Musée de l'Europe et de l'Afrique

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dimanche 1 avril 2018

Henda Ayari et tous ses amis

Ceci n'est pas un poisson d'avril...

bunny0.png C'est pas gentil pour Bunny, je sais !

Le Musée de l'europe & de l'Afrique ouvre une salle d'exposition temporaire consacrée à Henda Ayari et tous ses amis (qui sera complétée au fil des besoins). En suivant ses tweets, une équipe d'archéologues préventifs du pire est en effet tombée sur un gisement particulièrement nauséabond. Du type que tout le monde aurait dénoncé il y a encore quelques années, tant cela évoque le "Minute" des années 70... Mais Minute ne fait même plus ça... Ce n'est d'ailleurs plus nécessaire : notamment "grâce" à Charlie-Hebdo, ce racisme confusionniste est en train de devenir mainstream et décuplé par les réseaux sociaux des 1000 collines... Le seul fait que qui que ce soit puisse prendre une seule seconde au sérieux les témoignages dignes du Nouveau Détective des plaignantes dans l'Affaire Tariq Ramadan en dit long sur l'inconscient raciste qui a colonisé les esprits, en grande partie par le biais des "responsables" d'Etat...

Et le silence des "anti-racistes" et autres "anti-fa" est plus que jamais assourdissant...

Sans parler du "spectre" complet de la gauche auto-proclamée: de Hamon, aux Laurence Decocksisés plus ou moins moustachus (LDH, Copernic, Attac, "mouvementistes" plus ou moins trotscards ou en tous cas plus que fatigués) aux anarchoïdes, à Mélenchon, à l'UPR, aux "Marxiens" - à gogoche, gogoche et demie ? (pour décliner le "spectre" politique de gauche dans l'ordre croissant)

ASSOURDISSANT !

Une dernière chose : Chère Henda Ayari, à moins que ce pays ne bascule définitivement dans le fascisme, le vrai, celui de ce siècle (un calcul qu'on peut faire mais qui reste très risqué), il est encore temps de dire la vérité, les conséquences juridiques pour vous en seront moins lourdes...

(Le Concierge)

Attention : des images peuvent choquer. Et si elles ne choquent pas, il est temps d'aller consulter.

Cette salle d'exposition est sous confinement anti-peste brune (la vraie...)

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vendredi 23 février 2018

Tariq Ramadan face à Jean-François Copé

L'un des avocats d'une des plaignantes, Jonas Haddad, étant un éminent membre des "Républicains" - avocat... fiscaliste ! -, il est bon de revoir un débat entre Jean-François Copé et Tariq Ramadan (réduit, donc, au silence des cachots)...

RamadanCope.PNG cliquer sur l'image pour voir l'émission

mardi 20 février 2018

Charognards médiacratiques intéressés...

De nombreux opposants acharnés à Tariq Ramadan se délectent sur les réseaux sociaux de son incarcération. Elle leur permet en effet d'affirmer plus que jamais n'importe quoi (et désormais sans contradicteur pour répondre à ces charmants "défenseurs de la démocratie" en treillis médiatique), après avoir été pris la main dans le sac et confondus lors d'émissions de télévision où le Professeur Ramadan a pris le temps de les affronter avec un rationalisme imperturbable et un calme olympien.

Ami de Caroline Fourest et d'Emmanuel Valls (ses deux adversaires les plus acharnés), le prédicateur médiatique Mohamed Sifaoui (fort peu recommandable si on en croit sa fiche wikipedia) a certainement de très mauvais souvenirs de sa confrontation avec le Professeur Ramadan au sujet d'un documentaire à charge (à mourir de rire) que le premier avait consacré au second. Ce qui mérite d'être réécouté, à l'heure où tout ce travail de propagande a fini par créer un contexte susceptible de décrédibiliser toute parole du mis en examen dans le cadre d'une procédure judiciaire... Mais il vaut encore mieux entendre ce débat sur le coup d’État du Maréchal Sissi (qui a très bien rempli ses prisons depuis...)

ramadansifaoui2.PNG Cliquer sur l'image pour écouter l'émission

Le même Sifaoui, on ne sait pourquoi toujours invité comme "expert" par de nombreuses chaines de télévision, même s'il grenouille manifestement dans les très interlopes et obscurantistes milieux anti-terroristes (quand on a été aussi proche des éradicateurs algériens, cela n'a rien d'étonnant...), faisant son beurre avec le terrorisme, vient de lancer une revue intitulée "anti-terrorisme" aux visuels dignes du film Brazil (et/ou "La Guerre des étoiles")...

anti-terrorisme.jpg Faire son beurre sensationnaliste avec des crimes de masse...

Il est peut-être bon d'exposer quelques récents tweets de Mohamed Sifaoui... Âmes sensibles s'abstenir...

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La Truth Policy de Trump (2)

Dans un entretien au quotidien Israel Hayom, réputé proche de Benyamin Nétanyahou, le président américain fait part de ses doutes sur la possibilité de relancer les négociations entre l'État hébreu et les Palestiniens.

Donald Trump commencerait-il à douter de sa capacité à promouvoir l'«accord ultime» entre l'État hébreu et les Palestiniens? Dans un entretien accordé en milieu de semaine dernière au quotidien Israel Hayom, le président américain admet benoîtement: «Franchement, je ne sais même s'il va y avoir des négociations, nous verrons bien ce qui se passe, mais je pense qu'il serait complètement insensé de la part des Palestiniens, ainsi que des Israéliens, de ne pas faire la paix. Il s'agit de notre seule chance et elle ne se représentera plus jamais après cela.»

Visiblement échaudé par la violente polémique qui a suivi sa reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël, Donald Trump ajoute: «À l'heure qu'il est, je dirais que les Palestiniens ne cherchent pas à faire la paix. Et je ne suis pas nécessairement sûr non plus qu'Israël cherche à faire la paix. Donc nous allons voir ce qui se passe.» Interrogé sur les compromis attendus de l'État hébreu, il indique: «Les colonies compliquent beaucoup et ont toujours beaucoup compliqué la recherche de la paix, donc je pense qu'Israël va devoir faire très attention avec la colonisation». Si le président américain n'a récemment pas ménagé ses critiques envers la direction palestinienne, c'est la première fois qu'il exprime publiquement ses doutes sur la bonne volonté du gouvernement israélien. Le propos est d'autant plus significatif qu'il est adressé à un quotidien notoirement proche de Benyamin Nétanyahou.

Le Figaro, 12/02/2018 à 08:50

Lire aussi : La Truth Policy de Trump (1)

dimanche 18 février 2018

Tariq Ramadan sur Macron

Prédicateur ou politologue embastillé ?

ramadanMacron.PNG Cliquer sur l'image pour voir la vidéo

Si le niveau est trop élevé pour des magistrats parisiens ("c'est assommant car le gorille"...), ils peuvent en effet se référer à Caroline Fourest... (Le Concierge)

FourestGirafe.jpg La violence de Caroline Fourest "est saine, juste guidée par l'appétit" ?

Bonus

Le poisson d'avril 2016 de Tariq Ramadan (qui n'a pas plu à Edwy Plenel ?)

dimanche 11 février 2018

Affaire Ramadan : une nouvelle enquête du nouveau détective moustachu

Sous la plume de Martine Turchi, Mediatarte publiait le 20 novembre une « enquête » sobrement intitulée « Violences sexuelles : le système Tariq Ramadan », digne du Nouveau Détective[1].

Alors que Tariq Ramadan était l’objet de deux plaintes, Médiatarte affirmait : « Les témoignages s’accumulent contre Tariq Ramadan ». Soit pour « viol », soit pour « emprise mentale » (ce qui est déjà un peu différent et ne correspond pas à une qualification pénale…)

On y apprend que Tariq Ramadan est donc « visé par plusieurs témoignages accablants ». Le fait qu’ils soient jugés « accablants » par le Procureur Moustachu devrait normalement suffire à leur donner une valeur pénale évidente dans le climat de lynchage actuel !

Certains de ces témoignages font par ailleurs état de « relations extraconjugales – tantôt épistolaires- érotiques, tantôt sexuelles – qu'aurait entretenues Tariq Ramadan ». Jésus Marie Joseph !

Mais où l’organe moustachu a-t-il bien pu trouver ces témoignages de « relations épistolaires-érotiques » susceptibles, selon son grand sens de la nuance et de la qualification juridique, d’accréditer des viols ? Et donc d’envoyer quelqu’un en prison ?

« Depuis un an, une équipe d’une dizaine d’avocats accompagne bénévolement une demi-douzaine de femmes qui dénoncent le comportement de l'islamologue suisse ».

Ce que Médiatarte qualifie de « petite équipe » !

Un seul nom est cité, « Calvin Job, l'un des avocats pénalistes de ce “pool” ».

Tariq Ramadan soutenu par la Presse !

Calvin Job était justement présent sur le plateau de BFM-TV[2] pour commenter la mise sous écrou de Tariq Ramadan, moment bien choisi pour sortir de l’ombre et capitaliser sur une affaire médiatique (seule façon désormais d’exister en ce bas – c’est le moins qu’on puisse dire – monde.)

Selon lui ces sept femmes ne sont pas encore entrées dans la procédure car :

« Depuis le début, M. Tariq Ramadan est présenté comme la victime sacrificielle et exutoire d’un certain pseudo complot sioniste. Et donc ces victimes, les vraies victimes, ces femmes-là, ne sont pas…, sont considérées comme des manipulatrices, des affabulatrices. Donc depuis le début, depuis le début de ces affaires… depuis le début des plaintes, notamment on l’a lu dans la presse comment elles sont dénigrées. C’est cette attitude-là qui, elles, ne les confortait pas dans leur posture, dans ce qu’elles ressentaient, dans leur posture et même dans leur volonté d’intenter une quelconque action. » (…)

Il nous semble pourtant en fait que l’ensemble de la presse a pris fait et cause pour ces deux femmes, dans le contexte de #balancetonporc… Mais on peut se tromper !

« Nous envisageons de toute manière depuis un an on les accompagne dans ce sens-là car nous avons des femmes qui sont totalement démunies, qui ne comprennent pas le fonctionnement du système judiciaire et qui sont encore sous l’emprise… Elles nous disent qu’il a encore un vrai ascendant sur elles et nous essayons de conseiller, de les amener à faire confiance à la justice et de les décider à entrer dans le processus judiciaire ».

"Indices graves et concordants"

En introduction de ce plateau, qui bafouait allègrement la présomption d’innocence, Jonas Haddad l’un des avocats des plaignantes précisait « les indices graves et concordants » ayant abouti à la mise en examen :

« La mise en examen, c’est la reconnaissance d’indices graves et concordants. Les indices graves cela concerne la personnalité mais également les indices concordants c’est la reconnaissance d’un système, ce système qui pendant des mois s’est déchainé vis-à-vis de ma cliente parce qu’elle avait osé prendre la parole, elle avait osé dire qu’elle avait été victime de cette agression sexuelle… ».

Des « indices graves et concordants » qui ressemblent à s’y méprendre aux éléments du Bordereau de Caroline Fourest. S’il y a des indices graves et concordants de ce type dans ces deux citations, c’est bien la personnalité des avocats (voir plus bas) de plaignantes « sous emprise » et ne comprenant pas le « fonctionnement du système judiciaire » et un « système » de mise en accusation médiatique (alimenté par Caroline Fourest depuis 10 ans) visant à rendre l'accusé "coupable, forcément coupable" en créant un "contexte" bien fait pour faire prévaloir ls préjugés sur les faits (quels qu'ils soient).

"Malheureusement" pour l'avocat toutes n’ont pas été violées ?

Cerise sur le gateau de Calvin Job :

« (Quelle qualification en cas de plaintes ?)Le caractère d’agressions sexuelles, mais je dois le reconnaître ici, toutes malheureusement ne rentrent pas sous cette qualification-là. Il y en a certaines qui peuvent prétendre à faire valoir ces agressions sexuelles… »

Il s’agit donc bien d’accréditer « un système », et rien de plus (à ce compte-là on peut interdire tous les partis politiques, et encore, pour commencer !…)

Des avocats très politiques…

Jonas Haddad : est un ancien « Jeune UMP »[3], admirateur de Nicolas Sarkozy et de François Copé, comme on peut le voir dans cette vidéo. Candidat Les Républicains (soutien d'Alain Juppé) aux législatives dans la 3eme circonscription de Rouen (9,24%).

Loin d'être avocat spécialisé dans les viols, il l'est dans les... start-ups ! Son CV indique d'ailleurs, maladresse d'écriture pour un avocat, que son passage en cabinet ministériel lui a ouvert une belle carrière dans le privé ! Son collègue Grégoire Leclerc est lui avocat spécialisé en droit du travail et droit des affaires. Ce ne sont pas des avocats qui sont réputés pour défendre la veuve et l'orphelin, mais des affaires de gros sous. Guère connus, pour évoluer dans des milieux, donc, caractérisés par le "féminisme"! Cela ne prouve rien bien évidemment, mais renforce la suspicion d'une affaire politique ("indices graves et concordants" ? Sic).

Jonas_Haddad.png Cliquer sur l'image pour voir la vidéo

Calvin Job : est membre du PS. Contrairement à ce qu’indique Médiatarte, il est avocat, mais non « avocat pénaliste », sa spécialité est le droit administratif et fiscal. On le voit faire campagne « tout sécuritaire » en banlieue parisienne sur cette vidéo.

calvinJob.png Cliquer sur l'image pour voir la vidéo

En conclusion, quels que soient les faits, à « système », « système et demi »…

En encore bravo à Edwy Plenel pour ses pseudo-enquêtes dignes du Nouveau Détective, ne visant qu’à sauver son image attaquée par une presse à l’image de laquelle il est, quand la liberté d’un homme et le fonctionnement de la Justice, son indépendance notamment, sont en jeu !

N'est pas Zola qui veut...

Le Concierge

Bonus

JonasHaddad2.png

Jonas Haddad aime Houellebecq mais n'aime pas le rap

Il écrit des tribunes dans Valeurs Actuelles

mercredi 17 janvier 2018

La fille cachée de Christine Ockrent et de Laure Adler crève l'écran !

"Il est temps de rappeler que c’est la gauche intellectuelle qui fait aujourd’hui encore l’honneur de la France à l’étranger, la seule dont on parle de Brooklyn à Ouagadougou" (Aude Lancelin)

Le bar des guignols de l'info où officiaient Serge July et Philippe Alexandre est de nouveau ouvert ! (Le Concierge)

Quand la structure se vide pour des raisons bêtement biologiques, elle se remplit aussitôt pour que "tout change pour que rien ne change" (Anonyme - mais pas muet-, 1ere partie du XXIè siècle)

LDCmuets.png

Les guignols de l'info sont de retour !

audeCanal.PNG

audeEpicure.PNG Donc Aude connaissait Jean qui connaissait Epicure, donc Aude connaît Epicure... Plus belle la vie de sophiste !

AudeEurope1.PNG

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AudeFranceQ.PNG

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audeLeMEdia.PNG "S'armer intellectuellement contre les médias dominants" (powered par Canal Plus, France Inter, Europe 1, France culture, Daniel Mermet, Le Media etc.)

audeliens.PNG Photo féministe

audeNice.PNG

coll. du Laboratoire de Neuneulogie du Collège d'Argein

Lire aussi :

Là-bas j'y suis plus

Vérité des luttes à Paris, erreur au-delà

vendredi 5 janvier 2018

Exposition temporaire Paul Magnette

Magneto_ZB.jpg

L'Organe Suprême Moustachu ayant mis en Une du "club" l'intervention de Paul Magnette (soutenu par quelques grognards du PS belge, sentant le boulet arriver et ayant au moins l'instinct de conservation) aux journées moustachues de Grenoble, le Musée de l'Europe présente, issue de ses collections, une exposition (par ordre chronologique) temporaire (et néanmoins burlonesque) "Paul Magnetto". Rappelons que le CETA est entré "temporairement" en vigueur avant toute ratification (selon les nouveaux usages), ce qui a permis (info RTBF) une diminution du prix du homard canadien en cette période de fêtes de 8 EUR (qu'en pensent les homards ?)

magnetteMediapart.png Tu l'as dit bouffi (Le Concierge)

Le Parlement wallon rejette l'accord de libre-échange UE-Canada 15 octobre 2016

Au Parlement de la Région wallonne et aux électeurs belges

Le fou qui se prend pour le Président de l'Europe exige un Coup d'Etat en Belgique 23 octobre 2016

Le Nabot Malfaisant Moscovici menace la Belgique de la Grosse Bertha

CETA : un compromis intra-Belges ?

Toute ressemblance avec un précédent historique dans une colonie grecque...

Dans les coulisses des négociations du Ceta où un Italien des Pouilles écarquille les yeux comme des soucoupes devant le spectacle politique qui se joue devant lui.

Mais non, Cher Paul.M, ce n’est pas vraiment « une formidable avancée démocratique » !

CETA : Paroles, paroles...

"La Wallonie est une micro-région gérée par des communistes qui bloque toute l'Europe"

mardi 4 juillet 2017

Mediatarte, équivalent de OpenDemocracy ?

C'est le désormais célèbre Philippe Marlière (pigiste à plein temps pour la presse internationale) qui l'affirmait : Médiatarte serait l'équivalent d'OpenDemocracy, un média financé par Georges Soros, spécialiste des révolutions roses à poil dur (voir le documentaire de Manon Loizeau).

media

OpenDemocracy is a British-based socially liberal and liberal internationalist political website. Founded in 2000, the owners of openDemocracy claim that through reporting and analysis of social and political issues, they seek to "challenge power and encourage democratic debate" across the world. The website has attracted around 8 million hits a year. The founders of the website have been involved with established medias and political activism with the UK Labour Party. It derives its name from and has been funded by George Soros' Open Society Foundations (source:wikipedia).

On s'étonne dès lors un peu moins de l’engouement de Médiatarte pour Benoît Hamon et de sa campagne contre la FI, officiellement partisane de la sortie de l'OTAN.

Le 4 juillet (un esprit "complotiste" se demanderait si c'est un hasard), Mediatarte participait à la campagne de lancement du Think Tank du dissident chinois dont le "soft power" a le secret tandis que le "hard power" faisait monter une tension moins "soft" en Mer de Chine... ''

mediatarteWangDan.PNG 4 juillet : 3 cibles pour le prix d'une ?''

WangDan.PNG

samedi 1 juillet 2017

Meeting moustachu : je ne soutiens pas Hamon pour faire gagner Macron, car je suis un journaliste indépendant (Edwy Plenel)

Plaisir spinoziste de la vérité qui se révèle...

HamonUne.PNG Collections du Musée de l'Europe

Hamonenvoi.PNG Collections du Musée de l'Europe

hamon1.PNG Collections du Musée de l'Europe

Hamon2.PNG Collections du Musée de l'Europe

Hamon3.PNG Collections du Musée de l'Europe

vendredi 21 avril 2017

Frexit : pour une droite de gauche ?

oxi-grecemauve.gif

Dans un article publié sur son blog du Monde Diplomatique intitulé « les fenêtres de l'histoire », Frédéric Lordon appelle à voter dimanche pour Jean-Luc Mélenchon sous couvert d'une analyse qui se veut savante, mais n'est rien d'autre que l'argument de sens commun du « vote utile ». Tentant de résoudre, par la double-pensée, la quadrature du cercle entre différentes attitudes contradictoires (le refus radical de la mascarade électorale et le vote utile, l'insurrection et l'élection) Frédéric Lordon écrit  : « Et c’est au total un curieux paradoxe qui fait se rejoindre la croyance la plus naïve en l’élection et son rejet le plus radical, l’un et l’autre ayant d’une certaine manière en partage d’avoir incorporé la dépossession passive qui accompagnerait nécessairement le mandat voté. Mais où est-il écrit que l’activité politique s’arrête après l’élection ? Si c’était effectivement le cas, on ne pourrait qu’accorder au sceptique son désintérêt de principe. Mais ça ne l’est pas, en tout cas pas nécessairement. Un second paradoxe, déduit du précédent, veut alors qu’il y ait quelque chose à faire d’une élection même par la critique radicale de l’élection. Non pas s’en contenter bien sûr : s’en servir. »

Air connu qui revient comme un marronnier à chaque élection à destination de tous les athées des élections qui, comme Libertad, considèrent que « le criminel c'est l'électeur », appelés à voter utile en tout agnosticisme !

Le plus sidérant venant d'un intellectuel est le caractère parfaitement incantatoire d'un tel « appel » qui, en outre, ne dit pas son nom, dans la mesure où il ne peut espérer toucher qu'une infime partie de l'électorat et à vrai dire un club réduit à si peu de membres qu'il s'agit d'une discussion qui pourrait aussi bien se tenir dans un café, ou un séminaire, et dont la publication n'est que le témoignage de l'importance que se prête ce cercle assez privé, inversement exponentielle à son poids (infinitésimal) en terme électoral, domaine qui est celui du grand nombre, il est ridicule de le rappeler, et encore plus de devoir le rappeler.

Candidat "anti-système" ?

Mais cet appel ira droit au cœur du principal intéressé, auquel on ne demande rien en échange, et surtout pas un référendum de sortie de l'UE, seul Plan A pratiquement concevable. Venant de l'intellectuel qui avait qualifié de « crime politique » un Plan B qui ne serait pas la sortie de l'euro, et énoncé très clairement l'alternative offerte à Syriza (« Renverser la table ou passer dessous »), à l'heure où le candidat de sa « raison » drague les classes moyennes flottantes, joue au centre, et ambitionne de reconstituer un PS, éventuellement en s'appuyant sur une « troisième droite » entrepreneuse de l'e-économie et de l'e-propagande, c'est passer par la fenêtre, surtout quand on a pris l'engagement de « ne plus jamais voter PS ».

Il y a encore un an, il était question d' « occupy » l'élection présidentielle. Qui s'en souvient ? Mieux vaut sans doute ne pas le rappeler quand on voit le résultat.

Le résultat c'est que le nouveau candidat du cercle de la raison a fait tous ses efforts pour cacher l'éléphant dans la pièce, c'est à dire l'UE, par calcul électoraliste. N'étant pas à la tête d'un parti de classe et visant un électorat socialement clivé, notamment sous le rapport de la sortie de l'UE, il choisit de… ne pas choisir. Imposant la double-pensée Plan A pour les uns, Plan B pour les autres, et mettant à tout le monde l'Ouest en Est, embrouillant par tous ls moyens possibles ce que notamment Lordon s'était efforcé de clarifier ces dernières années. Se refusant bien entendu à tout travail d'éducation populaire sur la question, à la différence de sa campagne de 2012 où ce travail fut fait de manière magistrale au moins sur la question des traités budgétaires. Et s'il y eût clarification, depuis des mois de la part de ses « experts » Varoufakisés tel Jacques Généreux affirmant que le Plan B n'aurait pas lieu, n'étant qu'une menace, puis de la part du candidat ces derniers jours, elle confirma nos craintes : sortir de l'UE, sortir de l'euro, vous n'y pensez pas. Ainsi, le débouché politique et le vote utile accomplissent-ils leur besogne : anéantir tout le travail d'éducation populaire réalisé à l'occasion du martyre grec. Et aujourd'hui avec la patricipation de Frédéric Lordon qui s’assoit sur les critères qu'il a lui-même posés, et jette son capital de critique radical de l'UE aux pieds du candidat de la double-pensée européenne. « Crime politique » ? Encore ne faudrait-il pas prendre le risque de fournir l'arme du crime…

L'un des arguments de Frédéric Lordon, bien peu scientifique, est le suranné « candidat anti-système ». La preuve ? Mélenchon ayant réussi à siphonner Hamon dans les sondages, les médias chiens de garde se seraient déchainés contre le candidat, prouvant par-là qu'il est bien ce « candidat anti-système » : « il suffit d’observer les réactions du système, surtout quand elles ont cette violence, pour faire le tri des prétentions, et savoir qui il tient réellement pour antisystème, qui il juge réellement dangereux au maintien de ses intérêts essentiels, sorte d’hommage que le vice rend à la vertu, faisant d’un coup litière des escroqueries les plus grossières. »

A la vérité, Mélenchon est plutôt bien servi par le « système », beaucoup mieux en tous cas qu'en 2012, à l'époque où il a victorieusement franchi le barrage opposé par le champ médiatique pour être installé depuis, comme un « grand » qu'il est, dans cet espace. Et l'essentiel est d'occuper cet espace, tous les publicitaires le savent. Quant à la comparaison avec Marine Le Pen, qui n'est pas nouvelle depuis le fameux dessin répugnant de Plantu, sous le critère qui nous occupe elle n'est pas illégitime, cette dernière ayant copié la dialectique Plan A/ Plan B et le flou artistique sur l'UE inventés par le candidat Mélenchon.

Si Frédéric Lordon était à la recherche de tests projectifs ou de précipités permettant de révéler le fonctionnement du champ politico-médiatique, un œil sociologique un peu plus aiguisé se porterait sur les « petits-candidats » et les difficultés d'accès réels à la candidature, à la visibilité médiatique et à un traitement non diffamatoire ni grossier de ces candidatures.

Un Mamlouk héritier de Coluche ?

On rappelle que Pierre Bourdieu avait soutenu la candidature de Coluche arguant que l'intrusion d'un profane dans le champ politique en révélait toutes les ficelles, et notamment le caractère séparé, au sens clérical, de cet univers social particulier, lieu du monopole de la manipulation légitime des biens de salut politique de la part de professionnels consacrés devant obtenir l'onction par l'élection, c'est à dire le plus grand nombre.

Structurellement, il existe dans cette campagne un candidat que le média Lordon n'a jamais cité, et le silence de Canal Lordon est parfaitement congruant avec le silence des médias du « système ». A la différence de Coluche, tout profane qu'il soit, celui-ci est un homme du sérail, au sens sociologique du terme, celui du Mamlouka, qui veut dire « esclave de l’État ». « L'homme dont il ne faut pas dire le nom » est en effet Inspecteur général des Finances et donc dans le secret des initiés du fonctionnement de l’État, en tant que laïc de l’Église qu'on appelle l’État. On se souvient peut-être des vœux de Noël du Pape François à la Curie il y a quelques années - un Pape qui n’émane pas de la Curie - qui était une sorte d’analyse sociologique Drewermanienne du fonctionnement de la Curie et qui se termine par quelque chose du genre : "maintenant je me casse, je vais passer Noël avec les laïcs car ce sont eux qui font tourner le Vatican". Donc il est bien placé pour avoir vu les cardinaux de la politique s’asseoir sur les valeurs et les principes qu’ils prêchent hypocritement aux fidèles, et dont ils se moquent entre-eux - Bourdieu parlait du rire des évêques et de leurs blagues anticléricales - tandis qu’ils sacrifient tout à leurs luttes d’influence pour le pouvoir dans la Curie - et devenir Pape - et à faire tourner la banque du Vatican... ). Donc le candidat François Asselineau (ça y est je l'ai dit!) est bien placé pour "vendre la mèche". D’autant plus qu’il a vu ses homologues du ministère des finances se barrer dans le privé avec la caisse et le carnet d'adresses publiques (ce qu’il n’a pas fait ou pas été en position de faire.) Il est d'ailleurs logique que le Mamlouk défende l’État contre l’UE qui entend le détruire, parce que c’est aussi détruire ses serviteurs qui refusent de se convertir à la nouvelle religion (et cela concerne la fonction publique à tous les niveaux, l'alternative étant : conversion au nouvel État néolibéral en formation ou défense de la religion primitive du service public condamnant aux catacombes, c'est à dire au placard.). IL a patiemment construit une machine politique, l'Union Populaire Républicaine, en partant de rien (à la différence de hauts-fonctionnaires passant en politique et dont le premier souci est d'utiliser leur carnet d'adresse pour trouver l'argent qui les tiendra), lui permettant aujourd'hui d'être présent dans l'arène présidentielle et donc de faire passer un message jusque-là confidentiel, comme sorti des catacombes, d'autant plus qu'il n'a, à ce stade, aucune prébende à distribuer, aucun grand intérêt à ménager (allant jusqu'à défendre la nationalisation de TF1… à TF1), aucun grand écart (Plan A/Plan B) à dissimuler pour maximiser ses gains sur le marché électoral en pratiquant le marketing ciblé. Il bénéficie de la révolution des réseaux sociaux (en attendant leur concentration, appelés à se substituer aux médias classiques dans la fabrique du consentement) qui, comme dans le cas de l'imprimerie et de la révolution protestante, permet aux nouveaux convertis de s'approprier directement le message prophétique par l'étude directe des textes, les médias de l’Église officielle ayant perdu leur monopole et apparaissant pour ce qu'ils sont, des instruments de propagande centralisés. L'accès de cet « hérétique consacré » (caractéristique de tous les locuteurs en position prophétique dont le message passe, selon Pierre Bourdieu, qui s'oppose ici directement au marketing politique) aux grands médias ou au « grand débat » met d'ailleurs cruellement en difficulté journalistes et hommes politiques face à un homme qui connaît les secrets du sérail et expose le fonctionnement du « système » provoquant un effet de « révélation » (non sans d'ailleurs rendre un peu gagas un certain nombre de nouveaux convertis. L'auteur de ces lignes ,formé à Sciences Po, ayant eu le même type de révélation en lisant Actes de la recherche en sciences sociales comprend assez bien ce phénomène!).

L'éléphant dans la pièce

Comment a-t-il pu échapper à Frédéric Lordon que sans l'accès de François Asselineau au prime time, il n'y aurait eu personne pour montrer l'éléphant dans la pièce, l'UE, et particulièrement parce que le candidat du « vote utile » qui déclarait il y a six mois « l'UE sera au centre de l'élection » a travaillé avec acharnement par calcul électoraliste à mettre la question sous le tapis, contribuant à en laisser le monopole intéressé au FN, pour la plus grande joie du « système » qui travaille à ce que le Frexit ne puisse être envisagé que comme une option d'extrême-droite, le rendant impossible ? Et comment ne voit-il pas que cette irruption d'Asselineau dans le champ politique permet d'envisager de tailler des croupières au croque-mitaine dont la fonction de neutralisation de la possibilité de la sortie est par ailleurs si bien analysée par Frédéric Lordon ?

Dans un texte intitulé « clarté », en réaction à la proposition de son maître de thèse Jacques Sapir de constituer un « front » de sortie de l'UE incluant le FN, Frédéric Lordon se posait légitimement en rempart contre une telle éventualité. Il semble cependant que sa dénonciation du mono-idéisme de la sortie qui poussait Sapir à faire fi du risque de la sortie nationaliste et raciste (dans le meilleur des cas car dans un texte hallucinant consacré au burkini, Sapir remontait à la République romaine pour justifier la nécessité de criminaliser l'intention…) débouchait sur « À gauche, et à gauche seulement » et même à gauche radicale et à gauche radicale seulement, ce qui est tout autant la meilleure façon de ne pas en sortir, cette gauche-là et Lordon lui-même jouant un rôle équivalent au FN pour empêcher toute sortie. Or même si François Asselineau n'appartient évidemment pas à la gauche radicale et est un homme marqué à droite, cela n'en fait pas, en aucun cas, un raciste ou carrément un fasciste (comme l'en accusent les « anti-fa » qui voient le fascisme partout où il n'est pas pour être bien sûr de ne pas voir l'euro-fascisme au milieu de la pièce, ce qui nous obligea à prendre pour la première fois la défense du personnage en 2015 sur le forum consacré à ce même article « Clarté » sur lequel nous nous confrontâmes pour la première fois à des militants UPR) : tout le monde a cherché et tout le monde a trouvé l'exact contraire, particulièrement au sujet de l'Islam et dans le contexte des attentats.

L'introuvable majorité de sortie

Or la « sortie » est une question sociologique. La majorité du NON de 2005, qui est une majorité de classe constituée d'ouvriers, d'employés et de beaucoup d'abstentionnistes chroniques, se porte sur le plan partisan sur différents partis ce qui empêche de les réunir hors référendum pour accomplir cette nécessité historique, qu'aucun parti s'appuyant sur une fraction d'électeurs des classes moyennes oui-ouistes, comme le fait Mélenchon, ne peut donc mettre à l'ordre du jour. Une des solutions s'offrant d'ailleurs à ce dernier aurait été la promesse d'un référendum selon le mot d'ordre que nous avions essayé de lancer « élisons un référendum, pas un Président ». Inutile de revenir une fois encore sur l'avant-goût de « crime politique » que l'impétrant nous a offert lors de cette campagne suscitant pourtant le soutien doxique de Lordon au « vote utile » en sa faveur. Dans une telle configuration, la tentative de François Asselineau est rationnelle, pour le moins louable et devrait forcer l'admiration par ses potentialités de subversion du carcan politique et la possibilité qu'elle offre de constituer l'embryon du « bloc hégémonique » qui fait défaut. Et non sans garantie de mesures « de gauche » garantissant qu'il ne s'agisse pas d'une sortie purement « de droite », comme le soulignaient Jean-Pierre Garnier et quelques autres.

Une gauche qui ne veut pas sortir n'en est pas une. A défaut donc de « gauche de gauche », Frédéric Lordon, au lieu de se transformer en média mainstream passant comme eux sous silence la position qui permettrait de résoudre la quadrature sociologique du cercle que tente de créer Asselineau dans le champ (car la souveraineté populaire ne saurait non plus être la dictature d'une gauche radicale « all exclusive » qu'il finit par ne plus reconnaître que dans le public de son séminaire) ferait bien de réfléchir à l'hypothèse d'une… « droite de gauche » !

Ce serait en tous cas plus proche du « point de vue de Sisyphe » et de la real politik de la raison, et digne d'un agnosticisme et d'un anti-cléricalisme politiques conséquents.

L'existence d'un mouvement de 25 000 personnes motivées par la sortie et se formant à travers des conférences d'éducation populaire à ces sujets n'est pas non plus une force à négliger. Elle est sans doute bien plus importante que le débouché électoral, et ils sont bien plus nombreux que le « club » de gauche radicale socialement homogène. Si la sortie doit se faire, elle nécessitera une forte pression populaire et cette avant-garde y jouera son rôle. Avec un monde du travail mobilisé, la convergence objective des luttes (totalement ratée par la petite-bourgeoisie intellectuelle de Nuit Debout rêvant de grands soirs mais incapable de soutenir les luttes locales au-delà d'une saison de défilé de mode militant) n'est pas à exclure….

Lors de ces échanges avec des militants UPR sur son blog, j'écrivais : « François Asselineau génère aussi des fidèles, donc des croyants et des courtisans. Aux croyants je dis : ne croyez pas. Aux militants je dis : Appliquez les schèmes critiques du champ politique qu’il propose à lui-même. Car si ce parti émerge, il est probable que l’hypocrisie structurale s’y développe, si ce n’est déjà le cas (il y a des adhérents qui rentrent, un peu de sous aussi, ça change beaucoup de choses, on professionnalise, on instaure une division du travail plus poussée, ça se remplit d’opportunistes venus de la profession politique et en mal de parti, ça va vite...).

Le moins qu'on puisse dire, c'est que le message est d'abord à transmettre aux Insoumis…

Le Concierge

PS (sic) Sur le même blog, j'écrivais aussi : "Il y a quand même beaucoup de confusion... Confusion entre le plus grand nombre qui n’a pour le moment que les élections pour s’exprimer et les partis politiques qui transforment les gens en marché électoral. Les partis ne sont pas propriétaires des électeurs ! Donc confondre "membres du FN", soit ceux qui capitalisent sur les suffrages et "électeurs du FN" dont il faudrait demander les suffrages à leur propriétaire supposé, le FN, c’est n’importe quoi ! On sait parfaitement que le vote FN n’est pas un vote d’adhésion mais majoritairement un vote contre la classe politique qui se partage le pouvoir depuis des années et nie en pratique la souveraineté populaire. Dire que le FN représente ses électeurs c’est aussi faux que dire que le PS représente ses électeurs. Ou que Tsipras représente ses électeurs. Donc le problème de nos grands stratèges c’est qu’ils ont peur de la souveraineté populaire ce qui est une posture de classe typique : il leur faut des bergers pour canaliser ce peuple débile et à tendance fasciste ! Donc ne faisons pas surtout un mouvement populaire, mais une alliance entre différents rentiers du marché électoral (qui est le problème, pas la solution, la souveraineté populaire a été neutralisée par le marketing électoral transformant l’électeur en consommateur auquel il faut proposer une offre : Sapir est pas loin de proposer la titrisation du souverainisme, on met un peu de bon avec un peu de pourri etc. et on vend ça à l’électeur ?). C’est génial ces élites de substitution auto-proclamées qui s’y voient déjà et pensent qu’en affichant leur mépris de classe ça va marcher (on va quand même pas aller militer hein ! Ou soutenir les mouvements sociaux. C’est sale ça, c’est pas sérieux... Mieux vaut s’en remettre à des démagogues professionnels pour rassembler le paquet d’actions électorales nécessaires à la réalisation de notre projet d’avenir radieux !). On comprend mieux pourquoi rien ne marche. Les gens qui ont la capacité de comprendre ce qui se passe partagent avec leurs rivaux aux manettes un incroyable mépris pour la population. Ils ont peur du peuple tel qu’ils le fantasment irrationnel, passionnel etc. Mais ils n’ont pas peur des partis ! Ils n’ont pas peur des partis qui ont voté la guerre de 14, ils n’ont pas peur des socio-démocrates allemands de Weimar, ils n’ont pas peur de professionnels de la politique totalement aliénés par leurs enjeux propres qui mènent régulièrement ce peuple si dangereux à l’abattoir. "Souverainisme" (mot débile inventé par l’ennemi et que tout le monde reprend) de droite ne veut rien dire. La ligne de démarcation c’est la réaction d’où qu’elle vienne. Et tous ceux qui pensent que la participation du plus grand nombre doit se limiter à un mandat sont des réactionnaires.

mardi 22 novembre 2016

Le Plan B

PlanB1.PNG Cliquer sur l'image pour lire la "Déclaration de Copenhague" qui renoue avec la tradition des "contre-sommets" altermondialistes qui a fait, depuis l'écrasement de celui de Gênes (anti-mondialisation à l'époque), la preuve de son inefficacité "globale" ET "locale" (mais cerise sur le gâteau les "premiers signataires" ne comptent que des politiques - au nombre impressionnant de sept! - se déclarant "Nous, élus, universitaires, syndicalistes, mouvements sociaux, organisations partisanes). Le principal "engagement" est l'organisation "d'un événement annuel du Plan B". Rappelons que la créature Tsipras est sortie de ces contre-sommets... (Note du Conciege)

Pour les followers, cette histoire n'a d'ailleurs pas l'air très claire...

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"CONFUSION", Détail (Collections du Musée de l'Europe & de l'Afrique)

vendredi 28 octobre 2016

Toute ressemblance avec un précédent historique dans une colonie grecque...

discoursMagnette.PNG Discours de Paul Magnetto refusant le CETA (cliquer sur l'image pour l'écouter)

discoursTsipras.PNG Discours de Alexis Tsipras annonçant un référendum (cliquer sur l'image pour l'écouter)

samedi 24 septembre 2016

Questions gabonaises au Démagogue de "droite"

Suite à la perturbation d'un meeting du Démagogue de "droite" tentant de doubler à l'extrême-droite (à la fois le Démagogue de "gauche" chef du gouvernement et la tenante officielle du titre poussée vers le centre par déplacement du centre de gravité du champ politique par la bande à DD) relaté sur le site de 20mn, un lecteur a posté ce commentaire...

charlesboussetmilollou | 23.09.2016 à 11:07

Questions à Monsieur Nicolas Sarkozy

En réponse aux étudiants gabonais qui manifestaient lors de votre meeting non loin de Lille, vous avez répondu en disant : « Ici, c’est la France, si vous voulez parler du Gabon, retournez-y ». J’ai à cet effet quelques questions à vous poser.

1- Quand dès l’annonce de vote victoire aux présidentielles de 2007 vous aviez appelé Omar Bongo pour le remercier, l’avez-vous fait du Gabon ou depuis la France ?

2- Quand vous avez, ainsi que l’affirment Robert Bourgi et le documentaire de Monsieur Benquet sur la Françafrique, adoubé Ali Bongo et fait renverser les résultats des présidentielles de 2009 pour assurer une victoire à ce dernier, aviez-vous fait cela en étant en France ou au Gabon ?

3- Lorsqu’après l’annonce des résultats des présidentielles de 2009, vous vous êtes précipité à envoyer un télégramme de félicitations à Ali Bongo, sachant bien qu’il n’avait pas été élu et malgré les morts enregistrés lors des protestations et l’incendie du Consulat de France à Port-Gentil, aviez-vous envoyé ce télégramme depuis la France ou depuis le Gabon ?

4- Si vous pouvez faire tout cela depuis la France alors que cela concerne le Gabon, pourquoi voulez-vous que les gabonais repartent d’abord au Gabon pour vous demander d’aller chercher l’incompétent lunatique et mythomane qui s’est installé au pouvoir au Gabon avec vos soins ?

5- Sachant que votre copain Ali Bongo, en bon amoureux des films westerns américains, est un homme à la gâchette facile, et qui a actuellement près d’un millier de prisonniers politiques dans ses geôles insalubres, voudriez-vous ainsi vous assurer de la mise sous silence de ces étudiants en les renvoyant au Gabon ?

6- Savez-vous au moins que la raison de tant d’étudiants gabonais en France est parce que votre mentor Omar Bongo et ses fils adoptif Ali Bongo n’ont jamais pu bâtir une seule université digne de ce nom en 50 ans de pouvoir ?

7- Savez-vous que dans l’espèce de décharge publique qui sert de principale université du Gabon et qui porte l’infect nom d’Omar Bongo, seul germent aisément des tas d’immondices en lieu et place de bâtiments neufs, d’excellence ou de quelconque fruit de la recherche scientifique, en plus du déambulement quotidien des fous entres les salles de classes et les résidences estudiantines (des fous qui se disputent les locaux avec un bataillon de l’armée d’Ali Bongo), et que pour cette raison les étudiants gabonais n’ont pas d’autre choix que de s’expatrier pour mieux apprendre ?

8- Avez-vous eu connaissance du bilan des 7 ans de magistère de votre poulain dans lequel on ne note aucune maternelle, aucune école et aucune université construites malgré les embellies financières du début de son mandat, et que renvoyer des étudiants au Gabon s’apparenterait à un crime de non-assistance à intelligence en danger ?

9- N’auriez-vous pas appris que le bilan du mandat que vous aviez gracieusement offert à votre ami Ali Bongo se note également par près de 35% de taux de chômage chez les jeunes et que la possibilité de retour au Gabon des jeunes diplômés est quasiment impossible à moins d’aller servir de chair à canon pour les milices d’Ali Bongo à la moindre revendication ?

10- Si Winston Churchill – pour vous ramener un tant soit peu à l’histoire puisqu’il semble que vous avez un problème particulier avec l’histoire de la France (‘‘vos ancêtres les gaulois’’, sic) – avait demandé au Général De Gaulle d’attendre de retourner dans la France occupée par les nazis avant de lancer son appel à la résistance, pensez-vous que la France aurait connu si facilement la liberté et la stabilité qui avaient certainement attiré votre père à émigrer de la Hongrie à Paris ? Tout en vous souhaitant une bonne campagne bien plus perturbée pour les primaires de la droite et du centre.

source 20mn

jeudi 1 septembre 2016

Une féministe tunisienne au-dessus de tout soupçon ?

Picture_32.png Spéciale dédicace du Concierge à Fawzia Zouari et au féminisme au-dessus de tout soupçon de Leïla et Zin (cliquer sur l'image pour cette évocation poétique des névroses de classe d'ici et d'ailleurs)

A l'occasion de l'incendie du web à coups de Burkini par les pyromanes d'Etat pour "remplacer la question sociale par la question de l'Islam" (un vrai "remplacement"!), parmi les textes brandis comme des drapeaux de l'intolérance en guise d'arguments, celui-ci a retenu toute l'attention du Musée de l'Europe & de l'Afrique.

Jour de colère

Il y a des jours où je regrette d’être née arabe. Les jours où je me réveille devant le spectacle de gueules hirsutes prêtes à massacrer au nom d’Allah et où je m’endors avec le bruit des explosions diffusées sur fond de versets coraniques. Les jours où je regarde les cadavres joncher les rues de Bagdad ou de Beyrouth par la faute des kamikazes ; où des cheikhs manchots et aveugles s’arrogent le droit d’émettre des fatwas parce qu’ils sont pleins comme des outres de haine et de sang ; où je vois des petites filles, les unes courir protéger de leur corps leur mère qu’on lapide, et les autres revêtir la robe de mariée à l’âge de 9 ans.

Tout dans la nuance et la finesse... C'est sûr qu'il a fallu attendre les "kamikazes" pour que le sol de Bagdad soit jonché de cadavres ! Mais la Belle au Bois Dormant ne choisit pas ce dont elle rêve avant de nous le raconter en nous prenant pour le bon docteur Freud !

L'auteure, Fawzia Zouari, est une "féministe tunisienne", titulaire d'un doctorat en littérature comparée à la Sorbonne (et sans doute de la nationalité française, or tout le monde ne peut pas circuler librement entre les deux rives pour débiter en français les pires inepties dans les salons médiatiques) donc au dessus de tout soupçon. Et la "barbarie" dénoncée de l'intérieur d'une ethnie (les Arabes : la question de savoir si la bourgeoisie de ce petit pays fait de tous les brassages de la Méditerranée est "arabe" mériterait quand même d'être posée si elle n'était pas complètement absurde, au moins autant que de savoir si "les Arabes" ça existe!) met les réseaux sociaux libérateurs des autres en pâmoison.

Une petite recherche sur internet nous apprend cependant que l'impétrante héroïne de la liberté en avait une conception, qui n'a pas changé depuis manifestement - cette propagande vulgaire issue d'un certain milieu n'a guère évolué depuis le 14 janvier 2011, et toute "écrivaine" que soit l'auteure ce n'est pas l'innovation littéraire qui l'étouffe - à l'époque où elle fréquentait les salons de Leïla Trabelsi, femme de Ben Ali et "régente de Carthage".

mondafrique.com, un blog qui s'intéresse particulièrement aux arcanes des luttes de pouvoir dans la classe dirigeante algérienne, nous apprend ainsi incidemment dans un article consacré aux grandes manoeuvres de propagande et de cour dans l'audiovisuel public français que:

La Tunisie n’avait pas été oubiée. Le recrutement de Faouzia Zouari, sœur d’un certain Abderrahim, qui fut plusieurs fois ministre de Ben Ali, avait pour but de mettre à profit les bonnes relations qu’entretenait cette journaliste avec Leïla Trabelsi, dans l’espoir d’obtenir des financements via les plus généreux parmi les frères de la « régente de Carthage ». Un projet de chaîne satellitaire fut porté, sans succès, par Hafiz et Béghoura. Lesquels estimaient que la petite émission islamique n’était pas à leur mesure, ni surtout du gout de leurs puissants protecteurs.

D'ailleurs, quelques mois avant la chute de Ben Ali, l'auteure se payait des vacances au Festival de Carthage défrayées par Jeune Afrique et nous présentait un pays on ne peut plus normal où il fait bon vivre (ça dépendait pour qui mais la journaliste n'en disait rien...)

Les propagandistes de l'ère Ben Ali, exportant leur islamophobie intéressée pour faire peur aux Français et obtenir le soutien au Régime qui va bien, rempart contre la barbarie et défenseur acharné de la liberté de la femme, n'ont donc pas tardé à se recycler. Quand elles sont portées aux nues par des féministes françaises qui au lieu de se préoccuper de leur propre aliénation partent en croisade pour libérer d'autres femmes qu'elles considèrent manifestement comme des mineures, il y a peu de chance que cela rende les garçons "barbarisés" du bled (de ceux qui se faisaient violer dans les commissariats de police par un Régime célébrant les droits de la femme comme produit d'exportation) sensibles au "féminisme"...

Car tout cela est un problème de classe comme l'exprime très bien la chanson de Renaud (Canal historique)... Et "les femmes" ont aussi une position de classe. Si si !

Le Concierge

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PS (sic) : Les fous furieux éventuels (et néanmoins névrosés) voudront bien laisser cette femme libre de faire son petit travail d'incitation à la guerre civile pour protéger les milliards mal acquis et s'intéresser au contrôle des média plutôt qu'au contrôle du message et du messager.. Quant aux fétichistes de la libération de la femme par écrans interposés (heureusement non encore connectés aux drones libérateurs dont d'autres s'occupent), puissent-ils ne pas transformer à coups de clics et de "j'aime" les médias sociaux en radio des 1000 collines pour le plus grand bonheur des chefs tribaux en lutte pour le pouvoir en France. Si vous "êtes le média", cherchez et vérifiez les informations, c'est pas si diificile, d'ailleurs il y a même encore quelques journalistes qui y arrivent, c'est dire !

En complément, cette chronique datant de 2012 : Vers l'Europe Ben Aliste

Lire aussi : La Contre-révolution, c'est le spectateur

dernière minute :

L'écrivaine Fawzia Zouari, lauréate du Prix des 5 continents de la francophonie 2016

mercredi 31 août 2016

Esprit de Maurras, sors de cette école !

Une campagne du Ministère de l'Education nationale pour inciter les parents qui ont un cerveau à inscrire leurs enfants à l'école catholique...

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Et pendant ce temps-là, la fausse impertinente Laurence De Cock ("Il faut réconcilier la jeunesse avec la classe politique"), multimédia (Pujadas, CNT, L'Emancipation, LCP, Là-bas si j'y suis, Agone, Libertalia, Monde Diplomatique, Beur FM et le concierge qui est souvent dans l'escalier en passe...) toujours à l'affût d'un contrat d'expertise "critique" au Ministère, publie sur son Fesse Book, sur lequel elle prend soin de ne relayer aucun appel à la grève dans l'éducation nationale... :

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lundi 29 août 2016

Les salauds ça ose tout, c'est à ça qu'on les reconnait !

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« C’est ça le grand départ vers un nouveau type de civilisation, dont les littérateurs fournissent le concept, à savoir que le meurtrier (s’il ment par-dessus le marché) n’a pas tué et que la lâcheté du meurtre lui donne une aura de héros. Tel est le camouflage du principe qui s’effectue avec ce petit mot « prétendu » que nous voyons surgir dans tous les commentaires sur ce qui s’est passé. Il y a des horreurs qui sont commises et dont l’odeur monte jusqu’au ciel, le monde le sait bien sûr et supporte un tel savoir. Mais il jouit aussi manifestement du spectacle d’une endurance morale qui lui offre aujourd’hui encore de « prétendues horreurs » sans se voir signifier : Stop ! Dehors! Quittez cette planète ! »

Karl Kraus, Troisième Nuit de Walpurgis

Le Musée de l'Europe & de l'Afrique est heureux de vous présenter sa nouvelle exposition "Les salauds ça ose tout, c'est comme ça qu'on les reconnait" consacrée au Commissaire européen 'digne héritier des commissaires de Brejnev) Pierre Moscovici, également membre du Parti Socialiste Français. Cette exposition a été réalisée sans trucage en confrontant le blog du sociocideur en sous-sous-chef, véritable kapo de la Grèce, avec principalement celui de l'historien et ethnologue Panagiotis Grigoriou

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La politique de « normalisation » inaugurée par le successeur d'Alexandre Dubček à la direction du Parti communiste tchécoslovaque, Gustáv Husák, en avril 1969, fut centrée dans un premier temps sur l'élimination systématique des réformes du printemps de 1968, le Printemps de Prague, et la mise à l'écart de ceux qui en furent les promoteurs. (Encyclopédie Universalis), lire aussi Jean-François Bayard La normalisation de la Grèce

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L’audition devant le Parlement grec a été un moment de dialogue politique tout à fait fondamental

Mesdames et Messieurs les députés, chers collègues, pour commencer, je voudrais attirer votre attention sur le fait que le projet de loi introduit devant le Parlement - ‘introduit’, ici, est à prendre aussi bien au sens propre qu’au sens figuré (ndlt : en grec : « eisagomeno » signifie « introduit », mais aussi « importé de l’étranger ») – est inconstitutionnel pour les motifs invoqués dans les exceptions d’inconstitutionnalité déposées par le Syriza le 7 novembre 2012, que j’ai eu l’honneur de présenter et dont je soumets une copie aux Actes de la Chambre ; le 14 novembre 2013, que j’ai eu l’honneur de présenter et dont je soumets une copie aux Actes de la Chambre ; le 30 mars 2014, motifs que j’ai eu l’honneur de présenter pour le compte du groupe parlementaire du Syriza et dont je soumets une copie aux Actes de la Chambre, mais aussi pour les raisons invoquées par le Premier Ministre de Grèce, Alexis Tsipras lors de son discours du 14 décembre 2010, discours dont je dépose une copie aux Actes de la Chambre, ainsi que lors du discours du Premier Ministre, monsieur Alexis Tsipras, prononcé lors de la séance d’adoption du Deuxième Mémorandum de la Loi 4046 de 2012, dont je remets une copie aux Actes de la Chambre, pour les raisons évoquées par le Premier Ministre, M. Alexis Tsipras, lors de son allocution du 23 février 2012, dont je soumets une copie aux Actes de la Chambre, pour les raisons évoquées par le Premier Ministre, M. Alexis Tsipras, lors de son discours prononcé à l’occasion du vote de ratification du Programme à Moyen Terme, dont je soumets une copie aux Actes de la Chambre, lors des débats sur les mesures d’urgence d’application des Lois 4046, 4093 et 4127, dont je soumets une copie aux Actes de la Chambre, de la loi 4224 de 2013 dont je remets une copie aux Actes de la Chambre, et enfin de la Loi 4254 de 2014 dont je remets une copie aux Actes de la Chambre.

Mesdames et messieurs les députés, chers collègues, nous sommes non pas ce que nous disons, mais ce que nous faisons.

Nous sommes chaque mot de la Constitution, s’il ne nous passe pas par la tête de violer les plus sacrées des garanties constitutionnelles protégeant la démocratie, la liberté, la dignité, les droits, le fonctionnement parlementaire, l’indépendance nationale, la souveraineté populaire.

Nous sommes les défenseurs de la démocratie du peuple, de la société et de la souveraineté populaire et du principe selon lequel tout pouvoir tire sa source du peuple et s’exerce pour le peuple, comme le prévoit la Constitution, si ce pouvoir que nous avons reçu du peuple, nous le lui rendons, et si nous honorons le verdict populaire tel qu’il s’est exprimé avec 37 % de la confiance au programme social anti-mémorandum du SYRIZA, mais aussi avec le monumental 61,3 % du NON aux chantages et aux mémorandums lors du référendum du 5 juillet.

Discours de la Présidente du Parlement grec Zoe Konstantopoulou au lors de l'adoption du Memorandum III

"Pour que chacun le comprenne, reconnaissons-le, c’est beaucoup trop long. Je me faisais la remarque pour que vos auditeurs et vos téléspectateurs comprennent bien. En Grèce, le gouvernement Tsipras, un gouvernement de gauche, avec d’abord une grève générale, mène des réformes courageuses, ces réformes ont été adoptées en quelques heures : 1500 pages, sans amendements par le Parlement. Parce que parfois il faut aller vite dans la réforme. Nous ce texte a dû être adopté au Conseil des Ministres au début de l’année, il va être adopté définitivement au mois de juillet parce qu’il y a plusieurs lectures, à l’Assemblée et au Sénat, c’est notre constitution. Donc le texte va revenir seulement à l’Assemblée Nationale au début de juillet..." (Manuel Valls)

Et il est tout aussi évident qu’il y a encore beaucoup à faire pour construire durablement les conditions pour l’emploi, pour un avenir meilleur pour les jeunes générations, et pour permettre aux entreprises de prospérer.

Les nouvelles de l’économie grecque sont... alors plus alarmantes que jamais, faillites en série, suicide de Mamidakis, le patriarche avait 84 ans (d’une famille connue d’entrepreneurs pétroliers et raffineurs) après la faillite de son entreprise “Jet Oil”, faisant suite à la faillite en cours de Marinópoulos (ex Carrefour) et de deux cent mille prochaines faillites d’après la presse grecque (Kathimeriní), d’ici l’hiver prochain. (Lire On ne refonde pas un carcan)

Notons enfin que plus d’un demi-million de Grecs ont quitté le pays depuis 2010 s’agissant d’une intensification de l'exode, notamment une fuite des cerveaux chez les jeunes, les plus qualifiés (imposés et cotisants) étant les plus mobiles. À plus de 30% de chômage quasi-officiel, et étant donné qu’à présent, même les entreprises parmi les plus importantes quittent le pays, un effondrement de type... Soviétique serait peut-être probable à bien moyen terme. (Lire L'Obsolescence... de l'été ?)

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Cet accord a conclu à une étape majeure de solidarité et de soutien pour la Grèce

L’accord du 12 juillet entre la Grèce et les autorités européennes confine le pays à un statut néo-colonial, c’est-à-dire, à devenir un protectorat de la troïka (Commission Européenne, Banque Centrale Européenne, Fonds Monétaire International).

L’accord demande au gouvernement grec d’annuler tous les projets progressistes légiférés par Syriza depuis son arrivée au pouvoir il y a 6 mois ; de recevoir l’approbation de la troïka avant de décider de nouvelles lois ; d’adopter des mesures d’austérité automatiques en acceptant des “coupures de dépenses gouvernementales quasi-automatiques” au cas où les objectifs de surplus budgétaires ne seraient pas atteints ; d’accélérer la saisie et la liquidation de commerces et de résidences qui ne peuvent pas payer leurs dettes ; et d’affaiblir, ou même éliminer, les normes du travail protégeant les recours collectifs par des employés.

Mais la clause peut-être la plus humiliante est celle qui force la Grèce à privatiser la somme effarante de €50 milliards de biens publics. Ceux-ci seront vendus à des investisseurs privés, dont plusieurs seront des étrangers.

Les fonds ainsi récoltés seront utilisés pour rembourser la dette du gouvernement et recapitaliser les banques, ainsi que pour de l’investissement en Grèce, bien qu’il pourrait ne pas rester tant d’argent pour ce dernier objectif.

L’accord a été décrit comme étant « une vente de garage désespérée de tout ce que peut trouver la Grèce. » Un conseiller du gouvernement grec l’a ainsi résumé : « Il s’agit en fait de vendre la mémoire de nos ancêtres, de vendre notre histoire. »

(Lire Piller la Grèce)

Le troisième Memorandum et l’accord de prêt d’août 2015 violent les droits fondamentaux - tant civils et politiques, qu’économiques et sociaux - du peuple grec tels qu’ils sont définis par la Constitution grecque et le droit international (basé sur le droit des Traités et le droit coutumier).

Depuis l’accession au pouvoir du gouvernement et jusqu’à la signature de l’accord, il y a eu coercition et ingérence directe dans les affaires internes de la Grèce (y compris des menaces à l’encontre du peuple grec) pour effrayer le gouvernement et le peuple grecs afin de forcer l’Exécutif à accepter les termes des créanciers. Cela invalide tout accord : ce qui ouvre le droit souverain à le rejeter unilatéralement. De plus, de telles actions démontrent d’une part, le manque de sens moral et de solidarité de la part des dirigeants des institutions et États européens et d’autre part, que les profits du système bancaire européen sont la préoccupation principale de leurs politiques.

(Lire : Analyse de la légalité du mémorandum d’août 2015 et de l’accord de prêt en droit grec et international)

Lire la suite...

jeudi 30 juin 2016

Une fois n'est pas coutume, un peu de pub pour la solférinocratie

Voici extrait de la motion Cambadelis ce qu'a voté le congrès du PS il y a tout juste un an

"...

La démocratie sociale que nous devons construire doit s’appuyer sur un syndicalisme fort et respecté, constructif sur l’innovation, intransigeant sur les régressions sociales. Et puis, il faut rétablir la hiérarchie des normes : la loi est plus forte que l’accord collectif et lui-même s’impose au contrat de travail. Si la loi peut permettre à des accords de déroger à ces dispositions, elle ne peut le prévoir dans des domaines relevant de l’ordre public social : salaire minimum, durée légale du travail, droit du licenciement, existence de la représentation du personnel. Avec le chômage de masse, les salariés et les syndicats reculent encore dans le rapport de forces avec les employeurs. Aussi la négociation sociale doit-elle s’inscrire dans le cadre d’un Etat qui garantit le socle des règles sociales, impulse les négociations et en fixe les règles, et les fait respecter...."

Repris du blog de Canaille le Rouge

vendredi 3 juin 2016

Encore des réponses de Députés ayant signé une motion de censure de gauche et refusé de voter une motion de censure de droite

Lire l'adresse aux parlementaires

Par ordre d'apparition

Les réponses des députés sont précédées de nos réponses aux réponses

Mme Eva Sas

Députée de la 7ème circonscription de l'Essonne

EELV, non-inscrite suite à l'explosion de son groupe parlementaire

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Chère Madame,

vous écrivez : "C'est pourquoi je m'engage à faire tout ce qui est en mon pouvoir pour réunir les signatures nécessaires pour déposer une nouvelle motion de censure écologiste et de gauche, en seconde lecture de la loi travail, à l'Assemblée nationale."

J'imagine que dans cette heureuse perspective, vous ferez en sorte qu'elle ne puisse être votée par la droite et que la vertu des signataires soit ainsi préservée ?

Vous ne faites "jamais la politique du pire", écrivez-⁠vous.

Non, vous la laissez faire par le gouvernement le plus à l'extrême-droite depuis 1944 pour préserver votre vertu, sourde à l'appel du pays.

C'est à cette capacité de ne pas céder à la populace que l'on reconnaît les grandes figures de notre histoire.

Vous comprenez cependant que vous ne nous représentiez pas.

Nous ferons cependant tout ce qui est en notre pouvoir auprès du Musée des Télécoms pour que votre conjuration des vertueux mise à la retraite d'office puisse se réunir dans la cabine téléphonique publique qui servait aux Radicaux à cet usage et que cet établissement conserve précieusement.

Ainsi soit-⁠il,

Pour le Musée de l'Europe & de l'Afrique

Le Concierge

En réponse à

Madame, Monsieur,

Vous m'avez interpellé, en tant que députée, quant à ma position sur la loi instaurant de nouvelles libertés et de nouvelles protections pour les entreprises et les actif-ve-s, dite « loi travail ». Je tiens tout d'abord à vous remercier pour votre mobilisation sur ce sujet, qui représente un combat politique essentiel pour notre démocratie et les conditions de travail des salariés.

Ma position n'a pas changé depuis l'annonce de cette réforme : j'y suis opposée. Le 8 mars, pendant les questions au gouvernement, j'expliquais mon opposition aux orientations gouvernementales, tout en proposant de construire « une réforme du Droit du travail du XXI ème siècle ».

Face à l'obstination du gouvernement, qui organise la mise en concurrence des salariés, la course au moins disant social entre entreprises, et pire entre les établissements d'une même entreprise, je suis intervenue à nouveau pendant les questions au gouvernement le 5 avril. Je rappelais alors au gouvernement le succès des manifestations des 9 et 31 mars, ayant réunies respectivement 500 000 et 1,2 millions de citoyennes et de citoyens. J'ai aussi salué dans l'hémicycle le phénomène « Nuit debout, né de la contestation de la précarité qu'organise la loi travail, mais qui représente aussi l'aspiration à une nouvelle forme de démocratie et de société ».

Pour promouvoir une autre réforme, j'ai, avec les député-es EELV et apparenté-es, déposé 52 amendements, en commission et en séance, pour améliorer cette loi dans le sens de justice sociale et de l'intérêt général.

Le mardi 3 mai 2016, j'ai eu l'honneur de monter à la tribune au nom de mon groupe pour défendre notre proposition pendant la discussion générale. J'ai alors interpellé le gouvernement avec force en demandant : « Est-ce pour cela que nous avons été élus en 2012 ? », et de conclure, « au nom des valeurs de progrès, de justice et d'intérêt général qui nous unissent, j'espère encore que vous écouterez nos propositions, que vous abandonnerez le chemin que vous avez emprunté avec ce projet de loi, et que vous vous souviendrez des espoirs qu'en mai et juin 2012, les Français avaient placé en nous ».

Malheureusement, après la discussion générale, le débat parlementaire n'a pas pu se poursuivre. Le gouvernement a engagé, le mardi 10 mai, sa responsabilité devant le parlement en utilisant l'article 49 alinéa 3 de la Constitution pour passer en force : j'ai dénoncé et regretté ce déni de démocratie.

En conséquence, avec les députés EELV, nous avons fait le choix de réunir les conditions pour déposer une motion de censure progressiste, de toutes les gauches et de l'écologie représentées à l'Assemblée nationale. Nous ne sommes parvenu, malheureusement, à réunir que 56 signatures, contre les 58 requises, dans le délai imparti de 24 heures, pour respecter la règle constitutionnelle.

Pour autant, je n'ai pas voté la motion déposée par Les Républicains, débattue le 12 mai dans l'hémicycle. En effet, le texte de cette motion exprime la volonté de déréguler plus encore le marché du travail et de réduire les dépenses publiques. Cette orientation est néfaste pour notre pays et je ne choisis jamais la politique du pire.

Mon objectif est de protéger notre modèle social qui nous permet de vivre bien ensemble, contre les coups de butoir de ce gouvernement, mais aussi contre le programme libéral de la droite. Je ne peux voter un texte en totale contradiction avec les valeurs écologistes et humanistes que j'ai toujours portées dans mon engagement politique.

Toutefois, je reste plus que jamais mobilisée pour obtenir le retrait de la loi El Khomri. En initiant un projet de motion de censure écologiste et de gauche, nous avons posé collectivement les bases d'une véritable refondation de la gauche et des écologistes, porteuse d'espoir.

C'est pourquoi je m'engage à faire tout ce qui est en mon pouvoir pour réunir les signatures nécessaires pour déposer une nouvelle motion de censure écologiste et de gauche, en seconde lecture de la loi travail, à l'Assemblée nationale.

C'est la nouvelle bataille qui est devant nous, et elle est imminente, puisqu'elle se déroulera entre juin et juillet prochain.

Je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes respectueuses salutations.

Députée de la 7eme circonscription de l'Essonne

Permanence locale

56, Grande rue

91260 Juvisy-sur Orge


Benoît HAMON

Député de la 11ème circonscription des Yvelines PS, Groupe Socialiste, écologiste et républicain

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Monsieur le Révérend Père Benoît Hamon,

Nous avons été très profondément touchés par votre invocation des plus hautes valeurs éthiques et politiques qui vous ont préservé de la Tentation de voter la motion de censure dite de droite faisant ainsi la si pieuse Démonstration de votre Vertu inextinguible."La très Sainte Morale préside à toutes les vocations politiciennes" (Évangile Parlementaire, Titre I, article 2.)

Apprenez que ces Valeurs et l'esprit sacerdotal qui vous animent sont partagés dans les mêmes termes, pratiquement au verset près, par votre sœur en religion, la Très Sainte Nitouche Cécile Duflot.

Elle partage avec vous la Très Sainte arithmétique impénétrable du Seigneur, selon laquelle l'addition de 51 voix "de gauche" ayant signé une motion de censure de la même réputation et des 246 voix ayant voté la motion de censure de droite n'ont "concrètement aucune chance" d'atteindre un résultat égal ou supérieur à 288.

Et nous respectons votre choix de la pureté qui fut de ne point mêler votre essence qui est un Don de Notre Seigneur, Peuple souverain, à celles frelatées des fornicateurs de LP et du FN, expiant ainsi votre péché commis en la Sodome et Gomorrhe du référendum sur le Traité Constitutionnel Européen à la date maudite de 2005.

Nous ne doutons pas que vous ne tolérerez point identiquement que si survient le Miracle de la Motion de Censure de Gauche (Alléluia et Bénie Soit-Elle), elle puisse être souillée d'impures et sacrilèges voix de droite (Car maudites soient-elles).

La chute de l'Ante-Christ, le gouvernement le plus d'extrême-droite depuis 1944, que réclame aveuglément la populace, ne saurait en effet se faire au prix d'un Sacrilège en votre Sainte Église politicienne (Bénie soit-elle pour des siècles et des siècles), qui EST Éthique, Valeurs et Lumière du Progrès Humain et Supra-Humain.

Amen.

Pour le Musée de l'Europe & de l'Afrique,

le Concierge

En réponse à :

Bonjour,

Il y a maintenant plusieurs semaines, le gouvernement nous proposait un avant-projet de loi travail tout simplement inacceptable, faisant consensus contre lui. Après quelques modifications, subsistaient néanmoins des désaccords de fond, notamment sur l’inversion de la hiérarchie des normes qui constitue une légalisation du dumping social au sein de chaque branche professionnelle. Face à l’opposition massive -tant populaire que parlementaire- qu’a suscité ce projet de loi, le gouvernement s’est trouvé dans l’obligation de recourir au 49-3 pour faire passer le texte, bloquant ainsi tout débat supplémentaire, pourtant essentiel à la vie démocratique de notre pays. Loin d’apaiser le climat social, cette décision n’a fait que renforcer les tensions déjà vives autour de ce projet.

En tant que député de gauche attaché à des valeurs que je porte et défends depuis le début de mon engagement politique, j'ai agi pour réunir 55 autres députés socialistes, écologistes, membres du front de gauche ou non inscrits pour incarner ensemble le refus du projet de loi travail mais également du recours au 49-3. Nous nous sommes ainsi rassemblés autour une motion de censure de gauche, qui n’a cependant pas abouti : il a hélas manqué deux signataires afin de pouvoir la déposer.

J’ai été à de nombreuses reprises sollicité, comme la plupart de mes collègues, pour voter la motion de censure déposée par la droite. Mais pour des raisons d’ordre éthique, il m’a semblé inenvisageable de voter cette motion de droite. D’abord, parce qu’elle est à l’exact opposé de mon engagement et de mes positions, en réclamant notamment l’assouplissement des licenciements économiques et en dénonçant les syndicats qui “verrouillent le système”. Ensuite, parce qu’il aurait fallu réunir 288 voix pour bloquer le projet de loi Travail, ce qui n’était que très peu probable. J’aurais donc mêlé ma voix à celle du Front National et des Républicains pour voter un texte dont le contenu m’est étranger et qui n’avait concrètement aucune chance de bloquer la loi travail.

Le combat n’est pas fini. Si le gouvernement n'entend pas la contestation et n'ouvre aucune discussion nouvelle, rien ne s'opposera au principe d'une nouvelle motion de censure de gauche lors de la deuxième lecture du texte, prévue en juillet 2016.

Soyez assuré que mes convictions continueront de guider mes choix et mes prises de position.

Bien à vous,

Benoît Hamon Député des Yvelines

jeudi 2 juin 2016

Rien ne distingue les blancs des noirs

prisoner.PNG Cliquer sur l'image pour visualiser l'épisode.

A François Ruffin et Frédéric Lordon en des temps trop Tsipriotes.

Le Concierge

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