État. Et le rythme soumis aux équipes apparaît difficilement tenable d'après des témoignages recueillis par Le Monde .

Une conseillère de Bruno Le Maire, le ministre de l'Économie, a même fait un burn-out trois semaines seulement après sa prise de fonction. Un avertissement qui confirme l'état des troupes. « On est débordés », souffle un habitué de Matignon, sous couvert d'anonymat. « Tous les jours, c'est 7 heures-23 h 45, indique un conseiller ministériel. Pour les ministres, c'est pareil. C'est l'enfer. On verra combien de temps ça dure. » « On frôle l'embolie, avertit un conseiller de Bercy. Les ministres sont acculés, ils peuvent à peine traiter les urgences médiatiques. » Il va falloir changer de logiciel, sinon tout le monde va mourir

Le directeur de cabinet d'un grand ministère assure au quotidien du soir travailler 18 à 20 heures par jour en semaine, avec un rab de cinq heures par jour le samedi et le dimanche. « Le rythme est très éprouvant physiquement. Les nuits sont courtes. J'essaie de rentrer chez moi trois soirs dans la semaine pour l'heure du dîner et pour coucher mon fils. Puis je me remets au travail jusqu'à 1 ou 2 heures du matin », détaille-t-il.

Conscients des limites de ce dégraissage, plusieurs ministres ont évoqué l'état de fatigue avancé de leurs équipes auprès de l'Élysée et de Matignon. « Même si c'est dur, il va falloir changer de logiciel, nous n'avons pas le choix. Car sinon, tout le monde va mourir », alerte l'un d'entre eux. En réponse, « ils nous demandent de tenir. Ils disent que sinon, on n'arrivera pas à changer les habitudes », explique au Monde un conseiller. « Quand il y avait plus de ministres et plus de cabinets, ça fonctionnait moins bien », se défend l'Élysée.

Mais pour un membre de l'ancienne équipe gouvernementale, la réduction des effectifs a un but bien précis pour Emmanuel Macron : « C'est un moyen de dire : Vous voyez ? Je fais mieux avec moins ! C'est aussi le moyen de dépolitiser les dossiers et de tenir les ministres bride courte. Il peut décider de tout, tout contrôler. »

Le Point : Les équipes gouvernementales au bord du burn-out

mercredi 16 août 2017

Mediatarte et les habits neufs du marketing citoyen (Zuckerbergoïde)

Triptyque. Collections du Musée de l'Europe

mediapartChats.PNG Joyeusement propulsé par Mediapart

zuckergerb1.PNG Joyeusement propulsé par Google

attacalternativesweb.PNG Joyeusement propulsé par ATTAC

Invité à inaugurer "en grandes pompes" l'Université d'été d'ATTAC, il est peu probable qu'Edwy Plenel ou ses hôtes s'interrogent ou soient interrogés outre mesure sur le passé récent qui a mené à la déconfiture des mouvements sociaux et au triomphe du "Nouveau Monde"... Il faut dire qu'étant "européenne", cette "université d'été des mouvements sociaux", si on en juge par son programme, ne saurait qu'analyser abstraitement des situations abstraites (la problématique de la lutte contre les ordonnances Macron brille par sa (quasi) absence, mais on pourra par contre s'initier à l'"activisme créatif et soutenable"!!!) Dans un but d'éducation populaire, le Musée de l'Europe expose quelques archives du journal PLPL concernant un champion de l'engagement citoyen et des "alternatives" qui n'a pas fini de nous vendre des "biens de salut politique", dont le catalogue continuera de changer à chaque collection "hiver" et "été", pour décorer les "structures de l'économie"... (Le Concierge)

1999 : « Est-ce que la situation dans laquelle nous sommes ne donne pas des gages de réussite à cette alliance d’un libéralisme économique et d’un libéralisme politique, à la fois du dynamisme des entrepreneurs et de la liberté des individus au nom de laquelle, d’une certaine manière, nous nous sommes battus au Kosovo ? »

(Edwy Plenel, LCI, 12/06/99)

2017 : « Vous aviez commencé un petit-peu votre campagne à Médiapart (...) et d'ailleurs une semaine après, ça vous a musclé, vous avez décidé d'annoncer officiellement votre candidature (...) Au fond c'est une campagne du XXIème siècle, vous avez commencé votre campagne dans un journal totalement numérique, totalement participatif, nous sommes en direct sur Mediapart, mais sur youtube, sur dailymotion, sur facebook et un peu partout sans frontières dans le monde. Et au fond à l'image de cette révolution numérique, c'est aussi une révolution démocratique »

(Edwy Plenel servant la soupe à Emmanuel Macron à la veille du 2nd tour des Présidentielles)

Il y a 17 ans : Les combats "citoyens" du Monde

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Démanteler le service public

Privatiser France Télécom : « Les monopoles anciens sont destinés à mourir. Le changement de statut de France Télécom en une société dotée d’un capital et capable d’alliances mondiales apparaît comme un impératif. Le devoir du gouvernement est de prendre un peu de temps, non pour le cacher mais pour le dire, et pour préparer au plus vite les fonctionnaires à ce changement » (Le Quotidien Vespéral des Marchés i.e. Le Monde, éditorial du 13/07/95) (1).

Privatiser comme Margaret Thatcher : « En France, la révolution thatchérienne a fait figure d’épouvantail (2), empêchant de voir que, partout dans le monde, l’équation qui établissait une relation d’équivalence entre service public, entreprise publique, monopole et statut du personnel volait en éclats À moins de remettre en cause l’internationalisation de l’économie et les progrès technologiques qui avivent la concurrence, les services publics industriels et commerciaux vont devoir davantage prendre en compte les deux derniers termes, sans renier le premier. L’introduction de la concurrence apparaît inévitable dans la plupart des secteurs, en particulier les transports et les télécommunications » (« Une révolution nécessaire pour les services publics », Le quotidien Vespéral des Marchés, 12/10/95).

Privatiser pour ne pas être en « retard » : « La France adopte enfin la loi sur la concurrence dans l’électricité. Avec un an de retard sur ses partenaires, Paris se conforme aux nouvelles règles européennes. Les députés devaient voter, mardi, un texte minimaliste, alors que plusieurs pays ont opté pour une déréglementation totale » (Titre et sous-titre, p. 16, Le quotidien Vespéral des Marchés, 2/02/00).

Privatiser pour être moderne : « Qu’est-ce que le « modèle social européen » sinon essayer de réglementer le marché ? Le chef de l’État et M. Juppé ne sont jamais parvenus à dégager cette troisième voie, et ils ont renforcé l’image d’une France refusant de s’adapter à la modernité de l’économie mondialisée. À archaïque, archaïque et demi… En outre, si M. Jospin doit aujourd’hui faire face à un secteur nationalisé plus important que dans les autres pays, c’est que son prédécesseur a été incapable de conduire à bien les privatisations qu’il avait décidées » (Le quotidien Vespéral des Marchés, 16/07/97).

Privatiser pour être plus américain : « Il reste maintenant à M. Strauss-Kahn et à ses collègues européens à suivre la voie économique américaine, caractérisée depuis des années par des réformes de structures, une baisse de la pression fiscale, des coupes claires dans les dépenses de l’État et un retour à l’excédent budgétaire » (Le quotidien Vespéral des Marchés, 5/12/98).

Dénoncer les grèves

Directeur adjoint de la rédaction du Monde, Pierre George se sent « droit dans ses bottes, pour affirmer ici que nos amis cheminots commencent à attiger sérieusement ! Qu’à faire grève pour un oui ou pour un non, de préférence le vendredi, et aux prétextes les plus divers, ils assassinent le service public au motif de le sauver ! (…) À force, trop, c’est trop. Trop de grèves tuent la grève. (…) Les cheminots ne sont pas les damnés de la terre, ou du fer. Ils ont un statut enviable, des salaires décents, un système de retraite avantageux. (…) On ne saurait se cacher perpétuellement derrière l’usager et le prendre en otage en permanence pour mieux le protéger » (Le quotidien Vespéral des Marchés, 28/11/98).

« Une fois de plus, un très faible nombre de gréviste peut suffire à bloquer environ 30 % du trafic. Par ailleurs, cette grève rappelle (à la SNCF) toutes les dérives dont est capable un syndicalisme catégoriel » (Le quotidien Vespéral des Marchés, 4/05/99).

Licencier

Vive les licenciements à Moulinex !

« Il n’y a pas d’alternative au plan de Pierre Blayau si l’on veut sauver Moulinex » (3) (Le quotidien Vespéral des Marchés, 21/06/96).

Vive les licenciements au Japon !

Lorsque Renault, dont l’État est actionnaire principal, annonce la suppression de 21 000 emplois dans sa filiale Nissan, le Le quotidien Vespéral des Marchés trouve « l’État intelligent » (titre de l’éditorial du 20/10/99) : « Et si l’État était un bon actionnaire ? On a suffisamment dénoncé, et à juste titre, au cours des dernières années, les piètres capacités de l’État propriétaire pour ne pas souligner que, sous certaines conditions, l’État peut aussi être un acteur efficace dans la vie des entreprises. »

Vive les licenciements à Vilvorde !

(3 100 licenciements) « Renault va mal. Il lui faut dans l’urgence réduire ses coûts et le nombre de ses usines en Europe pour les spécialiser par modèle. Dans ce cadre, le site de Vilvorde n’est pas compétitif. La politique aurait pu s’imposer contre cette logique (…) Mais contraindre Renault à aller contre son intérêt industriel aurait provoqué, outre la démission du PDG, un véritable séisme. Le message eût été celui d’une rupture avec l’économie ouverte, que M. Jospin n’a jamais imaginée. Reste donc à enrichir le plan social » (Le quotidien Vespéral des Marchés, 1/07/97).

Vive les licenciements pour sauver l’emploi !

« Si Renault – ou le capitalisme français – se refusait à ces gains de productivité aujourd’hui, il mettrait en péril ses perspectives de croissance et donc d’emploi. (…) Mais Renault révèle aussi que, dans cette transition vers un capitalisme de marchés, la France n’est encore qu’à mi-chemin. (…) Un nouveau pas sera franchi avec l’arrivée d’une nouvelle génération de dirigeants, d’un Français d’origine libano-brésilienne ayant fait ses classes aux États-Unis, Carlos Ghosn l’auteur du plan de 21 000 licenc..., à la tête de Renault par exemple ! » (Le quotidien Vespéral des Marchés, 22/10/99).

Fondre la démocratie dans les fonds de pension

Dans l’édito « Marché et démocratie » consacré à la bataille entre la BNP-Paribas et la Société Générale, l’auteur assimile une offre publique d’échange à un référendum (où seuls les propriétaires disposent du droit de vote) : « Si l’on doit regretter quelque chose, c’est que, pour ce référendum, le poids des “électeurs” français soit aussi faible et celui des étrangers aussi lourd » (Le quotidien Vespéral des Marchés, 17/08/99).

Lécher les patrons

« Bien joué, M. Bébéar », s’exclame un éditorial : « Les vraies réussites “industrielles” sont trop rares, en France, pour ne pas être saluées. Celle de Claude Bébéar et de son groupe d’assurances AXA, couronnée aujourd’hui par l’absorption de l’UAP, le mérite. (…) Elle dote la France d’un géant financier capable de défendre, à l’heure de la mondialisation, les intérêts économiques du pays. Face aux mastodontes anglo-saxons, le mariage des deux assureurs permet à la France de jouer dans la cour des grands. (…) Libéral militant (proche du parti républicain), catholique pratiquant et patron ouvert au monde, Claude Bébéar a constamment agi, à la tête de son entreprise, en conformité avec ses idées. Rare, là encore. L’homme croit au marché. Il en joue, sans naïveté (…) Militant de “l’entreprise citoyenne”, il a certes tiré de sa réussite une fortune personnelle ; mais ses salariés, ses actionnaires et ses clients en ont aussi bénéficié » (Le quotidien Vespéral des Marchés, 14/11/96) (4).

Quand deux journalistes interviewent Jack Welch, « patron emblématique » de General Electric, une des plus grandes multinationales du monde, les questions sont : « Vous êtes devenu la référence en matière de management. Avez-vous des chantiers inachevés ? (…) Vos méthodes sont copiées par les plus grands groupes. Est-ce une boite à outils ? (…) Vous êtes devenu une sorte d’idole pour le monde des affaires. De nombreux PDG s’enferment facilement dans une tour d’ivoire. Et vous ? » (Le quotidien Vespéral des Marchés, 20/06/00).

Célébrer le plan Juppé

Après l’annonce du Plan Juppé, un éditorial expliquait : « La journée du 15 novembre (1995) a toutes chances de rester comme la première date utile du pouvoir issu de l’élection présidentielle de mai dernier. Utile au pays car celui-ci a désormais un gouvernement. C’est à dire une équipe capable de prendre une décision qui ont non seulement le mérite de la cohérence, mais qui paraissent dictées par une certaine idée de l’intérêt général, quitte à mettre à mal les corporatismes ou les clientèles électorales. Donc Juppé II gouverne. » (Le quotidien Vespéral des Marchés, 17/11/95).

PLPL, n°1, 2000

Lire aussi : Le Monde réel

Rien de neuf sous le soleil...

Dans cet article PLPL écrivait :

En échange de leurs complaisances, les têtes de réseau médiatiques héritent de quelques lignes dans le quotidien vespéral des marchés – parfois d’une tribune. Et le QVM accorde un retentissement inouï aux « débats » qui ébranlent la cabine téléphonique où se déroulent les AG de la LCR. Les vedettes parisiennes du radical-chic peuvent glapir contre l’« ultra-libéralisme » si elles veillent à épargner les médias qui installent ce chancre dans nos crânes.

Le lecteur réactualisera en remplaçant QVM par Mediatarte, "tribune" par "Une du club", "ultra-libéralisme" par "économie numérique" et "cabine téléphonique" par "cabine téléphonique"... (Le Concierge)

Notes :

1. Rappel : « Non signé, l’éditorial est une œuvre collective, qui engage l’ensemble du journal » (11-12/07/99).

2. Dans un éditorial titré « L’exemple britannique », Le Monde avait écrit : « Le débat français, souvent trop dogmatique, pourrait utilement s’enrichir de l’exemple britannique » (20/11/95).

3. Plan Blayau : 2 600 suppressions d’emplois annoncées, suivies d’un gain de 21 % du cours de l’action. Pierre Blayau est un ami proche d’Alain Minc, président du conseil de surveillance du Monde.

4. En 2000, le « citoyen » Bébéar doublera la prime que payent les trisomiques pour couvrir financièrement le « risque ». Axa est actionnaire du Monde.

samedi 5 août 2017

Il y a plus d'esclaves aujourd'hui qu’il n'y en a eu du XVIe au XIXe siècle

Après quinze années d’études terrain, un économiste britannique dresse un constat alarmant de l’esclavagisme dans le monde.

"On est quand même plus développés qu’il y a 500 ans" est un poncif si profondément ancré dans notre inconscient que l’on en deviendrait presque incapable de le remettre en question. Et pourtant, certaines situations se sont considérablement aggravées. L’esclavage, par exemple.

D’après une étude de l’économiste spécialisé Siddharth Kara, relayée par The Guardian, il y a aujourd’hui deux fois plus d’esclaves que durant les 350 années du trafic d’esclaves, qui s’est déroulé du XVIe au XIXe siècle. Sur toute cette période, on a comptabilisé 13 millions d’esclaves ; aujourd’hui, ils sont près de 21 millions.

Pour établir les conclusions dramatiques de son livre à paraître Modern Slavery ("l’esclavage moderne"), Siddharth Kara a enquêté pendant quinze ans dans 51 pays et interviewé pas moins de 5 000 personnes victimes de l’esclavage. Selon l’économiste, le trafic d’êtres humains est devenu le troisième marché le plus juteux du marché noir, derrière la vente d’armes et le trafic de drogues. Car la vie d’un homme ou d’une femme rapporte gros à celui qui l’exploite.

Lire la suite de l'article de Théo mercadier sur le site speech

Bonus du Concierge !

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haeringeresclavage.PNG illus. Pour le plus grand mal du climat, l'art-ctivisme (au rendement politique des plus faibles) se transforme peu à peu en machine (de propagande) anti-Trump où les arguments sont de plus en plus neueneux... Il peut compter sur le soutien d'historiens (de tweets) en peau de lapin prompts à grimper aux rideaux, et néanmoins spécialistes de la commémoration de la traite des Noirs comme événement quasi-mythologique, tout en éludant que l'esclavage est un mode de production, ce qui leur interdit de le reconnaitre (au même titre que la colonisation) sous des formes contemporaines (Il est en effet de tout repos de lutter contre les crimes du passé).. Des postures qui ne peuvent qu'alimenter la réaction, à l'affût de l'amateurisme bien pensant... C'est ce qui arrive quand on transforme tout en simples signes sans plus aucun contenu, ce qu'on pourrait appeler la fabrique demi-savante et demi-militante de "l'ignorance"... Ou quand la "contestation" n'est plus qu'un média, véhiculant, comme il se doit, n'importe quoi... (Le Concierge)

vendredi 4 août 2017

Le "participatif" sur Mediatarte commence à ressembler au Canard Enchainé pendant la guerre 14-18...

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Suspendu de ses "droits participatifs" sans appel ni "possibilité de se défendre" ("Principe général reconnu par les lois de la République"), le Musée de l'Europe est semble-t-il en bonne compagnie...

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Une saine critique d'un organe de presse par ses lecteurs est pourtant bonne à prendre, comme l'indique ce commentaire non-censuré...

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Dernière minute ! (et pour que rien ne se perde !)

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Lire aussi :

Mediatarte, équivalent de OpenDemocracy ?

Meeting moustachu : je ne soutiens pas Hamon pour faire gagner Macron, car je suis un journaliste indépendant (Edwy Plenel)

Mediatarte : l'éternel retour de l'interclassisme moustachu (sans les classes populaires !)...

Une nouvelle calamité frappe la Guyane : Laurence De Cock

En marche vers le « rassemblement » moustachu ?

Et en détricotant la détricoteuse, on n'est jamais déçu en matière de méthodologie pour trancher une question !!!

LDCmedipart.PNG Une grille de préjugés ready-made prête à l'emploi qui en dit plus sur les censeurs (en novlangue "modérateurs") que sur les censurés...

twitter et FB, ou : La Distinction à domicile...

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Julie Escamez, intérimairee de la censure "participative" sur Mediatarte : Une vision de fraction de classe, oui mais laquelle ?

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Un pedigree sympa pour juger de la valeur politique des abonnés. Les censurés apprécieront... Triste destin de la jeunesse à la merci du moustachisme 2.0 et du Laurence De Cockisme Jules Ferriste, les mauvais maitres sont toujours là...

Bonus du bonus !

Le Renaud de la grande époque et la lutte des (fractions) de classe !

minette.PNG Cliquez sur l'image pour écouter la chanson de Renaud, "Adieu Minette"... A la "Minette" du Community Management qui, parce qu'il faut bien croûter, censure en toute innocence, des propos qu'elle ne comprend pas... (Le Concierge)

jeudi 29 juin 2017

Mediatarte : l'éternel retour de l'interclassisme moustachu (sans les classes populaires !)...

Résumé : après avoir perdu ses abonnés "populaires", Mediatarte tente de fidéliser ses CSP++...

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Extrait :

"Aujourd’hui, il y a un électorat populaire qui se retrouve dans le choix de radicalité de Mélenchon, et un électorat plus bourgeois qui se retrouve dans la modernité de Macron. À nous de retrouver une forme de synthèse, de projet commun interclassiste, entre catégories populaires et classes moyennes, favorisées et défavorisée..."

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Après sa campagne électorale totalement neuneue, l'Organe Central du Cercle des Socialistes Disparus récidive... Perseverare diabolicum ! (Le Concierge)

Cerise sur la tarte, les idéalistes académiques protégés de l'ubérisation et de l'offensive capitaliste sur nos vies grâce au présent d'un traitement à vie "non fantasmé" montent en chaire Médiatarte en fumant la moquette pour sermonner la population au nom des "alternatives" (moustachues) à l’État social, faisant du "passé fantasmé" table-rase (mais sans renoncer à son statut de fonctionnaire !)... En marche, cédons la proie pour l'ombre !

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Extrait :

Et des reformulations sont à opérer : il ne s’agit plus seulement de se détacher (des dominations), mais aussi de s’attacher autrement aux mondes naturels menacés. Il faudrait également tenir compte du poids impersonnel des dominations sur nos vies quotidiennes davantage que des têtes largement interchangeables à faire tomber, se réinsérer dans l’horizon internationaliste d’un autre monde possible et, surtout, prendre comme points de départ les initiatives citoyennes, les mouvements sociaux et les expériences alternatives en convergence, dans le souci du contrôle d’une verticalité limitée par des liaisons horizontales.

(Philippe Corcuff, "Ma vie de prof d'alternatives horizontalo-verticales à l'IEP de Lyon")

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Tu l'as dit Marlière ! (Hi ! University College of London, I have some names to suggest, if you finally realize how your fellow, Philippe Marliere, is high risk for your ranking !)

Bonus

Le drame du chômage...

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Lire aussi :

Encore des réponses de Députés ayant signé une motion de censure de gauche et refusé de voter une motion de censure de droite

mardi 27 juin 2017

En marche vers le « rassemblement » moustachu ?

A quai pour une escale technique en bord de Seine (ravitaillement en chantilly premier prix) le 15 mai 2017, la frégate lance-entonnoirs Guy Hocquenghem en profitait pour faire une incursion dans le XVIIIème arrondissement où se tenait une croquignolesque réunion électorale autour de la candidature « unitaire » de Caroline De Haas aux législatives. L'ancienne porte-parole de Benoît Hamon, propulsée sur la scène médiatique par le mouvement spontex « Osez le féminisme », fondatrice d'une start-up de conseil (qui avait obtenu un contrat de rééducation des ministres du gouvernement Hollande, ce qui ne les empêcha guère de confondre la gendarmerie avec le viagra pendant la durée de leur règne) avait habilement accolé son nom à une pétition contre la « loi travail » décuplant ainsi la force de vente de ses différends produits (c'est à dire essentiellement elle-même) et bénéficié du soutien indéfectible du Roi du télé-achat patron de Médiatarte, la soutenant télévisuellement et systématiquement en Une du « club », dans le cadre de son projet de « primaire de toutes les gauches » puis de son « AG citoyenne » sensée « pirater la présidentielle » qui fit si misérablement « flop » qu'elle abandonna ses partisans en rase campagne pour devenir directrice de campagne de Cécile Duflot (avec les résultats que l'on connaît). Dans le cadre du « Programme de recherche sur les nouveaux Ready-Made médiatiques » du Laboratoire de Neuneulogie du Collège d'Argein, l'opportunité d'un « in situ participatif » s'annonçait potentiellement réjouissante.

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L'échec n'est pas une option

L'impétrante venait en effet de s'auto-parachuter dans la 18ème circonscription de Paris aux cris d' « unité » en se posant en rivale du candidat déjà investi par la « France Insoumise », sommé de se démettre séance tenante au nom du « rassemblement », dans un texte opportunément mis en Une par Médiatarte : « l'échec n'est pas une option » (sic!). L'histoire revenait comme une farce, quand on se souvient de la campagne totalement neuneue de Médiatarte appelant au désistement de Merluchon en faveur d'Hamon, dont Caroline De Haas est l'ancienne porte-parole, et qui devait la soutenir dans cette nouvelle opération de piraterie politique aux petits pieds. Un Benoît Hamon qui s'était d'ailleurs refusé à voter la motion de censure « de droite » contre la loi travail, assurant du coup pleinement la responsabilité de son adoption (les travailleurs au nom desquels tout le monde parle auront apprécié le charme discret des politiciens petits-bourgeois mettant leurs intérêts devant ceux de leurs mandants !) mais aussi le refus du « rassemblement » dans la majorité alternative qui aurait bien été obligée de se constituer à quelques mois des présidentielles, ce qui rétrospectivement aurait pu contrarier l'OPA Macron sur le champ politique planifiée en haut-lieu (mais le rôle d'idiot utile, dans le meilleur des cas, de Benoît Hamon est une constante, par ailleurs obnubilé par le « rassemblement » avec un parti qui n'existe que comme supplétif du PS, on veut parler d'EELV.) Rappelons que dans cette circonstance, une deuxième pétition Caroline de Haas se contenta d'appeler à une « motion de censure citoyenne », totalement neuneue.

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Dans un local de campagne minuscule mais manquant de chaises, celles-ci ayant été « louées » en nombre insuffisant (ce qui en disait déjà long sur la capacité de mobilisation des ressources locales), Caroline De Haas relata sa dernière distribution de tracts, une blague au quatrième degré concernant la réduction du code du travail à un quatre pages. Malheureusement, « beaucoup de gens (qui ne maîtrisent pas les codes de l'art contemporain - NDE) ont cru que j'étais pour le nouveau code du travail... C'est embêtant » (pour le moins !), avant de comparer la situation à celle d'un jeu vidéo célèbre où il faut gérer une population représentée par des thermomètres (assurer les besoins vitaux pour garder le mercure dans la zone verte). Mais l'heure était grave : Merluchon voulait la majorité absolue pour lui tout seul. Évoquant la perspective plus crédible d'une chambre bleu horizon et d'une défaite, y compris donc dans l'arrondissement pour cause de « rassemblement » (moustachu), on en fit sauter plus d'un et d'une sur sa chaise (pour ceux et celles qui en avaient), comme si face à la fausse monnaie des rêves citoyennistes, le réalisme politique le plus élémentaire n'avait pas cours... Vint le scoop de la soirée, qui méritait le déplacement. Le Président des amis de Mediatarte, dont on apprendrait qu'il était aussi celui du Comité de soutien à cette candidature pris la parole :« Je suis porteur d'un message d'Edwy Plenel qui vous propose de venir soutenir votre candidature par le biais d'une conférence, éventuellement portant sur sa conception du rassemblement et de l'unité » (moustachus). Lui-même moustachu, il révéla la cause cardinale de cet engagement : cette candidature était « féministe ». Le féminisme moustachu était né.

michelBroue.PNG Naissance du féminisme moustachu : Michel Broué, Pt des Amis de Médiatarte (coll. du Laboratoire de Neuneulogie). Cliquer sur l'image pour voir l'archive kitchissime. Lire aussi : de qui le rassemblement de toute la gauche sans sectarisme est-il l'Hamon ?

S'en suivit un passionnant brain-storming sur les axes stratégiques de la campagne. Un intervenant proposa une campagne radicalement anti-FN. Quand on lui fit remarquer que le FN avait fait 5% dans l'arrondissement et qu'on venait de se prendre une campagne de propagande en faveur du vote utile de barrage (éventuellement dès le premier tour) qui avait fait le lit de Macro III le Petit, l'intéressé éructa : « Comment ça, il n'y a pas de danger FN ! PAS DE DANGER FN ! », tentant de transformer son interlocuteur en « rouge-brun », selon une stratégie de terrorisme intellectuel dont on rappela qu'elle avait été mise en œuvre jusqu'à la nausée par Médiatarte particulièrement contre ses propres lecteurs avec le renfort de pseudo-intellectuels papillonnant entre le PS et le NPA, comme Philippe Corcuff (tentant un come-bac-10) et Philippe Marlière (politiste de presse) , ce qui eut le don de faire sortir de ses gonds le petit télégraphiste Président des amis de Médiatarte, qu'on aurait presque eu peur de croiser dans un coin sombre de l'arrondissement sans être équipé d'un peigne à moustache.

Le suppléant de la candidate, qui lui résidait dans l'arrondissement, argua que le FN avait fait plus dans quelques cités populaires, et qu'il faudrait peut-être travailler avec les associations « truc-muche et machin-bidule » (verbatim).

La conclusion de la soirée nous revint presque, ce qui ne risque pas de se reproduire : « On ne saurait parler de candidature unitaire, si les mots ont un sens, dès lors qu'il est acquis qu'il y aura un autre candidat. Comme il est évident que cette candidature ne peut aboutir qu'à une chose, la défaite de la gauche dans l'arrondissement, la seule question qui se pose est la suivante : que sert-elle ; et le seule réponse qui s'impose est : ''à faire le marketing de la marque Caroline De Haas en essayant de reproduire, face à Myriam El-Khomri candidate dans l'arrondissement, le coup réussi en associant son nom à la lutte contre la loi travail. Ce qui est un moyen de plus en plus répandu de faire échouer les luttes en s'en servant de simple support marketing ».

À cette tarte à la crème à guidage sociologique répondit, en abyme, une instrumentalisation marketing du féminisme, fond de commerce initial de la start-up en phase de diversification : « C'est ce qu'on dit dès qu'une femme a de l'ambition »...

Plenel : "Je ne suis pas venu soutenir Caroline De Haas car je suis un journaliste indépendant"

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La semaine suivante eut lieu la conférence du Roi du Télé-achat, principal investisseur médiatique dans la start-up citoyenne sensée incarner le « nouveau monde », c'est à dire (secret de polichinelle) en finir avec la lutte des classes. Dans une vidéo croquignolesque, vite retirée d'internet mais archivée par le Laboratoire de Neuneulogie du Collège d'Argein, celui-ci assura qu'il répondait à l'invitation de Caroline de Haas (le lecteur sait ce qu'il en était), mais n'était pas venu soutenir sa candidature, ce dont atteste en effet la capture d'écran ci-desous. Avant de la féliciter d'avoir alerté sur la loi travail avant tout le monde, et particulièrement les organisations (syndicales), ce qui avait l'air pour lui d'une extrême importance, en lutte depuis toujours contre les archaïsmes des corps intermédiaires, versus la modernité du citoyen libre et non faussé. Il en profita pour vanter le modèle « écologique » de son journal, puisque numérique, celui-ci préservait les arbres. Avant de se lancer dans une entreprise de révisionnisme et de prétendre avoir quitté Le Monde avec d'autres fondateurs de Médiatarte en résistance contre les pouvoirs de l'argent. C'est pourtant bien lui qui avait livré à ces pouvoirs Le Monde de Beuve-Méry, avec ses compères Minc et Colombani, alors fasciné par les fusions-acquisitions comme il est aujourd'hui fasciné par les start-ups. Il faut d'ailleurs remarquer que recevant le futur Jupiter pour lequel son journal faisait voter en traitant inlassablement de « rouges-bruns » et de « post-fascistes » (avant de leur interdire tout simplement de s'exprimer) tous ses lecteurs non-favorables au plébiscite néo-libéral pour avoir lutté contre la loi travail à la différence de ceux qui surfaient sur cette lutte (dont beaucoup parmi les premiers avaient semble-t-il largement contribué à financer son entreprise et assuré son succès), le Roi du télé-achat se présenta complaisamment en avant-garde de la nouvelle économie à la grande satisfaction du Roi que les pigeons s'étaient donné (auteur d'un livre nommé "Révolution", rappelons-le...) :

« Vous aviez commencé un petit-peu votre campagne à Médiapart (...) et d'ailleurs une semaine après, ça vous a musclé, vous avez décidé d'annoncer officiellement votre candidature (...) Au fond c'est une campagne du XXIème siècle, vous avez commencé votre campagne dans un journal totalement numérique, totalement participatif, nous sommes en direct sur Mediapart, mais sur youtube, sur dailymotion, sur facebook et un peu partout sans frontières dans le monde. Et au fond à l'image de cette révolution numérique, c'est aussi une révolution démocratique ».

LDVVIEUXMONDE.png illus. Lisser les moustaches, c'est bien du travail !

Il oubliait certes au passage les journaux du XXème siècle également faiseurs de rois, tombés aux mains de huit milliardaires (dont le sien, Le Monde, et en grande partie grâce à lui) dont la contribution fut loin d'être négligeable au triomphe du fossoyeur du programme du CNR. A vrai dire, Mediatarte avait dû se surpasser pour être "compétitif", appliquant de bout en bout la martingale des ingénieurs électoraux : Mediapart live complaisant avec Macron une semaine avant sa déclaration de candidature, élimination de Fillon, soutien à la candidature Hamon et Mélenchon basching (ce qui n'est pas négligeable rapporté aux 600 000 voix ayant manqué au second tour) sur fond de "Sissi, bête immonde aux portes du pouvoir", appel à voter Macron au 2nd tour, désinformation massive sur le risque imminent de la victoire de Marine Le Pen, invitation de Macron 36 heures avant le second tour pour le relève de la garde sur une barricade imaginaire...

La révolution numérique est démocratique

En 1998, dans un rapports de la Table ronde des industriels européens, grand architecte des traités européens, intitulé : « La création d’emplois et la compétitivité par l’innovation », on lisait le portrait d’une économie en pleine ébullition, offrant « un flot incessant de produits et de services toujours plus récents, plus performants ou moins chers qui, constamment, rendent les produits plus anciens, moins performants, voire obsolètes – de même que les emplois qui y sont liés. » L’adaptation à ce processus de « destruction créative » devait se faire à tous les niveaux de la société : chez les gouvernements, les entreprises quelle que soit leur taille et les particuliers, car, « lutter contre la restructuration revient simplement à faire obstacle au changement et à la création d’emplois. »

Auditionné au Sénat en 2016, l'actuel dirigeant de ce lobby confiait : le numérique, c'est la mondialisation, mais il ne faut pas que les gens fassent le lien, sinon on risque des mouvements contre le numérique, comme on en a connu contre la mondialisation...

detriantifa.PNG Le kitsch historique coolesquement numérique des Détricoteuses (ici, Vu sur Médiatarte !, un nouveau concept d'"historiennes", la ""réflexologie anti-fasciste trans-historique", à ne pas confondre avec le pavlovisme moustachu!) / Collections du Laboratoire de Neuneulogie.

L'engagement résolu en faveur de la nouvelle fabrique du consentement (à la destruction du « vieux monde » et à la destruction créative permanente des emplois, c'est à dire à l'obsolescence programmée des vies qui y sont liées, les uberisés étant déconnectables à loisir) du journal « totalement numérique et totalement participatif », tentant de projeter ses hologrammes et ses applis de prêt-à-penser variant avec la mode médiatique (comme les « Détricoteuses » et leur "comparatisme historique" sauvagement neuneu - confusionniste ?) dans tous les champs, est... en marche !

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Et on ne peut s'empêcher de poser la question : de même que les ouvriers ont été délégitimés culturellement au moment même de la désindustrialisation, comme pour tuer son chien on dit qu'il a la rage, l'accusation de "fascisme", de "populisme" et de confusionnisme par Mediatarte et ses compagnons académiques de la Marjolaine (Corcuff et Marlière) d'une part importante de ses lecteurs "insoumis", ou non, ne vise-t-elle pas inconsciemment, les prochaines charrettes de "destruction créative" d'emplois au paradis des start-ups, notamment dans les services publics, sous l'égide du Sabreur qu'ils ont contribué à nous donner ?

C'est en tout cas ce que pourrait suggérer la convergence objective entre le catéchisme de Médiatarte et cette forte pensée du patron de l'ERT, toujours lors de son audition au Sénat : " L'éducation est fondamentale. En effet, si l'on veut essayer d'acclimater cette révolution technologique très forte, les secousses du capitalisme, la crise des classes moyenne, la lutte contre le populisme, l'éducation est un point de passage obligé."

resultats18eme.PNG Résultats moustachus

En attendant, tout en colportant l'idéologie du moment, Caroline De Haas et Médiatarte auront offert, avec une belle "unité", un deuxième tour à Myriam El Khomri que tous deux prétendirent combattre, et appelé à voter pour le principal ennemi du Code du travail...

Et depuis, les lecteurs contestataires qui ne se sont pas désabonnés ont vu la suspension de leurs "droits participatifs"... Au nom de la démocratie ! Qui comme chacun sait est un cercle (de la Raison) où la tenue correcte est exigée. Cerise sur la tarte, l'agent Smith de Mediatarte est un expatrié à Mumbaï (qu'il appelle Bombay), ce qui renforce la probabilité qu'installé dans la Silicon Valley indienne, celui-ci soit un fervent macroniste, bien disposé à mettre en œuvre le programme énoncé devant la pyramide du Louvre: "Rien ne nous arrêtera, même pas l'ironie"...

Bonus

Quand un membre de la rédaction de Médiatarte invente des fascistes...

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Heureusement, Médiatarte est en voie d'être débarrassé de tous ces sans-culottes au profit d'un public rationnel de qualité CSP++ solvable et friand de télé-achat, comme semble en attester ce consommateur idéal, dépourvu de tout symptome d'animalité...

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dimanche 7 mai 2017

"Inédit" moustachu : Mediapart ou comment le combattre ?

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Les contemporains d'un désastre mesurent rarement la proximité du gouffre. Face à l'assurance d'une victoire de Macro III le Petit le 7 mai, Médiapart déchire la gauche. Dès 20h, Edwy Plenel et son équipe, Philippe Corcuff et Philippe Marlière essaieront de faire oublier aux abonnés gogos un mois de travail de propagande éhontée de ce média pour FAIRE CROIRE que le FN était aux portes du pouvoir et faire valoir ses choix, résolument de droite et anti-sociaux, de start-up Mitterrandienne.

Avec les compliments du Concierge

Bonus

Médiatarte, bien sûr !

Dans un article intitulé De la prise d'otages, Frédéric Lordon écrit " Le Monde se met en devoir de lire le Trotsky des années trente pour en faire un usage anachronique sans vergogne, doublé d’un dégoûtant brevet de moralité politique". Le concierge a répondu : Le Monde l’a trouvé chez Plenel. Un mois que ça dure. La presse macroniste est un janus moustachu. Le Monde est discrédité. Pas Mediapart. Car Mediapart, c’est le QVM[1] moustachu qui s’est refait une virginité. Avec ce à quoi le QVM refusait tout droit de cité comme mine de capital symbolique propre à créerr la croyance en Médiapart... Et à dissimuler que Mediapart n’est pas moins moustachu que le QVM de l’époque. Et c’est la même moustache. Et vous l’aviez dit, et tellement bien dit. En temps réel, comme au sujet de la Grèce. Il aura manqué 600 000 voix à Mélenchon. Qui avait fait le choix de draguer le centre du Koursk (le PS). Plutôt que de proposer de renverser la table en promettant un référendum d’activation de l’art. 50. Ce pari était celui qu’il pouvait tenir. 600 000 voix... Quel média a fait la différence ? Pas les médias que vous citez. Mais le QVM numérique moustachu. Déployant sa propagande en faveur d’Hamon. Et aujourd’hui en faveur de Macro. Affichant la mère Maquerelle en pleine Une depuis des semaines. Qui est donc responsable du Triomphe du NéolibéralismeTotal (TNT) ? Pas Vivagel. Médiatarte, bien sûr !

Notes

[1] "Quotidien Vespéral des Marchés", nom donné par PLPL au journal Le Monde sous la direction de Plenel, Colombani et Minc se ruant en acquistions neuneues drogués à la fusion acquisition et au rêve européiste de grand groupe de dimension internationale, ce qui aboutit à la destruction du journal fondé par Beuve-Méry

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