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mardi 4 septembre 2018

Dernières actualités du Brexit

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dimanche 29 juillet 2018

Il y a 20 ans : "Pour en finir avec l'école. Une tentative d'évasion signée Fred D."

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Enfin l'étude détaillée du fonctionnement des institutions et de leur recrutement, l'étude des croyances qui y ont cours, nous conduisent à constater que, quoi qu'ils fassent par ailleurs, l'une des principales fonctions de ces établissements est de confirmer le personnel hospitalier dans sa propre idée de lui-même. Il existe entre personnel et reclus une large connivence, complexe et dramatique, dont l'effet, sinon l'objectif, est d'affirmer le caractère médical du service dispensé par le personnel psychiatrique. (Erving Goffman, Asiles)

Quitter son école au terme normal de sa scolarité n'est pas chose aisée, surtout quand une nouvelle règle vient d'imposer que les plans d'évasion soient visés par la Direction de l'établissement considéré : à la Cambre, une récente tentative de Fred D. vient de le rappeler. Fred D. avait pourtant pris soin d'expliquer au pré-jury qu'il entendait par son action, un générique de fin, clore une période de sa vie (envisageant même de disparaître au terme de l'action) donc introduire une discontinuité radicale entre le temps des études, et l'accès au statut d'être social à part entière, autonome et affranchi de la tutelle intellectuelle si caractéristique du statut antérieur. L'intervention rendait compte du caractère a posteriori largement irréel d'une vie d'étudiant, organisée autour de repères, de normes, d'investissements, d'évaluations, qui n'ont généralement pas cours hors de l'établissement d'enseignement considéré et aussi du trouble profond dont s'accompagne cette découverte. Une expérience universelle en somme, avec la généralisation des études supérieures, mais qui échappe cependant à ceux qui ne quittent l'Ecole que pour mieux y retourner (comme assistants par exemple). Et qui prend parfois des formes tragiques pour d'autres qui restent durablement enchaînés et que l'on retrouve bien souvent errer, à la recherche d'un paradis perdu, dans les parages d'une Ecole qui a fait leur malheur et dont, à la première crise, ils se feront soit les défenseurs, soit les adversaires, en tout cas les acharnés. Si l'enjeu n'était donc pas mince, le pari paraissait gagné grâce à un dispositif d'une grande simplicité, un générique de fin, dont la seule évocation permettait de présumer favorablement de l'efficacité.

Mais voilà, au prix du coup de force institutionnel que constitue un pré-jury à trois semaines du vrai, c'est Tartuffe qui était caché sous la table. Le Jury n'est à aucun moment parvenu à contextualiser l'intervention proposée et à maîtriser les unités de lieu et de temps qui constituent pourtant la matière même du travail. En témoignent les incitations répétées à adapter techniquement le projet afin qu'il puisse être présenté "ailleurs plus tard". De même la confusion des niveaux logiques amena le Jury à comparer, à maintes reprises, l'incomparable : l'intervention ponctuelle sur un espace-temps et l'exposition des traces de travaux antérieurs (version tridimensionnelle du "book"). La compréhension n'est certes "qu'un cas particulier dans un univers de malentendus" et l'étude de la réception de l'œuvre d'art fournit traditionnellement la matière d'un véritable bêtisier (Bourdieu). Il n'en demeure pas moins que face à l'inflation du discours critique, la prolifération de la parole autorisée, le terrorisme technique et philosophique, le retour des Arts Déco et finalement tous les pouvoirs qui mettent l'art et les artistes en danger, il est redevenu indispensable d'inviter à un regard compréhensif, attentif aux contextes sociaux, aux formes de l'expérience des formes, qui re-situe l'artiste, et à travers lui tous ceux dont il est le médium et non le porte-parole, dans leur vérité humaine. C'est en tout cas à cela que voudrait pousser cette contribution anthropologique à portée critique qui entend, en rendant raison du travail de Fred D. , rendre justice à tous ceux que toute Ecole, qu'elle le veuille ou non, ligote, parfois jusqu'à l'asphyxie, en bonnes et dues formes.

L'esprit des lieux

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"L'auditoire" de l'Abbaye de la Cambre est un lieu double et doublement symbolique. En tant qu'auditoire, il est le lieu par excellence du magistère, de l'orateur autorisé, de la cérémonie officielle, du discours d'institution (et bien sûr du "cours", au sens le plus académique du terme). Même si cette fonction s'est progressivement déplacée au "Patio" avec la rénovation des bâtiments annexes de l'Abbaye, bien après les événements de 1979, elle reste présente dans l'inconscient collectif, pour des générations d'étudiants, d'enseignants et d'étudiants devenus enseignants. La cérémonie de départ en retraite de Jacques Aron, ancien élève de La Cambre, ancien professeur à La Cambre, et "analyste" à ce jour le plus fin de l'institution, en fournissait tout récemment une démonstration éclatante, les enseignants en architecture mettant en scène leur émotion de se retrouver "en ce lieu" dont ils estimèrent publiquement avoir été chassés en 1979 (en présence discrète du directeur de l'ENSAV, seul représentant visible des actuels locataires de l'Abbaye). Ils rappelèrent notamment que c'est là que se déroulèrent les assemblées générales qui virent le renversement total des valeurs alors perpétuées à La Cambre , l'instauration du "monde à l'envers" avec la chute du magistère et l'occupation du devant de la scène.

Le vocabulaire de la scène s'impose ici d'autant plus irrésistiblement à l'analyste, que "l'auditoire" est aussi, d'abord, un théâtre, dont les coulisses s'ouvrent sur l'atelier de scénographie, lieu double où officient donc ces êtres doubles que sont les artistes-professeurs et les professeurs-artistes. Jacques Aron a raconté, au cours de la cérémonie déjà citée, une anecdote de ce point de vue très signifiante, remontant au temps de ses études, laquelle voit Herman Tierlinck, alors directeur au crépuscule de sa gloire de dramaturge, glissant de sa chaise en plein milieu d'un cours dont la réputation soporifique n'était plus à faire (dixit Aron) pour se retrouver les quatre fers en l'air, sans que personne n'ose lui porter secours. Aron évoque son émotion lorsque, quelques années plus tard, il vit au théâtre une pièce de son ancien professeur relatant "l'histoire d'un homme qui n'acceptait pas de vieillir". D'une certaine façon, le vieux professeur bascule sur l'estrade de l'amphithéâtre, mais c'est l'artiste qui se rétablit sur la scène du théâtre. Et c'est cette superposition de "cadres", pour reprendre les analyses d'Erving Goffman, qui fait de "l'auditoire" un haut lieu du pouvoir symbolique où rien n'exclut totalement, et 68 l'a prouvé, que la transformation décrite plus haut ne s'effectue dans l'autre sens et que le charivari s'y métamorphose en ordre légitime.

Le devant de la scène

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Il vient évidemment qu'un moment critique potentiel se situe lors des jurys, notamment de 5ème année, lorsque ce sont les étudiants qui, au sens physique, occupent le devant de la scène et s'apprêtent à passer de l'autre côté du décor en abandonnant leurs habits d'étudiants. Outre les projections de l'atelier d'animation, ce sont les scénographes qui sont les plus familiers du lieu. Mais une première observation de ces jurys montre que la plupart du temps, la scène n'est conçue que comme un lieu d'exposition, comme si l'auditoire était neutralisé à la fois en tant que "lieu social" (lié à la scolarité) et en tant que salle de spectacle (les scénographies proposées sont en règle générale conçues pour d'autres espaces) : jamais le théâtre de La Cambre n'est considéré en tant que tel (et de la même façon, toutes sections confondues, on trouve très peu de travaux qui exploitent le potentiel symbolique que représente, à l'évidence, l'Abbaye et l'Ecole fondée par Henry Van de Velde, morceau d'histoire de la Belgique en elle-même). Par ailleurs, le jury, loin d'être cantonné derrière la barrière magique qui sépare le spectateur de "l'illusion comique", investit la scène et serre de près, dans une fausse proximité, l'étudiant, appelé à expliciter les tenants et les aboutissants de son travail. Cette abolition des frontières, et donc de la possibilité d'en jouer ou de la nécessité de les franchir, n'est pas sans évoquer, dans l'euphorie des années 70, une soirée demeurée mémorable au cours de laquelle les étudiants et leurs professeurs, à peine plus âgés qu'eux à l'époque, interprétèrent sur scène et en commun un "hymne anti-industriel". Le personnage du "chef d'atelier", plus artiste et ami que maître, mais d'autant plus infaillible, date sans doute de cette époque et l'on ne peut qu'être frappé de la ressemblance entre la relation de violence douce (symbolique) qui s'instaure et l'analyse de la famille post-soixante-huitarde que donne Pierre Bourdieu en se référant aux Bandes Dessinées de Bretecher. Ce qui est nié dans les deux cas, c'est le fossé entre les uns et des autres, à la fois matériel et symbolique (statut social) et intellectuel (qui se traduit par l'illusion, systématiquement entretenue, que le jury doit "comprendre" les travaux qui lui sont proposés, de même sans doute que des parents libéraux, "qui sont passés par là", "comprennent" leurs enfants). Et au-delà, c'est la nécessité -vitale- pour les "jeunes" de renvoyer les "vieux" au passé, fût-ce en y mettant les formes qui disparaît (ce qu'exprime la négation de l'idée même d'avant-garde). On pourrait prendre de nombreux exemples de cet effet magique qui a sans doute atteint son point culminant en février 1998, lorsque toute l'école fut enrôlée contre le projet de réforme de l'enseignement artistique, au cours d'une manifestation qui vit les étudiants défiler, en noir et blanc, dans le décor déjà chargé du Mont des Arts et sans la moindre fausse note, dans les formes et avec les slogans de la Direction, relayée par des enseignants invoquant souvent les combats de leur jeunesse pour justifier d'une expertise et d'une lucidité politiques essentiellement tournées vers le consensus.

Un générique de fin

C'est dans ce contexte total (au sens du "fait social total" de Marcel Maus) que l'intervention de Fred D. prend tout son sens. Après avoir pris connaissance des travaux réalisés au cours de l'année par le biais d'une exposition incluant films et photos et posé toutes les questions possibles, selon un rituel désormais bien établi à La Cambre (à l'exception notable de l'atelier de sculpture), le Jury est invité à se rendre à l'auditoire. A mesure qu'il y pénètre, l'image du Jury entrant est projetée sur l'écran de la scène du théâtre, mixée en temps réel avec un "générique de fin" qui voit défiler les noms de tous ceux que Fred D. se souvient avoir rencontrés à La Cambre, sans le moindre commentaire, ni ordre ni raison. Se réappropriant ce lieu d'inversion qu'est la scène en rétablissant la séparation magique avec le public, Fred D. se donne ainsi les moyens de "réussir sa sortie". Tandis que la barque s'éloigne doucement à l'horizon, le Jury se retrouve seul sur le quai, confronté à sa propre image qui se mêle désormais au bric à brac d'une vie d'étudiant renvoyée au passé et déjà privée des cadres qui lui donnaient l'illusion de la cohérence. Ce faisant, il désamorce la tension, source de tant de "fausses sorties", née de la délibération qui permet encore au Jury d'avoir le dernier mot (de "faire" l'étudiant sortant). Il y a en effet un monde entre le sacre et la consécration. Dans le premier cas l'étudiant doit tout au Jury dont, en élève doué, il a satisfait aux attentes implicites. Il sera en général durablement tenu par les valeurs de ses maîtres. Dans le second cas, celui où la décision s'impose au Jury, sous peine de discrédit, une page est potentiellement tournée, laissant la voie libre au "sortant" pour tracer lui-même son chemin dans un monde où la vue de ses maîtres n'a jamais porté. Les intuitions qui permettent si souvent à Fred D. de se saisir avec autant de justesse des situations, c'est à dire de l'espace et du temps, donnent ici toute leur mesure et l'analyse anthropologique du rite de passage (consécration) inconsciemment mis en œuvre , si elle peut permettre à tous ceux qui se reconnaissent dans son travail de gagner en réflexivité, vise aussi à détruire chez tous ceux qui en sont au contraire très éloignés l'illusion de la transparence. En effet, si on a pu se permettre ici quelques "critiques pratiques sur les pratiques critiques", tellement plus laborieuses que le miroir tendu par Fred D., c'est que la condamnation rituelle de l'académisme est apparue comme une façon pour les professeurs de se nier magiquement en tant que tels sans que pour autant les étudiants cessent d'être des étudiants. Et c'est sans doute dans cette transgression à sens unique qu'il faudrait chercher la cause de bien des démobilisations, bien des "dysfonctionnements", bien des impuissances, qu'une "réforme de l'enseignement" à prétention rationnelle, surtout lorsqu'elle est d'inspiration fonctionnaliste et comptable, ne pourra qu'exacerber.

Bendy Glu

mai 1998

jeudi 5 juillet 2018

Egypte : la France a "participé à la sanglante répression" du régime de Sissi, accusent des ONG

Quatre associations de défense des droits de l'homme dénoncent lundi le rôle de la France ces dernières années dans "l'écrasement du peuple égyptien" par le régime d'Abdel Fattah Al-Sissi. Elles évoquent les ventes records d'armes de guerre mais aussi des logiciels et du matériel informatique.

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"Egypte, une répression made in France." C'est le titre d'un rapport publié lundi et rédigé par quatre ONG de défense des droits de l'homme. Dans ce document de 64 pages, la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme (FIDH), le Cairo Institute for Human rights studies (CIHRS), la Ligue des droits de l'homme (FDH) et l'Observatoire des armements (OBSARM) assurent que "l'État français et plusieurs entreprises françaises ont participé à la sanglante répression égyptienne des cinq dernières années".

Ce soutien de Paris au régime d'Al Sissi, au pouvoir en Egypte depuis 2013 et le coup de force de son armée qui a chassé les Frères musulmans, s'est concrétisé "à travers une augmentation spectaculaire des ventes d’armes et de matériel de surveillance", est-il écrit. S'il était connu que la France vendait des armes au Caire, les associations en livrent un détail précis. Cela va de "l'arsenal militaire classique officiellement destiné à la lutte contre le terrorisme" - avions Rafale, navires Mistral, véhicules blindés, missiles... -, pour un montant d'1,3 milliard d'euros de ventes en 2016 selon le rapport (contre 39,6 millions en 2010), aux armes "légère et de petit calibre" en passant par les "technologies de surveillance individuelle", "d’interception de masse" et "de collecte des données individuelles". "La France participe aujourd'hui à l'écrasement de la génération" de la Révolution

"La plupart des armes et véhicules fournis à l’Égypte sont équipés et orientés vers la prévention et le contrôle des mouvements sociaux via une surveillance généralisée de la population. Ces équipements forment un canevas visant à mutuellement se compléter afin de prévenir ou de contrôler tout mouvement social ou mouvement de foule d’envergure", dénoncent encore les ONG qui tirent, comme bilan, "l'arrestation de dizaines de milliers d'opposants ou de militants".

"Si la révolution égyptienne de 2011 avait été portée par une génération Facebook ultra-connectée ayant su mobiliser les foules, la France participe aujourd'hui à l'écrasement de cette génération via la mise en place d'un système de surveillance et de contrôle visant à écraser dans l'oeuf toute expression de contestation", accuse ainsi Bahey Eldin Hassan, directeur du CIHRS. Ce rapport intervient à la veille de la visite du ministre égyptien de la Défense à Paris, qui suit elle-même de quelques jours celle du ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, au Caire. Au moins "huit entreprises françaises ont profité de cette répression"

En 2015, sous François Hollande, Paris avait fait de l'Egypte un "partenaire stratégique" dans la lutte contre le terrorisme et justifie ces transactions par la nécessité d'assurer la stabilité du pays. A l'époque, la France - emmenée alors par le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, aujourd'hui ministre des Affaires étrangères d'Emmanuel Macron - annonçait ainsi la vente de 24 avions militaires Rafale pour un prix de 5,2 milliards d'euros. Elle avait également vendu à l'Egypte les deux navires de guerre de type Mistral initialement destinés à la Russie. Depuis son arrivée au pouvoir, Emmanuel Macron a poursuivi ce dialogue avec son homologue Abdel Fattah Al-Sissi, réélu pour un deuxième mandat en mars dernier avec 97% des voix validées. Lors de la venue en France de ce dernier en octobre 2017, le chef de l'Etat n'avait pas souhaité donner de leçon de droits de l'homme au président égyptien mais a plutôt insisté sur leur coopération économique.

Mais les ONG rappellent dans leur rapport qu'en 2013, le conseil des Affaires étrangères de l'Union européenne déclarait que les États membres avaient "décidé de suspendre les licences d'exportation vers l'Égypte de tous les équipements qui pourraient être utilisés à des fins de répression interne". Or, "au moins huit entreprises françaises, encouragées par les gouvernements successifs, ont au contraire profité de cette répression pour engranger des profits records", accusent ces ONG. Qui réclament donc "aux entreprises et aux autorités françaises la cessation immédiate de ces exportations mortifères" et demandent "la mise en place d'une enquête parlementaire sur les livraisons d'armes à l'Égypte depuis 2013".

Europe 1, le 2 juillet 2018

No Comment

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ayarihaddad.PNG Henda Ayari et l'un de ses avocats (l'autre Francis Spizner est l'avocat de Sarkozy spécialisé dans les affaires libyennes...), membre de... LR ! Rien de politique on vous dit !(Coll. du Musée de l'Europe)

NB ;

L’ÉTAT DE SANTÉ DE TARIQ RAMADAN CONTINUE À SE DÉTÉRIORER GRAVEMENT. (La neurologue de l hôpital de La Pitié-Salpêtrière constate une détérioration à plusieurs niveaux.)

Au début de son incarcération à la prison de Fleury-Mérogis le 2 février 2018, le professeur Tariq Ramadan souffrait d’une sclérose en plaques avec quelques fourmillements aux jambes et au bout des doigts. Cependant, il était en bonne santé et vigoureux si bien que très peu de personnes savaient ou soupçonnaient qu’il était atteint, depuis des années, de maladies chroniques maintenues sous contrôle grâce à un suivi médical sérieux et régulier.

Après 15 jours d’incarcération, les fourmillements ont commencé à augmenter et à se densifier des orteils au bassin ainsi que sur la moitié des deux mains. Le professeur a commencé à souffrir de migraines fortes et persistantes ainsi que de crampes très douloureuses.

C’est dans cet état que Tariq Ramadan est entré à l’EPSNF de Fresnes (Etablissement Public de Santé National) le 20 mars après 4 hospitalisations en urgence entre la prison de Fleury-Mérogis et l’hôpital de Corbeil- Essonnes suivi d’un passage à l’hôpital de La Pitié- Salpêtrière. A l’EPSNF le professeur a été suivi par un médecin de médecine physique et de réadaptation. Malgré le fait qu’il soit dans une unité hospitalière qui lui prodigue des soins en kinésithérapie et ergothérapie, lesquels étaient stipulés par les experts, son état n’a cessé d’empirer.

Le 12 juin, le professeur Ramadan a été à nouveau admis à l’hôpital de La Pitié-Salpêtrière où il a revu un médecin neurologue pour la première fois depuis le 9 mars. La neurologue a alors constaté une dégradation sévère de son état de santé :

1) perte de poids inquiétante de 11kg 2) marche difficile et impossibilité de se déplacer sans un déambulateur 3) dysesthésie (trouble de la sensibilité) douloureuse des membres inférieurs des orteils jusqu’aux genoux 4) paresthésie (fourmillements, engourdissements) sur tout le bras droit jusqu’à l’épaule avec crampes à la main et impossibilité d’écrire et paresthésie sur la main gauche 5) Perte de sensibilité générale 6) Maux de tête intenses et permanents 7) Troubles de la concentration avec un temps de concentration qui n’excède pas 20 minutes 8) Pertes de mémoire 9) Incontinence

Par ailleurs, la doctoresse neurologue en charge a reconnu, et c’est là la chose la plus inquiétante, la possibilité du caractère irréversible de ces symptômes. Un rapport initial avait pourtant indiqué que l’aggravation des symptômes était sans doute dûe à des facteurs psychologiques, ce qui les auraient rendu réversibles une fois les « facteurs stressants » évacués.

Sur la base des constats de dégradation de son état de santé et après un séjour de 3 semaines à La Pitié-Salpêtrière dans un contexte éprouvant, pendant lequel le professeur Ramadan est resté confiné dans sa minuscule chambre 24h sur 24 dans un isolement total sans aucune sortie ni promenade, il est aujourd’hui renvoyé à l’ EPSNF pour une durée indéterminée. Jusqu’à quand ?

Non seulement toute cette affaire est traitée dans un non respect absolu de la présomption d’innocence, mais il apparaît clairement, de surcroît, que la non prise en compte par les juges de la dégradation de la santé du professeur Ramadan laisse supposer une volonté de l’amoindrir tant physiquement qu’intellectuellement.

Comme l’a relevé l’avocat et politicien Robert Badinter, la France n’est pas le pays des droits de l’homme, mais elle est le pays de la DECLARATION des droits de l’homme. Au vu de la façon dégradante dont elle traite aujourd’hui un prisonnier politique tel que Monsieur Ramadan, nous sommes en effet bien loin des valeurs dont la France se réclame.

Bonus !

Marianne élève Henda Ayari au rang d'héritière de Simone Veil !!!

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Et Henda Ayari compare donc Tariq Ramadan à Auschwitz !!!

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En voiture les neuneu -es- x !!! (Le Concierge)

vendredi 29 juin 2018

Jacques Cotta, le journaliste inconnu dont tout le monde rêvait ?

educOCDE.png C'est pas du Laurence De Cock !!! ("Les Ministres passent, l'éducation trépasse", cliquer sur l'image pour voir l'émission)

Bravo l'artiste ! Le Concierge qui n'est gère flagorneur en est soufflé... Longue vie à vous sur LeMedia !

mardi 29 mai 2018

Tariq Ramadan maintenu en détention

ramadanmorin.PNG Collections du Musée de l'Europe (don de FXB)

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sifaouiantiterr2.PNG Collections du Laboratoire de Neuneulogie du Collège d'Argein

mercredi 16 mai 2018

À nouveau, la taille de l’instrument a dépassé la nôtre

À nouveau, la taille de l’instrument a dépassé la nôtre.

Karl Kraus

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L'allusion à Tolbiac est la suivante : Les étudiants occupant leur Faculté avaient invité Mathilde Larrère, Laurence de Cock (et Guillaume Mazeau), féministes moustachues, non-grévistes pas plus que leurs élèves ou étudiants auxquels elles donnaient cours dans le même temps, à leur donner... un cours d'émancipation !

LDCTolbiac3.png "En finir avec la personnalisation" (Laurence De Cock interviewée par Aude Lancelin...)[1]

Tous bien rangés dans leur amphi et applaudissant les profs à la fin du cours !!!

L'une de ces rebelles se vantant même d'avoir été au premier rang !!!

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Chantant comme au levé du drapeau un "hymne féministe"...

LDChymne.png Cliquer sur l'image pour voir ce grand moment de subversion ! (Pas dominés pour un poil les étudiants au garde à vous ! Ouaf, ouaf !)

(Collections du Laboratoire de Neuneulogie du Collège d'Argein)

"...le mensonge déconcertant de naïveté selon lequel l’enseignant révolutionnaire est celui qui parle de révolution à ses élèves… ceci n’ouvrant à rien d’autre qu’à un nouveau formalisme scolaire, à un exercice de plus pour des élèves que l’on confine dans leur « métier d’élève ». Surtout, cette conception laisse en place la guirlande des dispositions hiérarchiques sur lesquelles s’organise le système." (Olivier Vinay)

Scoop ! On apprend incidemment que ni Mathilde Larrère ni ses étudiants ne sont en grève et qu'on compte sur d'autres pour la mener en leur fournissant "procuration" (comme dit Serge Halimi aux ouvriers du Havre il y a deux ans !!!)

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Et pendant ce temps-là, le Frédéric de ces dames donnait des leçons d'alpinisme à Chamonix, se portraiturant en cadre hyper-actif trouvant quelques jours pour souffler à la montagne !!!!

lordonchamonix.png Cliquer sur l'image pour voir ce grand moment qui vaut bien le Fort de Brégançon...

Fais gaffe Frédéric, quand on passe à la philo, il y a la crevasse Heidegger ! Non mais !

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Bourdieu se retourne dans sa tombe...

Et Macron se frotte les mains face à l'opposition de sa majesté...

Car le Peuple regarde... et à la fin qui c'est qui va en prendre plein la gueule ?

Le Concierge

Notes

[1] Xavier-Mathieu : Ce que réussit Ruffin le 26, je pense qu'il en est quand même beaucoup à la base... - LDC : Le 26, non !-Xavier-Mathieu : Ouais, mais c'est aussi... C'est quand même dans la mouvance... -LDC : Il est pas à la base du 26. Non ! Non ! C'est Copernic ! (lire : Avis de décès de la Fondation Copernic)". Revoir ce grand moment d'entrisme...Ouaf, Ouaf !

jeudi 10 mai 2018

Convergence des luttes

convergencedesluttes.png Cliquer sur l'image pour voir la vidéo...

Au-delà des idéologies, comment réunir le bloc social de 2005 face au bloc bourgeois pour un processus constitutionnel dont l'essentiel est la sortie des traités néolibéraux européens et de l'OTAN ? On doute bien franchement que la stratégie électoralo-médiatique de Ruffin et Lordon, avec, qui plus est, les trotskistes de télévision en embuscade, ne conduise à autre chose qu'à nous amener définitivement dans le mur. Car c'est ignorer la sociologie du "Bloc populaire" - dont ils ont la même peur de classe que ceux qu'ils croient combattre, espérant, pour citer Lordon, que les "cadres craquent"... Les élections continuent à être jouées au centre décidément ! Mais le centre, c'est Macron, idiot ! (Qu'allez-vous faire la prochaine fois que Mediapart agitera le speeeeeectre des années 30 à travers le croque-mitaine Le Pen ?) Et sortir des traités d'austérité, c'est populaire (Le Concierge)

PS (sic) : Pour la déco, "Fête des travailleurs" aurait été plus indiqué que "Fête du travail", certains sont prompts à penser à mal...

mardi 1 mai 2018

"Réintroduire le règne du «commercial» dans des univers qui ont été construits, peu à peu, contre lui, c'est mettre en péril les œuvres les plus hautes de l'humanité, l'art, la littérature et même la science"

bolloreguignols.PNG Cliquer sur l'image pour voir le documentaire "Bolloré un ami qui vous veut du bien"

Discours de Pierre Bourdieu à la réunion annuelle du Conseil international du musée de la Télévision et de la Radio, le 11/10/1999, devant les plus grands patrons mondiaux des médias.

Je ne vais pas me donner le ridicule de décrire l'état du monde médiatique devant des personnes qui le connaissent mieux que moi; des personnes qui sont parmi les plus puissantes du monde, de cette puissance qui n'est pas seulement celle de l'argent, mais celle que l'argent peut donner sur les esprits. Ce pouvoir symbolique qui, dans la plupart des sociétés, était distinct du pouvoir politique ou économique, est aujourd'hui réuni entre les mains des mêmes personnes, qui détiennent le contrôle des grands groupes de communication, c'est-à-dire de l'ensemble des instruments de production et de diffusion des biens culturels.

Ces personnes très puissantes, j'aimerais pouvoir les soumettre à une interrogation du genre de celle que Socrate faisait subir aux puissants de son temps (dans tel dialogue, il demandait, avec beaucoup de patience et d'insistance, à un général célèbre pour son courage, ce que c'est que le courage; dans un autre, il demandait à un homme connu pour sa piété ce que c'est que la piété, et ainsi de suite; faisant apparaître, chaque fois, qu'ils ne savaient pas vraiment ce qu'ils étaient). N'étant pas en mesure de procéder de la sorte, je voudrais poser un certain nombre de questions, que ces personnes ne se posent sans doute pas (notamment parce qu'elles n'en ont pas le temps) et qui se ramènent toute à une seule: maîtres du monde, avez-vous la maîtrise de votre maîtrise? Ou, plus simplement, savez-vous vraiment ce que vous faites, ce que vous êtes en train de faire, toutes les conséquences de ce que vous êtes en train de faire? Questions très embarrassantes auxquelles Platon répondait par la formule célèbre, qui s'applique sans doute aussi ici: «Nul n'est méchant volontairement.»

On nous dit que la convergence technologique et économique de l'audiovisuel, des télécommunications et de l'informatique et la confusion des réseaux qui en résulte rendent totalement inopérants et inutiles les protections juridiques de l'audiovisuel (par exemple les règles relatives aux quotas de diffusion d'œuvres européennes); on nous dit que la profusion technologique liée à la multiplication des chaînes thématiques numérisées répondra à la demande potentielle des consommateurs les plus divers, que toutes les demandes recevront des offres adéquates, bref, que tous les goûts seront satisfaits. On nous dit que la concurrence, surtout lorsqu'elle est associée au progrès technologique, est synonyme de «création» (je pourrais assortir chacune de mes assertions de dizaines de références, et de citations, en définitive assez redondantes).

Mais on nous dit aussi que la concurrence des nouveaux entrants, beaucoup plus puissants, qui viennent des télécoms et de l'informatique est telle que l'audiovisuel a de plus en plus de peine à résister; que les montants des droits, notamment en matière de sport, sont de plus en plus élevés; que tout ce que produisent et font circuler les nouveaux groupes de communication technologiquement et économiquement intégrés, c'est-à-dire aussi bien des messages télévisés que des livres, des films ou des jeux télévisés, bref, tout ce que l'on regroupe sous le nom «attrape-tout» (catch all) d'«information», doit être traité comme une marchandise comme les autres, à laquelle doivent être appliquées les mêmes règles qu'à n'importe quel produit; et que ce produit industriel standard doit donc obéir à la loi commune, la loi du profit, en dehors de toute exception culturelle sanctionnée par des limitations réglementaires (comme le prix unique du livre ou les quotas de diffusion). On nous dit enfin que la loi du profit, c'est-à-dire la loi du marché, est éminemment démocratique, puisqu'elle sanctionne le triomphe du produit qui est plébiscité par le plus grand nombre.

À chacune de ces «idées» on pourrait opposer, non pas des idées, au risque d'apparaître comme un idéologue perdu dans les nuées, mais des faits: à l'idée de différenciation et de diversification extraordinaire de l'offre, on pourrait opposer l'extraordinaire uniformisation des programmes de télévision, le fait que les multiples réseaux de communication tendent de plus en plus à diffuser le même type de produits, jeux, soap operas, musique commerciale, romans sentimentaux du type telenovelas, séries policières qui ne gagnent rien, même au contraire, à être françaises, comme Navarro, ou allemandes, comme Derrick, autant de produits issus de la recherche des profits maximaux pour des coûts minimaux, ou, dans un tout autre domaine, l'homogénéisation croissante des journaux et surtout des hebdomadaires.

Autre exemple, aux «idées» de concurrence et de diversification, on pourrait opposer le fait de la concentration extraordinaire des groupes de communication, concentration qui, comme le montre la plus récente fusion, celle de Viacom et de CBS, c'est-à-dire d'un groupe orienté vers la production des contenus et d'un groupe orienté vers la diffusion, aboutit à une intégration verticale telle que la diffusion commande la production.

Mais l'essentiel est que les préoccupations commerciales, et en particulier, la recherche du profit maximal à court terme s'imposent de plus en plus et de plus en plus largement à l'ensemble des productions culturelles. Ainsi, dans le domaine de l'édition de livres, que j'ai étudié de près, les stratégies des éditeurs, et spécialement des responsables des grands groupes, sont orientées sans équivoque vers le succès commercial.

C'est là qu'il faudrait commencer à poser des questions. J'ai parlé à l'instant de productions culturelles. Est-il encore possible aujourd'hui, et sera-t-il encore longtemps possible de parler de productions culturelles et de culture? Ceux qui font le nouveau monde de la communication et qui sont faits par lui aiment à évoquer le problème de la vitesse, des flux d'informations et des transactions qui deviennent de plus en plus rapides, et ils ont sans doute partiellement raison quand ils pensent à la circulation de l'information et à la rotation des produits. Cela dit, la logique de la vitesse et du profit qui se réunissent dans la poursuite du profit maximal à court terme (avec l'Audimat pour la télévision, le succès de vente pour le livre - et, bien évidemment, le journal -, le nombre d'années pour le film) me paraissent incompatibles avec l'idée de culture. Quand, comme disait Ernst Gombrich, les «conditions écologiques de l'art» sont détruites, l'art et la culture ne tardent pas à mourir.

Pour preuve, je pourrais me contenter de mentionner ce qu'il est advenu du cinéma italien, qui fut un des meilleurs du monde et qui ne survit plus qu'à travers une petite poignée de cinéastes, ou du cinéma allemand, ou du cinéma d'Europe de l'Est. Ou la crise que connaît partout le cinéma d'auteurs, faute notamment de circuits de diffusion. Sans parler de la censure que les distributeurs de films peuvent imposer à certains films, le plus connu étant celui de Pierre Carles. Ou encore le destin de telle chaîne de radio culturelle, aujourd'hui livrée à la liquidation au nom de la modernité, de l'Audimat et des connivences médiatiques.

Mais on ne peut comprendre vraiment ce que signifie la réduction de la culture à l'état de produit commercial que si l'on se rappelle comment se sont constitués les univers de production des œuvres que nous considérons comme universelles dans le domaine des arts plastiques, de la littérature ou du cinéma. Toutes ces œuvres qui sont exposées dans les musées, tous ces ouvrages de littérature devenus classiques, tous ces films conservés dans les cinémathèques, sont le produit d'univers sociaux qui se sont constitués peu à peu en s'affranchissant des lois du monde ordinaire, et en particulier de la logique du profit. Pour faire comprendre, un exemple: le peintre du Quattrocento a dû, - on le sait par la lecture des contrats - lutter contre les commanditaires pour que son œuvre cesse d'être traitée comme un simple produit, évalué à la surface peinte et au prix des couleurs employées; il a dû lutter pour obtenir le droit à la signature, c'est-à-dire le droit d'être traité comme un auteur, et aussi pour ce que l'on appelle, depuis une date assez récente, les droits d'auteur (Beethoven luttait encore pour ce droit); il a dû lutter pour la rareté, l'unicité, la qualité, il a dû lutter, avec la collaboration des critiques, des biographies des professeurs d'histoire de l'art, etc., pour s'imposer comme artiste, comme «créateur».

Or c'est tout cela qui se trouve menacé aujourd'hui à travers la réduction de l'œuvre à un produit et à une marchandise. Les luttes actuelles des cinéastes pour le «final cut» et contre la prétention du producteur à détenir le droit final sur l'œuvre, sont l'équivalent exact des luttes du peintre du Quattrocento. Il a fallu près de cinq siècles aux peintres pour conquérir le droit de choisir les couleurs employées, la manière de les employer, puis, tout à la fin, le droit de choisir le sujet, notamment en le faisant disparaître, avec l'art abstrait, au grand scandale du commanditaire bourgeois; de même, pour avoir un cinéma d'auteurs, il faut avoir tout un univers social, des petites salles et des cinémathèques projetant des films classiques et fréquentées par les étudiants, des cinéclubs animés par des professeurs de philosophie cinéphiles formés par la fréquentation desdites salles, des critiques avertis qui écrivent dans les Cahiers du cinéma, des cinéastes qui ont appris leur métier en voyant des films dont ils rendaient compte dans ces Cahiers, bref tout un milieu social dans lequel un certain cinéma a de la valeur, est reconnu.

Ce sont ces univers sociaux qui sont aujourd'hui menacés par l'irruption du cinéma commercial et la domination des grands diffuseurs, avec lesquels les producteurs, sauf quand ils sont eux-mêmes aujourd'hui dans un processus d'involution; ils sont le lieu d'un retour en arrière, de l'œuvre au produit, de l'auteur à l'ingénieur ou au technicien utilisant des ressources techniques, les fameux effets spéciaux, et de vedettes, les uns et les autres extrêmement coûteux, pour manipuler ou satisfaire les pulsions primaires du spectateur (souvent anticipées grâce aux recherches d'autres techniciens, les spécialistes en marketing).

Réintroduire le règne du «commercial» dans des univers qui ont été construits, peu à peu, contre lui, c'est mettre en péril les œuvres les plus hautes de l'humanité, l'art, la littérature et même la science. Je ne pense pas que quelqu'un puisse réellement vouloir cela. C'est pourquoi, j'évoquais, en commençant la célèbre formule platonicienne,«nul n'est méchant volontairement». S'il est vrai que les forces de la technologie alliées avec les forces de l'économie, la loi du profit et de la concurrence menacent la culture, que peut-on faire pour contrecarrer ce mouvement? Que peut-on faire pour renforcer les chances de ceux qui ne peuvent exister que dans le temps long, ceux qui, comme les peintres impressionnistes autrefois, travaillent pour un marché posthume?

Je voudrais convaincre, mais il me faudrait sans doute beaucoup de temps, que rechercher le profit immédiat maximal, ce n'est pas nécessairement, quand il s'agit de livres, de films ou de peintres, obéir à la logique de l'intérêt bien compris: identifier la recherche du profit maximal à la recherche du public maximal, c'est s'exposer à perdre le public actuel sans en conquérir un autre, à perdre le public relativement restreint des gens qui lisent beaucoup, fréquentent beaucoup les musées, les théâtres et les cinémas, sans gagner pour autant de nouveaux lecteurs ou spectateurs occasionnels. Si l'on sait que, au moins dans tous les pays développés, la durée de la scolarisation ne cesse de croître, ainsi que le niveau d'instruction moyen, comme croissent du même coup toutes les pratiques fortement corrélées avec le niveau d'instruction (fréquentation des musées ou des théâtres, lecture, etc.), on peut penser qu'une politique d'investissement économique dans des producteurs et des produits dits «de qualité», peut, au moins à terme moyen, être rentable, même économiquement (à condition toutefois de pouvoir compter sur les services d'un système éducatif efficace).

Ainsi le choix n'est pas entre la «mondialisation», c'est-à-dire la soumission aux lois du commerce, donc au règne du «commercial», qui est toujours le contraire de ce que l'on entend à peu près universellement par culture, et la défense des cultures nationales ou telle ou telle forme de nationalisme ou localisme culturel. Les produits kitsch de la «mondialisation» commerciale, celle du jean ou du Coca-Cola ou du soap opera, ou celle du film commercial à grand spectacle et à effets spéciaux, ou encore celle de la «world fiction», dont les auteurs peuvent être italiens ou anglais, s'opposent sous tous rapports aux produits de l'internationale littéraire, artistique et cinématographique, dont le centre est partout et nulle part, même s'il a été très longtemps et est peut-être encore à Paris, lieu d'une tradition nationale d'internationalisme artistique, en même temps qu'à Londres et à New York. De même que Joyce, Faulkner, Kafka, Beckett ou Gombrowicz, produits purs de l'Irlande, des Etats-Unis, de la Tchécoslovaquie ou de la Pologne, ont été faits à Paris, de même nombre de cinéastes contemporains comme Kaurismaki, Manuel de Oliveira, Satyajit Ray, Kieslowski, Woody Allen, Kiarostami, et tant d'autres, n'existeraient pas comme ils existent sans cette internationale littéraire, artistique et cinématographique dont le siège social est situé à Paris. Sans doute parce que c'est là que, pour des raisons strictement historiques, le microcosme de producteurs, de critiques et de récepteurs avertis qui est nécessaire à sa survie s'est constitué depuis longtemps et a réussi à survivre.

Il faut, je le répète, plusieurs siècles pour produire des producteurs produisant pour des marchés posthumes. C'est mal poser les problèmes que d'opposer, comme on le fait souvent, une «mondialisation» et un mondialisme qui seraient du côté de la puissance économique et commerciale, et aussi du progrès et de la modernité, à un nationalisme, attaché à des formes archaïque de conservation de la souveraineté. Il s'agit en fait d'une lutte entre une puissance commerciale visant à étendre à l'univers les intérêts particuliers du commerce et de ceux qui le dominent et une résistance culturelle, fondée sur la défense des œuvres universelles produites par l'internationale dénationalisée des créateurs.

Je vais finir par une anecdote historique, qui a aussi rapport avec la vitesse, et qui dira bien ce que devraient être, selon moi, les relations qu'un art affranchi des pressions du commerce pourrait entretenir avec les pouvoirs temporels. On raconte que Michel-Ange mettait si peu de forme protocolaire dans ses rapports avec le pape Jules II, son commanditaire, que celui-ci était obligé de s'asseoir très vite pour éviter que Michel-Ange ne soit assis avant lui. En un sens, on pourrait dire que j'ai essayé de perpétuer ici, très modestement, mais très fidèlement, la tradition inaugurée par Michel-Ange, de distance à l'égard des pouvoirs, et, tout spécialement, de ces nouveaux pouvoirs que sont les puissances conjuguées de l'argent et des médias.

Pierre Bourdieu

Voir aussi

Le Mariage d'Art & Entreprise

lundi 30 avril 2018

La Sainte Alliance des Tartuffes

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Le fond de l'air pue... Un fumet infâme d'années 30... Pour qui, pour quoi ?

Le Concierge

Lire aussi : Henda Ayari et tous ses amis

Bonus : Vous aimerez peut-être aussi ?

ayaraivousaimerezaussi.PNG Antoine Spire (dans cette émission) : "Au-delà de l'anecdote..." (il parle du viol présumé d'Henda Ayari par Tariq Ramadan !)

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dimanche 1 avril 2018

Henda Ayari et tous ses amis

Ceci n'est pas un poisson d'avril...

bunny0.png C'est pas gentil pour Bunny, je sais !

Le Musée de l'europe & de l'Afrique ouvre une salle d'exposition temporaire consacrée à Henda Ayari et tous ses amis (qui sera complétée au fil des besoins). En suivant ses tweets, une équipe d'archéologues préventifs du pire est en effet tombée sur un gisement particulièrement nauséabond. Du type que tout le monde aurait dénoncé il y a encore quelques années, tant cela évoque le "Minute" des années 70... Mais Minute ne fait même plus ça... Ce n'est d'ailleurs plus nécessaire : notamment "grâce" à Charlie-Hebdo, ce racisme confusionniste est en train de devenir mainstream et décuplé par les réseaux sociaux des 1000 collines... Le seul fait que qui que ce soit puisse prendre une seule seconde au sérieux les témoignages dignes du Nouveau Détective des plaignantes dans l'Affaire Tariq Ramadan en dit long sur l'inconscient raciste qui a colonisé les esprits, en grande partie par le biais des "responsables" d'Etat...

Et le silence des "anti-racistes" et autres "anti-fa" est plus que jamais assourdissant...

Sans parler du "spectre" complet de la gauche auto-proclamée: de Hamon, aux Laurence Decocksisés plus ou moins moustachus (LDH, Copernic, Attac, "mouvementistes" plus ou moins trotscards ou en tous cas plus que fatigués) aux anarchoïdes, à Mélenchon, à l'UPR, aux "Marxiens" - à gogoche, gogoche et demie ? (pour décliner le "spectre" politique de gauche dans l'ordre croissant)

ASSOURDISSANT !

Une dernière chose : Chère Henda Ayari, à moins que ce pays ne bascule définitivement dans le fascisme, le vrai, celui de ce siècle (un calcul qu'on peut faire mais qui reste très risqué), il est encore temps de dire la vérité, les conséquences juridiques pour vous en seront moins lourdes...

(Le Concierge)

Attention : des images peuvent choquer. Et si elles ne choquent pas, il est temps d'aller consulter.

Cette salle d'exposition est sous confinement anti-peste brune (la vraie...)

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vendredi 23 février 2018

Tariq Ramadan face à Jean-François Copé

L'un des avocats d'une des plaignantes, Jonas Haddad, étant un éminent membre des "Républicains" - avocat... fiscaliste ! -, il est bon de revoir un débat entre Jean-François Copé et Tariq Ramadan (réduit, donc, au silence des cachots)...

RamadanCope.PNG cliquer sur l'image pour voir l'émission

mardi 20 février 2018

Charognards médiacratiques intéressés...

De nombreux opposants acharnés à Tariq Ramadan se délectent sur les réseaux sociaux de son incarcération. Elle leur permet en effet d'affirmer plus que jamais n'importe quoi (et désormais sans contradicteur pour répondre à ces charmants "défenseurs de la démocratie" en treillis médiatique), après avoir été pris la main dans le sac et confondus lors d'émissions de télévision où le Professeur Ramadan a pris le temps de les affronter avec un rationalisme imperturbable et un calme olympien.

Ami de Caroline Fourest et d'Emmanuel Valls (ses deux adversaires les plus acharnés), le prédicateur médiatique Mohamed Sifaoui (fort peu recommandable si on en croit sa fiche wikipedia) a certainement de très mauvais souvenirs de sa confrontation avec le Professeur Ramadan au sujet d'un documentaire à charge (à mourir de rire) que le premier avait consacré au second. Ce qui mérite d'être réécouté, à l'heure où tout ce travail de propagande a fini par créer un contexte susceptible de décrédibiliser toute parole du mis en examen dans le cadre d'une procédure judiciaire... Mais il vaut encore mieux entendre ce débat sur le coup d’État du Maréchal Sissi (qui a très bien rempli ses prisons depuis...)

ramadansifaoui2.PNG Cliquer sur l'image pour écouter l'émission

Le même Sifaoui, on ne sait pourquoi toujours invité comme "expert" par de nombreuses chaines de télévision, même s'il grenouille manifestement dans les très interlopes et obscurantistes milieux anti-terroristes (quand on a été aussi proche des éradicateurs algériens, cela n'a rien d'étonnant...), faisant son beurre avec le terrorisme, vient de lancer une revue intitulée "anti-terrorisme" aux visuels dignes du film Brazil (et/ou "La Guerre des étoiles")...

anti-terrorisme.jpg Faire son beurre sensationnaliste avec des crimes de masse...

Il est peut-être bon d'exposer quelques récents tweets de Mohamed Sifaoui... Âmes sensibles s'abstenir...

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La Truth Policy de Trump (2)

Dans un entretien au quotidien Israel Hayom, réputé proche de Benyamin Nétanyahou, le président américain fait part de ses doutes sur la possibilité de relancer les négociations entre l'État hébreu et les Palestiniens.

Donald Trump commencerait-il à douter de sa capacité à promouvoir l'«accord ultime» entre l'État hébreu et les Palestiniens? Dans un entretien accordé en milieu de semaine dernière au quotidien Israel Hayom, le président américain admet benoîtement: «Franchement, je ne sais même s'il va y avoir des négociations, nous verrons bien ce qui se passe, mais je pense qu'il serait complètement insensé de la part des Palestiniens, ainsi que des Israéliens, de ne pas faire la paix. Il s'agit de notre seule chance et elle ne se représentera plus jamais après cela.»

Visiblement échaudé par la violente polémique qui a suivi sa reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël, Donald Trump ajoute: «À l'heure qu'il est, je dirais que les Palestiniens ne cherchent pas à faire la paix. Et je ne suis pas nécessairement sûr non plus qu'Israël cherche à faire la paix. Donc nous allons voir ce qui se passe.» Interrogé sur les compromis attendus de l'État hébreu, il indique: «Les colonies compliquent beaucoup et ont toujours beaucoup compliqué la recherche de la paix, donc je pense qu'Israël va devoir faire très attention avec la colonisation». Si le président américain n'a récemment pas ménagé ses critiques envers la direction palestinienne, c'est la première fois qu'il exprime publiquement ses doutes sur la bonne volonté du gouvernement israélien. Le propos est d'autant plus significatif qu'il est adressé à un quotidien notoirement proche de Benyamin Nétanyahou.

Le Figaro, 12/02/2018 à 08:50

Lire aussi : La Truth Policy de Trump (1)

dimanche 18 février 2018

Tariq Ramadan sur Macron

Prédicateur ou politologue embastillé ?

ramadanMacron.PNG Cliquer sur l'image pour voir la vidéo

Si le niveau est trop élevé pour des magistrats parisiens ("c'est assommant car le gorille"...), ils peuvent en effet se référer à Caroline Fourest... (Le Concierge)

FourestGirafe.jpg La violence de Caroline Fourest "est saine, juste guidée par l'appétit" ?

Bonus

Le poisson d'avril 2016 de Tariq Ramadan (qui n'a pas plu à Edwy Plenel ?)

dimanche 11 février 2018

Affaire Ramadan : une nouvelle enquête du nouveau détective moustachu

Sous la plume de Martine Turchi, Mediatarte publiait le 20 novembre une « enquête » sobrement intitulée « Violences sexuelles : le système Tariq Ramadan », digne du Nouveau Détective[1].

Alors que Tariq Ramadan était l’objet de deux plaintes, Médiatarte affirmait : « Les témoignages s’accumulent contre Tariq Ramadan ». Soit pour « viol », soit pour « emprise mentale » (ce qui est déjà un peu différent et ne correspond pas à une qualification pénale…)

On y apprend que Tariq Ramadan est donc « visé par plusieurs témoignages accablants ». Le fait qu’ils soient jugés « accablants » par le Procureur Moustachu devrait normalement suffire à leur donner une valeur pénale évidente dans le climat de lynchage actuel !

Certains de ces témoignages font par ailleurs état de « relations extraconjugales – tantôt épistolaires- érotiques, tantôt sexuelles – qu'aurait entretenues Tariq Ramadan ». Jésus Marie Joseph !

Mais où l’organe moustachu a-t-il bien pu trouver ces témoignages de « relations épistolaires-érotiques » susceptibles, selon son grand sens de la nuance et de la qualification juridique, d’accréditer des viols ? Et donc d’envoyer quelqu’un en prison ?

« Depuis un an, une équipe d’une dizaine d’avocats accompagne bénévolement une demi-douzaine de femmes qui dénoncent le comportement de l'islamologue suisse ».

Ce que Médiatarte qualifie de « petite équipe » !

Un seul nom est cité, « Calvin Job, l'un des avocats pénalistes de ce “pool” ».

Tariq Ramadan soutenu par la Presse !

Calvin Job était justement présent sur le plateau de BFM-TV[2] pour commenter la mise sous écrou de Tariq Ramadan, moment bien choisi pour sortir de l’ombre et capitaliser sur une affaire médiatique (seule façon désormais d’exister en ce bas – c’est le moins qu’on puisse dire – monde.)

Selon lui ces sept femmes ne sont pas encore entrées dans la procédure car :

« Depuis le début, M. Tariq Ramadan est présenté comme la victime sacrificielle et exutoire d’un certain pseudo complot sioniste. Et donc ces victimes, les vraies victimes, ces femmes-là, ne sont pas…, sont considérées comme des manipulatrices, des affabulatrices. Donc depuis le début, depuis le début de ces affaires… depuis le début des plaintes, notamment on l’a lu dans la presse comment elles sont dénigrées. C’est cette attitude-là qui, elles, ne les confortait pas dans leur posture, dans ce qu’elles ressentaient, dans leur posture et même dans leur volonté d’intenter une quelconque action. » (…)

Il nous semble pourtant en fait que l’ensemble de la presse a pris fait et cause pour ces deux femmes, dans le contexte de #balancetonporc… Mais on peut se tromper !

« Nous envisageons de toute manière depuis un an on les accompagne dans ce sens-là car nous avons des femmes qui sont totalement démunies, qui ne comprennent pas le fonctionnement du système judiciaire et qui sont encore sous l’emprise… Elles nous disent qu’il a encore un vrai ascendant sur elles et nous essayons de conseiller, de les amener à faire confiance à la justice et de les décider à entrer dans le processus judiciaire ».

"Indices graves et concordants"

En introduction de ce plateau, qui bafouait allègrement la présomption d’innocence, Jonas Haddad l’un des avocats des plaignantes précisait « les indices graves et concordants » ayant abouti à la mise en examen :

« La mise en examen, c’est la reconnaissance d’indices graves et concordants. Les indices graves cela concerne la personnalité mais également les indices concordants c’est la reconnaissance d’un système, ce système qui pendant des mois s’est déchainé vis-à-vis de ma cliente parce qu’elle avait osé prendre la parole, elle avait osé dire qu’elle avait été victime de cette agression sexuelle… ».

Des « indices graves et concordants » qui ressemblent à s’y méprendre aux éléments du Bordereau de Caroline Fourest. S’il y a des indices graves et concordants de ce type dans ces deux citations, c’est bien la personnalité des avocats (voir plus bas) de plaignantes « sous emprise » et ne comprenant pas le « fonctionnement du système judiciaire » et un « système » de mise en accusation médiatique (alimenté par Caroline Fourest depuis 10 ans) visant à rendre l'accusé "coupable, forcément coupable" en créant un "contexte" bien fait pour faire prévaloir ls préjugés sur les faits (quels qu'ils soient).

"Malheureusement" pour l'avocat toutes n’ont pas été violées ?

Cerise sur le gateau de Calvin Job :

« (Quelle qualification en cas de plaintes ?)Le caractère d’agressions sexuelles, mais je dois le reconnaître ici, toutes malheureusement ne rentrent pas sous cette qualification-là. Il y en a certaines qui peuvent prétendre à faire valoir ces agressions sexuelles… »

Il s’agit donc bien d’accréditer « un système », et rien de plus (à ce compte-là on peut interdire tous les partis politiques, et encore, pour commencer !…)

Des avocats très politiques…

Jonas Haddad : est un ancien « Jeune UMP »[3], admirateur de Nicolas Sarkozy et de François Copé, comme on peut le voir dans cette vidéo. Candidat Les Républicains (soutien d'Alain Juppé) aux législatives dans la 3eme circonscription de Rouen (9,24%).

Loin d'être avocat spécialisé dans les viols, il l'est dans les... start-ups ! Son CV indique d'ailleurs, maladresse d'écriture pour un avocat, que son passage en cabinet ministériel lui a ouvert une belle carrière dans le privé ! Son collègue Grégoire Leclerc est lui avocat spécialisé en droit du travail et droit des affaires. Ce ne sont pas des avocats qui sont réputés pour défendre la veuve et l'orphelin, mais des affaires de gros sous. Guère connus, pour évoluer dans des milieux, donc, caractérisés par le "féminisme"! Cela ne prouve rien bien évidemment, mais renforce la suspicion d'une affaire politique ("indices graves et concordants" ? Sic).

Jonas_Haddad.png Cliquer sur l'image pour voir la vidéo

Calvin Job : est membre du PS. Contrairement à ce qu’indique Médiatarte, il est avocat, mais non « avocat pénaliste », sa spécialité est le droit administratif et fiscal. On le voit faire campagne « tout sécuritaire » en banlieue parisienne sur cette vidéo.

calvinJob.png Cliquer sur l'image pour voir la vidéo

En conclusion, quels que soient les faits, à « système », « système et demi »…

En encore bravo à Edwy Plenel pour ses pseudo-enquêtes dignes du Nouveau Détective, ne visant qu’à sauver son image attaquée par une presse à l’image de laquelle il est, quand la liberté d’un homme et le fonctionnement de la Justice, son indépendance notamment, sont en jeu !

N'est pas Zola qui veut...

Le Concierge

Bonus

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Jonas Haddad aime Houellebecq mais n'aime pas le rap

Il écrit des tribunes dans Valeurs Actuelles

mercredi 17 janvier 2018

La fille cachée de Christine Ockrent et de Laure Adler crève l'écran !

"Il est temps de rappeler que c’est la gauche intellectuelle qui fait aujourd’hui encore l’honneur de la France à l’étranger, la seule dont on parle de Brooklyn à Ouagadougou" (Aude Lancelin)

Le bar des guignols de l'info où officiaient Serge July et Philippe Alexandre est de nouveau ouvert ! (Le Concierge)

Quand la structure se vide pour des raisons bêtement biologiques, elle se remplit aussitôt pour que "tout change pour que rien ne change" (Anonyme - mais pas muet-, 1ere partie du XXIè siècle)

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Les guignols de l'info sont de retour !

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audeEpicure.PNG Donc Aude connaissait Jean qui connaissait Epicure, donc Aude connaît Epicure... Plus belle la vie de sophiste !

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audeLeMEdia.PNG "S'armer intellectuellement contre les médias dominants" (powered par Canal Plus, France Inter, Europe 1, France culture, Daniel Mermet, Le Media etc.)

audeliens.PNG Photo féministe

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coll. du Laboratoire de Neuneulogie du Collège d'Argein

Lire aussi :

Là-bas j'y suis plus

Vérité des luttes à Paris, erreur au-delà

vendredi 5 janvier 2018

Exposition temporaire Paul Magnette

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L'Organe Suprême Moustachu ayant mis en Une du "club" l'intervention de Paul Magnette (soutenu par quelques grognards du PS belge, sentant le boulet arriver et ayant au moins l'instinct de conservation) aux journées moustachues de Grenoble, le Musée de l'Europe présente, issue de ses collections, une exposition (par ordre chronologique) temporaire (et néanmoins burlonesque) "Paul Magnetto". Rappelons que le CETA est entré "temporairement" en vigueur avant toute ratification (selon les nouveaux usages), ce qui a permis (info RTBF) une diminution du prix du homard canadien en cette période de fêtes de 8 EUR (qu'en pensent les homards ?)

magnetteMediapart.png Tu l'as dit bouffi (Le Concierge)

Le Parlement wallon rejette l'accord de libre-échange UE-Canada 15 octobre 2016

Au Parlement de la Région wallonne et aux électeurs belges

Le fou qui se prend pour le Président de l'Europe exige un Coup d'Etat en Belgique 23 octobre 2016

Le Nabot Malfaisant Moscovici menace la Belgique de la Grosse Bertha

CETA : un compromis intra-Belges ?

Toute ressemblance avec un précédent historique dans une colonie grecque...

Dans les coulisses des négociations du Ceta où un Italien des Pouilles écarquille les yeux comme des soucoupes devant le spectacle politique qui se joue devant lui.

Mais non, Cher Paul.M, ce n’est pas vraiment « une formidable avancée démocratique » !

CETA : Paroles, paroles...

"La Wallonie est une micro-région gérée par des communistes qui bloque toute l'Europe"

mardi 4 juillet 2017

Mediatarte, équivalent de OpenDemocracy ?

C'est le désormais célèbre Philippe Marlière (pigiste à plein temps pour la presse internationale) qui l'affirmait : Médiatarte serait l'équivalent d'OpenDemocracy, un média financé par Georges Soros, spécialiste des révolutions roses à poil dur (voir le documentaire de Manon Loizeau).

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OpenDemocracy is a British-based socially liberal and liberal internationalist political website. Founded in 2000, the owners of openDemocracy claim that through reporting and analysis of social and political issues, they seek to "challenge power and encourage democratic debate" across the world. The website has attracted around 8 million hits a year. The founders of the website have been involved with established medias and political activism with the UK Labour Party. It derives its name from and has been funded by George Soros' Open Society Foundations (source:wikipedia).

On s'étonne dès lors un peu moins de l’engouement de Médiatarte pour Benoît Hamon et de sa campagne contre la FI, officiellement partisane de la sortie de l'OTAN.

Le 4 juillet (un esprit "complotiste" se demanderait si c'est un hasard), Mediatarte participait à la campagne de lancement du Think Tank du dissident chinois dont le "soft power" a le secret tandis que le "hard power" faisait monter une tension moins "soft" en Mer de Chine... ''

mediatarteWangDan.PNG 4 juillet : 3 cibles pour le prix d'une ?''

WangDan.PNG

samedi 1 juillet 2017

Meeting moustachu : je ne soutiens pas Hamon pour faire gagner Macron, car je suis un journaliste indépendant (Edwy Plenel)

Plaisir spinoziste de la vérité qui se révèle...

HamonUne.PNG Collections du Musée de l'Europe

Hamonenvoi.PNG Collections du Musée de l'Europe

hamon1.PNG Collections du Musée de l'Europe

Hamon2.PNG Collections du Musée de l'Europe

Hamon3.PNG Collections du Musée de l'Europe

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