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Missions archéologiques

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lundi 9 janvier 2017

"La sociologie électorale de Podemos est limpide"

Pourtant, Podemos inspire, notamment en France. Par exemple, Jean-Luc Mélenchon semble se revendiquer à son tour et à la suite d'Iglesias de la philosophe Chantal Mouffe. Il est devenu « Youtubeur », comme Pablo Iglesias animait La Tuerka, une web télé…

Je peux comprendre ce qui a séduit dans le mouvement. Après tout, il semblait vouloir court-circuiter les institutions établies pour s’adresser directement au peuple – ce qui ressemble être du populisme dans le bon sens du terme, soit une politique venue du peuple et faite véritablement pour lui. Mais pour ce faire, il faut encore savoir à quel « peuple » l’on s’adresse. Or, Podemos a un électorat bien précis, à la fois socialement et géographiquement et, pour des raisons politiques et idéologiques, il a choisi de ne courtiser que cet électorat et de ne prendre de décisions que pour lui. La plupart des études réalisées, notamment par le CIS (Centre des Recherches sociologiques), montrent clairement que ce ne sont pas les plus démunis qui votent pour Podemos (ou pour Unidos Podemos, la coalition qu’il forme avec la Gauche unie, sorte de Front de Gauche à l’espagnole). Les citoyens dont les revenus dépassent les 4 500 euros mensuels votent en moyenne à 31 % pour la formation de Pablo Iglesias (et à 11,5 % pour le PP), tandis que le soutien envers Podemos tombe en-dessous des 15 % chez les personnes touchant entre 600 et 900 euros par mois (c’est-à-dire autour du salaire minimal, qui s’élève à 764,40 euros par mois en 2016), contre 21 % pour le PP. La sociologie électorale de Podemos est limpide, puisqu’elle repose pour l’essentiel sur les jeunes urbains (entre 18 et 35 ans) les mieux formés, souvent plus aisés, ayant suivi des études universitaires, ayant voyagé et n’étant pas réellement attachés à leur pays – pas plus qu’à la notion de nation en général.

Par ailleurs, au niveau géographique, Podemos et ses alliés font le plein dans l’Espagne périphérique – c’est-à-dire la Catalogne, le Pays basque, la Navarre, la Communauté de Valence et, dans une moindre mesure, les Baléares et la Galice. Par « Espagne périphérique », il ne faut surtout pas comprendre « Espagne défavorisée » puisqu’il s’agit, à l’exception de la Galice (et en partie de la Navarre), d’une Espagne plutôt riche et urbaine surtout désireuse de renforcer les privilèges déjà arrachés à l’État central. En réalité, Podemos est surtout le parti de ceux qui se reconnaissent dans une gauche « radicale » et pensent que Pablo Iglesias pourra les mener efficacement à l’indépendance de facto ou de jure de leur communauté autonome. Les dirigeants de Podemos n’ont d’ailleurs jamais caché leur soutien aux régionalistes et aux séparatistes de tout poil.

Si l’on se penche sur une carte des derniers résultats électoraux en Espagne, le bilan est facile à tirer : en dehors du cœur de l’agglomération madrilène (zone riche, dynamique et urbaine), qui leur est plutôt favorable, les podemitas ne séduisent guère dans le centre de l’Espagne. De la même façon, ils sont à la traîne dans les régions périphériques plus défavorisées (Région de Murcie, Andalousie, Canaries, Asturies). C’est pourtant dans ces zones que se trouvent les plus pauvres des Espagnols, ceux qui bénéficient le moins des avantages matériels offerts par la mondialisation – je pense notamment aux zones rurales de Castille-et-León, de Castille-La Manche, d’Aragon et d’Estrémadure. Ces régions sont centrales géographiquement mais périphériques économiquement et politiquement – et elles n’intéressent pas Podemos, puisqu’elles tournent le dos à cette formation (même si l’on note des exceptions locales, comme l’agglomération de Cadix, en Andalousie).

Faut-il renoncer à espérer que Podemos prône un jour la sortie de l’Union européenne pour l’Espagne comme le font de nombreux mouvements populistes dans d’autres pays de l’UE ?

Honnêtement, je n'y crois guère. Et si un tel bouleversement a lieu, ce sera avec d’autres dirigeants et des bases idéologiques radicalement différentes. En dehors de Juan Carlos Monedero, né en 1963 (mais qui ne fait plus partie du bureau politique de la formation), les principales figures de proue de Podemos sont nées dans les années 70 ou 80, ont grandi avec l’Union européenne, l’ouverture des frontières, la libre circulation des personnes, la dilution progressive des États-nations traditionnels, etc. Quand bien même ils pourraient en critiquer les orientations libérales, les responsables de ce parti ont un profond attachement à l’idée même d’Union européenne et ils l’ont toujours rappelé avec véhémence.

Bien entendu, ceux qui ont présenté Podemos comme un dangereux parti bolchevique prêt à faire la révolution prolétarienne à tout instant (c’est-à-dire tous les adversaires de droite du parti) ont aussi affirmé pendant des mois que l’élection de Pablo Iglesias à la tête du gouvernement espagnol supposerait une rapide sortie de l’Espagne de l’Union européenne. On l’a entendu aussi bien dans la bouche d’hommes politiques espagnols (comme Mariano Rajoy) que dans celle de journalistes de nombreux pays. Cela me semble ridicule : Iglesias et ses partisans n’ont eu de cesse que de rappeler qu’ils n’étaient pas opposés à l’idée même d’UE. Ils réclament cependant une autre Europe, une « Europe sociale », une « Europe des travailleurs », etc., de vieilles lunes dont on sait ce qu’il faut penser. L’Union européenne est comme elle est (libérale, antidémocratique, etc.) non pas par un accident de l’histoire, par la volonté néfaste des dirigeants des vingt dernières années ou par une fâcheuse déviation de ses objectifs initiaux : elle a été conçue pour devenir ce qu’elle est devenue. Et je ne suis pas sûr que les responsables et une bonne partie des électeurs de Podemos finissent par le comprendre. Ils ont un profond blocage psychologique et idéologique à ce sujet.

Extrait de l'entretien avec Nicolas Klein conduit par Alexandre Caral et publié sous le titre "Espagne : « ceux qui croient que Podemos remettra en cause l'Union européenne se trompent », entretien avec Nicolas Klein" paru sur le blog l'Arène nue.

Lire aussi : Qu’on se le dise : les classes sociales n’existent pas

et

Un rassemblement de classes moyennes?

vendredi 4 novembre 2016

Vérité des luttes à Paris, erreurs au-delà ?

ET SI SURTOUT la perte de la culture n’était pas achetée au prix de vies humaines ! La moindre d’entre elles, ne serait-ce même qu’une heure arrachée à la plus misérable des existences, vaut bien une bibliothèque brûlée. L’industrie intellectuelle bourgeoise se berce d’ivresse jusque dans l’effondrement lorsqu’elle accorde plus de place dans les journaux à ses pertes spécifiques qu’au martyre des anonymes, aux souffrances du monde ouvrier, dont la valeur d’existence se prouve de façon indestructible dans la lutte et l’entraide, à côté d’une industrie qui remplace la solidarité par la sensation et qui, aussi vrai que la propagande sur les horreurs est une propagande de la vérité, est encore capable de mentir avec elle. Le journalisme ne se doute pas que l’existence privée, comme victime de la violence, est plus près de l’esprit que tous les déboires du négoce intellectuel. Et surtout cet univers calamiteux qui occupe désormais tout l’horizon de notre journalisme culturel.

Karl Kraus, Troisième Nuit de Walpurgis

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Lettre ouverte à Henri Maler d'Acrimed

Cher Henri Maler,

Nous ne nous sommes croisés qu’une fois je crois. C’était lors d’une des premières réunions d’Acrimed à laquelle j’avais accompagné Pierre Rimbert et Patrick Champagne.

Je vous écris aujourd’hui au sujet de la recension que vous avez consacrée au livre qui défraie la chronique (parisienne) : « Le monde libre »

Je trouve en effet assez croquignolesque que vous validiez la thèse que tous les médias colportent en contre-bande en s’appuyant sur cet essai, selon laquelle l’involution du Nouvel Observateur, aujourd’hui l’Obs, daterait de ces dernières années. Vous la comparez à celle subie par Libération, que vous situez sous la direction de Laurent Joffrin.

À Acrimed, vous êtes pourtant bien placé pour savoir, l’ayant, comme d’autres et souvent les mêmes, longuement documenté en son temps, que la messe est dite depuis bien longtemps au sujet de Libération et du Nouvel Observateur, accompagnateurs idéologiques zélés de la conversion de la « gauche de gouvernement » au néolibéralisme. Depuis bien longtemps, c’est à dire à peu près au moment où l’auteure du livre entrait au Nouvel Observateur.

À cette époque, je crois aussi me souvenir de l’analyse selon laquelle le surinvestissement dans la « culture » et le façadisme radical-chic étaient bien faits, dans ces journaux, pour accomplir cette mission historique. L’auteure semble pourtant déplorer que « l’équilibre » entre sociale-démocratie néolibéralisée et « radicalité » (les « deux gauches » paraît-il), établi selon elle par Jean Daniel (sans trop s’intéresser à sa fonction idéologique de blanchiment du néo-conservatisme), soit désormais rompu. Et semble affirmer qu’elle a connu un journal « de gauche ». Du point de vue d’Acrimed, cela devrait quand même apparaître un tantinet révisionniste... Ce serait comme dire que le PS a commencé sa mutation au moment où il l’achevait... Et que donc il faudrait revenir à 2012 et non à 1995 ou 1983... Sans compter que l’analyse de Pinto sur le "journalisme philosophique" concluait de façon très précoce aux effets structurellement néfastes de la fusion du journalisme et de l’EHESS, exactement ce que l’auteure présente avec nostalgie comme ce qui a fait la grandeur de son ex-journal...

En fait, je me demande si vous ne jetez pas aux pieds de ce livre tout le capital accumulé de critique des médias, dans un objectif politique à courte vue : en finir avec le PS. Or ce PS-là est mort, et d’ailleurs les rats quittent le navire. Comme le champ politique a horreur du vide, la vraie question est : sous quelle forme va-t-il ressusciter, et quels griots demi-savant nous empêcheront de le reconnaître ? Vous nous aideriez grandement si vous rappeliez « de quoi le Nouvel Oservateur fut le nom », donc ce principe de porte-tournante entre l’Université et le Journalisme, que l’émoi et moi et moi actuel contribue à dissimuler, avec votre renfort. Cela éviterait que ceux qui faisaient le serment, il y a quelques mois, de « ne plus jamais voter PS », ne votent pour son futur équivalent structurel sans s’en apercevoir, lui permettant de parachever son œuvre (comme en Grèce). Ou puissent faire semblant de ne pas s’en apercevoir.

La suite sur le site : De la gentrification des villes à la gentrification des luttes

vendredi 12 août 2016

Il y a dix ans: La Directive Bolkenstein

A l'heure où la "remise à plat" de la Directive sur les travailleurs détachés est sérieusement compromise (voir ci-dessous) dans une UE par construction non-réformable, le Musée de l'Europe exhume un montage comique réalisé en 2005 rappelant le niveau des débats dans les grands médias lors de la discussion d'une Directive dont les effets dévastateurs pour le monde du travail ont porté tous leurs fruits...

A écouter ici

Par : EurActiv France avec l'AFP

12 mai 2016

DLes pays de l'Est de l'Europe se sont allier contre le projet de réforme de Bruxelles, soutenu par les pays de l'Ouest.

Onze pays de l’UE, dont dix d’Europe de l’Est, font front commun contre un projet de la Commission européenne destiné à mieux lutter contre le dumping social des travailleurs détachés.

« La Commission a reçu des avis motivés de 11 Parlements nationaux. Ces avis représentent 22 sur 56 voix, c’est-à-dire que c’est le seuil du carton jaune, qui est fixé à 19 » a indiqué Christian Wigand, un des porte-parole de l’exécutif européen, questionné lors d’un point presse sur la résistance au projet sur les travailleurs détachés présenté le 8 mars par Bruxelles.

« Carton jaune »

Dans le jargon bruxellois, un « carton jaune » est le nom donné à une procédure instituée par le Traité de Lisbonne (entré en vigueur en 2009), permettant de contester une directive – un projet législatif européen – au motif que le sujet devrait être traité au niveau national et non européen.

C’est seulement la troisième fois depuis 2009 que le « carton jaune » est utilisé. Hormis le Danemark, tous les pays qui résistent au projet de la Commission sont d’anciens pays du bloc communiste: Bulgarie, Hongrie, Croatie, République tchèque, Pologne, Estonie, Roumanie, Lituanie, Lettonie, Slovaquie, ont précisé à l’AFP des eurodéputés.

Avis motivés

« La Commission va évaluer les avis motivés reçus dans le détail, les commentaires sont différents. Tout sera discuté de façon collégiale pour décider de la marche à suivre », a dit M. Wigand, qui n’a pas donné de date-butoir pour la fin de l’analyse.

Cette évaluation devrait en tous les cas retarder le processus législatif de ce projet, largement soutenu par la France, l’Allemagne et la Belgique notamment et destiné à mieux lutter contre le dumping social.

« En l’état, la situation actuelle concernant les travailleurs détachés n’est tenable pour personne: ni pour les entreprises, ni pour les travailleurs, ni pour l’Union européenne », a réagi l’eurodéputée française conservatrice Élisabeth Morin-Chartier.

En France, en Allemagne et en Belgique, de nombreuses voix avaient dénoncé cette main d’œuvre, venue surtout de l’est travailler pour des salaires dérisoires dans des exploitations agricoles, abattoirs ou chantiers en Europe occidentale.

Les principaux pays d’accueil des travailleurs détachés sont l’Allemagne (un peu plus de 400.000 en 2014), suivie de la France (un peu moins de 200.000) et la Belgique (environ 160.000). Les principaux pays d’origine sont la Pologne (428.000 personnes en 2014, en augmentation de 61 % par rapport à 2010), l’Allemagne (255.000, en hausse de 13 %) et la France (125.000, en baisse de 24 %).

mercredi 15 juin 2016

Il y a huit ans : "G8, Le Japon à l’avant-garde de la gouvernance mondiale"

"Je demande à la CGT de ne plus organiser ce type de manifestation sur Paris."

Manuel Valls, France Inter, 15/06/2016

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Une manifestation typique au Japon

Une délégation de No Vox France s’est rendue au Japon en juin et juillet 2008 à l’invitation de No Vox Japon et dans le cadre de la mobilisation contre le G8. La délégation a pris part à des manifestations contre le G8 à Tokyo, Osaka et Sapporo.

Le réseau No Vox dénonce l’absence de liberté de manifester au Japon. Les autorités japonaises tolèrent tout au plus des cortèges d’une largeur de trois mètres (le couloir normalement dévolu aux bus), empêchant le déploiement de nos banderoles. Les cortèges sont séparés des voies restant ouvertes à la circulation par une colonne de policiers et les défilés importants sont fractionnés en sous-groupes par des cordons de gardes mobiles.

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vendredi 12 juin 2015

Former des enfants entreprenants contre la mauvaise influence parentale

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L'archéologue préventif Patrick Taliercio se penche aujourd'hui sur un article du journal Le Soir intitulé "Faut-il incorporer l'entrepreunariat à l'école, playdoyer pour éducation entrepreunariale dès le primaire".

A visualiser ici

Retrouvez la section Enfants du Musée de l'Europe ici

lundi 20 avril 2015

L'espoir est toujours grec

Jeudi 9 avril, plus de 180 personnes se sont déplacées à Alès, dans le sud de la France, pour écouter Éric Toussaint, tout juste de retour d’Athènes, nous parler de la première réunion de travail de la Commission d’audit de la dette grecque.

Eric Toussaint revient sur la mission de la Commission avant de donner de précieux aperçus sur le contexte politique à Athènes qui laissent entrevoir une stratégie du gouvernement grec dans laquelle s'inscrit cette commission. Tout cela vient modérer l'offensive médiatique, y compris libertaire, martelant qu'il n'y a qu'une seule politique, c'est à dire pas de politique, possible et qu'un gouvernement est forcément un gouvernement qui capitule. Face à la collection de morts-vivants cyniques qui composent l'euro-groupe, l'espoir d'une Libération est plus que jamais grec.

Si l'histoire devait faire son grand retour dans les mois qui viennent, peut-on espérer que la mobilisation contre nos gouvernants et nos médias sera à la hauteur pour éviter un Münich athénien ? Après des années d'attentisme routinier des organisations qui prétendent à la "solidarité internationale", ce sont des choses qui doivent se préparer dès aujourd'hui. Une défaite en Grèce aurait des conséquences dramatiques.

A écouter ici

mardi 16 décembre 2014

Des canaris dans la mine

Voici quelques canaris aux cris stridents. Des canaris de Belgique et de Grèce qui sifflent l'alerte depuis le fond de la mine et s'agitent pour nous prévenir : c'est un terrible coup de grisou qui s'annonce sur nos droits, notre santé, nos vies, l'avenir de nos enfants. Un coup de grisou sur les peuples et la démocratie, et des coups de bâton pour ceux qui osent résister. Regardez ce reportage, prêtez l'oreille aux canaris : vous comprendrez qu'il est temps de sortir de la mine. Et vite.

Réalisation : Yannick Bovy - Octobre 2013 - 26 mn. Une émission proposée par la FGTB wallonne & produite par le CEPAG

En ligne

La Commission Européenne organise sciemment l'exploitation des travailleurs

Aujourd'hui, les esclaves sont «détachés». Traduction: ils peuvent se déplacer avec leurs chaînes. Ils sont Portugais, Polonais, Roumains, Espagnols, Slovènes, Bulgares... et viennent en Belgique se faire exploiter à meilleur prix que chez eux. «Dumping Cosmos» met en lumière les logiques et les conséquences de la fameuse directive européenne sur le détachement, qui organise un dumping social d'une ampleur inouïe. Avec un impact terrible sur les travailleurs de nombreux secteurs, notamment celui de la construction. Reportage et témoignages édifiants sur ce qu'il convient d'appeler le nouvel esclavage des temps modernes.

Réalisation : Yannick Bovy - Décembre 2013 - 26 mn. Une émission proposée par la FGTB wallonne & produite par le CEPAG

Voir en ligne

samedi 13 septembre 2014

Anti-écolos et pro-marchés financiers peuplent la Commission européenne

Le nouveau commissaire en charge du climat et de l’énergie, Miguel Arias Cañete, est l’ancien ministre de l’Agriculture et de l’Environnement du gouvernement conservateur espagnol. Il a présidé jusqu’en 2012 une compagnie pétrolière, Compañía Mercantil Petrolífera Ducar S.L, domicilié dans un paradis fiscal et dont il est toujours actionnaire. Il est aussi critiqué par les écologistes espagnols pour avoir autorisé l’extraction de gaz de schiste et la fracturation hydraulique et pour avoir fait de l’Espagne « la porte d’entrée des OGM en Europe ».

Lire l'article d'Yvan Du Roy sur basta

jeudi 4 septembre 2014

Jean Quatremer et le "misérabilisme" grec

Comme le faisait remarquer un auditeur de France-Inter hier, sous forme de commentaire publié sur le site de l’émission de Nicolas Demorand: “J'avais déjà entendu un interview de Mr Quatremer lors de la campagne des européennes. C'était un farouche défenseur du fait européen et j'avoue qu’entendre les termes dans lesquels il s'est exprimé aujourd'hui enjoignant sur un ton pour la moins acerbe de cesser ‘ce’ misérabilisme à propos des Grecs ayant ce qu'ils méritaient l'Europe étant pour moins dans leur malheur qu'eux même vivant avec et de la corruption depuis toujours, était difficilement soutenable.”

“À la phrase ‘on compte nos morts’ il répond très finement qu'il n'y avait rien de nouveau quand au possibilités de soins en Grèce, ayant ‘entendu parlé d'une personne’ nécessitant un soin d'urgence à laquelle on avait demandé de l'argent. Avant la crise... la corruption existant depuis avant, les morts sont donc les mêmes qu'avant d'après lui. Ceux qui ne peuvent pas payer excepté qu'étant aujourd'hui plus nombreux il y a donc plus de morts. Ce qu'il fallait démontrer. Problème cher Monsieur, la loi de l'offre et de la demande chère à votre Europe voudrait que le prix de la corruption lui même baisse avec les possibilités de son paiement en baisse. Les médecins corrompus ne pouvant se passer de revenus il est fort peu probable qu'ils rejettent tout ceux qui ne peuvent plus payer se permettant de perdre la proportion équivalente de revenu s'il ne baissait pas ses prétentions.”

(...)

Le pourparlers entre nos pantins et les représentants de la Troïka se poursuivent à Paris... jusqu’à épuiser sans doute les stocks des Grands Magasins et en même temps, le patrimoine national de la Grèce.

Les doxographes des prochains siècles se pencheront sans doute tant sur les écrits de Jean Quatremer, permettant ainsi d'établir l'histoire si possible exacte des guerres et des propagandes de notre court XXIe siècle. Si nécessaire.

Lire l'article de Panagiotis Grigoriou Choux de Bruxelles sur son blog Greek Crisis

Lire l'article du Musée de l'Europe'' Quand le correspondant de Libération à Bruxelles saute sur la radio-télévision grecque''

jeudi 19 décembre 2013

Blocage du sommet europeen à Bruxelles : le "processus" avance

Le sens historique n'est plus celui d’avant, ni pour ce qui est de l'Europe et autant en ce qui concerne la gauche, laquelle n'est pas forcement prête à agir au sein d’un monde en devenir. Le ‘généogramme’, les origines de cette gauche ne lui garantissent plus une identité disons avant-gardiste, il faut le dire. La nouvelle dynamique au niveau international qui consiste en cette simultanéité des révoltes nationales est un phénomène que les forces de gauche n’osent pas voir car elles sont peureuses

Note de travail des services archéologiques du Musée de l'Europe, section "Mouvements sociaux", au sujet du chantier de fouilles "Manifestations européennes" ouvert sur le site de l'ancien Quartier Européen.

Les traces d'un rituel pour "une autre Europe" tout juste exhumées qui semblent avoir pris place dans le cadre d'un "blocage de l'alliance 19-20" devraient nous en apprendre un peu plus sur les modes d'organisation qui ont abouti à la disparition des mouvements sociaux peu après les années 2010 (la date est un grand sujet de discussion entre les archéologues.) L'hypothèse actuelle se concentre sur "plate-forme" et "processus", deux concepts clés de l'époque qui restent encore fort mal compris. Les dernières découvertes permettent tout au plus d'articuler comme suit la pensée politique contestataire de l'époque sans que le sens profond en apparaisse encore. Pour certains chercheurs, c'est parce qu'il n'y en avait pas que les mouvements sociaux ont disparu dévorés par les prédateurs.

D'un côté la plate-forme qui est le produit du processus qui lui-même vient de loin puisque ça vient de la plate-forme n-1 qui elle-même vient du processus n-2 tout cela en régression à l'infini et en progression n+1 qui tend vers zéro mais qui est quand même mieux que les syndicats. De l'autre les syndicats qui sont quand même moins bien mais où il y a des bons parce que tous les syndicalistes ne sont pas d'accord, bons qui se reconnaissent dans les non-actions n+1 même s'ils ne savent pas dans quelle plate-forme n-2 issue de quel processus n-4 ils se situent (mais il y a sûrement quelqu'un au niveau cos(n+1) qui le sait): non-actions n+1 qui sont quand même mieux que les non-actions syndicales sans progression n+1 évidemment mais tout de même sans régression n-1 puisque les deux convergent en fait car non-actions qui bougent et ne font rien bouger (manifs) + non-actions qui ne bougent pas (blocages) qui ne bloquent rien = la tête à toto (soit la définition de la convergence n+1,)

Donc le processus avance.

mercredi 1 août 2012

Travailleuses et travailleurs du secteur du ménage et des soins à domicile privés de couverture sociale en Espagne

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Le gouvernement espagnol a décidé de mettre fin au régime spécial des travailleuses et travailleurs du secteur du ménage et des soins à domicile. Reportage de Patrick Taliercio à Barcelone : http://www.youtube.com/watch?v=NJOG9qjGuQc&feature=youtu.be

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samedi 26 mai 2012

Notre "non" irlandais

23 mai à Bruxelles, près du Conseil de l'UE où se tient un sommet officiellement déclaré comme inutile, une trentaine de personnes expriment leur solidarité avec les Irlandais seuls appelés à approuver le pacte budgétaire le 31 mai prochain.

Voir le reportage de Patrick Taliercio

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lundi 20 février 2012

Giorgos Mitralias : l'austérité appliquée au cobaye grec

Décrire ce qui se passe en Grèce comme une tragédie, c'est peu dire. Tout d'abord c'est quelque chose de tout à fait inédit. Non seulement dans l'hémisphère Nord de la planète, mais aussi dans le Tiers-monde. Une telle agression à tous les niveaux contre une population n'est jamais arrivée depuis au moins un siècle. Les coupes dans le pouvoir d'achat dépassent 50% et parfois 70%. Mais il ne s'agit pas seulement de ça. Il y a un tel démantèlement, une privatisation, de tout... Désormais envoyer les gosses au jardin d'enfants ou les vieux à la maison de retraite, à supposer que ça existe encore, parce que dans les plupart des cas, cela n'existe plus.

C'est une guerre ouverte, de ceux qui en ont trop contre l'immense majorité de ceux qui n'ont rien. Le malheur des Grecs est qu'ils ont été choisis dès le début par nos bourreaux communs comme un cas test, comme un laboratoire où la population est transformée en cobaye sur lequel on mesure la résistance de toutes les populations.

Giorgos Mitralias

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Solidarité avec la Grèce

Actions de solidarité avec la Grèce à Bruxelles

Interventions de Yiorgos Vassalos @YiorgosVassalos et all.

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samedi 11 février 2012

L'avenir toujours grec

Une mission archéologique de Patrick Taliercio en Grèce

Face à un nouveau tir de mesures d'austérité imposé par la Troïka via son servile premier ministre grec, la coalition gouvernementale a éclaté vendredi 10 février et tout le pays s'est montré une fois de plus très combatif.

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