Musée de l'Europe et de l'Afrique

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dimanche 7 avril 2019

Les amis européens de BHL : le chef d'un gouvernement incluant des néo-nazis et le fossoyeur de la gauche en Europe !

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bhl5.PNG Collections du Musée de l'Europe

Bonus

gilderoy.PNG Cliquer sur l'image pour voir la vidéo

Le Professeur Gilderoy Lockhart était un magicien de sang mélé. Diplômé de la Hogwarts School of Witchcratf and Wizardry, il fut célèbre dans le milieu de la magie comme auteur de nombreux ouvrages sur les créatures maléfiques et ses supposées confrontations avec elles.

Lorsqu'il fut recruté comme Professeur de Défense contre les forces du Mal à la Hogwarts School of Witchcratf and Wizardry pour l'année scolaire 1992-1993, il avait déjà reçu de nombreuses distinctions honorifiques, parmi lesquelles l'Ordre de Merlin de 3ème classe, membre honoraire de la Ligue de Défense contre les Forces du Mal, et remporté cinq fois le prix du plus charmant sourire de la semaine. Il est l'inventeur d'un shampoing au jaune d’œuf d'Occamy[1] qui s'est avéré trop dangereux et trop coûteux pour être mis sur le marché. Son but dans la vie devint alors de parvenir à commercialiser ce produit.

Lockhart n'a en fait jamais réalisé aucune des actions héroïques qu'il prétendit, mais parvint grâce à son immense compétence dans le domaine des sorts de mémoire à contraindre les véritables auteurs de ces exploits à en perdre le souvenir. Ironie du sort, Lockhart perdit la mémoire le 29 mai 1993.

Notes

[1] créature carnivore originaire d’Inde et d’Extrême-Orient, ressemblant à un serpent ailé, doté de plumes, marchant sur deux jambes et atteignant jusqu’à quatre mètres cinquante... en présence d’humains, il pense souvent à assurer la protection de ses oeufs (source : « Dossier : les créatures du film, les Animaux fantastiques », in La Gazette du Sorcier, 31 juillet 2016.

samedi 6 avril 2019

Les plus Chinois ne sont pas ceux que l'on croit

Le bandit chinois auquel Emmanuel Macron a vendu l'aéroport de Toulouse semble avoir intéressé des élites locales à la spoliation d'un bien public... Une petite marche pour le patronat local, un bond en avant pour le Capital... (Le Concierge)

Le président du conseil de surveillance de l'aéroport Toulouse-Blagnac, Charles Champion, a confirmé mardi 22 janvier la signature d'un accord entre les actionnaires locaux et le Chinois Casil Europe sur la question des dividendes. Sur cinq ans, l'intégralité du résultat net pourra être reversé aux actionnaires. Jusqu'ici, les collectivités locales avaient toujours déploré cette logique, mais elles se félicitent désormais que les réserves financières de l'aéroport ne figurent pas dans le texte. Décryptage.

C'était une annonce très attendue après trois ans de débats houleux autour de la question des dividendes versés aux actionnaires. Le président du conseil de surveillance de l'aéroport Toulouse-Blagnac, Charles Champion, a confirmé mardi 22 janvier la signature récente d'un accord entre les actionnaires locaux et le Chinois Casil Europe sur cette question.

"L'accord voté à l'unanimité en décembre dernier consiste à définir une politique en matière de dividendes sur le plan d'affaires des cinq prochaines années. On considère que l'on peut redistribuer autour de l'intégralité du résultat net en normes françaises aux actionnaires sous réserve de leur approbation chaque année au vu des comptes de l'aéroport", a-t-il précisé.

Autrement dit jusqu'en 2023, les actionnaires pourraient toucher jusqu'à 100% du résultat net annuel de l'aéroport (qui a atteint 14 millions d'euros en 2017). Une demande de l'actionnaire chinois depuis son arrivée

Pour rappel en 2015, la société d'actionnaires chinois Casil Europe a racheté 49,99% des parts de l'aéroport pour 308 millions d'euros à l'État. De l'autre côté, la Région, le Département, Toulouse Métropole et la CCI de Toulouse détiennent 40% des parts, sans oublier l'État et ses 10,01% restants. Alors, depuis son arrivée dans le capital, l'actionnaire chinois réclame "un retour sur investissement raisonnable", sous forme de dividendes.

Dès 2016, il demande 40 millions d'euros pour l'ensemble des actionnaires. Mais il obtiendra "seulement" 17,5 millions d'euros en puisant dans les réserves financières de l'aéroport, malgré un vote d'opposition des collectivités locales. L'année suivante, les actionnaires français votent à nouveau contre le versement de 7,85 millions d'euros aux actionnaires (dont 1,5 million d'euros puisé dans les réserves). En mai 2018, rebelote. Les collectivités locales et la CCI votent contre le versement de l'intégralité du résultat net de l'aéroport, soit 14 millions d'euros de dividendes (aucune ponction cette fois dans les réserves). "Les élus ont capitulé"

"100% des bénéfices reversés, c'est trop", déplorait alors Pascal Boureau représentant du Département au conseil de surveillance de l'aéroport. Le même aujourd'hui n'est plus choqué par l'accord qui autorise le versement de l'intégralité du résultat net de l'aéroport, et ce sur les cinq prochaines années.

"On nous a montré une étude qui indique que le reversement de l'intégralité du résultat net n'impacte pas la viabilité de l'aéroport. L'important est que nous avons sanctuarisé les réserves de l'aéroport qui ne figurent pas dans l'accord", plaide-t-il.

Même commentaire du côté de Bernard Keller, vice-président de Toulouse Métropole, également membre du conseil de surveillance. "L'accord veut dire qu'on ne puise pas dans les réserves financières et qu'on préserve la capacité d'autofinancement", souligne-t-il. De son côté, Pascal Boureau relève aussi que le texte prévoit "que seuls les salariés siègent au directoire, alors que jusqu'ici des membres de Casil Europe en faisaient partie".

Pour autant, l'accord passe très mal dans l'opposition municipale. Marc Péré, membre du groupe d'opposition Métropole citoyenne, lance :

"Les élus ont capitulé, c'est une honte. 100% du résultat net, c'est inadmissible sachant qu'en moyenne au CAC40, 66% des bénéfices sont reversés sous forme de dividendes, un niveau déjà extrêmement élevé. Sur la forme, un tel engagement aurait dû être approuvé au préalable en conseil métropolitain, d'autant qu'il y a des élections municipales en 2020".

Pour sa part, le président de la CCI Occitanie, Alain Di Crescenzo, s'est félicité d'un tel accord soulignant que les dividendes représentent "une ressource financière non négligeable pour la CCI". Le gouvernement a en effet décidé de coupes drastiques dans les budgets des chambres de commerce.

Source: La Tribune

dimanche 17 mars 2019

Epreuve formative

Consigne : Interprète les documents photographiques ci-dessous, à partir de ce que tu sais de l'évolution socio-économique de la France depuis l'introduction de l'Euro.

macron_ski.PNG NB: cette photo date de 2017

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bhlontheroad.PNG

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mercredi 13 mars 2019

Certains profs d'histoire-géo sont rigolos...

genocide2.PNG Aucun problème structurel... (Laboratoire de Neuneulogie du Collège d'Argein)

mardi 26 février 2019

Simple comme l'Europe !

crapulaxeurope.PNG cliquer sur l'image pour voir la dernière production des studios Crapulax...

Le complice du pire

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macronSDF.PNG

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Collections du laboratoire de neuneulogie du Collège d'Argein

lundi 25 février 2019

Mediatarte change la Une de sa "dernière édition"

mediatartelibertespubliques.PNG Avant 19h00...

mediatartebesson.PNG Après 19h00...

samedi 23 février 2019

Enterrement de troisième classe

ldcenterrement.PNG Collections du laboratoire de neuneulogie du Collège d'Argein

Fausse commune Tsipro-Macronoïde...

mardi 5 février 2019

La situation au Venezuela : Asselineau, 27/01/2019

asselineauVenezuela.PNG Cliquer sur l'image pour voir l'intervention "complotiste" du 27/01/2019

Bonus

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Le Président Macron étant manifestement désavoué dans le pays et refusant d'organiser une élection présidentielle, Le Concierge du Musée de l'Europe, conscient de son devoir, a l'honneur de s'auto-proclamer Président de la République Française.

Le Musée lance un appel aux soutiens internationaux (MP)

Fait à Bruxelles, avec le soutien du Gouvernement Catalan en exil au Quartier Léopold.

Vive la République, Vive la France !

Le Concierge

lundi 4 février 2019

Deux poids, deux mesures : des chaussures à clous chez les moustachu(e)s...

LU

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LU

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PAS LU

Pour la première fois dans l'histoire du Parti des Insoumis, le Parquet de Paris a perquisitionné son siège et le domicile de Jean-Luc Mélenchon. L'indépendance du Parquet aux ordres du Président est une vaste blague, des déclarations de Jean-Luc Mélenchon confirmées par une enquête non parue dans Médiatarte[1].

A paraître ?

tropiquesnidespion.jpg Cliquer sur l'image pour s'infiltrer dans le nid d'espions de la Librairie Tropiques...

Le Parquet de Paris perquisitionne un nid d'espions révélé par Mediatarte (relire notre enquête[2] ). L'officine de la rue Pernetty serait aussi impliquée pour avoir saboté un passage piéton, ce qui a provoqué plusieurs accidents, dans le seul but d'incriminer la mairie de Paris.

Bonus !

macronbarbouze.PNG Cliquer pour écouter le tube de l'année "Si j'avais un Barbouze" par Studio Crapulax....

Notes

[1] Notons que Mélenchon et Plenel se frottèrent les mains quand l'épouvantable Fillon fut éliminé par les mêmes méthodes de la Présidentielle déjà dans le but d'élire Macron. Dans le cas de Plenel, destinataire d'emails moustachus, Médiatarte y participa comme à la curée. Arroseurs arrosés ? Lire Dérives liberticides : quand c’est le tour de Mélenchon

[2] En face du métro Pernety, Tropiques revendique son statut, autoproclamé, de « librairie indépendante ». À côté d'une sélection pointue des meilleurs ouvrages du moment, de nombreux livres d'histoire, dont plusieurs consacrés à Marx, Lénine, Staline et la critique du capitalisme. Sur un présentoir, des cartes postales éditées par Tropiques et pastichant avec un humour féroce Christophe Castaner, « AUX GRANDS HOMMES DE MAIN, LA BOURGEOISIE RECONNAISSANTE », ou encore Emmanuel Macron en voleur interpellé par la maréchaussée en une du Nouveau Détective. Derrière une porte, fermée, on peut entendre Dominique Mazuet, le propriétaire des lieux, disserter sur le maoïsme en France auprès de son interlocuteur. Dans la soirée du vendredi 30 novembre, la librairie du XIVe arrondissement parisien accueille les soutiens de Benoît Quennedey. Une assemblée, rapporte le magazine Society, « de vieux combattants et d’anciens compagnons de voyage » qui dissertent « entre deux bouteilles de beaujolais ». Leur ami est forcément un faux coupable. Une victime expiatoire pour détourner l’attention des gilets jaunes qui s’apprêtent une nouvelle fois à déferler dans Paris. « C’est une accusation ridicule, un mensonge de Macron et des médias », peste Dominique Mazuet, alors interrogé par Society. Dans un communiqué annonçant sa création, le comité Quennedey dénonce des « charges invraisemblables et extravagantes », « une résurgence du délit d’opinion ».

La "Gauche unitaire" se réunira dans "la petite salle en haut"...

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ldcgaucheunitaire3.PNG Collections du Laboratoire de neuneulogie du Collège d'Argein

Une "Gauche unitaire" déclinable en 17 organisations (à peu près toutes inconnues du public!) et 15 "personnalités"...

ATTAC et la Fondation Copernic[1] sont des coquilles vides depuis 2008, investies par des "personnalités" ayant passé un premier casting dans les médias de masse ces dernières années (qui ont fait leur marché dans les "médias indépendants" finissant, désormais plus ou moins passés dans l'orbite de la force de vente Médiatarte, mécène publicitaire moustachu de Macron aux deux tours de la Présidentielle...).

Cette gauche mouvementiste existait bien entre 1995 et 2008, le Concierge en faisait partie et n'a pas ménagé ni ses efforts, ni sa carrière...

Juste pour dire que des 15 personnalités, on n'en croisa aucune à l'époque (et que certaines qu'on ne nommera pas aujourd'hui ont même contribué à remettre certaines organisations sur une ligne sociale-démocrate de marché, start-ups de niche espérant désormais parvenir au stade suprême du Nouvel Obs...)

Le Concierge

BONUS 4/02/2019 !

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Évidemment, le nouveau produit moustachu Place Publique, ça manquait...

Lire : Nano-histoire sociale : Avis de décès (post-mortem) de la Fondation Copernic

Et

Les faux impertinents reviennent comme une farce

Et aussi

"Notre monde à changer !" : ATTAC s'offre une identité visuelle par le graphiste du Grand Paris

et sur la Médiatartisation de la "contestation" ; En marche vers le « rassemblement » moustachu ?

et... pour toute location de cabine téléphonique, s'adresser ci-dessous...

Dupont-Aignan épouse Cécile Duflot en Secondes Noces

Étonnant, non ?

Notes

[1] Mais au fait, il n'y a presque que des partis ou micro-partis dans cette "Gauche unitaire". Où est passée l'autonomie du Mouvement social, qui était au principe de tout ce que nous avons fait en commun entre 1995 et 2008 ? Quand et comment ATTAC et Copernic ont-ils décidé de s'affranchir de cette règle de base, dont on ne serait pas supris qu'elle figure dans leurs statuts ?

jeudi 24 janvier 2019

Louis XVI guillotiné: à Versailles, Macron explique pourquoi il ne subira pas le même sort

Selon Macron, c’est à cause de leur réticence à réformer le pays que des monarques comme Louis XVI et son épouse Marie-Antoinette ont connu une triste fin. Emmanuel Macron s’est dit, pour sa part, déterminé à poursuivre les réformes de la France. C’est ce qu’il a annoncé devant des chefs d’entreprises à Versailles.

Au château de Versailles, le Président français s'est exprimé lundi devant plus de 150 chefs d'entreprises, dont de nombreuses multinationales, les convainquant d'investir dans le pays quoiqu'il soit enlisé dans la crise des Gilets jaunes. Après 10 semaines de manifestations, Emmanuel Macron a affirmé toujours aspirer à réformer le pays, tout en assurant écouter les revendications des manifestants, «des gens qui contribuent, qui paient des impôts mais qui ne voient pas de progrès pour eux-mêmes».

En même temps, le chef de l'État a rappelé le sort du roi Louis XVI et de son épouse Marie-Antoinette à l'occasion de l'anniversaire de leur décapitation, avançant une possible raison de cette fin tragique:

«S'ils ont connu une telle fin, c'est parce qu'ils ont renoncé à réformer», a constaté Emmanuel Macron, cité par l'Élysée.

(...)

Ayant discuté l'agenda de réformes passées et prévues pour l'avenir, le Président s'est dit «heureux» d'avoir rassemblé les entrepreneurs «pour confirmer que la France est sur les rails des réformes». Quant aux domaines déjà concernés et ceux à venir, M.Macron a énuméré les secteurs suivants: État et action publique, assurance chômage et retraites.

jeudi 17 janvier 2019

Dernières nouvelles du féminisme "En Marche !"

crapulax.PNG Cliquer sur l'image pour voir la vidéo

crapulaxUPR.PNG Qui a dit : "Bloc populaire" ? (extrait du générique de la vidéo)

jeudi 10 janvier 2019

Bon sang, mais c'est bien sûr !

crapulax.PNG Cliquer sur l'image pour voir la vidéo "Non à la violence"

complotisme.PNG "Il" c'est Benjamin Griveaux, Ministre des relations avec le Parlement... (Europe 1)

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ferry.PNG L'ancien Ministre c'est Luc Ferry... L'Express

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lundi 7 janvier 2019

Médias comparés

RT : 1

RIC.PNG Cliquer sur l'image pour voir le média

Médiatarte : Bac-2

dertiHenri4.PNG Télé Cajole (cliquer sur l'image pour voir le média)

dimanche 6 janvier 2019

"Merci Zemmour" (et les autres) !

crapulax.PNG cliquer sur l'image pour voir la vidéo

vendredi 4 janvier 2019

La scène du gilet jaune

gigot.PNG Cliquer sur l'image pour voir cette scène de François, Vincent Paul et les autres, un film de Claude Sautet (1974)

Le Musée de l'Europe vous présente ses meilleurs vœux de dé-Marche en 2019...

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mercredi 2 janvier 2019

Il y a 15 ans, PLPL N° 17 : "le temps des bouffons"

FIbfm.PNG Collections du Laboratoire de Neuneulogie du Collège d'Argein

Entre récupération et injures, la presse qui ment s’englue dans le traitement de la contestation. Elle présentait l’anarchisme comme le dernier produit tendance pour étudiants en art dramatique, le trotskisme comme un casting de télévision, le reste comme inexistant. Désormais, le Parti de la presse et de l’argent (PPA) s’expose au grand jour. Sur France Inter, un chef de L’Express (groupe Hersant / Dassault) a interpellé José Bové : « Est-ce qu’il n’y a pas dans le mouvement altermondialiste un rejet de la démocratie, c’est-à-dire un rejet du libéralisme ? » Depuis, le PPA s’époumone à gonfler les polémiques qu’il fabrique afin, par succession d’associations douteuses, d’assimiler résistance à l’air du temps et antisémitisme. Face à eux, les responsables contestataires pratiquent la politique de la fesse tendue (lire p.10). Ils défèrent à toutes les sommations médiatiques, s’exhibent devant les caméras, se dandinent devant les micros, répondent aux questions les plus bêtes. Ils ne font pas avaler ses cravates hideuses à Elkabbach, ils ne tirent pas les oreilles de pachyderme de Moati, ils ne font pas tomber Alain Duhamel de son solex, ils ne poussent pas des cris séditieux devant Arlette Chabot. Plaintivement, ils expliquent l’urgence d’un « autre monde » à ceux qui ont bâti celui-ci, y compris aux animateurs-patrons gavés d’euros. Quand le PPA a bien ri, il éloigne les importuns d’un coup de cravache. Avant de les sonner à nouveau pour le prochain spectacle.

Lire PLPL n°17, décembre 2003

jeudi 13 décembre 2018

"En même temps"

duflot.PNG Collections du Laboratoire de Neuneulogie du Collège d'Argein

PAS LU

La directrice générale d'Oxfam France insiste sur le lien entre les "inégalités" (sic).... et l'"excès" de réchauffement climatique à "résoudre"...

Lire aussi dans les archives du Musée : Lettre ouverte à Mme la Députée Cécile Duflot

lundi 10 décembre 2018

Discours intégral du président Zine El Abidine Ben Ali du jeudi 13 janvier 2011

Ce discours a été écrit par Hakim El Karoui, ancienne plume de Raffarin et aujourd'hui conseiller du Président Macron (note du Concierge)

Le Président Zine El Abidine Ben Ali s'est adressé, jeudi soir, au peuple tunisien, par une allocution transmise par les chaînes de télévision nationales Tunis 7 et Tunisie 21 et les radios publiques et privées.

Voici le texte intégral de l'allocution:

"Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux Cher peuple tunisien,

Je m'adresse à vous, aujourd'hui, tous les tunisiens en Tunisie et à l'étranger. Je m'adresse à vous dans la langue de tous les tunisiens et tunisiennes. Je m'adresse à vous parce que la situation impose un changement profond, un changement profond et intégral.

Je vous ai compris. Je vous ai tous compris: le chômeur, le nécessiteux, le politicien et tous ceux qui revendiquent plus de libertés. Je vous ai compris, je vous ai bien compris tous. Seulement, les événements qui se produisent, aujourd'hui, dans notre pays ne nous ressemblent pas. La destruction ne fait pas partie des coutumes du tunisien, le tunisien civilisé, le tunisien tolérant.

La violence ne nous ressemble pas et ne fait pas partie de nos mœurs. L'escalade doit cesser. Elle doit s'arrêter grâce à la conjugaison des efforts de tous, partis politiques, organisations nationales, société civile, intellectuels et simples citoyens. La main dans la main, au service de notre pays. La main dans la main, pour assurer la sécurité de nos enfants.

Le changement que je vais annoncer maintenant est une acceptation de vos revendications légitimes à laquelle nous avons réagi. Nous avons ressenti une douleur pour les événements survenus, une profonde douleur.

Ma tristesse et ma douleur sont grandes. J'ai passé plus de 50 ans de ma vie au service de la Tunisie, dans les différentes positions: de l'armée nationale aux différents postes de responsabilité et 23 ans à la magistrature suprême. Chaque jour de ma vie a été et demeurera au service du pays et j'ai consenti des sacrifices que je ne veux pas les énumérer. Je n'ai jamais accepté un jour et je n'accepterai jamais l'effusion d'une seule goutte de sang des tunisiens.

Nous avons éprouvé une grande douleur pour les victimes de ces événements et pour les dégâts subis par des personnes, et je refuse qu'il y aura d'autres victimes en raison de la poursuite de la violence et du pillage.

Nos enfants sont aujourd'hui confinés à la maison et ne sont pas à l'école. Ceci est tout à fait immoral et inadmissible, parce qu'on a peur pour leur sécurité des actes de violence perpétrés par des groupuscules qui n'hésitent pas à piller et à agresser les personnes.

Il s'agit bel et bien d'un crime et non d'un acte de revendication. Cela est immoral.

Les citoyens doivent leur faire face et nous avons donné les directives en ce sens. Nous comptons sur la coopération de tous, afin que nous puissions discerner entre ces bandes et groupuscules de délinquants qui exploitent ces circonstances et les manifestations pacifiques légitimes que nous acceptons.

Ma tristesse est grande, très grande, et profonde, très profonde. Assez donc de violence ! Assez de violence!

J'ai aussi donné des directives au ministre de l'Intérieur et je les ai réitérées, et, aujourd'hui, je dis arrêtons le recours aux tirs à balles réelles. Les tirs à balles réelles ne sont pas acceptables et sont injustifiables, sauf, Dieu nous en préserve, si quelqu'un cherche à vous arracher votre arme, ou qu'il vous attaque par une arme à feu ou autre chose et qu'il vous oblige à vous défendre.

Je demande à la commission indépendante, je dis bien indépendante, qui va enquêter sur les incidents, les dépassements et les décès que nous regrettons, de déterminer les responsabilités de toutes les parties, toutes les parties sans exception, avec équité, intégrité et objectivité.

J'attend de tout Tunisien, qu'il me soutienne ou non, d'appuyer les efforts d'apaisement et de bannir la violence, les actes de destruction et de dégradation des biens. La réforme exige le calme, et les événements dont on a été témoin avaient pour point de départ la protestation contre une situation sociale, situation au sujet de laquelle nous avons consenti d'énormes efforts mais nous devons déployer de plus grands efforts afin de remédier aux carences.

Nous devons donner à nous tous la possibilité et le temps nécessaire pour pouvoir concrétiser l'ensemble des mesures importantes que nous avons prises.

En plus, j'ai chargé le gouvernement de procéder à une baisse des prix des produits et des services de base et d'augmenter le budget de compensation.

Quant aux revendications politiques, je vous avais dit que je vous ai compris, nous avons décidé:

  • La pleine et entière liberté pour la presse, tous médias confondus. Libre accès aux sites Internet qui ne seront soumis à aucune forme de censure, tout en veillant au respect de la déontologie et des principes de la profession journalistique.
  • Pour ce qui est de la commission dont j'avais annoncé la constitution, il y a deux jours, avec mission d'examiner les phénomènes de prévarication, de corruption et d'abus des responsables, elle sera indépendante, je dis bien indépendante, et nous veillerons à son impartialité et à son intégrité.
  • A compter de ce jour, la liberté d'expression politique sera de mise, y compris la manifestation pacifique, la manifestation pacifique encadrée et organisée, la manifestation civilisée. Un parti ou une organisation qui voudrait organiser une manifestation pacifique aura la latitude de le faire pour peu qu'il en fasse la déclaration, en fixe l'heure et le lieu, l'encadre et collabore avec les parties responsables pour en préserver le caractère pacifique.
  • Je voudrais dire que beaucoup de choses ne se sont pas passés comme je voulais qu'elles soient, s'agissant en particulier des domaines de la démocratie et des libertés. Certains m'ont parfois induit en erreur en me cachant les faits. Ceux-là, ils en rendront des comptes.
  • C'est pourquoi je vous réaffirme, tout à fait clairement, que j'œuvrerai à renforcer la démocratie et à promouvoir le pluralisme. Oui, renforcer la démocratie et promouvoir le pluralisme.
  • Je m'emploierai à protéger et à respecter la Constitution du pays. Je veux redire, ici, que, contrairement à ce que d'aucuns ont prétendu, je m'étais engagé, le 7 novembre, à ce qu'il n'y aurait plus de présidence à vie. Pas de présidence à vie. Je réitère donc mes remerciements à tous ceux qui m'avaient exhorté à me porter candidat en 2014, mais je me refuse à remettre en question la condition d'âge pour l'éligibilité à Présidence de République.
  • Nous voulons atteindre l’année 2014 dans le cadre d’une concorde civile effective, dans un climat de dialogue national et avec la participation des partenaires nationaux à tous les niveaux.
  • La Tunisie est notre pays à tous. La Tunisie que nous chérissons et que chérit son peuple, nous voulons la protéger.
  • Que la volonté de son peuple demeure donc entre ses mains et entre les mains loyales qu’il choisira afin qu’elle continue son parcours qui avait commencé depuis l’indépendance et que nous avons poursuivi depuis 1987.
  • Nous constituerons, à cet effet, une commission nationale qui sera présidée par une personnalité nationale indépendante et crédible auprès des partenaires politiques et sociaux pour se pencher sur l’amendement du Code électoral, du Code de la presse et de la loi sur les associations. La commission proposera un échéancier qui s’étalera jusqu’aux élections de 2014, y compris pour ce qui est de l’éventualité de dissocier les élections législatives de l’élection présidentielle.
  • La Tunisie nous appartient à nous tous. Protégeons-la ensemble. Son avenir est entre nos mains. Garantissons-le ensemble. Chacun de nous est responsable, depuis la position qui est la sienne, du rétablissement de sa sécurité et de sa stabilité. Pansons ses plaies et engageons-la dans une étape nouvelle qui la rendrait encore plus apte à accéder à un avenir meilleur.

Vive la Tunisie. Vive son peuple. Vive la république."

A écouter : L'Europe sera Ben-Aliste

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