Musée de l'Europe et de l'Afrique

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vendredi 13 décembre 2019

Pour les vautours, il est moins 5 avant la fin de la retraite par répartition

bnpretraites.PNG Collections du Musée de l'Europe

mardi 26 novembre 2019

Il y a 88 ans : "P le Maudit"

mlemaudit.PNG Cliquer sur l'image pour voir le film

mardi 19 novembre 2019

L'annulation de la manifestation des Gilets Jaunes à Paris a été préméditée

C’était la date anniversaire : un an que des gens anonymes se réunissent le samedi pour protester. Contre l’augmentation du prix du diesel, ricanent certains, jamais confrontés à ce problème. La manif étant autorisée par la Préfecture, partant de la place d’Italie, à deux pas de chez moi et mon mari y allant, c’était tentant. J’y vais, pour la première fois, par solidarité. Nous arrivons mon mari et moi vers 10 heures trente : le rassemblement a déjà commencé au centre de la place d’Italie. Des gens arrivent, de différents côtés, de tous âges, simples, des sourires, des regards, une ambiance chaleureuse. Déjà les deux voies du départ, parcours pourtant choisi par la Préfecture, sont bloquées par une double rangée de casques à visière. Ils commencent peu après à dégoupiller les lacrymo et, le bras en arrière à viser les gens qui bavardent, tranquilles. Ils suivent de l’œil la trajectoire, se déplacent de quelques pas pour éviter l’impact puis reprennent leur conversation.

Un gars très sympa me demande si je suis équipée ? Non pas du tout. Il tire de son sac à dos un masque de papier et des doses de sérum physiologique qu’il me tend. Je m’étonne que ces fumées de lacrymo n’affectent pas—ou si peu—la bonne humeur générale : on voit que les manifestants présents sont rôdés. Une figure des G.J. comme on dit, vient d’être interviewé. Je l’accroche par la manche, je le congratule. Lui me remercie de ma présence : « Il y en a tant, surtout de votre âge, qui se fichent de ce qui arrive aux autres ». Il m’embrasse. Tout ça est spontané, chaleureux. Jérôme Rodrigues parle aussi un peu plus loin face caméra. Je salue l’exercice : difficile de raconter toujours la même chose en gardant sa spontanéité. En fille d’ophtalmologiste, j’observe aussi son œil artificiel : du bon boulot, bravo à l’équipe chirurgicale.

Les jets de lacrymo pleuvent avec une belle régularité sur des gens immobiles. Une jeune femme, une habituée, s’interroge : « Mais pourquoi ils bloquent l’endroit d’où on va partir ? Un autre lui répond : « Bah, parce que c’est pas encore l’heure ; on a l’autorisation pour 14 heures ». Elle poursuit, têtue : « Non, ils barrent les voies autorisées (boulevard Auriol et de l’Hôpital) et pas les autres (Italie, Blanqui et Bobillot) : ça sent la nasse.

Un J.G. signale des gars en noir cagoulés devant le Mac Do. J’essaie de voir mieux. Trois minutes plus tard, on entend le bruit d’une vitrine qui dévale, celle de la banque HSB, je ne sais quoi, bruit très vague parce que les lacrymo crépitent toujours. Désormais des gars en noir se déplacent, vaquent sans bruit avec rapidité, discrétion et efficacité, tranquillement, comme des gens qui font leur boulot. Ils mettent le feu à une poubelle, jettent sur la voie des barrières de chantier en ferraille. (Pourquoi n’ont-elles pas été enlevées par la Mairie ? Fait exprès ? ). J’aurai bien aimé demander au gars en noir qui s’agitait non loin de moi le but de son activité — il n’avait pas l’air d’improviser—, mais il était très concentré, pas vraiment du genre liant. Serait-ce, avec d’autres, un flic infiltré ? Je n’ai pas tenté le coup.

Comme il était déjà près de midi trente, que ça piquait un peu —froid plus lacrymo— et que le chemin risquait d’être long jusqu’à la Bastille, j’ai entraîné mon époux boire un bouillon chez nous. Les claquements des tirs de lacrymo continuaient bruyants. Il a voulu retourner au front. J’ai choisi de déclarer forfait mais au bout de dix minutes environ, je m’inquiète, je culpabilise et je sors. Devant chez moi, des jets de lacrymo l’un après l’autre et des jeunes gens qui s’enfuient vers le bout de la rue. Je croise un grand Nordique, ses yeux verts rougis et larmoyants. Il me dit avec un accent guttural : « ça s’appelle la dictature, madame. » Je lui demande : « Vous étiez à la manif ? » Il me répond : « Non, je suis un touriste » ? Bienvenue à Paris, vitrine de notre belle France des droadelom ! Je continue quand même jusqu’à la rue Bobillot : fermée, barrage. Un rondouillard casqué qui dégoupille ses lacrymo plus vite que Rambo m’ordonne de «dégager» donc de retourner sur mes pas . Ah non, lui dis-je, j’habite la rue derrière (vers où il tirait). Il aboie de nouveau, le regard mauvais: ces vielles peaux qui se mêlent de ce qui ne les regarde pas, une source potentielle d’emmerdes ! Je tourne les talons ; je prends ma rue, vide, il n’y a plus personne. À côté de moi, le sifflement de la bombe lacrymo qui passe avec sa fumée et va exploser un peu plus loin : le grassouillet n’a résisté au plaisir d’en balancer une !

Arrivée chez moi, à l’image sur l’écran de mon ordi du Préfet de Police de Paris, qui annonce que « compte tenu des troubles », la manifestation est annulée. Le reportage se poursuit avec « la figure » qui m’embrassait tout -à- l’heure et qui brandit devant la camera l’autorisation de manifester en bonne et due forme avec cachet de la Préfecture.

Monsieur Lallement, vous mentez. La décision d’annuler la manifestation, n’a pas été prise à cause des troubles mais bien avant. C’était programmé, prémédité. Vous aviez verrouillé dès le matin les voies d’accès à la Bastille — vous connaissiez bien le parcours pour l’avoir vous-même autorisé. Vos hommes ont commencé à canarder et à enfumer alors qu’il y avait encore peu monde sur la place, que tout était calme et joyeux. Vos sbires ont laissé passer les gars en noir, très reconnaissables, qui, si mes renseignements sont bons, sont fichés par vos services et donc faciles à intercepter. Aucun de vos « forces de l’Ordre » si mal nommées, n’a eu la curiosité d’interroger— ce que je n’avais osé faire au risque d’un coup en pleine poire — ces garçons discrets, très affairés, visiblement très « pro », sûrs quant à leurs intentions et… leur commanditaire. Un mauvais esprit avancerait que si ce n’est vous, monsieur le Préfet, c’est donc votre frère. En tous cas, bravo pour un scénario dont le point d’orgue serait votre décision « responsable » d’interdiction de la manifestation. Pas de chance pour vous le jour où l’un de vos sous-traitants, pris de remords, caftera, mais vous coulerez sans doute alors une retraite dorée, dans monde jeté dans le chaos grâce à des hommes d’Ordre qui vous ressemblent.

Votre intervention a évoqué pour moi l’époque où une poignée de résistants tenait tête au pouvoir collabo, avec la complicité — ou la trouille— d’une bonne partie du pays comme aujourd’hui. Mais à la fin, ce sont les « fauteurs de troubles » qui ont fait l’Histoire. Après la paraphrase d’un mauvais goût assumé : « Télé Paris ment, les médias sont Lallement », je tire mon chapeau aux hommes (et femmes) qui, en dépit de vos mensonges, de vos gazages et autres gracieusetés ont le courage de continuer chaque semaine à battre le pavé.

P.S. J’ai retrouvé mon mari indemne. Il n’est pas parfait mais j’y tiens.

Edith Garnier

L'article d'Edith Garnier a été originellement publié sur le site de la Librairie Tropiques sous le titre "Radio Lallement ment ".

Edith Garnier est l'auteure de L'alliance impie : François Ier et Soliman le Magnifique contre Charles Quint (1529-1547), Éditions du Felin, 2008 et de Guillaume du Bellay : L'ange gardien de François Ier, Éditions du Felin, 2016

mercredi 13 novembre 2019

Il y 10 ans : le prix Nobel de la paix, c'est la guerre

Je suis resté pétrifié en apprenant que Barack Obama s’était vu décerner le prix Nobel de la Paix. C’est un tel choc d’imaginer qu’un président qui mène actuellement deux guerres puisse recevoir un prix de la paix  !

Et puis je me suis souvenu que Woodrow Wilson, Theodore Roosevelt et Henry Kissinger avaient tous reçu le prix Nobel de la Paix. Le comité Nobel est réputé pour ses jugements superficiels, sa rhétorique creuse, ses grands gestes vides et pour ignorer les violations les plus massacrantes de la paix du monde.

C’est vrai, Wilson était réputé pour avoir créé la Société des Nations – cet organe complètement inefficace qui ne fit rien pour prévenir la guerre. Mais il avait bombardé les côtes mexicaines, envoyé ses troupes occuper Haïti et la République dominicaine et entraîné les États-Unis dans la Première Guerre mondiale, certainement dans le top de la liste des guerres les plus stupides et les plus sanglantes.

C’est vrai, Theodore Roosevelt fut le parrain d’une paix entre le Japon et la Russie. Mais il aimait la guerre et participa à la conquête de Cuba par les États-Unis, sous prétexte de la libérer des Espagnols tout en renforçant l’étreinte des États-Unis sur cette petite île. Et, en tant que chef de l’exécutif, il présida à la guerre sanglante qui assujettit les Philippines, félicitant même un général qui venait d’y massacrer 600 villageois sans défense. Le Comité ne décerna pas le prix Nobel à Mark Twain qui dénonça Roosevelt et critiqua la guerre, ni à William James, leader de la ligue anti-impérialiste.

C’est vrai aussi que le Comité trouva judicieux de remettre le prix Nobel de la Paix à Henry Kissinger car celui-ci avait signé le traité de paix qui mit fin à la guerre du Vietnam dont il avait été l’un des architectes. Ce Kissinger, qui accompagna de façon zélée Nixon dans son extension de la guerre, avec le bombardement de villages de paysans au Vietnam, au Laos et au Cambodge. Ce Kissinger, qui correspond à tous les critères du criminel de guerre, ce Kissinger a le prix Nobel de la Paix  !

Si les mots ont un sens, on ne donne pas un prix de la paix sur la base de promesses – et Obama fait beaucoup de promesses pleines d’éloquence – mais pour des actes réellement accomplis pour mettre fin à la guerre. Et Obama poursuit des engagements militaires inhumains en Irak, en Afghanistan et au Pakistan.

Le Comité Nobel doit retirer son prix et allouer son important montant à une organisation internationale pour la paix qui ne soit pas inspirée par la starmania et la rhétorique. Et aussi qui comprend quelque chose à l’histoire.

Howard Zinn

Paru dans The Guardian

Traduit de l’américain par Benoît EUGENE

Il y a 6 ans : Bradley Manning

La décision que j'ai prise en 2010 est le fruit d'une inquiétude pour mon pays et pour le monde dans lequel nous vivons. Depuis les événements tragiques du 11 Septembre, notre pays est en guerre. Nous sommes en guerre contre un ennemi qui a fait le choix de ne pas nous affronter sur un champ de bataille classique. A cause de cela, nous avons dû adapter nos méthodes pour combattre ces menaces faites à notre mode de vie et à nous-mêmes.

Au début, j'étais en accord avec ces méthodes et j'ai choisi d'aider mon pays à se défendre. Ce n'est qu'une fois en Irak, lorsqu'au j'ai eu accès quotidiennement à des rapports militaires secrets, que j'ai commencé à m'interroger sur la moralité de ce que nous faisions. C'est à ce moment que j'ai pris conscience que dans notre effort pour contrer la menace ennemie, nous avions mis de côté notre humanité. En toute conscience, nous avons choisi de dévaluer le coût de la vie humaine en Irak et en Afghanistan. En combattant ceux que nous percevions comme nos ennemis, nous avons parfois tué des civils innocents. Chaque fois que nous avons tué des civils innocents, au lieu d'en assumer la responsabilité, nous avons décidé de nous retrancher derrière le voile de la sécurité nationale et des informations classifiées afin de ne pas avoir à rendre de comptes publiquement.

Dans notre zèle pour tuer l'ennemi, nous avons eu des débats en interne sur la définition du mot "torture". Pendant des années, nous avons détenu des individus à Guantanamo sans respecter aucun procédure régulière. Nous avons fermé les yeux sur la torture et les exécutions perpétrées par le gouvernement irakien. Et nous avons laissé passer nombre d'autres actes au nom de notre guerre contre la terreur.

Le patriotisme est souvent invoqué quand des actes moralement douteux sont préconisés par des dirigeants. Quand ces appels au patriotisme prennent le dessus sur les interrogations légitimes, c'est généralement au soldat américain que revient la charge de mener à bien des missions immorales.

Notre nation a déjà traversé ce genre de troubles au nom de la démocratie : la Piste des larmes, l'affaire Dred Scott, le Maccarthysme, Internement des Japonais-américains pour n'en citer que quelques-uns. Je suis convaincu que la plupart des actions menées depuis le 11 Septembre seront un jour perçues de la même manière.

Comme le disait feu Howard Zinn, "Aucun drapeau n'est assez large pour couvrir la honte d'avoir tué des innocents."

Je sais que j'ai violé la loi. Si mes actions ont nui à quelqu'un ou aux Etats-Unis, je le regrette. Il n'a jamais été dans mes intentions de nuire à qui que ce soit. Je voulais seulement aider. Quand j'ai décidé de révéler des informations classifiées, je l'ai fait par amour pour mon pays, avec un sens du devoir envers autrui.

Si vous refusez ma demande de grâce, je purgerai ma peine en sachant qu'il faut parfois payer un lourd tribut pour vivre dans une société libre. Je serai heureux d'en payer le prix si, en échange, nous pouvons vivre dans un pays basé sur la liberté et qui défend l'idée que tous les hommes et les femmes naissent égaux.

Bradley Manning, le 21 août 2013

vendredi 8 novembre 2019

La Liberté ne vaut que si elle est partagée seulement par les aristos...

liberteSNCF.PNG Saisie d'écran d'une procédure d'achat de billet du 8/11/2019, collections du Musée de l'Europe

Il y a 20 ans...

La SNCF devenait une marque... (Alors qu'il s'agissait encore d'un service public, et même de trains !!! Non ??? Si !!!)

Vous avez plus de 25ans? Ah, il faut le dire? Oh que oui! Vous n'avez pas plus de 60ans? Non, ça se voit quand même! Vous avez un enfant? Vous passez la nuit sur place? Alors c'est -25% sur l'aller et le retour. Ça s'appelle Découverte. Découverte, c'est pas compliqué, comme nom.» Sur les écrans TV, les vendeurs de la SNCF, tout sourire, expliquent aux clients, la mine perplexe, quelles sont les réductions auxquelles ils peuvent prétendre avec le système tarifaire en place depuis fin avril. Originalité de la nouvelle campagne publicitaire des chemins de fer français: il s'agit de vrais vendeurs et de vrais clients filmés en caméra cachée par de vrais journalistes issus de l'agence de presse TV Capa. Bien sûr, il y a eu un casting en interne et les vendeurs, acteurs d'un jour, ont préparé leurs relances. Mais le ton est là: juste, frais, drôle. Imaginé par BDDP, le cru 98 est peut-être le meilleur du lot des pubs-micro-trottoirs inaugurées il y a deux ans.«Il fallait créer une nouvelle communication, en rupture.»explique Anne Vincent, responsable du budget chez BDDP. C'est peu après les grandes grèves de l'hiver 1995, qui coïncident avec l'arrivée à la présidence de Loïc Le Floch Prigent. La SNCF, ébranlée par le mécontentement généralisé à son égard, décide de se remettre en question. Elle lance une vaste enquête auprès de sa clientèle, s'engage à faire bouger les choses en interne comme en externe.«Dans cette communication, on voit une entreprise qui va au devant du public, qui ose entendre les critiques, qui va dans la rue avec les vrais gens»,ajoute Anne Vincent.

La reconquête

C'est un succès. Parce que, comme l'explique Jean-Marie Gerbeaux, directeur de la communication de l'entreprise,«il ne s'agit pas de faire de la publicité pour la publicité, mais de s'appuyer sur de véritables changements».Le trafic reprend, l'accueil et le service s'améliorent, de nouvelles lignes comme l'Eurostar à destination de Londres et le Thalys pour Bruxelles sont plébiscitées.«Nous sommes entrés dans une phase de reconquête et de développement commercial par rapport à la route et à l'avion»,explique Christine Cavasa, chef du département image à la SNCF. Symptomatique de cette nouvelle stratégie, la campagne presse sur le Paris-Lille. Très offensive, elle mettait en parallèle des chiffres (accidents routiers, relevés météo) et les avantages de la liaison par train. Si elle a soulevé le tollé des élus locaux, soucieux de l'image de leur région, elle a atteint ses objectifs commerciaux. Il faut dire que la SNCF revient de loin. Le trafic marchandises est deux fois moindre qu'en 1970 (19% aujourd'hui) et le trafic voyageurs a chuté de 11 à 7% pendant la même période. Les mouvements sociaux à répétition, la valse des présidents à chaque remaniement ministériel, les pots cassés de Socrate, le système informatique, l'endettement massif lié à la modernisation du réseau et au lancement des TGV n'ont guère facilité les choses. Publicitairement, ce n'est pas simple non plus de communiquer sur une entreprise de service public, comme l'explique Jean-Marie Gerbeaux, le directeur de la stratégie (voir entretien). Difficile de faire bouger une société où les avantages des salariés ont été acquis à la sueur de leur front, quand il y a situation de monopole et que les contribuables sont à la fois juge et partie. Pendant longtemps, on a préféré montrer les trains plutôt que les gens qui voyageaient à l'intérieur. D'où une communication un peu lourde, pataude, l'humour n'étant utilisé qu'à doses homéopathiques. Il faudra attendre les années 80 pour entrer véritablement dans une phase publicitaire. C'est à ce moment-là qu'on fait appel à Daniel Robert, l'homme de «La SNCF, c'est possible».«Le slogan est resté. Peut-être parce qu'il caractérisait le changement radical d'image. On disait enfin «Merci le train». On voyait des clients qui embrassaient le contrôleur»,raconte-t-il. Pourtant, le changement ne s'est pas fait dans la douceur.«Je me rappellerai toujours que quand j'ai proposé "La SNCF, c'est possible", j'ai vu se lever une armée de bazookas. J'étais devenu l'homme à abattre, mais j'ai réussi à convaincre et à faire naître, je crois, le sentiment d'appartenance»,ajoute-t-il.

Une nouvelle image

Paradoxalement, ce slogan, réussite publicitaire s'il en est, est trop avant-gardiste. Il ne colle pas avec l'image de la SNCF, qui, malgré des efforts louables, n'arrive pas à décoller. Il y a changement d'agence en 1991, au profit de BDDP. Dans un premier temps, le slogan est conservé, puis, rapidement, une autre signature, plus neutre, est choisie: «Le progrès ne vaut que s'il est partagé par tous». Les couacs liés à l'installation de Socrate en 1993 font cependant chanceler le fragile équilibre trouvé par la SNCF. Il faut recommencer à zéro. Chercher une nouvelle signature, plus volontariste: «À nous de vous faire préférer le train». Abandonner l'image pour l'animation plus didactique et ludique. Il faudra trois ans pour faire oublier Socrate et envisager enfin de construire une image plus sereine de la SNCF.

Stratégies, 20/7/1998

HONTE, HONTE A TOUS /TES CEUX/CELLES qui ont "gouverné" et "gouvernent" encore, ne faisant qu'appliquer les consignes qu'ils/elles ont voté en s'en lavant les mains au Conseil des Ministres Européens des Directives présentées par des chevaux de Troie de l'impérialisme qu'ils/elles ont eux/elles même nommés... (Le Concierge)

jeudi 31 octobre 2019

Le lynchage du geek charismatique

Il était une fois en Australie,un petit garçon très brillant, devenu étranger aux conventions sociales de son milieu. Sa mère allait de mari en mari, de théâtre en secte, toujours marginale, tandis que le père naturel du garçon était laissé pour compte. Adolescent, il trouva refuge dans le cyberespace, ce qui procura une terre d’élection à son insatiable curiosité. En découvrant cet univers et ses secrets, il sut développer une éthique rigoureuse qui lui serait propre : sa vocation devint la découverte des faits réels en vue de les partager avec le reste du monde. Vivant en dehors des codes sociaux habituels, sa boussole morale était orientée par des principes spontanés . La vérité était la vérité, la déception était mauvaise, les mensonges des puissants devaient être dénoncés. Le péché originel de Julian Assange était le même que celui de Galileo Galilei. Galilée avait péché en révélant au peuple des choses que l’élite du clergé connaissait déjà ou du moins présumait, mais dont elle préférait garder le secret, afin de ne pas ébranler la confiance du peuple dans la doxa canonique répandue par ses autorités.

Assange commit le même péché en créant Wikileaks. La version officielle de la réalité était par lui mise en cause. Tous les mensonges pouvaient être exposés. Les mensonges, l'hypocrisie, la brutalité inhumaine des États-Unis et leurs obligés dans leurs guerres d'hégémonie mondiale étaient de loin les aspects les plus sensibles de ces révélations. Car, pour Assange, les prétentions de la "Nation d'exception" reposaient tout simplement sur le mensonge et la dissimulation.

Lire la suite de l'article de Diana Johnstone, paru sous ce titre sur le site de la librairie Tropique

samedi 26 octobre 2019

Audience physique de Julian Assange du 21 octobre 2019

Finalement, Baraitser s’est tournée vers Julian et lui a ordonné de se lever et lui a demandé s’il avait compris. Il a répondu par la négative, et a dit qu’il n’arrivait pas à réfléchir, et a donné toutes les apparences d’une personne désorientée. Puis il a semblé retrouver une force intérieure, se redressa un peu et a dit :

« Je ne comprends pas en quoi ce processus est équitable. Cette superpuissance a eu 10 ans pour se préparer et je ne peux même pas accéder à mes écrits. Il est très difficile, là où je suis, de faire quoi que ce soit. Ces gens ont des ressources illimitées. »

L’effort semblait alors devenir trop important, sa voix a faibli et il est devenu de plus en plus confus et incohérent. Il a parlé de lanceurs d’alerte et d’éditeurs étiquetés comme ennemis du peuple, puis il a parlé du vol de l’ADN de ses enfants et de l’espionnage dont il a fait l’objet lors de ses rencontres avec son psychologue. Je ne dis pas que Julian avait tort sur ces points, mais il n’a pas été en mesure de les formuler correctement. Il n’était manifestement pas lui-même, très malade et c’était terriblement douloureux à regarder. Baraitser n’a montré aucune sympathie et n’a pas paru s’en soucier. Elle a sèchement fait remarquer que s’il ne comprenait pas ce qui s’était passé, ses avocats pouvaient lui expliquer, puis elle est sortie de la salle.

Toute cette expérience fut profondément bouleversante. Il était très clair qu’il n’y avait aucune véritable considération juridique en l’espèce. Ce à quoi nous avons assisté, c’est une démonstration ouverte du pouvoir de l’État et une dictée ouverte des procédures par les Américains. Julian était dans une boîte derrière une vitre blindée, et moi et la trentaine d’autres membres du public présents étions entassés dans une autre boîte derrière une autre vitre blindée. Je ne sais pas s’il pouvait me voir ou voir ses autres amis au tribunal, ou s’il était capable de reconnaître quelqu’un. Il n’en a donné aucun signe.

A Belmarsh, il est maintenu en isolement 23 heures par jour. Il a le droit de faire de l’exercice pendant 45 minutes. S’il doit être déplacé, ils évacuent les couloirs avant son passage et ferment toutes les portes des cellules pour s’assurer qu’il n’a aucun contact avec un autre prisonnier en dehors de la courte période d’exercice strictement supervisé. Il n’y a aucune justification possible pour que ce régime inhumain, utilisé contre les grands terroristes, soit imposé à un éditeur en détention préventive.

J’ai couvert et protesté pendant des années contre les pouvoirs de plus en plus autoritaires de l’État britannique, mais le fait que les abus les plus flagrants puissent se faire aussi ouvertement est toujours un choc. La campagne de diabolisation et de déshumanisation contre Julian, basée sur les mensonges, les uns après les autres, du gouvernement et des médias a conduit à une situation où il peut être lentement tué sous les yeux du public, et accusé de publier la vérité sur les méfaits du gouvernement, sans recevoir aucune aide de la société "libérale".

Si Julian n’est pas libéré sous peu, il sera détruit. S’ils réussissent, qui sera le suivant ?

Craig Murray ex-ambassadeur de la Grande-Bretagne

Bonus !

Unes de Mediapart des 21, 22 et 23 octobre

mediapart1.PNG

mediapart2210.PNG

mediapart2310.PNG Collections du Musée de l'Europe

Bonus 2

mediapart25_0.PNG Une du 25/10/219...

assangemediapart.PNG Une du 12 avril 2019...

Pour rappel... d'investigation...

iraq.PNG

samedi 5 octobre 2019

"Vous êtes beaucoup trop réacs pour gagner quoi que ce soit"... Car "le progressisme, ce n'est que cela"

Le Concierge ayant eu la curiosité d'écouter la performance de Raphaël Enthoven à la "Convention de la droite" suite à un sujet de la RTBF, force est d'acter que cette sorte d'anti-Réaction en acte force l'admiration, et est à opposer, en de nombreux points, aux poseurs de toutes causes, et aux causeurs de toutes poses, sans lesquels la Réaction n'aurait rien à réagir. Car, par leur soif (libérale) d'apparaître dans les médias en enfilant les dépouilles bien trop grandes pour eux de combattant.e.s dont ils tentent d'accaparer la mémoire pour attirer le chaland vers leurs boutiques, ces dernier.ère.s constituent l'indispensable premier temps du moteur à deux temps de la Réaction (comme quand le négationnisme du racisme de classe fournit sur un plateau un substitut à la Réaction, comme une divine Révélation à laquelle celle-ci n'avait pas pensé, car si le racisme de classe a été déshabillé de son nom par ses célibataires mêmes, la chose n'ayant pas disparu, il suffit de lancer le "racisme anti-Blancs" - sic- pour que le mauvais concept chasse le bon. Quand les victimes du racisme de classe sont loin d'être tous "blancs" - re-sic.)

Le Concierge

enthoven.PNG Collections du Musée de l'Europe et de l'Afrique (cliquer sur l'image pour voir la vidéo)

dimanche 29 septembre 2019

Coupure de courant

punksannom.PNG Cliquer sur l'image pour l'inoubliable "Punk sans nom"

Le Laboratoire de Neuneulogie du Collège d'Argein

Le Peintre du Champ

Présentent

Leurs condoléances aux Lapins Électriques

RIP

Le Porte Urinoir Marcel Noël Bourdieu

Les Frégates lance-entonnoirs Karl Kraus et Guy Hocquenghem

Le Sous-Malin Boris Souvarine

se tiennent à la disposition des familles affectées par cette disparition et organiseront une cérémonie de dispersion des cendres l'été prochain en leur port d'attache au Lac Rond , en compagnie des fleurs sauvages électriques, des vaches électriques, des marmottes électriques et des truites saumonées électriques.

Réservations à la Boucherie Durand, Castillon en Couserans.

Amen.

Le Peintre du Champ

lundi 3 juin 2019

Le FMI contre les Gilets Jaunes

Dans un rapport, le FMI s'inquiète du niveau de la dette française qui s'élève à plus de 98% du PIB hexagonal et estime que le pays devrait réduire ses dépenses.

Le diagnostic est sans appel. Le Fonds monétaire international a appelé ce lundi la France à "procéder à un effort budgétaire structurel ambitieux", en clair à se serrer la ceinture, afin de réduire sa dette publique, jugée "trop élevée" et "inquiétante".

"Pour concilier les priorités du gouvernement et la réduction de la dette, il est nécessaire de consentir un effort considérable du côté des dépenses", estime le FMI dans un rapport sur l'état et les perspectives de l'économie française.

Bien qu'en légère baisse (-0,3%) au quatrième trimestre 2018, la dette publique française s'établit à 2.315,3 milliards d'euros[1], soit 98,4% du PIB hexagonal. Et surtout, sur un an, elle a augmenté de 2,5%.

Le FMI note que la croissance française, si elle a ralenti, reste "résiliente et riche en emplois" grâce notamment aux réformes mises en oeuvre ces dernières années sur le marché de l'emploi et la fiscalité.

La croissance française solide mais trop de dépenses

L'institution pilotée par Christine Lagarde (ancienne ministre de l'économie de Nicolas Sarkozy - NDE) s'en tient à ses prévisions de croissance pour la France publiées en avril, à savoir 1,3% attendu pour cette année et une stabilisation autour de 1,5% à moyen terme.

Après avoir salué l'an passé les "progrès impressionnants" réalisés par la France depuis l'élection d'Emmanuel Macron, le FMI insiste sur la nécessité d'achever, voire renforcer, les réformes prévues pour accélérer la croissance de l'économie à long terme.

Il estime en particulier que des réformes supplémentaires sont nécessaires sur la dépense publique "pour assurer que la réduction en cours de la charge fiscale puisse s'inscrire dans la durée et que la dette publique soit placée sur une trajectoire clairement à la baisse".

F.B. avec AFP

Notes

[1] Rappelons que, dans cette période, la France emprunte à des taux historiquement bas et avantageux - certes moins que le secteur privé auprès de la BCE - NDE

mardi 28 mai 2019

Exercice de magie électorale...

rics.PNG

Si quelqu'un se demande encore pourquoi certains réclament le Référendum d'Initiative Citoyenne pour ne pas laisser la démocratie accaparée par le plus petit nombre...Et donc, pour commencer, le Référendum d'initiative partagée sur la privatisation d'ADP... Rendez-vous dans quelques semaines pour la collecte des signatures... (Le Concierge)

RN

1er tour présidentielle 2017 : 7 678 491 voix. En % des inscrits : 16, 13%

Législatives 2017 (premier tour) : 2 990 592. En % des inscrits : 6,29 %

Européennes 2019 : 5 281 576. En % des inscrits : 11,16 %

En Marche

1er tour présidentielle 2017 : 8 656 346 voix. En % des inscrits : 18;19%

Législatives 2017 (1er tour) : 7 323 496. En % des inscrits : 15,39%

Européennes 2019 : 5 076 363. En % des inscrits : 10,72%

vendredi 10 mai 2019

Yémen: l'ACAT veut bloquer un cargo saoudien chargé d'armes françaises... et belges

L'Action des chrétiens pour l'abolition de la torture (Acat) a déposé ce jeudi 9 mai un recours en urgence au tribunal administratif de Paris pour empêcher le départ du Havre d'un cargo saoudien chargé d'armes. Selon l'ONG, elles pourraient être utilisées dans la guerre menée par Riyad au Yémen.

Pour l'Acat, le temps presse. Pas question pour l'ONG française que le Bahri Yanbu ne reparte du Havre chargé d'armes susceptibles d'être utilisées au Yémen. Alors que le cargo saoudien était en approche des côtes françaises, l'organisation a donc déposé ce jeudi 9 mai un « référé-liberté », un recours en urgence visant à protéger une liberté fondamentale menacée.

L'Action des chrétiens pour l'abolition de la torture conteste la décision de la Direction générale des douanes d'autoriser le navire « à procéder à un chargement, exportation et transfert au sens de l'article 6 du Traité sur le Commerce des Armes, de matériels de guerre et matériels assimilés, dans le port du Havre, à destination finale Djeddah en Arabie saoudite ».

L'essentiel des armes qui ont été vendues sont plutôt utilisées à l'intérieur du territoire ou à la frontière mais elles sont utilisées dans le cadre d'un conflit. Néanmoins, je tiens ici à dire ce que nous avons rappelé, c'est-à-dire que nous avons la garantie que cela n'a pas été utilisé contre des populations civiles.

Ce traité de l'ONU, entré en vigueur en 2014, vise à réguler le commerce des armes dans le monde. Son article 6, portant sur les interdictions de transfert d'armes, il affirme notamment qu'« aucun État partie ne doit autoriser le transfert d'armes classiques (...) s'il a connaissance, au moment où l'autorisation est demandée, que ces armes ou ces biens pourraient servir à commettre un génocide, des crimes contre l'humanité, des violations graves des Conventions de Genève de 1949, des attaques dirigées contre des civils ou des biens de caractère civil et protégés comme tels, ou d'autres crimes de guerre tels que définis par des accords internationaux auxquels il est partie ».

La ministre française des Armées Florence Parly a reconnu mercredi qu'un navire saoudien allait effectuer un chargement d'armes, mais assuré qu'elle ne disposait d'« aucune preuve » permettant d'affirmer que des armes françaises étaient utilisées au Yémen. Ce jeudi, le président Emmanuel Macron a dit « assumer » la vente d'armes françaises à l'Arabie saoudite et aux Emirats arabes unis, susceptibles d'être déployées au Yémen, mais assure avoir obtenu « la garantie » que ces équipements « n'étaient pas utilisés contre des civils ».

« Jusqu'à preuve du contraire, la garantie de l'Arabie saoudite ne vaut pas grand-chose. On a toujours eu beaucoup de garanties politiques pour assez peu de résultats », réagit sur RFI Elias Geoffroy, responsable plaidoyer Afrique du Nord et Moyen-Orient à Acat. Il en veut pour preuve le bilan de la guerre au Yémen : plusieurs dizaines de milliers de morts, dont de nombreux civils, et plusieurs millions de personnes en situation de crise alimentaire. « Il existe un droit international auquel la France est soumise. Elle ne peut en sortir sous prétexte que l'Arabie saoudite lui fait une garantie qui n'engage qu'elle », poursuit Elias Geoffroy.

Selon le site d'investigation Disclose, le Bahri Yanbu doit prendre livraison de « huit canons de type Caesar » que l'Arabie saoudite pourrait utiliser dans la guerre qu'elle livre au Yémen aux rebelles houthis, minorité chiite soutenue par l'Iran, grand rival de Riyad.

Si l'Acat obtient gain de cause, le cargo ne pourra pas quitter la France chargé d'armes. Et ce même en cas d'appel, la décision du juge des référés étant suspensive. En revanche, si le navire avait quitté les eaux territoriales françaises avant la tenue de l'audience, le recours de l'ONG ne serait pas examiné, étant devenu sans objet.

(Avec AFP)

Source RFI

Voir aussi : François Ruffin sur le droit d'informer sur les livraisons d'armes à l'Arabie Saoudite

mardi 16 avril 2019

OPA sur Notre-Dame

Les "grandes familles" du Royaume se pressaient pour apporter leur obole, prélevée dans d'immenses fortunes volées au Peuple de France, présageant ainsi faire taire la colère des manants qui réclamaient toujours plus et inscrire leur noms dans la pierre, parmi tous les Saints (en bouche d'or), pour des siècles et des siècles..; (Fabliau du Concierge)

LVMHNotredame.PNG Cliquer sur l'image pour ce grand moment d'Histoire de France

Bonus

Et pour que cette belle et émouvante générosité ne se tarisse pas, l’ancien ministre de la culture Jean-Jacques Aillagon demandait que la cathédrale détruite soit déclarée « trésor national » pour bénéficier d’une défiscalisation de 90 % des dons, selon les termes de sa propre loi de 2003. Il est vrai que Jean-Jacques Aillagon est aussi directeur général… de la Fondation Pinault et qu’il voit ici une belle opportunité de réduire la réalité du don annoncé de 100 à 10 millions d’euros. La proposition a été soutenue par Anne Hidalgo. Dans la foulée, Total, L’Oréal, Bouygues et d'autres géant du capitalisme français ont annoncé des dons, ne voulant pas être en reste… En une journée, les milliardaires ont déjà promis 600 millions d'euros pour reconstruire Notre-Dame.

Étrange époque, donc, où l’on pense pouvoir remplir une tâche que le président de la République a déclarée comme profondément liée au passé, au présent et à l’avenir du pays, par cette comédie des dépenses fiscales. Comédie dérisoire où de riches personnages vaniteux peuvent se redorer l’ego à bon marché en laissant effectivement l’essentiel du coût de la reconstruction de Notre-Dame à l’État.

Comédie d’autant plus dérisoire que ces gens sont souvent les plus fervents défenseurs des baisses d’impôts et de l’optimisation fiscale. Rappelons que même si le conseil de Jean-Jacques Aillagon n’était pas écouté, les dons des fondations sont défiscalisés à hauteur de 60 %, ce qui d’après la Cour des comptes coûte pas loin du milliard d’euros chaque année. Rappelons aussi que la Fondation Louis Vuitton a bénéficié d'une défiscalisation de plus de 500 millions d'euros et que le groupe de François Pinault, Kering, a économisé 2,5 milliards d'euros dans un montage dévoilé par Mediapart.

Source : Romaric Godin, Mediapart

jeudi 11 avril 2019

Il y a 11 ans : Wikileaks et le soldat Manning révèlent une "bavure" de l'armée américaine en Irak

iraq.PNG Cliquer sur l'image pour voir l'archive

Don de VS

Le raid aérien du 12 juillet 2007 à Bagdad est une bavure américaine survenue dans le cadre de la guerre d'Irak menée par la coalition alliée, durant laquelle un hélicoptère Apache américain a ouvert le feu au chain gun M230 30mm sur un groupe de civils, comprenant notamment deux reporters de l'agence Reuters. Au moins 18 personnes ont été tuées au total1: 12 personnes dans les deux premiers bombardements, incluant les deux reporters et deux enfants blessés, et sept personnes dans la troisième frappe . Le 5 avril 2010, une vidéo publiée par le site Internet WikiLeaks montre la scène vue depuis la caméra embarquée de l'hélicoptère, alors que c'était jusqu'ici une information classifiée par l'armée américaine.

Bonus

Mention spéciale pour sa Une au petit télégraphiste de faxs moustachus responsable éditorial de la diffusion du "plus gros bobard de la fin du XXème siècle"...

assangemediapart2.PNG

mercredi 6 mars 2019

Frais comme l'eau sous la rame...

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Capture_d_e_cran_2019-03-06_a__03.59.59.png Cliquer pour voir quelques oeuvres d'Andrew Webb

Bon voyage Andrew, on arrive !

mardi 19 février 2019

Today is a great Dé

laetitiadomino.PNG Cliquer sur l'image pour voir la vidéo

Laetitia Yalon, née Hélène Bertrand, will per-enpleine-form at :

Avenue du Silence 13H Tout feu tout flamme, chaud

Théâtre de Poche 15H Y'-a-il une Pleureuse dans la salle ?

Bukta Paktop 20H Qu'est-ce qu'on va foutre avec toute cette soupe?

After Night 22H00 Debout les morts, Chaud must go wrong (où j'ai mis mes lunettes ?)

laetitiaBureau.jpg

samedi 16 février 2019

Il fait beau comme jamais

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Hélène Laetitia Bertrand et Isi Fiszman, témoins de Mariage d'Art et Entreprise

Le Père et la Mère des Arts nous ont quittés à quelques semaines d'intervalle. Nous sommes emplis de leurs esprits.

Il fait beau comme Jamais

Un temps à rire et courir

Un temps à ne pas mourir

Un temps à craindre le pire

Il fait beau comme jamais

(Louis Aragon)

lundi 11 février 2019

L’opposition grandit contre le train des riches Charle-de-Gaulle Express

Le gouvernement a confirmé cette semaine la réalisation du CDG Express. Cette navette rapide entre l’aéroport de Roissy et Paris est destinée aux touristes et voyageurs d’affaires. Mais les usagers du RER B craignent que cela dégrade encore le service sur cette ligne sur-fréquentée.

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Le projet de ligne directe entre Roissy et Paris permettrait, pour un prix annoncé de 24 euros par trajet, de franchir les 32 kilomètres entre l’aéroport et la gare de l’Est en seulement 20 minutes, à raison d’un train tous les quarts d’heure. Il s’adresse aux touristes et voyageurs d’affaire. Il est présenté par Aéroports de Paris (ADP) comme une « absolue nécessité » dans un contexte de croissance du nombre de voyageurs aériens, de saturation des routes entre l’aéroport et la capitale, de coexistence difficile des touristes et des voyageurs quotidiens dans le RER B et enfin de l’accueil des Jeux Olympiques en 2024. Le coût des travaux est estimé à 2,1 milliards d’euros. La gestion des voies pourrait être confiée à parts égales à ADP, à SNCF Réseau et à la Caisse des Dépôts. L’exploitation irait au Groupement Keolis-RATP Dev.

Le CDG Express va nécessiter la construction de 8 km de voies nouvelles, et partagera pour le reste (24 km) ses voies avec la ligne K du transilien, qui sont aussi celles utilisées par les TER Paris-Laon et sont parallèles à celles du RER B. « Cela fait des années qu’on demande l’élargissement du tunnel du RER B à Châtelet, ce qui améliorerait grandement le trafic, et qu’on nous répond que cela coûterait 1 milliard d’euros donc trop cher. Et là ça va coûter le double ! » dit Didier Le Reste, président de l’association Non au CDG Express. « Le Charles-de-Gaulle express n’aura que 17.000 utopiques usagers quotidiens quand le RER B en a 900.000 ! » renchérit Charlotte Blandiot-Faride.

Lire l'article de Marie Astier paru sous ce titre sur le site de Reporterre

La fusion Alstom-Siemens ou l'échec de l'UE

asselineaualsthom.PNG Cliquer sur l'image pour voir une vidéo fasciste...

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