Musée de l'Europe et de l'Afrique

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mardi 22 novembre 2016

Le Plan B

PlanB1.PNG Cliquer sur l'image pour lire la "Déclaration de Copenhague" qui renoue avec la tradition des "contre-sommets" altermondialistes qui a fait, depuis l'écrasement de celui de Gênes (anti-mondialisation à l'époque), la preuve de son inefficacité "globale" ET "locale" (mais cerise sur le gâteau les "premiers signataires" ne comptent que des politiques - au nombre impressionnant de sept! - se déclarant "Nous, élus, universitaires, syndicalistes, mouvements sociaux, organisations partisanes). Le principal "engagement" est l'organisation "d'un événement annuel du Plan B". Rappelons que la créature Tsipras est sortie de ces contre-sommets... (Note du Conciege)

Pour les followers, cette histoire n'a d'ailleurs pas l'air très claire...

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"CONFUSION", Détail (Collections du Musée de l'Europe & de l'Afrique)

vendredi 28 octobre 2016

Toute ressemblance avec un précédent historique dans une colonie grecque...

discoursMagnette.PNG Discours de Paul Magnetto refusant le CETA (cliquer sur l'image pour l'écouter)

discoursTsipras.PNG Discours de Alexis Tsipras annonçant un référendum (cliquer sur l'image pour l'écouter)

samedi 24 septembre 2016

Questions gabonaises au Démagogue de "droite"

Suite à la perturbation d'un meeting du Démagogue de "droite" tentant de doubler à l'extrême-droite (à la fois le Démagogue de "gauche" chef du gouvernement et la tenante officielle du titre poussée vers le centre par déplacement du centre de gravité du champ politique par la bande à DD) relaté sur le site de 20mn, un lecteur a posté ce commentaire...

charlesboussetmilollou | 23.09.2016 à 11:07

Questions à Monsieur Nicolas Sarkozy

En réponse aux étudiants gabonais qui manifestaient lors de votre meeting non loin de Lille, vous avez répondu en disant : « Ici, c’est la France, si vous voulez parler du Gabon, retournez-y ». J’ai à cet effet quelques questions à vous poser.

1- Quand dès l’annonce de vote victoire aux présidentielles de 2007 vous aviez appelé Omar Bongo pour le remercier, l’avez-vous fait du Gabon ou depuis la France ?

2- Quand vous avez, ainsi que l’affirment Robert Bourgi et le documentaire de Monsieur Benquet sur la Françafrique, adoubé Ali Bongo et fait renverser les résultats des présidentielles de 2009 pour assurer une victoire à ce dernier, aviez-vous fait cela en étant en France ou au Gabon ?

3- Lorsqu’après l’annonce des résultats des présidentielles de 2009, vous vous êtes précipité à envoyer un télégramme de félicitations à Ali Bongo, sachant bien qu’il n’avait pas été élu et malgré les morts enregistrés lors des protestations et l’incendie du Consulat de France à Port-Gentil, aviez-vous envoyé ce télégramme depuis la France ou depuis le Gabon ?

4- Si vous pouvez faire tout cela depuis la France alors que cela concerne le Gabon, pourquoi voulez-vous que les gabonais repartent d’abord au Gabon pour vous demander d’aller chercher l’incompétent lunatique et mythomane qui s’est installé au pouvoir au Gabon avec vos soins ?

5- Sachant que votre copain Ali Bongo, en bon amoureux des films westerns américains, est un homme à la gâchette facile, et qui a actuellement près d’un millier de prisonniers politiques dans ses geôles insalubres, voudriez-vous ainsi vous assurer de la mise sous silence de ces étudiants en les renvoyant au Gabon ?

6- Savez-vous au moins que la raison de tant d’étudiants gabonais en France est parce que votre mentor Omar Bongo et ses fils adoptif Ali Bongo n’ont jamais pu bâtir une seule université digne de ce nom en 50 ans de pouvoir ?

7- Savez-vous que dans l’espèce de décharge publique qui sert de principale université du Gabon et qui porte l’infect nom d’Omar Bongo, seul germent aisément des tas d’immondices en lieu et place de bâtiments neufs, d’excellence ou de quelconque fruit de la recherche scientifique, en plus du déambulement quotidien des fous entres les salles de classes et les résidences estudiantines (des fous qui se disputent les locaux avec un bataillon de l’armée d’Ali Bongo), et que pour cette raison les étudiants gabonais n’ont pas d’autre choix que de s’expatrier pour mieux apprendre ?

8- Avez-vous eu connaissance du bilan des 7 ans de magistère de votre poulain dans lequel on ne note aucune maternelle, aucune école et aucune université construites malgré les embellies financières du début de son mandat, et que renvoyer des étudiants au Gabon s’apparenterait à un crime de non-assistance à intelligence en danger ?

9- N’auriez-vous pas appris que le bilan du mandat que vous aviez gracieusement offert à votre ami Ali Bongo se note également par près de 35% de taux de chômage chez les jeunes et que la possibilité de retour au Gabon des jeunes diplômés est quasiment impossible à moins d’aller servir de chair à canon pour les milices d’Ali Bongo à la moindre revendication ?

10- Si Winston Churchill – pour vous ramener un tant soit peu à l’histoire puisqu’il semble que vous avez un problème particulier avec l’histoire de la France (‘‘vos ancêtres les gaulois’’, sic) – avait demandé au Général De Gaulle d’attendre de retourner dans la France occupée par les nazis avant de lancer son appel à la résistance, pensez-vous que la France aurait connu si facilement la liberté et la stabilité qui avaient certainement attiré votre père à émigrer de la Hongrie à Paris ? Tout en vous souhaitant une bonne campagne bien plus perturbée pour les primaires de la droite et du centre.

source 20mn

jeudi 1 septembre 2016

Une féministe tunisienne au-dessus de tout soupçon ?

Picture_32.png Spéciale dédicace du Concierge à Fawzia Zouari et au féminisme au-dessus de tout soupçon de Leïla et Zin (cliquer sur l'image pour cette évocation poétique des névroses de classe d'ici et d'ailleurs)

A l'occasion de l'incendie du web à coups de Burkini par les pyromanes d'Etat pour "remplacer la question sociale par la question de l'Islam" (un vrai "remplacement"!), parmi les textes brandis comme des drapeaux de l'intolérance en guise d'arguments, celui-ci a retenu toute l'attention du Musée de l'Europe & de l'Afrique.

Jour de colère

Il y a des jours où je regrette d’être née arabe. Les jours où je me réveille devant le spectacle de gueules hirsutes prêtes à massacrer au nom d’Allah et où je m’endors avec le bruit des explosions diffusées sur fond de versets coraniques. Les jours où je regarde les cadavres joncher les rues de Bagdad ou de Beyrouth par la faute des kamikazes ; où des cheikhs manchots et aveugles s’arrogent le droit d’émettre des fatwas parce qu’ils sont pleins comme des outres de haine et de sang ; où je vois des petites filles, les unes courir protéger de leur corps leur mère qu’on lapide, et les autres revêtir la robe de mariée à l’âge de 9 ans.

Tout dans la nuance et la finesse... C'est sûr qu'il a fallu attendre les "kamikazes" pour que le sol de Bagdad soit jonché de cadavres ! Mais la Belle au Bois Dormant ne choisit pas ce dont elle rêve avant de nous le raconter en nous prenant pour le bon docteur Freud !

L'auteure, Fawzia Zouari, est une "féministe tunisienne", titulaire d'un doctorat en littérature comparée à la Sorbonne (et sans doute de la nationalité française, or tout le monde ne peut pas circuler librement entre les deux rives pour débiter en français les pires inepties dans les salons médiatiques) donc au dessus de tout soupçon. Et la "barbarie" dénoncée de l'intérieur d'une ethnie (les Arabes : la question de savoir si la bourgeoisie de ce petit pays fait de tous les brassages de la Méditerranée est "arabe" mériterait quand même d'être posée si elle n'était pas complètement absurde, au moins autant que de savoir si "les Arabes" ça existe!) met les réseaux sociaux libérateurs des autres en pâmoison.

Une petite recherche sur internet nous apprend cependant que l'impétrante héroïne de la liberté en avait une conception, qui n'a pas changé depuis manifestement - cette propagande vulgaire issue d'un certain milieu n'a guère évolué depuis le 14 janvier 2011, et toute "écrivaine" que soit l'auteure ce n'est pas l'innovation littéraire qui l'étouffe - à l'époque où elle fréquentait les salons de Leïla Trabelsi, femme de Ben Ali et "régente de Carthage".

mondafrique.com, un blog qui s'intéresse particulièrement aux arcanes des luttes de pouvoir dans la classe dirigeante algérienne, nous apprend ainsi incidemment dans un article consacré aux grandes manoeuvres de propagande et de cour dans l'audiovisuel public français que:

La Tunisie n’avait pas été oubiée. Le recrutement de Faouzia Zouari, sœur d’un certain Abderrahim, qui fut plusieurs fois ministre de Ben Ali, avait pour but de mettre à profit les bonnes relations qu’entretenait cette journaliste avec Leïla Trabelsi, dans l’espoir d’obtenir des financements via les plus généreux parmi les frères de la « régente de Carthage ». Un projet de chaîne satellitaire fut porté, sans succès, par Hafiz et Béghoura. Lesquels estimaient que la petite émission islamique n’était pas à leur mesure, ni surtout du gout de leurs puissants protecteurs.

D'ailleurs, quelques mois avant la chute de Ben Ali, l'auteure se payait des vacances au Festival de Carthage défrayées par Jeune Afrique et nous présentait un pays on ne peut plus normal où il fait bon vivre (ça dépendait pour qui mais la journaliste n'en disait rien...)

Les propagandistes de l'ère Ben Ali, exportant leur islamophobie intéressée pour faire peur aux Français et obtenir le soutien au Régime qui va bien, rempart contre la barbarie et défenseur acharné de la liberté de la femme, n'ont donc pas tardé à se recycler. Quand elles sont portées aux nues par des féministes françaises qui au lieu de se préoccuper de leur propre aliénation partent en croisade pour libérer d'autres femmes qu'elles considèrent manifestement comme des mineures, il y a peu de chance que cela rende les garçons "barbarisés" du bled (de ceux qui se faisaient violer dans les commissariats de police par un Régime célébrant les droits de la femme comme produit d'exportation) sensibles au "féminisme"...

Car tout cela est un problème de classe comme l'exprime très bien la chanson de Renaud (Canal historique)... Et "les femmes" ont aussi une position de classe. Si si !

Le Concierge

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PS (sic) : Les fous furieux éventuels (et néanmoins névrosés) voudront bien laisser cette femme libre de faire son petit travail d'incitation à la guerre civile pour protéger les milliards mal acquis et s'intéresser au contrôle des média plutôt qu'au contrôle du message et du messager.. Quant aux fétichistes de la libération de la femme par écrans interposés (heureusement non encore connectés aux drones libérateurs dont d'autres s'occupent), puissent-ils ne pas transformer à coups de clics et de "j'aime" les médias sociaux en radio des 1000 collines pour le plus grand bonheur des chefs tribaux en lutte pour le pouvoir en France. Si vous "êtes le média", cherchez et vérifiez les informations, c'est pas si diificile, d'ailleurs il y a même encore quelques journalistes qui y arrivent, c'est dire !

En complément, cette chronique datant de 2012 : Vers l'Europe Ben Aliste

Lire aussi : La Contre-révolution, c'est le spectateur

dernière minute :

L'écrivaine Fawzia Zouari, lauréate du Prix des 5 continents de la francophonie 2016

mercredi 31 août 2016

Esprit de Maurras, sors de cette école !

Une campagne du Ministère de l'Education nationale pour inciter les parents qui ont un cerveau à inscrire leurs enfants à l'école catholique...

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Et pendant ce temps-là, la fausse impertinente Laurence De Cock ("Il faut réconcilier la jeunesse avec la classe politique"), multimédia (Pujadas, CNT, L'Emancipation, LCP, Là-bas si j'y suis, Agone, Libertalia, Monde Diplomatique, Beur FM et le concierge qui est souvent dans l'escalier en passe...) toujours à l'affût d'un contrat d'expertise "critique" au Ministère, publie sur son Fesse Book, sur lequel elle prend soin de ne relayer aucun appel à la grève dans l'éducation nationale... :

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lundi 29 août 2016

Les salauds ça ose tout, c'est à ça qu'on les reconnait !

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« C’est ça le grand départ vers un nouveau type de civilisation, dont les littérateurs fournissent le concept, à savoir que le meurtrier (s’il ment par-dessus le marché) n’a pas tué et que la lâcheté du meurtre lui donne une aura de héros. Tel est le camouflage du principe qui s’effectue avec ce petit mot « prétendu » que nous voyons surgir dans tous les commentaires sur ce qui s’est passé. Il y a des horreurs qui sont commises et dont l’odeur monte jusqu’au ciel, le monde le sait bien sûr et supporte un tel savoir. Mais il jouit aussi manifestement du spectacle d’une endurance morale qui lui offre aujourd’hui encore de « prétendues horreurs » sans se voir signifier : Stop ! Dehors! Quittez cette planète ! »

Karl Kraus, Troisième Nuit de Walpurgis

Le Musée de l'Europe & de l'Afrique est heureux de vous présenter sa nouvelle exposition "Les salauds ça ose tout, c'est comme ça qu'on les reconnait" consacrée au Commissaire européen 'digne héritier des commissaires de Brejnev) Pierre Moscovici, également membre du Parti Socialiste Français. Cette exposition a été réalisée sans trucage en confrontant le blog du sociocideur en sous-sous-chef, véritable kapo de la Grèce, avec principalement celui de l'historien et ethnologue Panagiotis Grigoriou

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La politique de « normalisation » inaugurée par le successeur d'Alexandre Dubček à la direction du Parti communiste tchécoslovaque, Gustáv Husák, en avril 1969, fut centrée dans un premier temps sur l'élimination systématique des réformes du printemps de 1968, le Printemps de Prague, et la mise à l'écart de ceux qui en furent les promoteurs. (Encyclopédie Universalis), lire aussi Jean-François Bayard La normalisation de la Grèce

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L’audition devant le Parlement grec a été un moment de dialogue politique tout à fait fondamental

Mesdames et Messieurs les députés, chers collègues, pour commencer, je voudrais attirer votre attention sur le fait que le projet de loi introduit devant le Parlement - ‘introduit’, ici, est à prendre aussi bien au sens propre qu’au sens figuré (ndlt : en grec : « eisagomeno » signifie « introduit », mais aussi « importé de l’étranger ») – est inconstitutionnel pour les motifs invoqués dans les exceptions d’inconstitutionnalité déposées par le Syriza le 7 novembre 2012, que j’ai eu l’honneur de présenter et dont je soumets une copie aux Actes de la Chambre ; le 14 novembre 2013, que j’ai eu l’honneur de présenter et dont je soumets une copie aux Actes de la Chambre ; le 30 mars 2014, motifs que j’ai eu l’honneur de présenter pour le compte du groupe parlementaire du Syriza et dont je soumets une copie aux Actes de la Chambre, mais aussi pour les raisons invoquées par le Premier Ministre de Grèce, Alexis Tsipras lors de son discours du 14 décembre 2010, discours dont je dépose une copie aux Actes de la Chambre, ainsi que lors du discours du Premier Ministre, monsieur Alexis Tsipras, prononcé lors de la séance d’adoption du Deuxième Mémorandum de la Loi 4046 de 2012, dont je remets une copie aux Actes de la Chambre, pour les raisons évoquées par le Premier Ministre, M. Alexis Tsipras, lors de son allocution du 23 février 2012, dont je soumets une copie aux Actes de la Chambre, pour les raisons évoquées par le Premier Ministre, M. Alexis Tsipras, lors de son discours prononcé à l’occasion du vote de ratification du Programme à Moyen Terme, dont je soumets une copie aux Actes de la Chambre, lors des débats sur les mesures d’urgence d’application des Lois 4046, 4093 et 4127, dont je soumets une copie aux Actes de la Chambre, de la loi 4224 de 2013 dont je remets une copie aux Actes de la Chambre, et enfin de la Loi 4254 de 2014 dont je remets une copie aux Actes de la Chambre.

Mesdames et messieurs les députés, chers collègues, nous sommes non pas ce que nous disons, mais ce que nous faisons.

Nous sommes chaque mot de la Constitution, s’il ne nous passe pas par la tête de violer les plus sacrées des garanties constitutionnelles protégeant la démocratie, la liberté, la dignité, les droits, le fonctionnement parlementaire, l’indépendance nationale, la souveraineté populaire.

Nous sommes les défenseurs de la démocratie du peuple, de la société et de la souveraineté populaire et du principe selon lequel tout pouvoir tire sa source du peuple et s’exerce pour le peuple, comme le prévoit la Constitution, si ce pouvoir que nous avons reçu du peuple, nous le lui rendons, et si nous honorons le verdict populaire tel qu’il s’est exprimé avec 37 % de la confiance au programme social anti-mémorandum du SYRIZA, mais aussi avec le monumental 61,3 % du NON aux chantages et aux mémorandums lors du référendum du 5 juillet.

Discours de la Présidente du Parlement grec Zoe Konstantopoulou au lors de l'adoption du Memorandum III

"Pour que chacun le comprenne, reconnaissons-le, c’est beaucoup trop long. Je me faisais la remarque pour que vos auditeurs et vos téléspectateurs comprennent bien. En Grèce, le gouvernement Tsipras, un gouvernement de gauche, avec d’abord une grève générale, mène des réformes courageuses, ces réformes ont été adoptées en quelques heures : 1500 pages, sans amendements par le Parlement. Parce que parfois il faut aller vite dans la réforme. Nous ce texte a dû être adopté au Conseil des Ministres au début de l’année, il va être adopté définitivement au mois de juillet parce qu’il y a plusieurs lectures, à l’Assemblée et au Sénat, c’est notre constitution. Donc le texte va revenir seulement à l’Assemblée Nationale au début de juillet..." (Manuel Valls)

Et il est tout aussi évident qu’il y a encore beaucoup à faire pour construire durablement les conditions pour l’emploi, pour un avenir meilleur pour les jeunes générations, et pour permettre aux entreprises de prospérer.

Les nouvelles de l’économie grecque sont... alors plus alarmantes que jamais, faillites en série, suicide de Mamidakis, le patriarche avait 84 ans (d’une famille connue d’entrepreneurs pétroliers et raffineurs) après la faillite de son entreprise “Jet Oil”, faisant suite à la faillite en cours de Marinópoulos (ex Carrefour) et de deux cent mille prochaines faillites d’après la presse grecque (Kathimeriní), d’ici l’hiver prochain. (Lire On ne refonde pas un carcan)

Notons enfin que plus d’un demi-million de Grecs ont quitté le pays depuis 2010 s’agissant d’une intensification de l'exode, notamment une fuite des cerveaux chez les jeunes, les plus qualifiés (imposés et cotisants) étant les plus mobiles. À plus de 30% de chômage quasi-officiel, et étant donné qu’à présent, même les entreprises parmi les plus importantes quittent le pays, un effondrement de type... Soviétique serait peut-être probable à bien moyen terme. (Lire L'Obsolescence... de l'été ?)

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Cet accord a conclu à une étape majeure de solidarité et de soutien pour la Grèce

L’accord du 12 juillet entre la Grèce et les autorités européennes confine le pays à un statut néo-colonial, c’est-à-dire, à devenir un protectorat de la troïka (Commission Européenne, Banque Centrale Européenne, Fonds Monétaire International).

L’accord demande au gouvernement grec d’annuler tous les projets progressistes légiférés par Syriza depuis son arrivée au pouvoir il y a 6 mois ; de recevoir l’approbation de la troïka avant de décider de nouvelles lois ; d’adopter des mesures d’austérité automatiques en acceptant des “coupures de dépenses gouvernementales quasi-automatiques” au cas où les objectifs de surplus budgétaires ne seraient pas atteints ; d’accélérer la saisie et la liquidation de commerces et de résidences qui ne peuvent pas payer leurs dettes ; et d’affaiblir, ou même éliminer, les normes du travail protégeant les recours collectifs par des employés.

Mais la clause peut-être la plus humiliante est celle qui force la Grèce à privatiser la somme effarante de €50 milliards de biens publics. Ceux-ci seront vendus à des investisseurs privés, dont plusieurs seront des étrangers.

Les fonds ainsi récoltés seront utilisés pour rembourser la dette du gouvernement et recapitaliser les banques, ainsi que pour de l’investissement en Grèce, bien qu’il pourrait ne pas rester tant d’argent pour ce dernier objectif.

L’accord a été décrit comme étant « une vente de garage désespérée de tout ce que peut trouver la Grèce. » Un conseiller du gouvernement grec l’a ainsi résumé : « Il s’agit en fait de vendre la mémoire de nos ancêtres, de vendre notre histoire. »

(Lire Piller la Grèce)

Le troisième Memorandum et l’accord de prêt d’août 2015 violent les droits fondamentaux - tant civils et politiques, qu’économiques et sociaux - du peuple grec tels qu’ils sont définis par la Constitution grecque et le droit international (basé sur le droit des Traités et le droit coutumier).

Depuis l’accession au pouvoir du gouvernement et jusqu’à la signature de l’accord, il y a eu coercition et ingérence directe dans les affaires internes de la Grèce (y compris des menaces à l’encontre du peuple grec) pour effrayer le gouvernement et le peuple grecs afin de forcer l’Exécutif à accepter les termes des créanciers. Cela invalide tout accord : ce qui ouvre le droit souverain à le rejeter unilatéralement. De plus, de telles actions démontrent d’une part, le manque de sens moral et de solidarité de la part des dirigeants des institutions et États européens et d’autre part, que les profits du système bancaire européen sont la préoccupation principale de leurs politiques.

(Lire : Analyse de la légalité du mémorandum d’août 2015 et de l’accord de prêt en droit grec et international)

Lire la suite...

jeudi 30 juin 2016

Une fois n'est pas coutume, un peu de pub pour la solférinocratie

Voici extrait de la motion Cambadelis ce qu'a voté le congrès du PS il y a tout juste un an

"...

La démocratie sociale que nous devons construire doit s’appuyer sur un syndicalisme fort et respecté, constructif sur l’innovation, intransigeant sur les régressions sociales. Et puis, il faut rétablir la hiérarchie des normes : la loi est plus forte que l’accord collectif et lui-même s’impose au contrat de travail. Si la loi peut permettre à des accords de déroger à ces dispositions, elle ne peut le prévoir dans des domaines relevant de l’ordre public social : salaire minimum, durée légale du travail, droit du licenciement, existence de la représentation du personnel. Avec le chômage de masse, les salariés et les syndicats reculent encore dans le rapport de forces avec les employeurs. Aussi la négociation sociale doit-elle s’inscrire dans le cadre d’un Etat qui garantit le socle des règles sociales, impulse les négociations et en fixe les règles, et les fait respecter...."

Repris du blog de Canaille le Rouge

vendredi 3 juin 2016

Encore des réponses de Députés ayant signé une motion de censure de gauche et refusé de voter une motion de censure de droite

Lire l'adresse aux parlementaires

Par ordre d'apparition

Les réponses des députés sont précédées de nos réponses aux réponses

Mme Eva Sas

Députée de la 7ème circonscription de l'Essonne

EELV, non-inscrite suite à l'explosion de son groupe parlementaire

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Chère Madame,

vous écrivez : "C'est pourquoi je m'engage à faire tout ce qui est en mon pouvoir pour réunir les signatures nécessaires pour déposer une nouvelle motion de censure écologiste et de gauche, en seconde lecture de la loi travail, à l'Assemblée nationale."

J'imagine que dans cette heureuse perspective, vous ferez en sorte qu'elle ne puisse être votée par la droite et que la vertu des signataires soit ainsi préservée ?

Vous ne faites "jamais la politique du pire", écrivez-⁠vous.

Non, vous la laissez faire par le gouvernement le plus à l'extrême-droite depuis 1944 pour préserver votre vertu, sourde à l'appel du pays.

C'est à cette capacité de ne pas céder à la populace que l'on reconnaît les grandes figures de notre histoire.

Vous comprenez cependant que vous ne nous représentiez pas.

Nous ferons cependant tout ce qui est en notre pouvoir auprès du Musée des Télécoms pour que votre conjuration des vertueux mise à la retraite d'office puisse se réunir dans la cabine téléphonique publique qui servait aux Radicaux à cet usage et que cet établissement conserve précieusement.

Ainsi soit-⁠il,

Pour le Musée de l'Europe & de l'Afrique

Le Concierge

En réponse à

Madame, Monsieur,

Vous m'avez interpellé, en tant que députée, quant à ma position sur la loi instaurant de nouvelles libertés et de nouvelles protections pour les entreprises et les actif-ve-s, dite « loi travail ». Je tiens tout d'abord à vous remercier pour votre mobilisation sur ce sujet, qui représente un combat politique essentiel pour notre démocratie et les conditions de travail des salariés.

Ma position n'a pas changé depuis l'annonce de cette réforme : j'y suis opposée. Le 8 mars, pendant les questions au gouvernement, j'expliquais mon opposition aux orientations gouvernementales, tout en proposant de construire « une réforme du Droit du travail du XXI ème siècle ».

Face à l'obstination du gouvernement, qui organise la mise en concurrence des salariés, la course au moins disant social entre entreprises, et pire entre les établissements d'une même entreprise, je suis intervenue à nouveau pendant les questions au gouvernement le 5 avril. Je rappelais alors au gouvernement le succès des manifestations des 9 et 31 mars, ayant réunies respectivement 500 000 et 1,2 millions de citoyennes et de citoyens. J'ai aussi salué dans l'hémicycle le phénomène « Nuit debout, né de la contestation de la précarité qu'organise la loi travail, mais qui représente aussi l'aspiration à une nouvelle forme de démocratie et de société ».

Pour promouvoir une autre réforme, j'ai, avec les député-es EELV et apparenté-es, déposé 52 amendements, en commission et en séance, pour améliorer cette loi dans le sens de justice sociale et de l'intérêt général.

Le mardi 3 mai 2016, j'ai eu l'honneur de monter à la tribune au nom de mon groupe pour défendre notre proposition pendant la discussion générale. J'ai alors interpellé le gouvernement avec force en demandant : « Est-ce pour cela que nous avons été élus en 2012 ? », et de conclure, « au nom des valeurs de progrès, de justice et d'intérêt général qui nous unissent, j'espère encore que vous écouterez nos propositions, que vous abandonnerez le chemin que vous avez emprunté avec ce projet de loi, et que vous vous souviendrez des espoirs qu'en mai et juin 2012, les Français avaient placé en nous ».

Malheureusement, après la discussion générale, le débat parlementaire n'a pas pu se poursuivre. Le gouvernement a engagé, le mardi 10 mai, sa responsabilité devant le parlement en utilisant l'article 49 alinéa 3 de la Constitution pour passer en force : j'ai dénoncé et regretté ce déni de démocratie.

En conséquence, avec les députés EELV, nous avons fait le choix de réunir les conditions pour déposer une motion de censure progressiste, de toutes les gauches et de l'écologie représentées à l'Assemblée nationale. Nous ne sommes parvenu, malheureusement, à réunir que 56 signatures, contre les 58 requises, dans le délai imparti de 24 heures, pour respecter la règle constitutionnelle.

Pour autant, je n'ai pas voté la motion déposée par Les Républicains, débattue le 12 mai dans l'hémicycle. En effet, le texte de cette motion exprime la volonté de déréguler plus encore le marché du travail et de réduire les dépenses publiques. Cette orientation est néfaste pour notre pays et je ne choisis jamais la politique du pire.

Mon objectif est de protéger notre modèle social qui nous permet de vivre bien ensemble, contre les coups de butoir de ce gouvernement, mais aussi contre le programme libéral de la droite. Je ne peux voter un texte en totale contradiction avec les valeurs écologistes et humanistes que j'ai toujours portées dans mon engagement politique.

Toutefois, je reste plus que jamais mobilisée pour obtenir le retrait de la loi El Khomri. En initiant un projet de motion de censure écologiste et de gauche, nous avons posé collectivement les bases d'une véritable refondation de la gauche et des écologistes, porteuse d'espoir.

C'est pourquoi je m'engage à faire tout ce qui est en mon pouvoir pour réunir les signatures nécessaires pour déposer une nouvelle motion de censure écologiste et de gauche, en seconde lecture de la loi travail, à l'Assemblée nationale.

C'est la nouvelle bataille qui est devant nous, et elle est imminente, puisqu'elle se déroulera entre juin et juillet prochain.

Je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes respectueuses salutations.

Députée de la 7eme circonscription de l'Essonne

Permanence locale

56, Grande rue

91260 Juvisy-sur Orge


Benoît HAMON

Député de la 11ème circonscription des Yvelines PS, Groupe Socialiste, écologiste et républicain

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Monsieur le Révérend Père Benoît Hamon,

Nous avons été très profondément touchés par votre invocation des plus hautes valeurs éthiques et politiques qui vous ont préservé de la Tentation de voter la motion de censure dite de droite faisant ainsi la si pieuse Démonstration de votre Vertu inextinguible."La très Sainte Morale préside à toutes les vocations politiciennes" (Évangile Parlementaire, Titre I, article 2.)

Apprenez que ces Valeurs et l'esprit sacerdotal qui vous animent sont partagés dans les mêmes termes, pratiquement au verset près, par votre sœur en religion, la Très Sainte Nitouche Cécile Duflot.

Elle partage avec vous la Très Sainte arithmétique impénétrable du Seigneur, selon laquelle l'addition de 51 voix "de gauche" ayant signé une motion de censure de la même réputation et des 246 voix ayant voté la motion de censure de droite n'ont "concrètement aucune chance" d'atteindre un résultat égal ou supérieur à 288.

Et nous respectons votre choix de la pureté qui fut de ne point mêler votre essence qui est un Don de Notre Seigneur, Peuple souverain, à celles frelatées des fornicateurs de LP et du FN, expiant ainsi votre péché commis en la Sodome et Gomorrhe du référendum sur le Traité Constitutionnel Européen à la date maudite de 2005.

Nous ne doutons pas que vous ne tolérerez point identiquement que si survient le Miracle de la Motion de Censure de Gauche (Alléluia et Bénie Soit-Elle), elle puisse être souillée d'impures et sacrilèges voix de droite (Car maudites soient-elles).

La chute de l'Ante-Christ, le gouvernement le plus d'extrême-droite depuis 1944, que réclame aveuglément la populace, ne saurait en effet se faire au prix d'un Sacrilège en votre Sainte Église politicienne (Bénie soit-elle pour des siècles et des siècles), qui EST Éthique, Valeurs et Lumière du Progrès Humain et Supra-Humain.

Amen.

Pour le Musée de l'Europe & de l'Afrique,

le Concierge

En réponse à :

Bonjour,

Il y a maintenant plusieurs semaines, le gouvernement nous proposait un avant-projet de loi travail tout simplement inacceptable, faisant consensus contre lui. Après quelques modifications, subsistaient néanmoins des désaccords de fond, notamment sur l’inversion de la hiérarchie des normes qui constitue une légalisation du dumping social au sein de chaque branche professionnelle. Face à l’opposition massive -tant populaire que parlementaire- qu’a suscité ce projet de loi, le gouvernement s’est trouvé dans l’obligation de recourir au 49-3 pour faire passer le texte, bloquant ainsi tout débat supplémentaire, pourtant essentiel à la vie démocratique de notre pays. Loin d’apaiser le climat social, cette décision n’a fait que renforcer les tensions déjà vives autour de ce projet.

En tant que député de gauche attaché à des valeurs que je porte et défends depuis le début de mon engagement politique, j'ai agi pour réunir 55 autres députés socialistes, écologistes, membres du front de gauche ou non inscrits pour incarner ensemble le refus du projet de loi travail mais également du recours au 49-3. Nous nous sommes ainsi rassemblés autour une motion de censure de gauche, qui n’a cependant pas abouti : il a hélas manqué deux signataires afin de pouvoir la déposer.

J’ai été à de nombreuses reprises sollicité, comme la plupart de mes collègues, pour voter la motion de censure déposée par la droite. Mais pour des raisons d’ordre éthique, il m’a semblé inenvisageable de voter cette motion de droite. D’abord, parce qu’elle est à l’exact opposé de mon engagement et de mes positions, en réclamant notamment l’assouplissement des licenciements économiques et en dénonçant les syndicats qui “verrouillent le système”. Ensuite, parce qu’il aurait fallu réunir 288 voix pour bloquer le projet de loi Travail, ce qui n’était que très peu probable. J’aurais donc mêlé ma voix à celle du Front National et des Républicains pour voter un texte dont le contenu m’est étranger et qui n’avait concrètement aucune chance de bloquer la loi travail.

Le combat n’est pas fini. Si le gouvernement n'entend pas la contestation et n'ouvre aucune discussion nouvelle, rien ne s'opposera au principe d'une nouvelle motion de censure de gauche lors de la deuxième lecture du texte, prévue en juillet 2016.

Soyez assuré que mes convictions continueront de guider mes choix et mes prises de position.

Bien à vous,

Benoît Hamon Député des Yvelines

jeudi 2 juin 2016

Rien ne distingue les blancs des noirs

prisoner.PNG Cliquer sur l'image pour visualiser l'épisode.

A François Ruffin et Frédéric Lordon en des temps trop Tsipriotes.

Le Concierge

Les faux impertinents

enfinprisYT.PNG Cliquer sur l'image pour voir la scène finale de "Enfin Pris".

Une fable de La Fontaine remise au goût de 1995 par Pierre Carles qu'il est urgent de remettre au goût de 2016, en ces temps où une partie de la petite-bourgeoisie fait des selfies sur les barricades médiatiques pendant que les ouvriers font grève, en attendant que ça tombe, comme un fruit mûr. Des exemples suivront.

Le Concierge Duchêne

Une chauve-souris donna tête baissée

Dans un nid de Belette ; et sitôt qu'elle y fut,

L'autre, envers les souris de longtemps courroucée,

Pour la dévorer accourut.

« Quoi ! vous osez, dit-elle, à mes yeux vous produire,

Après que votre race a tâché de me nuire !

N'êtes-vous pas souris ? Parlez sans fiction.

Oui, vous l'êtes, ou bien je ne suis pas Belette.

— Pardonnez-moi, dit la pauvrette,

Ce n'est pas ma profession.

Moi, Souris ! Des méchants vous ont dit ces nouvelles.

Grâce à l'Auteur de l'Univers,

Je suis oiseau ; voyez mes ailes :

Vive la gent qui fend les airs! »

Sa raison plut, et sembla bonne,

Elle fait si bien qu'on lui donne

Liberté de se retirer.

Deux jours après, notre étourdie

Aveuglement va se fourrer

Chez une autre Belette aux Oiseaux ennemie.

La voilà derechef en danger de sa vie.

La Dame du logis avec un long museau

S'en allait la croquer en qualité d'oiseau,

Quand elle protesta qu'on lui faisait outrage :

« Moi, pour telle passer ? Vous n'y regardez pas.

Qui fait l'oiseau ? c'est le plumage.

Je suis Souris : vivent les Rats !

Jupiter confonde les Chats ! »

Par cette adroite répartie

Elle sauva deux fois sa vie.

Plusieurs se sont trouvés qui d'écharpes changeants,

Aux dangers, ainsi qu'elle, ont souvent fait la figue.

Le Sage dit, selon les gens :

« Vive le roi ! vive la Ligue ! »

vendredi 27 mai 2016

Réponse de Cécile Duflot à l'adresse aux Députés ayant signé une motion de censure de gauche mais refusé de voter la motion de censure de droite

Lire l'adresse aux parlementaires

La réponse de la Députée est publiée à la suite de notre réponse à la réponse

duflot.png

Mme Cécile Duflot, députée de la 6ème circonscription de Paris

Madame,

nous ne commenterons pas votre confusion entre l'Assemblée Nationale, qui est chargée de contrôler un gouvernement qui viole les biens les plus précieux de la population, avec un comité d'"éthique" : il est exact que c'est très exactement le projet de ce gouvernement, réduire votre Assemblée à une autorité morale consultative ou une chambre d'enregistrement, ce qui fut le funeste destin du Parlement grec (avec la complicité criminelle du Parlement français), pris comme un exemple par Manuel Valls sur RMC le 26 mai dernier.

Nous nous en tiendrons à l'incohérence logique que recèle votre analyse et révèlerait un défaut de la pensée, si la thèse de l'opportunisme serti d'"éthique" (et sachez que l'auteur de ces lignes est un anticlérical conséquent, c'est à dire qui sait reconnaître la "Sainte hypocrisie") n'était pas la plus probable.

Vous écrivez en effet : 1) "Encore fallait-il réunir 288 voix pour adopter la censure et faire tomber ce projet de loi, ce qui apparaissait peu probable" (au passage, il s'agit de faire tomber le gouvernement dans le cadre d'une motion de censure, et non le "projet de loi", mais comme il est évident que vous vous refusez à la première option, ce lapsus n'en est évidemment pas un). 2) "je ne pouvais me résoudre à soutenir la motion de la droite tant que demeure l'espoir et la possibilité de déposer une motion des écologistes et des gauches à l'occasion de la deuxième lecture."

Outre que prendre le risque de reculer la chute du gouvernement en juillet, pendant les vacances et après des mois de luttes desquelles le gouvernement joue l'épuisement, c'est prendre le risque de perdre (mais nous avons bien compris que vos "convictions" ne vont pas jusqu'à faire ce qu'il faut pour gagner), vous conviendrez que si les Députés de droite adoptent votre "éthique", ils ne voteront pas la motion de censure "de gauche", qui de toutes façons n'a aucune chance d'être adoptée par la majorité de 2012. Toute motion de censure sera de toutes façons votée par une majorité de droite, ce qui risque de vous poser des problèmes d'"éthique".

Après tout, ne s'agit-il pas de faire tomber le gouvernement le plus à l'extrême-droite depuis 1944 ? Et donc d'un règlement de comptes entre deux droites, également en état de fascisation avancée.

Vous avez perdu une bonne occasion de vous ranger derrière la majorité de ce pays, qui se contre-fiche de votre "éthique" et de vos "convictions" ainsi que de votre souci de respecter, en bon soldat, l'agenda d'un Parlement proche de la mort clinique (et avec lui le parlementarisme, mais sans doute comme votre ancienne camarade Cosse, pensez-vous qu'il faut "plus d'Europe" et donc moins d'"État" en attendant plus d’État du tout comme en Grèce.)

Vous avez raté l'occasion de rétablir a minima l'illusion de souveraineté déléguée au Parlement et en tous cas le Parlement lui-même.

Il est donc évident que : vous ne nous représentez pas.

Très cordialement,

Pour Le Musée de l'Europe & de l'Afrique

Le Concierge


En réponse à

Bonjour,

J'ai tardé à vous répondre et j'en suis désolée mais compte tenu du grand nombre de mails reçus et vu l'importance du sujet, j'ai tenu à répondre à chacun-e d'entre vous.

Mon opposition à la loi travail est totale depuis l'origine du projet gouvernemental, annoncé sans la moindre concertation préalable et pour lequel la menace du recours à l'article 49 alinéa 3 était déjà évoquée.

J'y suis resté opposée après concertation et modifications dès lors que le projet demeurait inacceptable, notamment du fait de l'inversion de la hiérarchie des normes ouvrant à toutes les dérives au sein de chaque branche professionnelle.

C'est ensuite encore davantage la méthode qui rencontre mon intangible opposition. Attachée aux valeurs de la gauche et aux vertus de la délibération politique et parlementaire, je ne peux tolérer qu'on ignore le peuple, la rue et une pétition historique ayant recueilli plus de 1,3 millions de signatures comme je ne peux d'avantage tolérer une méthode éliminant tout débat parlementaire et toute possibilité d’amender ce texte à l'Assemblée.

L'utilisation, par un gouvernement issu de la gauche, de l'article 49.3 de la Constitution, sur un texte portant réforme du Code du Travail, est un acte politique d'une extrême gravité.

Vous devez savoir que j'ai fait tout mon possible pour que soit déposée une motion de censure de gauche, réunissant des députés socialistes, écologistes, membres du front de gauche ou non inscrits, afin d'incarner ensemble le refus du projet de loi travail mais aussi du recours au 49.3. Si celle-ci a échouée, elle a tout de même recueillie – dans le délai imparti de 24 heures – 56 signatures, soit deux de moins que le nécessaire imposé par la Constitution.

Nombreux-ses sont celles et ceux qui m'ont sollicité, me demandant de voter la motion de censure déposée par la droite. Cela ne m'est pas apparu envisageable et ce d'abord pour des raisons d'éthique.

Il n'était pas envisageable de voter une motion de censure de droite prétendant que ce projet de loi a été dénaturé "suite à la pression d'organisations syndicales plus ou moins représentatives" et dont "la quasi-totalité des mesures positives ont été abandonnées" alors qu'ils s'agissait de mesures que nous avons, avec vous, farouchement combattues.

Il n'était pas envisageable de voter cette motion de censure dès lors qu'elle n'est pas un simple texte visant à censurer le gouvernement, mais aussi un texte d'orientation motivé, justifiant la censure par des considérations à l'opposé de celles qui sont les miennes.

Il n'était pas envisageable de voter un texte réclamant un projet de loi plus libéral, réclamant notamment l'assouplissement des licenciements économiques et taxant celui que nous combattons de ne pas aller assez loin.

Encore fallait-il réunir 288 voix pour adopter la censure et faire tomber ce projet de loi, ce qui apparaissait peu probable.

Surtout, je ne pouvais me résoudre à soutenir la motion de la droite tant que demeure l'espoir et la possibilité de déposer une motion des écologistes et des gauches à l'occasion de la deuxième lecture. Compte tenu de la fermeté du gouvernement sur ce texte et de la coloration politique du Sénat, il ne fait aucun doute que la seconde lecture à l'Assemblée nationale sera l'occasion d'une nouvelle motion de censure.

Le combat n'est pas fini. Soyez assuré que mes convictions continueront de guider mes choix et mes votes.

Bien à vous,

Cécile Duflot Députée de Paris

samedi 21 mai 2016

Nouvelles réponses à l'Adresse aux Parlementaires ayant signé une motion de gauche

Lire l'adresse aux parlementaires

Par ordre d'apparition

Les réponses des députés sont précédées de nos réponses aux réponses

Mme Danielle Auroi

Puy-de-Dôme (3e circonscription) - EELV désormais non-inscrite suite à l'explosion de son groupe parlementaire

N'a pas voté la motion de censure

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Chère Madame,

nous vous remercions de votre réponse.

Vous écrivez : "Le texte de la motion de censure présenté par le groupe Les Républicains est en totale contradiction avec les valeurs écologistes et humanistes que j’ai toujours portées à travers mon action parlementaire et citoyenne. Il préconise entre autres plus de flexibilité pour les entreprises, une plus grande facilité de licenciement et la réduction des dépenses publiques.

C’est pourquoi je n’ai pas pu me résoudre à voter ce texte."

Nous sommes au regret de vous informer qu'il s'agit là d'un grossier sophisme. Faire chuter le gouvernement Valls-Macron, le plus à l'extrême-droite depuis 1944, est une nécessité historique. Le préambule de la motion n'a pas plus de valeur législative qu'une profession de foi du candidat Hollande.

Nous ne comprenons pas, par ailleurs, ce que vous entendez par "action parlementaire et citoyenne". Dans un régime parlementaire qui fonctionne, l'action parlementaire consiste à contrôler un gouvernement qui n'a pas de mandat pour violer les droits les plus sacrés de la population.

Il s'agit tout simplement d'équilibre des pouvoirs.

En refusant de faire tomber le gouvernement, vous permettez l'adoption de la loi El-Khomri et trahissez votre mandat, au même titre que le Président de la République.

Une motion de censure devrait à nouveau être déposée lorsque le texte reviendra à l'Assemblée nationale.

Quelle soit de droite ou de gauche, si vous ne la votiez pas, notre association militera activement pour s'opposer à tout nouveau mandat que vous réclameriez à l'avenir aux électeurs.

Très cordialement,

pour le Musée de l'Europe & de l'Afrique

En réponse à

Madame, Monsieur,

Dernièrement, vous avez été nombreuses et nombreux à m’interpeller sur l’initiative du Premier Ministre d’utiliser le recours à l’article 49.3 de la constitution pour faire adopter le projet de loi travail en première lecture à l’Assemblée nationale.

Je partage vos préoccupations sur ce texte de loi régressif, rejeté par 71% des Françaises et des Français, qui n’institue pas de nouvelles protections pour les actifs, mais seulement plus de libertés pour les entreprises.

Je partage également votre indignation quant au passage en force du Gouvernement dédaignant ainsi le débat démocratique et le travail parlementaire.

Notre pays et sa représentation nationale méritaient un vrai débat sur cette réforme : nous écologistes avons d’ailleurs fait le choix par voie d’amendements de proposer un autre code du travail du XXIème siècle.

Comme vous le savez, nous avons également fait tout notre possible pour que soit déposée une motion de censure écologiste et des gauches pour une alternative progressiste. Malheureusement, nous n’avons pas réussi à réunir le nombre suffisant des 58 signatures dans le délai imparti afin qu’elle puisse être déposée.

Le texte de la motion de censure présenté par le groupe Les Républicains est en totale contradiction avec les valeurs écologistes et humanistes que j’ai toujours portées à travers mon action parlementaire et citoyenne. Il préconise entre autres plus de flexibilité pour les entreprises, une plus grande facilité de licenciement et la réduction des dépenses publiques.

C’est pourquoi je n’ai pas pu me résoudre à voter ce texte.

Mais je reste plus que jamais mobilisée pour le retrait de la loi travail.

Le combat n’est pas perdu. En initiant un projet de motion de censure de gauche, nous avons posé collectivement les bases d’une véritable refondation de la gauche et des écologistes, porteuse d’espoir. Une alternative progressiste crédible est en marche.

Je m’engage à faire tout ce qui est en mon pouvoir afin de réunir les signatures nécessaires pour déposer une nouvelle motion de censure écologiste et de gauche en seconde lecture.

Je vous invite à retrouver le texte de cette proposition de motion dans le communiqué de presse du groupe écologiste du 11 mai dernier sur mon blog : http://danielleauroi.fr/?p=11051

Nous avons par ailleurs déposé avec certains de mes collègues et à l’initiative d’Isabelle Attard, députée écologiste du Calvados, une proposition de loi élaborée par le groupe d’universitaires GR-Pact (Groupe de recherche pour un autre Code du travail), visant à protéger et équilibrer le temps de travail que vous pouvez consulter ici : http://www.assemblee-nationale.fr/14/pdf/propositions/pion3700.pdf.

En vous remerciant de votre implication et de votre mobilisation citoyenne, je vous prie de recevoir, Madame, Monsieur, mes cordiales salutations.

Danielle Auroi

Députée du Puy-de-Dôme

Présidente de la commission des Affaires européennes

http://danielleauroi.fr/


M. Pouria Amirshahi

Député des Français de l’étranger (Maghreb/Afrique de l’Ouest). Démissionnaire du Parti socilaiste

A voté la motion de censure (contrairement à ce que nous avions indiqué par erreur)

Pouria_Amirshahi.jpg

Cher Monsieur,

Nous vous remercions de votre réponse et de votre vote de censure du gouvernement Valls-Macron.

Nous avions publié une analyse du scrutin et indiqué par erreur que vous ne l'aviez pas votée. Cette erreur a été corrigée et très clairement signalée.

Nous vous présentons toutes nos excuses.

Très cordialement,

pour le Musée de l'Europe & de l'Afrique

le Concierge

En réponse à

Bonjour,

Je vous remercie vivement pour votre message dont j’accuse bonne réception.

Je reste en effet fermement opposé à ce projet de loi qui constitue une régression majeure. En inversant la hiérarchie des normes et en s’attaquant au principe de faveur, le texte détricote notre droit du travail au profit de toujours plus de précarité, d’incertitudes et d’insécurité pour les salariés.

Pour ces raisons, j’ai donc contribué à initier le dépôt d’une motion de censure des gauches et des écologistes contre le projet de loi travail, à la suite de la décision du gouvernement d’user de l’article 49-3. Celle-ci n’a malheureusement pas recueilli suffisamment de signatures pour pouvoir être déposée. J’ai malgré tout voté la censure qui avait été déposée car c’est le seul moyen d’empêcher l’adoption d’un texte néfaste.

Vous trouverez pour information sur mon site Internet ma tribune « L’évidente censure » publiée dans Le Monde, du mercredi 11 mai 2016 suite à la décision du gouvernement d’user de l’article 49-3 pour le projet de loi Travail : http://www.pouriaamirshahi.fr/2016/05/12/levidente-censure/.

J’en profite pour partager avec vous ces quelques articles qui pourront vous intéresser :

- mes interventions sur le projet de loi travail, avant que l’examen du texte ne soit interrompu par le 49-3 : http://www.pouriaamirshahi.fr/2016/05/04/oui-le-travail-est-une-question-autant-sociale-que-democratique/ et www.pouriaamirshahi.fr/2016/05/10/loi-travail-debut-des-debats-en-seance/.

- l’ensemble des amendements que j’ai déposés sur ce projet de loi : http://www.pouriaamirshahi.fr/2016/04/29/examen-par-lassemblee-nationale-du-projet-de-loi-travail/.

Bien cordialement.

Pouria Amirshahi

Député des Français de l’étranger (Maghreb/Afrique de l’Ouest) +33 1 40 63 06 09-59 pamirshahi@assemblee-nationale.fr www.pouriaamirshahi.fr

jeudi 19 mai 2016

Le toit du musée européen de Schengen s'effondre

toitSchengen.jpg

RTBF avec Belga, Publié le mercredi 11 mai 2016 à 19h28

Le plafond du Musée européen de la petite ville luxembourgeoise de Schengen, haut-lieu de l'intégration de l'UE, vient de s'effondrer soudainement, comme une allégorie, diront certains, de la grave crise de la construction européenne.

Schengen1.PNG Collections du Musée de l'Europe, n°inventaire SYM20160519-1; don de Gwenaël Breës Visitez aussi les anciennes collections du Musée

C'est au moment de la fermeture, mardi, peu après 18H00, que le plafond du musée s'est affaissé sur un tiers de sa superficie, sans faire de blessés parmi les deux visiteurs et l'employé se trouvant encore à l'intérieur.

"C'est le signe qu'il faudra faire des travaux", a prosaïquement dit à l'AFP Ben Homan, le bourgmestre de Schengen, dont le nom est associé depuis 30 ans à la libre-circulation des biens, services et personnes, l'un des acquis les plus concrets de la construction européenne.

Schengen2.PNG Collections du Musée de l'Europe, n°inventaire SYM20160519-2; don de Gwenaël Breës Visitez aussi les anciennes collections du Musée__

S'il refuse d'y voir un "symbole" de la grave crise migratoire qui fracture l'Europe, Ben Homan a toutefois exhorté l'Union européenne à "tout faire pour que cet espace soit préservé".

Contrôles rétablis aux frontières

C'est à Schengen, village planté de vignes en bordure de la Moselle, que cinq États membres de l'UE (l'Allemagne, la France, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg) "ont signé le 14 juin 1985 sur le bateau 'Princesse Marie-Astrid' un accord prévoyant la suppression des contrôles des personnes à leurs frontières intérieures", rappelle le musée sur son site.

L'accord, aujourd'hui adopté par 22 pays de l'UE mais aussi l'Islande, le Liechtenstein, la Norvège et la Suisse, est entré en vigueur en 1995. Mais, débordés par l'afflux de réfugiés, l'Allemagne, l'Autriche, le Danemark, la Suède et la Norvège ont rétabli l'an dernier des contrôles à leurs frontières.

Roger Weber, le président de l'association qui gère le musée, espère "pouvoir rouvrir dans 15 jours".

Le musée retrace l'évolution des frontières de l'Europe de 1815 à nos jours avec des cartes interactives, rappelle l'activité des contrebandiers, expose des képis de douaniers et propose à ses visiteurs de fabriquer, dans une machine, un passeport.

mercredi 18 mai 2016

Corporatisme ou Représentation nationale ?

Le Parti EELV est le successeur structural des radicaux de la IVème République apportant des Députés complémentaires aux gouvernements de droite comme de gauche, élus d'ailleurs à la discrétion des partis dominants (puisque ne représentant rien dans les urnes). Mme Emmanuelle Cosse est ainsi entrée dans un gouvernement de droite extrême, celui de Valls et Macron, tandis que Mme Duflot ne participe qu'à des gouvernements plus à gauche. C'est le parti des opportunistes, dont les membres sont tout à leurs luttes de pouvoir entre-eux, véritable plaie. Et c'est grâce à ce parti notamment que la loi El-Khomri risque bien d'être adoptée, Mme Duflot se refusant à voter une motion de censure déposée par la droite, seul moyen institutionnel d'empêcher l'immolation des droits des travailleurs et plus encore des travailleuses. Le Musée de l'Europe & de l'Afrique appelle à mettre toute la pression populaire sur les Députés ayant signé une motion de censure de gauche mais refusant de voter la motion de censure de droite et donc de faire tomber un gouvernement honni.

Ils ne ne nous représentent pas !

Le Concierge & la Commission des Châtiments Corporels

VU dans Mediapart

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PAS VU dans Mediapart

DuflotPasVu.gif

Lire notre lettre ouverte à Madame la Députée Cécile Duflot

vendredi 13 mai 2016

Premières réponses à "l'adresse aux parlementaires signataires de la motion de censure de gauche"

Lire l'adresse aux parlementaires

Avertissement : les Réponses des Député(e)s sont précédées le cas échéant de nos commentaires en réponse (note du Concierge)

Par ordre d'entrée en scène :

Monsieur Alain Bocquet (PCF)

Nord - 20e circonscription - a voté la censure du gouvernement

Bocquet.JPG

ReponseBocquet.PNG

Lire Reponse_de_Monsieur_BOCQUET_sur_le_projet_de_loi_Travail.pdfsa lettre en pièce jointe

M. Mathieu Hanotin

Député de Seine-Saint-Denis, Conseiller départemental, Parti Socialiste

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N'a pas voté la motion de censure pour sauver ses mandants. Rude sacrifice que le Musée n'a pas apprécié à sa juste valeur

Monsieur,

c'est par erreur que nous vous avons gratifié d'une distinction que vous ne méritiez guère :

En effet, votre email (ci-dessous. NDE) nous avait "enduit" d'erreur, car il supposait que vous aviez voté la motion de censure, pour des raisons de pure logique. Mais, en bon sophiste, celle-ci ne vous étouffe pas. Par contre vous nous étouffez !

Entre-temps nous avons pris connaissance du prospectus que vous nous avez adressé précisant (si j'ose dire) :

"J’ai fait le choix de ne pas voter pour la motion de censure de la droite. En effet, alors que je suis en désaccord avec les régressions pour les salariés inscrites dans la loi travail, la motion de censure de la droite (cliquez ici pour la lire) demande encore plus de dérégulations et encore moins de droits inscrits dans la loi pour les salariés. Je ne peux pas voter pour un texte qui est à l’opposé de mes convictions et aider la droite à reprendre le pouvoir et mener une politique antisociale."

Quel blagueur faisant de son corps parlementaire le rempart contre la régression sociale ! Petit canaillou !

Un tel demi-cervelet ne mérite évidemment pas d'être un de nos représentants à l'Assemblée Nationale, puisqu'il est prêt à sacrifier les intérêts vitaux de la population à ses intérêts microcosmiques !

Tss, Tss, grand fou que vous êtes ! On tolère cela jusqu'à 5 ans dans le bac à sable de la cour de récréation qu'est manifestement l'Assemblée Nationale, avec toutes les histoires de touche-pipi tellement touchantes !

Le Musée de l'Europe & de l'Afrique, qui aime bien jouer, mais se doit quand même de veiller aux conditions minimales de survie de la population de ce pays (oui vous avez raison, quelle immaturité !) est au regret de vous informer, que par décret n° 2016/13/05-48, il militera activement pour vous empêcher d'obtenir tout mandat que dans votre infantile inconscience vous oseriez solliciter à l'avenir.

Vous ne nous représentez pas.

Absence totale de salutation

Pour le Musée de l'Europe & de l'Afrique

Le Concierge

En réponse à

Le 2016-⁠05-⁠12 13:21, Mathieu Hanotin a écrit :

Madame, Monsieur,

Opposé à la loi travail, j'ai signé la motion de censure des gauches et des écologistes. Retrouvez les raisons de mon choix et le texte et les 56 signataires de la motion de censure à laquelle il a manqué seulement 2 signatures pour être soumise au vote.

Bien cordialement,

Mathieu Hanotin Député de Seine-⁠Saint-⁠Denis 36 rue de la Légion d'Honneur 93200 Saint-⁠Denis


Mme Brigitte Allain

Députée EELV de Dordogne

BrigitteAllain.jpg

N'a pas voté la censure car "censure de droite, prônant une politique de l'emploi ultralibérale, à laquelle je n'adhère pas et contre laquelle nous devons nous opposer".

A se demander ce qu'est la loi El Khomri et le gouvernement Valls !!! Ah, le bouclier Pétain doit se retourner d'aise dans sa tombe ! Bravo, quel courage !

Madame,

Nous sommes désolés de vous informer que votre argument ne tient pas debout.

Le préambule de la motion de censure de droite ne vaut pas plus qu'une proclamation de foi du candidat Hollande.

Vous avez donc ouvert la porte à un carnage social qui comme nous l'écrivions ouvre les portes au fascisme et à la guerre.

Notre association vous en tiendra personnellement responsable et militera activement contre tout renouvellement de votre mandat.

En effet, vous aurez permis le passage d'une loi dont vous ne souffrirez pas. Et vous avez sacrifié le sort du plus grand nombre à vos intérêts politiciens. Et vous avez dores et déjà du sang sur les mains.

La conclusion est évidente : Vous ne nous représentez pas.

Très cordialement, la Commission des châtiments corporels du Laboratoire de Neunueulogie parlementaire du Collège d'Argein

En réponse à

Le 2016-⁠05-⁠12 15:52, Brigitte Allain a écrit :

Madame, Monsieur,

Vous m’avez sollicitée sur ma position sur la loi travail, que je vous communique ici : Je fais partie des 56 parlementaires à avoir signé la motion de censure de gauche, aux côtés de mes collègues écologistes et de la gauche, hier, mercredi 11 mai. Je l'ai signée car le gouvernement n'a pas su faire évoluer les droits des travailleurs vers un mieux-⁠vivre sociétal, qui aurait été un facteur de croissance sociale, écologique, économique, culturel et citoyen. C'est ce que j'attendais d'un gouvernement de gauche avec desécologistes.Toutefois, je ne voterai pas la motion de censure de droite, prônant une politique de l'emploi ultralibérale, à laquelle je n'adhère pas et contre laquelle nous devons nous opposer. Ce serait à mon sens une faute politique grave, et j'invite mes collègues à bien lire le texte de cette motion de censure de droite.

Bien cordialement,

Brigitte ALLAIN, Députée de Dordogne 01 40 63 96 05

www.brigitteallain.eelv.fr www.facebook.com/BrigitteALLAINdeputee


Gaby CHARROUX

Député front de gauche Des Bouches du Rhône

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Le Député Charroux a voté la censure et a pris le temps de nous adresser une réponse envisageant les possibilités institutionnelles de faire échouer la loi, ce qui semble être son objectif.

Cher Monsieur le Député,

Cette attitude vous honore et nous prenons votre réponse comme du miel.

Stratégiquement, il convient d'obtenir la chute de ce gouvernement pour empêcher le passage de la loi quelle que soit la motion de censure déposée.

Objectivement, cela suppose de mettre la pression populaire maximale et par tous les moyens sur les députés PS soit-disant frondeurs qui ont le gouvernement entre leurs mains.

Ce qui parait un objectif beaucoup plus atteignable que la révolution mondiale ou l'abolition du capitalisme.

Le cas échéant, me permettrez de vous de vous prendre pour conseiller technique du calendrier et de la procédure parlementaires que vous avez pris le temps de m'exposer ce dont je vous remercie infiniment ?

Très chaleureusement,

Pour le Musée

Le Concierge

Le 2016-⁠05-⁠12 16:28, Gaby Charroux a écrit :

Bonjour, J’accuse réception de votre courriel. En tant que député communiste,membre du groupe des députés G.D.R, Front de gauche, je tenais à vous répondre.Oui, cet après-⁠midi a lieu la séance d’examen de la motion de censure déposée par les députés de droite suite à l’utilisation de l’article 49 alinéa 3 de la constitution pour adopter sans vote la loi travail. Jusqu’au bout, avec les députés du front de gauche, des députés ultra-⁠marins du groupe GDR, des écologistes et des socialistes refusant la loi travail, nous avons tout fait pour pouvoir déposer une motion de censure de gauche. Nous ne sommes pas passés loin avec 56 signatures alors que la constitution en réclame 58. Mais ce n’est que partie remise car le texte reviendra dans un mois à l’Assemblée, après avoir été rejeté par le sénat. Le gouvernement sera alors en grande difficulté pour utiliser à nouveau le 49.3 avec la pression du mouvement populaire, des jeunes et la quasi-⁠certitude que cette fois, une motion de censure de gauche sera déposée. La bataille est loin d’être terminée et l’ampleur de la mobilisation sera déterminante. Je voterai cet après-⁠midi la motion de censure car c’est le seul moyen dont nous disposons aujourd’hui pour continuer à faire reculer la loi travail. Le contenu de cette motion est à l’opposé de mes valeurs et de ma conception du travail mais ce n’est pas sur la motion que je m’exprimerai, c’est sur la censure. En effet, l’adoption d’une motion de censure n’a pas pour incidence l’application de celle-⁠ci. Elle a pour conséquence la démission du Gouvernement et, par conséquent, le retrait de la loi travail. Le Président de la République pourrait avoir ainsi l'occasion, en nommant un nouveau Gouvernement, de mettre enfin le cap à gauche. Mais tout ne s’arrêtera pas là et, je le répète, la loi travail ne sera pas adopté aujourd’hui. Il reste la lecture au Sénat puis, après la Commission Mixte Paritaire, une nouvelle lecture à l’Assemblée nationale. Plus que jamais le retrait de cette loi est une exigence.Vous pouvez compter sur moi et sur les députés du front de gauche pour être à vos côtés dans ce combat et pour utiliser tous les moyens à notre disposition pour contrer cette loi.

Bien à vous

Gaby CHARROUX Député front de gauche Des Bouches du Rhône


M. ROMAIN JORON

Député de la 2ème circonscription de la Somme, EELV,

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N'a pas voté la motion de censure car il a "toujours combattu"... "l'idéologie libérale de droite". Encore faudrait-il savoir la reconnaître... Mais nous sommes rassurés : "vous pouvez compter sur moi pour continuer le combat parlementaire". Ouaf ouaf :

Monsieur,

vous écrivez : "où j’explique pourquoi je n’ai pas voté celle de droite, qui consisterait à adopter leur idéologique libérale que j’ai toujours combattu (sic).".

Ceci est un pur sophisme qui prouve à notre association que vous n'êtes pas digne de votre mandat.

La conclusion est simple : Vous ne nous représentez pas.

Notre association militera activement pour s'opposer à tout mandat électif que vous auriez dans le futur l'indécence de revendiquer.

Sans la moindre salutation,

Pour le Musée de l'Europe & de l'Afrique

Le Concierge

En réponse à :

Le 2016-⁠05-⁠13 15:37, Romain Joron a écrit :

Madame, Monsieur,

Vous avez bien voulu me solliciter concernant le projet de loi « Nouvelles libertés et nouvelles protections pour les entreprises et les actifs » dit « LOI TRAVAIL » et je vous en remercie.

Je vous invite à découvrir MON COMMUNIQUÉ dans lequel je reviens sur les raisons qui m'ont amené à signer la motion de censure des gauches et des écologistes et où j'explique pourquoi je n'ai pas voté celle de droite, qui consisterait à adopter leur idéologique libérale que j'ai toujours combattu.

La LOI TRAVAIL reviendra à l'Assemblée nationale dans les semaines à venir après son passage au Sénat. L' opposition des députés signataires de la motion de censure est ferme et résolue, vous pouvez compter sur moi pour continuer le combat parlementaire.

Sincère salutations,

ROMAIN JORON

Député de la 2ème circonscription de la Somme

www.romainjoron.fr


Mme Fanélie Carrey-⁠Conte

Députée de la 15ème circonscription de Paris

PS

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N'a pas voté la censure car, fine stratège de la lutte contre l'exploitation, considère que "la manière la plus juste et efficace aujourd’hui de combattre la loi Travail, et (sic) de reconstruire de l’espoir à Gauche"

Chère Madame,

vous écrivez : "je n’ai pas voté cette motion, car il m’a semblé que la manière la plus juste et efficace aujourd’hui de combattre la loi Travail, et de reconstruire de l’espoir à Gauche".

Votre refus de voter la motion de censure pour "reconstruire de l'espoir à Gauche" est un exemple de langue de bois tout à fait réjouissant.

Dans cette affaire, la population que vous prétendez "représenter" (sic) ne vit pas d'espoir. Elle vit de rapports de force au travail encadrés par la loi et qui ne sont déjà guère joyeux (je doute que cela vous dise quelque chose.)

Vous êtes donc une sophiste vendeuse d'espoir, c'est à dire une politicienne professionnelle.

Conclusion pragmatique : vous ne nous représentez pas.

A ce titre, croyez que notre association mettra tout en œuvre, quelles que soient les conséquences, pour vous empêcher d'obtenir tout mandat que vous auriez l'outrecuidance de solliciter à l'avenir.

Veuillez agréer, chère Madame Neuneue, notre absence de salutations.

Pour le Musée de l'Europe & de l'Afrique

Le Concierge

En réponse à

Le 2016-⁠05-⁠13 17:16, Fanélie Carrey-⁠Conte a écrit :

Bonjour,

J'ai bien reçu votre message à propos de la loi Travail, un projet de loi dont j'ai dénoncé les dangers depuis le début des débats à son sujet. Je voulais en retour vous transmettre quelques réflexions quant à mes actions et mon état d'esprit à l'issue d'une semaine politique plus que mouvementée… Et vous expliquer en particulier mon positionnement quant au 49-⁠3 et à la motion de censure.

Le mardi 10 mai, le Premier ministre a décidé d'utiliser l'article 49-⁠3 de la Constitution pour faire adopter par l'Assemblée, sans aucun débat ni vote dans l'hémicycle, le texte de la loi Travail, qui propose notamment une réécriture de l'ensemble de la partie législative du Code du Travail. Aux dangers que comporte cette loi (consécration dans le droit du Travail du principe d'inversion de la hiérarchie des normes, avec le risque d'accroissement du « dumping social » entre les entreprises, et donc de la dégradation des conditions de travail, incitation à l'augmentation du temps de travail, facilitation des licenciements…), s'est donc ajouté un déni démocratique majeur, puisque le Parlement a été empêché de débattre et de voter sur un texte aujourd'hui rejeté par une majorité de nos concitoyens. C'est à mon sens un acte politique extrêmement grave. Il y a dans l'ADN de la Gauche l'idée que le Code du Travail ne saurait être réformé que dans le sens d'une amélioration des protections des salariés, et encore moins par le biais d'un 49-⁠3 sans débat au Parlement ! Il fallait je crois une réaction politique à la hauteur de cette grave situation. Avec plusieurs députés issus de toutes les formations de gauche et écologistes de l'Assemblée, nous avons décidé de signer une motion de censure de Gauche. Vous en trouverez ci-⁠dessous le texte et les signataires. Il fallait heureusement 58 signataires pour pouvoir la déposer effectivement et la soumettre au vote ; nous en avons recueilli 56, il nous a donc manqués deux voix. Mais cette dynamique politique iniitiée autour de cette démarche de motion de Gauche n'en demeure pas moins inédite, très forte, et doit être poursuivie et amplifiée, pour continuer à se mobiliser contre les dangers de la loi Travail, pour démontrer qu'il y a une voie pour d'autres politiques possibles à Gauche.

La question qui nous est à présent posée est celle des perspectives, et de l'efficacité de la suite de nos combats. Jeudi 12 mai a été soumise au vote une motion de censure présentée par la Droite, dénonçant la loi Travail comme pas assez libérale, insultant les syndicats… ; je n'ai pas voté cette motion, car il m'a semblé que la manière la plus juste et efficace aujourd'hui de combattre la loi Travail, et de reconstruire de l'espoir à Gauche, ce n'était pas d'ajouter de la confusion politique en votant sur la base d'une proposition et du projet de la Droite, à l'occasion d'un vote dont on savait qu'il n'aboutirait pas, le 49-⁠3 étant un puissant outil de verrouillage institutionnel...

Ce choix fait débat, tous à gauche ne l'ont pas fait. Je crois que chacun a essayé de faire ce qui lui semblait le plus juste et le plus pertinent. Mais pour ma part, il m'a véritablement semblé que l'action la plus puissante qui peut et doit être menée aujourd'hui est celle qui consiste à l'inverse à consolider et à amplifier la dynamique initiée autour de notre motion de Gauche, rassembleuse, construite sur des arguments politiques clairs. Cela me semble essentiel pour les étapes à venir contre les dangers de loi Travail, dans la rue avec la poursuite des mobilisations, et dans la perspective de la deuxième lecture du texte (car le parcours législatif n'est pas fini). Nos forces doivent grandir pour cela, et j'ai la conviction qu'elles le feront d'autant plus dans le rassemblement autour de convictions partagées sur le fait qu'il existe un autre chemin pour les politiques concernant le Travail, un chemin par lequel modernité ne rime pas avec régressions, mais bien avec progrès sociaux. C'est à quoi je m'emploierai dans les semaines et mois à venir, je ne manquerai pas de revenir sur les suites de cette séquence lors de mes prochaines newsletters, et d'en tenir également les citoyens informés à partir de mon site Internet. .

Je reste pleinement à votre disposition pour poursuivre les échanges sur ce sujet.

Bien cordialement,

Fanélie Carrey-⁠Conte


Mme Danielle Auroi

Puy-de-Dôme (3e circonscription) - EELV désormais non-inscrite suite à l'explosion de son groupe parlementaire

N'a pas voté la motion de censure

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Chère Madame,

nous vous remercions de votre réponse.

Vous écrivez : "Le texte de la motion de censure présenté par le groupe Les Républicains est en totale contradiction avec les valeurs écologistes et humanistes que j’ai toujours portées à travers mon action parlementaire et citoyenne. Il préconise entre autres plus de flexibilité pour les entreprises, une plus grande facilité de licenciement et la réduction des dépenses publiques.

C’est pourquoi je n’ai pas pu me résoudre à voter ce texte."

Nous sommes au regret de vous informer qu'il s'agit là d'un grossier sophisme. Faire chuter le gouvernement Valls-Macron, le plus à l'extrême-droite depuis 1944, est une nécessité historique. Le préambule de la motion n'a pas plus de valeur législative qu'une profession de foi du candidat Hollande.

Nous ne comprenons pas, par ailleurs, ce que vous entendez par "action parlementaire et citoyenne". Dans un régime parlementaire qui fonctionne, l'action parlementaire consiste à contrôler un gouvernement qui n'a pas de mandat pour violer les droits les plus sacrés de la population.

Il s'agit tout simplement d'équilibre des pouvoirs.

En refusant de faire tomber le gouvernement, vous permettez l'adoption de la loi El-Khomri et trahissez votre mandat, au même titre que le Président de la République.

Une motion de censure devrait à nouveau être déposée lorsque le texte reviendra à l'Assemblée nationale.

Quelle soit de droite ou de gauche, si vous ne la votiez pas, notre association militera activement pour s'opposer à tout nouveau mandat que vous réclameriez à l'avenir aux électeurs.

Très cordialement,

pour le Musée de l'Europe & de l'Afrique

En réponse à

Madame, Monsieur,

Dernièrement, vous avez été nombreuses et nombreux à m’interpeller sur l’initiative du Premier Ministre d’utiliser le recours à l’article 49.3 de la constitution pour faire adopter le projet de loi travail en première lecture à l’Assemblée nationale.

Je partage vos préoccupations sur ce texte de loi régressif, rejeté par 71% des Françaises et des Français, qui n’institue pas de nouvelles protections pour les actifs, mais seulement plus de libertés pour les entreprises.

Je partage également votre indignation quant au passage en force du Gouvernement dédaignant ainsi le débat démocratique et le travail parlementaire.

Notre pays et sa représentation nationale méritaient un vrai débat sur cette réforme : nous écologistes avons d’ailleurs fait le choix par voie d’amendements de proposer un autre code du travail du XXIème siècle.

Comme vous le savez, nous avons également fait tout notre possible pour que soit déposée une motion de censure écologiste et des gauches pour une alternative progressiste. Malheureusement, nous n’avons pas réussi à réunir le nombre suffisant des 58 signatures dans le délai imparti afin qu’elle puisse être déposée.

Le texte de la motion de censure présenté par le groupe Les Républicains est en totale contradiction avec les valeurs écologistes et humanistes que j’ai toujours portées à travers mon action parlementaire et citoyenne. Il préconise entre autres plus de flexibilité pour les entreprises, une plus grande facilité de licenciement et la réduction des dépenses publiques.

C’est pourquoi je n’ai pas pu me résoudre à voter ce texte.

Mais je reste plus que jamais mobilisée pour le retrait de la loi travail.

Le combat n’est pas perdu. En initiant un projet de motion de censure de gauche, nous avons posé collectivement les bases d’une véritable refondation de la gauche et des écologistes, porteuse d’espoir. Une alternative progressiste crédible est en marche.

Je m’engage à faire tout ce qui est en mon pouvoir afin de réunir les signatures nécessaires pour déposer une nouvelle motion de censure écologiste et de gauche en seconde lecture.

Je vous invite à retrouver le texte de cette proposition de motion dans le communiqué de presse du groupe écologiste du 11 mai dernier sur mon blog : http://danielleauroi.fr/?p=11051

Nous avons par ailleurs déposé avec certains de mes collègues et à l’initiative d’Isabelle Attard, députée écologiste du Calvados, une proposition de loi élaborée par le groupe d’universitaires GR-Pact (Groupe de recherche pour un autre Code du travail), visant à protéger et équilibrer le temps de travail que vous pouvez consulter ici : http://www.assemblee-nationale.fr/14/pdf/propositions/pion3700.pdf.

En vous remerciant de votre implication et de votre mobilisation citoyenne, je vous prie de recevoir, Madame, Monsieur, mes cordiales salutations.

Danielle Auroi

Députée du Puy-de-Dôme

Présidente de la commission des Affaires européennes

http://danielleauroi.fr/


M. Pouria Amirshahi

Député des Français de l’étranger (Maghreb/Afrique de l’Ouest). Démissionnaire du Parti socilaiste

A voté la motion de censure (contrairement à ce que nous avions indiqué par erreur)

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Cher Monsieur,

Nous vous remercions de votre réponse et de votre vote de censure du gouvernement Valls-Macron.

Nous avions publié une analyse du scrutin et indiqué par erreur que vous ne l'aviez pas votée. Cette erreur a été corrigée et très clairement signalée.

Nous vous présentons toutes nos excuses.

Très cordialement,

pour le Musée de l'Europe & de l'Afrique

le Concierge

En réponse à

Bonjour,

Je vous remercie vivement pour votre message dont j’accuse bonne réception.

Je reste en effet fermement opposé à ce projet de loi qui constitue une régression majeure. En inversant la hiérarchie des normes et en s’attaquant au principe de faveur, le texte détricote notre droit du travail au profit de toujours plus de précarité, d’incertitudes et d’insécurité pour les salariés.

Pour ces raisons, j’ai donc contribué à initier le dépôt d’une motion de censure des gauches et des écologistes contre le projet de loi travail, à la suite de la décision du gouvernement d’user de l’article 49-3. Celle-ci n’a malheureusement pas recueilli suffisamment de signatures pour pouvoir être déposée. J’ai malgré tout voté la censure qui avait été déposée car c’est le seul moyen d’empêcher l’adoption d’un texte néfaste.

Vous trouverez pour information sur mon site Internet ma tribune « L’évidente censure » publiée dans Le Monde, du mercredi 11 mai 2016 suite à la décision du gouvernement d’user de l’article 49-3 pour le projet de loi Travail : http://www.pouriaamirshahi.fr/2016/05/12/levidente-censure/.

J’en profite pour partager avec vous ces quelques articles qui pourront vous intéresser :

- mes interventions sur le projet de loi travail, avant que l’examen du texte ne soit interrompu par le 49-3 : http://www.pouriaamirshahi.fr/2016/05/04/oui-le-travail-est-une-question-autant-sociale-que-democratique/ et www.pouriaamirshahi.fr/2016/05/10/loi-travail-debut-des-debats-en-seance/.

- l’ensemble des amendements que j’ai déposés sur ce projet de loi : http://www.pouriaamirshahi.fr/2016/04/29/examen-par-lassemblee-nationale-du-projet-de-loi-travail/.

Bien cordialement.

Pouria Amirshahi

Député des Français de l’étranger (Maghreb/Afrique de l’Ouest) +33 1 40 63 06 09-59 pamirshahi@assemblee-nationale.fr www.pouriaamirshahi.fr


Lire l'adresse aux parlementaires

La réponse de la Députée est publiée à la suite de notre réponse à la réponse

Mme Cécile Duflot, députée de la 6ème circonscription de Paris

N'a PAS voté la motion de censure

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Madame,

nous ne commenterons pas votre confusion entre l'Assemblée Nationale, qui est chargée de contrôler un gouvernement qui viole les biens les plus précieux de la population, avec un comité d'"éthique" : il est exact que c'est très exactement le projet de ce gouvernement, réduire votre Assemblée à une autorité morale consultative ou une chambre d'enregistrement, ce qui fut le funeste destin du Parlement grec (avec la complicité criminelle du Parlement français), pris comme un exemple par Manuel Valls sur RMC le 26 mai dernier.

Nous nous en tiendrons à l'incohérence logique que recèle votre analyse et révèlerait un défaut de la pensée, si la thèse de l'opportunisme serti d'"éthique" (et sachez que l'auteur de ces lignes est un anticlérical conséquent, c'est à dire qui sait reconnaître la "Sainte hypocrisie") n'était pas la plus probable.

Vous écrivez en effet : 1) "Encore fallait-il réunir 288 voix pour adopter la censure et faire tomber ce projet de loi, ce qui apparaissait peu probable" (au passage, il s'agit de faire tomber le gouvernement dans le cadre d'une motion de censure, et non le "projet de loi", mais comme il est évident que vous vous refusez à la première option, ce lapsus n'en est évidemment pas un). 2) "je ne pouvais me résoudre à soutenir la motion de la droite tant que demeure l'espoir et la possibilité de déposer une motion des écologistes et des gauches à l'occasion de la deuxième lecture."

Outre que prendre le risque de reculer la chute du gouvernement en juillet, pendant les vacances et après des mois de luttes desquelles le gouvernement joue l'épuisement, c'est prendre le risque de perdre (mais nous avons bien compris que vos "convictions" ne vont pas jusqu'à faire ce qu'il faut pour gagner), vous conviendrez que si les Députés de droite adoptent votre "éthique", ils ne voteront pas la motion de censure "de gauche", qui de toutes façons n'a aucune chance d'être adoptée par la majorité de 2012. Toute motion de censure sera de toutes façons votée par une majorité de droite, ce qui risque de vous poser des problèmes d'"éthique".

Après tout, ne s'agit-il pas de faire tomber le gouvernement le plus à l'extrême-droite depuis 1944 ? Et donc d'un règlement de comptes entre deux droites, également en état de fascisation avancée.

Vous avez perdu une bonne occasion de vous ranger derrière la majorité de ce pays, qui se contre-fiche de votre "éthique" et de vos "convictions" ainsi que de votre souci de respecter, en bon soldat, l'agenda d'un Parlement proche de la mort clinique (et avec lui le parlementarisme, mais sans doute comme votre ancienne camarade Cosse, pensez-vous qu'il faut "plus d'Europe" et donc moins d'"État" en attendant plus d’État du tout comme en Grèce.)

Vous avez raté l'occasion de rétablir a minima l'illusion de souveraineté déléguée au Parlement et en tous cas le Parlement lui-même.

Il est donc évident que : vous ne nous représentez pas.

Très cordialement,

Pour Le Musée de l'Europe & de l'Afrique

Le Concierge


En réponse à

Bonjour,

J'ai tardé à vous répondre et j'en suis désolée mais compte tenu du grand nombre de mails reçus et vu l'importance du sujet, j'ai tenu à répondre à chacun-e d'entre vous.

Mon opposition à la loi travail est totale depuis l'origine du projet gouvernemental, annoncé sans la moindre concertation préalable et pour lequel la menace du recours à l'article 49 alinéa 3 était déjà évoquée.

J'y suis resté opposée après concertation et modifications dès lors que le projet demeurait inacceptable, notamment du fait de l'inversion de la hiérarchie des normes ouvrant à toutes les dérives au sein de chaque branche professionnelle.

C'est ensuite encore davantage la méthode qui rencontre mon intangible opposition. Attachée aux valeurs de la gauche et aux vertus de la délibération politique et parlementaire, je ne peux tolérer qu'on ignore le peuple, la rue et une pétition historique ayant recueilli plus de 1,3 millions de signatures comme je ne peux d'avantage tolérer une méthode éliminant tout débat parlementaire et toute possibilité d’amender ce texte à l'Assemblée.

L'utilisation, par un gouvernement issu de la gauche, de l'article 49.3 de la Constitution, sur un texte portant réforme du Code du Travail, est un acte politique d'une extrême gravité.

Vous devez savoir que j'ai fait tout mon possible pour que soit déposée une motion de censure de gauche, réunissant des députés socialistes, écologistes, membres du front de gauche ou non inscrits, afin d'incarner ensemble le refus du projet de loi travail mais aussi du recours au 49.3. Si celle-ci a échouée, elle a tout de même recueillie – dans le délai imparti de 24 heures – 56 signatures, soit deux de moins que le nécessaire imposé par la Constitution.

Nombreux-ses sont celles et ceux qui m'ont sollicité, me demandant de voter la motion de censure déposée par la droite. Cela ne m'est pas apparu envisageable et ce d'abord pour des raisons d'éthique.

Il n'était pas envisageable de voter une motion de censure de droite prétendant que ce projet de loi a été dénaturé "suite à la pression d'organisations syndicales plus ou moins représentatives" et dont "la quasi-totalité des mesures positives ont été abandonnées" alors qu'ils s'agissait de mesures que nous avons, avec vous, farouchement combattues.

Il n'était pas envisageable de voter cette motion de censure dès lors qu'elle n'est pas un simple texte visant à censurer le gouvernement, mais aussi un texte d'orientation motivé, justifiant la censure par des considérations à l'opposé de celles qui sont les miennes.

Il n'était pas envisageable de voter un texte réclamant un projet de loi plus libéral, réclamant notamment l'assouplissement des licenciements économiques et taxant celui que nous combattons de ne pas aller assez loin.

Encore fallait-il réunir 288 voix pour adopter la censure et faire tomber ce projet de loi, ce qui apparaissait peu probable.

Surtout, je ne pouvais me résoudre à soutenir la motion de la droite tant que demeure l'espoir et la possibilité de déposer une motion des écologistes et des gauches à l'occasion de la deuxième lecture. Compte tenu de la fermeté du gouvernement sur ce texte et de la coloration politique du Sénat, il ne fait aucun doute que la seconde lecture à l'Assemblée nationale sera l'occasion d'une nouvelle motion de censure.

Le combat n'est pas fini. Soyez assuré que mes convictions continueront de guider mes choix et mes votes.

Bien à vous,

Cécile Duflot

Députée de Paris


Mme Eva Sas

Députée de la 7ème circonscription de l'Essonne

EELV, non-inscrite suite à l'explosion de son groupe parlementaire

N'a PAS voté la motion de censure

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Chère Madame,

vous écrivez : "C'est pourquoi je m'engage à faire tout ce qui est en mon pouvoir pour réunir les signatures nécessaires pour déposer une nouvelle motion de censure écologiste et de gauche, en seconde lecture de la loi travail, à l'Assemblée nationale."

J'imagine que dans cette heureuse perspective, vous ferez en sorte qu'elle ne puisse être votée par la droite et que la vertu des signataires soit ainsi préservée ?

Vous ne faites "jamais la politique du pire", écrivez-⁠vous.

Non, vous la laissez faire par le gouvernement le plus à l'extrême-droite depuis 1944 pour préserver votre vertu, sourde à l'appel du pays.

C'est à cette capacité de ne pas céder à la populace que l'on reconnaît les grandes figures de notre histoire.

Vous comprenez cependant que vous ne nous représentiez pas.

Nous ferons cependant tout ce qui est en notre pouvoir auprès du Musée des Télécoms pour que votre conjuration des vertueux mise à la retraite d'office puisse se réunir dans la cabine téléphonique publique qui servait aux Radicaux à cet usage et que cet établissement conserve précieusement.

Ainsi soit-⁠il,

Pour le Musée de l'Europe & de l'Afrique

Le Concierge

En réponse à

Madame, Monsieur,

Vous m'avez interpellé, en tant que députée, quant à ma position sur la loi instaurant de nouvelles libertés et de nouvelles protections pour les entreprises et les actif-ve-s, dite « loi travail ». Je tiens tout d'abord à vous remercier pour votre mobilisation sur ce sujet, qui représente un combat politique essentiel pour notre démocratie et les conditions de travail des salariés.

Ma position n'a pas changé depuis l'annonce de cette réforme : j'y suis opposée. Le 8 mars, pendant les questions au gouvernement, j'expliquais mon opposition aux orientations gouvernementales, tout en proposant de construire « une réforme du Droit du travail du XXI ème siècle ».

Face à l'obstination du gouvernement, qui organise la mise en concurrence des salariés, la course au moins disant social entre entreprises, et pire entre les établissements d'une même entreprise, je suis intervenue à nouveau pendant les questions au gouvernement le 5 avril. Je rappelais alors au gouvernement le succès des manifestations des 9 et 31 mars, ayant réunies respectivement 500 000 et 1,2 millions de citoyennes et de citoyens. J'ai aussi salué dans l'hémicycle le phénomène « Nuit debout, né de la contestation de la précarité qu'organise la loi travail, mais qui représente aussi l'aspiration à une nouvelle forme de démocratie et de société ».

Pour promouvoir une autre réforme, j'ai, avec les député-es EELV et apparenté-es, déposé 52 amendements, en commission et en séance, pour améliorer cette loi dans le sens de justice sociale et de l'intérêt général.

Le mardi 3 mai 2016, j'ai eu l'honneur de monter à la tribune au nom de mon groupe pour défendre notre proposition pendant la discussion générale. J'ai alors interpellé le gouvernement avec force en demandant : « Est-ce pour cela que nous avons été élus en 2012 ? », et de conclure, « au nom des valeurs de progrès, de justice et d'intérêt général qui nous unissent, j'espère encore que vous écouterez nos propositions, que vous abandonnerez le chemin que vous avez emprunté avec ce projet de loi, et que vous vous souviendrez des espoirs qu'en mai et juin 2012, les Français avaient placé en nous ».

Malheureusement, après la discussion générale, le débat parlementaire n'a pas pu se poursuivre. Le gouvernement a engagé, le mardi 10 mai, sa responsabilité devant le parlement en utilisant l'article 49 alinéa 3 de la Constitution pour passer en force : j'ai dénoncé et regretté ce déni de démocratie.

En conséquence, avec les députés EELV, nous avons fait le choix de réunir les conditions pour déposer une motion de censure progressiste, de toutes les gauches et de l'écologie représentées à l'Assemblée nationale. Nous ne sommes parvenu, malheureusement, à réunir que 56 signatures, contre les 58 requises, dans le délai imparti de 24 heures, pour respecter la règle constitutionnelle.

Pour autant, je n'ai pas voté la motion déposée par Les Républicains, débattue le 12 mai dans l'hémicycle. En effet, le texte de cette motion exprime la volonté de déréguler plus encore le marché du travail et de réduire les dépenses publiques. Cette orientation est néfaste pour notre pays et je ne choisis jamais la politique du pire.

Mon objectif est de protéger notre modèle social qui nous permet de vivre bien ensemble, contre les coups de butoir de ce gouvernement, mais aussi contre le programme libéral de la droite. Je ne peux voter un texte en totale contradiction avec les valeurs écologistes et humanistes que j'ai toujours portées dans mon engagement politique.

Toutefois, je reste plus que jamais mobilisée pour obtenir le retrait de la loi El Khomri. En initiant un projet de motion de censure écologiste et de gauche, nous avons posé collectivement les bases d'une véritable refondation de la gauche et des écologistes, porteuse d'espoir.

C'est pourquoi je m'engage à faire tout ce qui est en mon pouvoir pour réunir les signatures nécessaires pour déposer une nouvelle motion de censure écologiste et de gauche, en seconde lecture de la loi travail, à l'Assemblée nationale.

C'est la nouvelle bataille qui est devant nous, et elle est imminente, puisqu'elle se déroulera entre juin et juillet prochain.

Je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes respectueuses salutations.

Députée de la 7eme circonscription de l'Essonne

Permanence locale

56, Grande rue

91260 Juvisy-sur Orge


Benoît HAMON

Député de la 11ème circonscription des Yvelines PS, Groupe Socialiste, écologiste et républicain

N'a PAS voté la motion de censure

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Monsieur le Révérend Père Benoît Hamon,

Nous avons été très profondément touchés par votre invocation des plus hautes valeurs éthiques et politiques qui vous ont préservé de la Tentation de voter la motion de censure dite de droite faisant ainsi la si pieuse Démonstration de votre Vertu inextinguible."La très Sainte Morale préside à toutes les vocations politiciennes" (Évangile Parlementaire, Titre I, article 2.)

Apprenez que ces Valeurs et l'esprit sacerdotal qui vous animent sont partagés dans les mêmes termes, pratiquement au verset près, par votre sœur en religion, la Très Sainte Nitouche Cécile Duflot.

Elle partage avec vous la Très Sainte arithmétique impénétrable du Seigneur, selon laquelle l'addition de 51 voix "de gauche" ayant signé une motion de censure de la même réputation et des 246 voix ayant voté la motion de censure de droite n'ont "concrètement aucune chance" d'atteindre un résultat égal ou supérieur à 288.

Et nous respectons votre choix de la pureté qui fut de ne point mêler votre essence qui est un Don de Notre Seigneur, Peuple souverain, à celles frelatées des fornicateurs de LP et du FN, expiant ainsi votre péché commis en la Sodome et Gomorrhe du référendum sur le Traité Constitutionnel Européen à la date maudite de 2005.

Nous ne doutons pas que vous ne tolérerez point identiquement que si survient le Miracle de la Motion de Censure de Gauche (Alléluia et Bénie Soit-Elle), elle puisse être souillée d'impures et sacrilèges voix de droite (Car maudites soient-elles).

La chute de l'Ante-Christ, le gouvernement le plus d'extrême-droite depuis 1944, que réclame aveuglément la populace, ne saurait en effet se faire au prix d'un Sacrilège en votre Sainte Église politicienne (Bénie soit-elle pour des siècles et des siècles), qui EST Éthique, Valeurs et Lumière du Progrès Humain et Supra-Humain.

Amen.

Pour le Musée de l'Europe & de l'Afrique,

le Concierge

En réponse à :

Bonjour,

Il y a maintenant plusieurs semaines, le gouvernement nous proposait un avant-projet de loi travail tout simplement inacceptable, faisant consensus contre lui. Après quelques modifications, subsistaient néanmoins des désaccords de fond, notamment sur l’inversion de la hiérarchie des normes qui constitue une légalisation du dumping social au sein de chaque branche professionnelle. Face à l’opposition massive -tant populaire que parlementaire- qu’a suscité ce projet de loi, le gouvernement s’est trouvé dans l’obligation de recourir au 49-3 pour faire passer le texte, bloquant ainsi tout débat supplémentaire, pourtant essentiel à la vie démocratique de notre pays. Loin d’apaiser le climat social, cette décision n’a fait que renforcer les tensions déjà vives autour de ce projet.

En tant que député de gauche attaché à des valeurs que je porte et défends depuis le début de mon engagement politique, j'ai agi pour réunir 55 autres députés socialistes, écologistes, membres du front de gauche ou non inscrits pour incarner ensemble le refus du projet de loi travail mais également du recours au 49-3. Nous nous sommes ainsi rassemblés autour une motion de censure de gauche, qui n’a cependant pas abouti : il a hélas manqué deux signataires afin de pouvoir la déposer.

J’ai été à de nombreuses reprises sollicité, comme la plupart de mes collègues, pour voter la motion de censure déposée par la droite. Mais pour des raisons d’ordre éthique, il m’a semblé inenvisageable de voter cette motion de droite. D’abord, parce qu’elle est à l’exact opposé de mon engagement et de mes positions, en réclamant notamment l’assouplissement des licenciements économiques et en dénonçant les syndicats qui “verrouillent le système”. Ensuite, parce qu’il aurait fallu réunir 288 voix pour bloquer le projet de loi Travail, ce qui n’était que très peu probable. J’aurais donc mêlé ma voix à celle du Front National et des Républicains pour voter un texte dont le contenu m’est étranger et qui n’avait concrètement aucune chance de bloquer la loi travail.

Le combat n’est pas fini. Si le gouvernement n'entend pas la contestation et n'ouvre aucune discussion nouvelle, rien ne s'opposera au principe d'une nouvelle motion de censure de gauche lors de la deuxième lecture du texte, prévue en juillet 2016.

Soyez assuré que mes convictions continueront de guider mes choix et mes prises de position.

Bien à vous,

Benoît Hamon Député des Yvelines

dimanche 8 mai 2016

Welcome Mister US Ambassador to Greece !

Exposition temporaire du Musée de l'Europe & de l'Afrique pour célébrer la nomination de son Excellence Geoffrey R. Pyatt au poste d'Ambassadeur des États-Unis en Grèce

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vendredi 6 mai 2016

"Il faut comprendre pourquoi ils sont partis, c’est parce que vous êtes entre vous…"

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Lors des mobilisations contre le sommet de l’Union européenne, à Laeken en décembre 2001, une institution bruxelloise, les Halles de Schaerbeek, avait proposé une manifestation intitulée «C.H.A.H.U.T.» (les débuts de la fin de la neutralisation politique du monde du travail par l'artivisme réservé à la consommation politique de la petite-bourgeoisie intellectuelle, commençaient...). Le collectif Ne pas plier – qui y proposait une «épicerie d’art frais» destinée à fournir des images à différents mouvements «pour qu’aux signes de la misère ne s’ajoute pas la misère des signes» – avait subordonné la présentation de ses travaux à l’invitation d’une association de chômeurs française, l’APEIS, dont il se proposait de rendre les luttes visibles. À l’issue du vernissage de l’exposition eut lieu un débat où les deux collectifs firent face à un public à peu près inexistant. S’ensuivit un échange orageux avec les responsables culturels qui dit bien les limites des ambitions politiques de la culture actuelle.

Ne pas plier : Là, on a la chance d’être accueilli dans un endroit de culture, et pour nous qui sommes habitués à des luttes quelquefois plus radicales, d’être dans des lieux comme ça, de repos, c’est quand même formidable. En même temps, je suis bien forcé de constater qu’on nous invite, et c’est bien, mais ce sont des coquilles creuses. On nous invite dans des endroits d’échange et nous, on n’a rien à échanger parce qu’on est entre nous. Il y a là une contradiction. Ce monde de la culture nous bassine de luttes politiques, etc., et là, ils sont avec des gens qui sont des résistants à cette globalisation, qui sont dans la nécessité des luttes et ils n’ont même pas la politesse d’être présents. Moi, je suis assez ulcéré de voir tous ces gens, dont je trouve qu’ils leur manquent d’une décence minimale, de ne pas être présents ici pour écouter des paroles véritables. Cette parole véritable emmerde tout le monde. Moi, j’ai bien vu des gens se barrer au fur et à mesure des témoignages et peut-être que ce n’est pas les formes habituelles, usuelles…

Responsable culturelle : Il faut comprendre pourquoi ils sont partis, c’est parce que vous êtes entre vous…

Ne pas plier : Si vous venez entre nous, on sera entre nous. Je ne peux pas accepter… Quand j’ai rencontré l’APEIS, ils étaient aussi entre eux et maintenant, on est entre nous. Je n’ai pas affaire à des gens timides, j’ai affaire à des gens cultivés qui ont parfaitement compris ce qu’était la différence, et rassembler les différences, c’est le rôle de la culture. Il faut que la culture fasse son boulot parce qu’elle touche du fric pour le faire. Si elle a la timidité de penser, quand il y a des corps qui ne sont pas les mêmes, qu’elle n’ose pas se glisser parmi ces corps, il y a un problème. On leur fait peur ?

Responsable culturelle : Ça, c’est ta culture, et ta culture est faite d’individus qui ne sont pas forcément une masse.

Ne pas plier : Comment vous expliquez qu’ils sont partis, on leur fait peur ou quoi ?

Responsable culturelle : Vous êtes un rassemblement… Je suis venue pour écouter quelque chose et participer, mais je ne suis pas venue face à un groupe. C’est tout.

Ne pas plier : Ce que tu poses comme problème, c’est que quand les gens sont dans des galères, ils sont intéressants quand ils sont un ou deux et qu’on peut aller chialer sur eux, mais quand ils sont une communauté forte, là on ne peut plus discuter avec eux de collectif à collectif. Vous, vous êtes combien ici ? Où ils sont tous ces culturels qui sont payés par les forces publiques ? Pourquoi ils ne sont pas là ? (…) Tu prends comme une agression le fait qu’on ait un langage…

Responsable culturelle : Ce n’est pas un langage, je n’ai pas bien vu à qui parler. Je suis venue regarder les images ? J’étais très intéressée par les images et puis, tout d’un coup, je ne m’attendais pas à un tel rassemblement de gens qui se connaissaient tous ! Et qui ne me permettaient pas de vous initier discrètement, simplement. Ce que je veux dire, c’est que vous êtes quand même un groupe, il est difficile de s’immiscer dans un groupe. Ce que je veux dire, c’est juste remettre ça en question. C’est tout.

Ne pas plier : Je comprends ce que tu dis, que tu ne sois pas une précaire en situation de détresse, tu n’aurais pas le langage, tu es une personne cultivée dans une sécurité de travail, dans un travail de culture, donc ce serait à toi d’avoir la capacité de comprendre, y compris cet effet de groupe. À partir du moment où les gens sont dans des luttes, ils ont tendance à se regrouper pour être plus forts et échanger leur tendresse, leur force. Effectivement, ce groupe est très soudé parce qu’il est soudé par une lutte contre la misère et il ne tient que par l’amour que les gens ont entre eux et ça se ressent sûrement dans les solidarités. On n’a empêché personne de parler. Ne me fais pas le coup de l’intellectuelle dégoulinante de peur, ça commence à me faire chier. Moi, je crois, et là je crois que je vais t’agresser, il faut arrêter, tu es une professionnelle, ici je suis avec des professionnels de la culture. Je ne suis pas dans un débat public au hasard de quelqu’un qui est rentré. Or, déjà, je n’en vois qu’une qui a du courage, et je te remercie d’être là. Mais je ne vois pas les autres et j’aimerais bien que les gens qui nous ont invités nous disent pourquoi on est là… (…)

APEIS : J’ai bien observé dans la pénombre le mouvement des gens. Je suis désolé de le dire, mais j’ai vu des gens partir après le film. Je n’ai pas vu des gens partir au fur et à mesure, en écoutant, en étant choqués par la violence ou la radicalité des propos. J’ai vu beaucoup de gens partir après avoir vu les images. Tout de suite, ça m’a gêné. Effectivement, moi je viens dans un débat et ces gens qui nous ont invités s’en vont après le film, ils ont entendu les commentaires, applaudi, G. en a accroché quelques-uns en nous faisant une diatribe comme il en a l’habitude, de manière très chaleureuse et avec beaucoup d’humour, mais après il y a encore une brochette de gens qui sont partis. Je pense qu’il y a, comme d’habitude, comme à chaque fois qu’on rencontre des gens, beaucoup d’incompréhension de ce que vivent les gens qui sont dans la grande misère. Ça fait des années qu’on s’en rend compte et ça fait des années qu’on est en quête de solidarité avec vous, avec les autres, avec le politique, avec le syndicalisme, qui nous rejettent en permanence. On connaît très bien les organisations de chômeurs en Belgique, Charleroi, Liège, Bruxelles. Tous nous ont dit : nous n’avons pas d’autonomie, nous ne pouvons pas nous battre parce que nous n’avons pas de solidarité. Les gens qui nous payent, ce sont les syndicats et les syndicats nous privent de ça[1]. Nous, on est des oiseaux de passage, on le sera ­souvent, s’il y en a ici qui veulent des solidarités, à vous de jouer !

Notes

[1] Les syndicats co-gèrent les allocations chômage (en fait un salaire) en Belgique

samedi 30 avril 2016

1er mai (2) : "Vente militante du muguet au stand de la section du PCF de l'Arrageois"

muguet1.PNG muguet2.PNG collections du Musée de l'Europe & de l'Afrique

Repris du Blog des militants communistes de l'Arrageois

Exposition temporaire Luc Gwiazdzinski

Le Musée de l'Europe est heureux de vous présenter l'exposition temporaire Luc Gwiazdzdinski, génie du Département de Géographie Alpine et surtout homme-sandwich académique de la légitimation du capitalisme par l'idéologie des "alternatives".

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mardi 26 avril 2016

"Retiens la nuit !"

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La Nuit Debout nous permet de découvrir en feuilletant les quotidiens (et en suivant les liens publiés par @nuitdebout qui renvoient assez rarement à des communiqués syndicaux...) un gisement insoupçonné de génies des alpages. Voici un intéressant spécimen qui a attiré l'attention du Laboratoire de Neuneulogie du Collège d'Argein par le biais d'une tribune publiée dans Libération intitulée La ville à l’épreuve des places (Nuit Debout étant un média, idiot !, le matuvisme mainstream de l'analphabétisme académique y prend des airs de défilé de mode dans les pages "Débats" ce qui permet un peu de renouveler les habituelles têtes de Turcs dans un souci de démocratisation). On y lit les pédanteries rituelles : "formes de vivre ensemble", la "résonance avec" (inventaire à la Prévert et Démon de l'analogie : "tentes des Enfants de Don Quichotte", "«révolution des parapluies» de Hongkong", "places de New York, de Grèce, de Turquie, d’Ukraine et les printemps arabes", "squats", "campements de SDF ou de Roms", "ZAD", "poétiques «occupations potagères» et les alternatives locales qui s’allument partout comme des lucioles"), "transgression", "ville métaphorique", "ville malléable, réversible ou adaptable", "utopies en actes", "spatialités temporaires", "«droit à la ville» d’Henri Lefebvre et «néosituationnisme» au sens de Guy Debord", laboratoires vivants de la complexité", "«ouvroir de démocratie potentielle» qui favorise la citoyenneté" etc.

Cet immense poète, "Marianne d’Or de l’Innovation 2005 pour les travaux sur les temps de la ville, Assemblée nationale" est malheureusement soit-disant "géographe". Pire : il a charge d'âmes puisqu'il est directeur de l’Institut de Géographie Alpine de l'Université de Grenoble et a en charge l'éducation de 700 étudiants... Merci, patron !

Imagine-t-on changer la société sans changer la façon dont les formateurs de notre belle jeunesse sont recrutés ?

La question mérite d'être posée !

En tous cas, ce spécialiste académico-certifié de "la nuit" semble avoir un agenda néolibéral assez chargé à en croire son blog...

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Agenda

GWIAZDZINSKI L., 2015, Space-time Planning for Smart City, The 3rd International Conference on Smart Sustainable City and Big Data, Shanghai (China), July 27-28, 2015

GWIAZDZINSKI L., 2015, Governance and participation models as tools for improving attractions, Summer School Expo 2015 The Forms of Urban Attractivity: methods of analysis and Case Studies, Milan, 29 juin 2015

GWIAZDZINSKI L., 2015, Des villes et des nuits, Atelier Anthropologie de la nuit, Laboratoire d'ethnologie, Paris, Université Paris 10, 5 juin 2015

GWIAZDZINSKI L., 2015, NUITS, Lumières dans la nuit, pavillon de l'arsenal, 1er juin 2015

GWIAZDZINSKI L., 2015, Habiter le numérique, Séminaire L'Humain au défi du numérique, Collège des Bernardins, Paris, 20 mai

GWIAZDZINSKI L., 2015, "Actions et expérimentations citoyennes et artistiques dans l’espace public. Entre néo-situationnisme et esthétique de la bricole", Séminaire doctoral 2014-2015, TERRITOIRES ESTHETIQUES Territoires – Art - Architecture - Culture, Laboratoire CRH-LAVUE (UMR - CNRS 7218), Paris, 12 mai 2015

GWIAZDZINSKI L., 2015, Les beautés de la ville la nuit, Conférence, IULM, Milan, 22 avril 2015

GWIAZDZINSKI L., 2015, Assises de la nuit, Nantes, 13-14 avril 2015

GWIAZDZINSKI L., 2015, La ville malléable, Audition Séminaire Fondation Bouygues, Issy les Moulineaux, 8 avril 2015

GWIAZDZINSKI L., 2015, "le vélo sans couture", Rencontre nationale du Club des villes et territoires cyclables, Ville de Paris, Hôtel de Ville de Paris, 31 mars 2015

GWIAZDZINSKI L., 2015, L'hybridation, sésame de l'innovation, séminaire "projet culturel innovant", Observatoire des politiques publiques, Maison des métallos, Paris, 13 mars 2015

Le Concierge

PG (sic) : Selon certains informateurs, il semble que ce professeur existe réellement et qu'il ne s'agisse aucunement (pas plus que Sylvain Laurens) d'un canular socio-situationniste du peintre Du Champ...

Visiter l'

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