Musée de l'Europe et de l'Afrique

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mercredi 17 janvier 2018

La fille cachée de Christine Ockrent et de Laure Adler crève l'écran !

"Il est temps de rappeler que c’est la gauche intellectuelle qui fait aujourd’hui encore l’honneur de la France à l’étranger, la seule dont on parle de Brooklyn à Ouagadougou" (Aude Lancelin)

Le bar des guignols de l'info où officiaient Serge July et Philippe Alexandre est de nouveau ouvert ! (Le Concierge)

Quand la structure se vide pour des raisons bêtement biologiques, elle se remplit aussitôt pour que "tout change pour que rien ne change" (Anonyme - mais pas muet-, 1ere partie du XXIè siècle)

LDCmuets.png

Les guignols de l'info sont de retour !

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audeEpicure.PNG Donc Aude connaissait Jean qui connaissait Epicure, donc Aude connaît Epicure... Plus belle la vie de sophiste !

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audeLeMEdia.PNG "S'armer intellectuellement contre les médias dominants" (powered par Canal Plus, France Inter, Europe 1, France culture, Daniel Mermet, Le Media etc.)

audeliens.PNG Photo féministe

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coll. du Laboratoire de Neuneulogie du Collège d'Argein

Lire aussi :

Là-bas j'y suis plus

Vérité des luttes à Paris, erreur au-delà

lundi 15 janvier 2018

Une marina à Anderlecht ?

Le Porte-Urinoirs Marcel Noël Bourdieu, ses frégates lance-entonnoirs Karl Kraus et Guy Hocquenghem, le ravitailleur en crème chantilly premier prix Erasme et le navire de déconditionnement Clouscard, au terme (provisoire) d'une campagne rondement menée au service des écoliers de la Fédération Wallonie-Bruxelles, se préparent à faire relâche sur le site de la (future?) Marina d'Anderlecht. Des opérations croquignolesques seront éventuellement planifiées, en cas de besoin, pour porter assistance aux joyeux flibustiers en lutte contre ce bétonnage irrégulier et nocif à la vie maritime...

En attendant, signez la pétition !

croisiere.png Premières images transmises par le satellite Wangui Mbatia du Porte-Urinoirs à quai à Anderlecht (cliquer sur l'image)

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Chers tous,

Vous avez certainement entendu parlé d'un projet tout à fait incongru de marina (un bassin pour des yachts) à Anderlecht, près de la rue Wayez. Ce projet est choquant et totalement déconnecté des besoins et réalités des habitants de ce quartier et tout simplement des besoins de la Région bruxelloise elle-même. Contrairement à ce que de nombreuses personnes pensent, il n'est nullement situé sur le bassin de Biestebroeck mais bien en plein milieu d'un îlot urbain.

C'est un projet très dense de 300 logements assortis de 345 places de parkings organisés autour d'un bassin destinés à accueillir une quarantaine de yachts. Comme vous le constatez sur la photo, la marina n'est absolument pas ouverte mais très repliée sur elle-même.

Les raisons de s'opposer au projet sont multiples, en voici quelques unes :

(1) L'actuel port de plaisance de la Région, le Brussels Royal Yacht Club (BRYC) n'est rempli qu'à 60 % et sert essentiellement de port d'hivernage. Tout simplement car en raison de ses nombreuses écluses et la circulation des péniches, le canal n'est pas adapté à la plaisance. Si bien que le risque est bien réel que la futur marina reste pratiquement vide.

(2) Les coûts connexes de la création de la marina sont très importants et se chiffrent à plusieurs millions d'euros. Elle nécessite le déplacement d'un collecteur récoltant les eaux usées de 100.000 habitants, elle suppose la création d'un pont pour permettre la continuation de la voirie et de la piste cyclable qui sera inévitablement perturbée, pendant le long chantier il faudra rabattre la nappe phréatique,... Comme le souligne l'étude d'incidences du projet, il faudra 60 ans pour amortir les coûts connexes liés à la création de la marina. Son enclavement a pour conséquences que son entretien sera coûteux et malaisé. A terme, le risque est grand de se retrouver avec une friche aquatique difficilement reconvertible.

(3) Ces coûts importants ont pour conséquences que le promoteur devra vendre ces logements à un prix élevé hors de portée du revenu moyen et certainement des habitants de ce quartier populaire. Le projet générera des pressions spéculatives dans le quartier et ouvre la voie à la densification sur la rive gauche du canal déjà très dense.

(4) Le projet n'est absolument pas vert, il nécessite l'abattage de 87 arbres (seulement 5 replantés), pratiquement toute la parcelle est construite et le bassin est construit sur une dalle de béton.

Que vous habitiez ou non Anderlecht, ce projet symbolise la ville qui se fait contre les habitants. C'est pourquoi je vous invite à signer et à relayer la pétition

Vous trouverez plus de d'informations sur ce projet ici

Le projet est avancé et au stade de la délivrance des permis.

Une commission de concertation est prévue le 18 janvier à 14h30 à la Maison communale d’Anderlecht dans la salle de réunion du 3ème étage, rue Van Lint 6.

Faisons en sorte que ce projet ne reste que de l'ordre du fantasme de certains.

Merci à vous!

samedi 6 janvier 2018

Jusqu'au bout de l'hybris...

Début 2018, et les mieux pourvus se sont rués sur les plages comme sur les tavernes de la Riviera d’Attique, tandis que l’escroc politique Alexis Tsipras et les siens (sous forme de commissions dites “d'experts”) décideront alors en comité restreint (clos) et sans la presse (la nouvelle vient de tomber), du sort architectural de l’ancien aéroport d’Ellinikón (ou Hellenikó, également sur la Rivier d’Athènes). Il s’agit bien de ce site dont le “gouvernement de la gauche radicale” a ainsi finalisé la vente aux “promoteurs”. Il fut un temps pas si lointain, où Tsipras se faisaient photographier avec ceux qui luttaient contre cette vente (en réalité, il a été bradé). Tsipras, dernier arriviste de l’ultime gauche dans ce pays, ira ainsi jusqu’au bout de l‘hybris.

Original File Name: 2018010463.jpg Photo : collections de GreekCrisis

On sait que la société privée grecque ‘Lamda Development’, soutenue par le groupe multinational ‘Global Investment’, le groupe chinois ‘Fosun’ et une société d’Abou Dhabi, a emporté le... morceau moyennant donc 915 millions d’euros. Elle devient le propriétaire de l’ancien aéroport sur une zone côtière de 3,5 kilomètres de longueur et une marina, pour lancer son... méga-projet immobilier sur le site de l’ancien aéroport, avec la construction de nombreuses résidences de toute taille et des parcs d’activités, voir d’ailleurs à ce propos les articles... dithyrambiques dans la presse plus autorisée que jamais . Pauvres journalistes, incroyables avatars !

Ce qui s’y joue, tient autant de l’autorisation accordée aux “promoteurs” pour y bâtir toute une série d’immeubles très élevés, et même l’autre dictature, celle des Colonels (1967-1974) avait pourtant renoncé à un projet analogue sous la pression collective comme culturelle (colères certes sourdes). En réalité, le POS régissant la construction à Athènes, interdit ce type d’immeubles bien grands, c’est-à-dire plus hauts que l’Acropole, et cette règle est autant et d’abord morale, d’où l’énormité dans la transgression ainsi commise par... la bande à Tsipras.

D’ailleurs à ce sujet, même au “Quotidien des Rédacteurs” (pourtant journal pro-SYRIZA), on ne peut qu’exprimer de l’indignation devant ce nouveau crime d’Alexis Tsipras (et du “gouvernement” SYRIZA/ANEL):

“Ces... esprits ‘instruits’ du gouvernement veulent ainsi autoriser la construction d’une barrière de bâtiments imposants, une miniature (peut-être une copie) de Dubaï, de tout ce toc, alors réalisé aux limites de l’hybris, (autant) au moyen d’arrangements avec et au sein du para-État gouvernemental. Et pourtant en face, elle se trouve la population locale et les citoyens démocrates qui se révoltent, de même que la plupart des scientifiques cohérents d’esprit: archéologues, architectes, voire les artistes.” (“Quotidien des Rédacteurs” du 3 janvier 2018) .

L'Aéroport international d'Ellinikón était comme on se souvient, cet aéroport historique qui desservait la ville d'Athènes, avant d'être remplacé en 2001 par Elefthérios-Venizélos (aéroport actuel) dont ses promoteurs de l'Allemand Hochtief qui détenait encore 40 % des parts en 2013, ont expressément exigé la fermeture. Pourtant, le bon sens exprimé même publiquement à l’époque avait argumenté en faveur du maintient du site comme deuxième aéroport (à l’instar de Roissy après Orly et après Le Bourget en France). Et comme en 2017, le nombre de visiteurs du pays avoisine les 30 millions par an, voilà que le nouvel aéroport de la capitale n’est guère loin d’être saturé.

Extrait de l'article de Panagiotis Grigoriou, paru sous le titre " La mesure humaine " sur son blog GreekCrisis

vendredi 5 janvier 2018

Macron présente ses voeux au Musée de l'Europe

Le Pt Macron a eu la gentillesse d'adresser ses bons voeux de "Travail, Europe, Droits, Devoirs" au Musée de l'Europe, ainsi qu'à de nombreux autres allocataires qui en seront, eux-aussi, certainement flattés.

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Ils prouvent en tout cas que le système-expert qui envoie des courriers au nom de la CAF (depuis la victoire des cyborgs sur l'Etat social édifié par la Résistance au sortir de la victoire - temporaire hélas - sur l'euro-fascisme) a des problèmes de protocole réseau avec celui qui occupe Pôle Emploi (mais aussi avec lui-même manifestement)...

Nous sommes en effet "officiellement" (si ce mot veut encore dire quelque chose) en "formation"...

On peut compter que le Conseil Départemental à qui la CAF vient donc de livrer une charrette d'otages tirés au sort par l'IA, à charge pour lui de les débrancher de la Matrix, s'empressera de convoquer le Concierge par lettre à son domicile, dont il est absent, car en formation (affronté à une autre armée de cyborgs prétendant transformer les professeurs du secondaire en système-experts chargés de produire de la main-d'oeuvre recyclable tous les 5 ans au service de la société de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde, en fonction des objectifs du Gosplan fixé à Bruxelles par des technocrates-augmentés par l'IA). Il sera dès lors envoyé au STO, si on comprend bien, ou définitivement débranché si non reconditionnable...

Les jours heureux, c'est pour quand, François, Frédéric, Jean-Luc et les autres... ? ça va, vous vous éclatez avec vos nouveaux jouets ?

Le Concierge

Exposition temporaire Paul Magnette

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L'Organe Suprême Moustachu ayant mis en Une du "club" l'intervention de Paul Magnette (soutenu par quelques grognards du PS belge, sentant le boulet arriver et ayant au moins l'instinct de conservation) aux journées moustachues de Grenoble, le Musée de l'Europe présente, issue de ses collections, une exposition (par ordre chronologique) temporaire (et néanmoins burlonesque) "Paul Magnetto". Rappelons que le CETA est entré "temporairement" en vigueur avant toute ratification (selon les nouveaux usages), ce qui a permis (info RTBF) une diminution du prix du homard canadien en cette période de fêtes de 8 EUR (qu'en pensent les homards ?)

magnetteMediapart.png Tu l'as dit bouffi (Le Concierge)

Le Parlement wallon rejette l'accord de libre-échange UE-Canada 15 octobre 2016

Au Parlement de la Région wallonne et aux électeurs belges

Le fou qui se prend pour le Président de l'Europe exige un Coup d'Etat en Belgique 23 octobre 2016

Le Nabot Malfaisant Moscovici menace la Belgique de la Grosse Bertha

CETA : un compromis intra-Belges ?

Toute ressemblance avec un précédent historique dans une colonie grecque...

Dans les coulisses des négociations du Ceta où un Italien des Pouilles écarquille les yeux comme des soucoupes devant le spectacle politique qui se joue devant lui.

Mais non, Cher Paul.M, ce n’est pas vraiment « une formidable avancée démocratique » !

CETA : Paroles, paroles...

"La Wallonie est une micro-région gérée par des communistes qui bloque toute l'Europe"

jeudi 4 janvier 2018

Edwy Plenel : Cibler l'Iran, oui, mais sans main aux fesses !

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Pour l'Organe Suprême Moustachu, la politique de l'Etat profond américain, même sous l'égide de sa marionnette Donald Trump, mérite bien une préparation d'artillerie médiatique (à main dans la culotte, main moustachue dans la culotte et demie !) ! Mon Dieu, quel malheur, ce Président qui connait la musique du Hard Power, mais pas les paroles du Soft Power[1] ! Marionnettistes cherchent ventriloques, moustachus acceptés ! (Le Concierge)

Screen_Shot_2018-01-04_at_00.04.45.png Que la 3ème Force moustachue soit avec toi !

NB : On notera le soutien moustachu au célèbre Magnetto

Notes

[1] "Wealth of Iran being looted".. tss tss, il est vaiment pas sortable !

mercredi 3 janvier 2018

Les voeux du Musée de l'Europe

Le Musée de l'Europe se joint aux vœux de la librairie Tropiques

Screen_Shot_2018-01-03_at_14.28.22.png Cliquer sur l'image pour voir la vidéo

Dont le Peintre du Champ a pu voir la version starwars...

lastjedi.jpg L'héroïne photographiée juste avant l'éjaculation précoce qui faillit coûter la vie à deux nonnes laborieuses qui passaient par-là (coll. du Musée de l'Europe)

De la résistance ne subsiste plus que la Sainte famille névrosée qui ne sait guère plus à quoi elle "résiste". Parlant au nom de tout le cosmos, elle est un peu étonnée que les "peuples opprimés" aient bien reçu le message, mais omis de répondre (à la "convergence des luttes"). Quant aux plus jeunes (les agités obsédés du sabre laser pouvant désormais être du genre féminin grâce aux progrès de la politique féministe de l'Empire qui doit relooker ses forces obscures[1] en puisant dans l'incubateur du "Plan B"), aux dents qui rayent le parquet, ils/elles ont fini par admettre que Luke et Obiwan, comme Daniel Cohn-Bendit et ses descendants, n'étaient que des gros nazes qui se la jouaient, plutôt bien (et la leçon d"'émancipation" n'est pas tombée dans l'oreille de sourd(e)s )...

Screen_Shot_2018-01-03_at_14.44.51.png "Bons baisers de l'Empire d'où je vous écris avec un traitement honteusement "national" d'agrégée" (collections du laboratoire de Neuneulogie du Collège d'Argein)

Bonne année d'un enfant de 68, né il y a bien longtemps, dans une lointaine galaxie...

Le Concierge

Spéciale dédicace à mon petit frère chéri.

hashtag : BalanceTonProf

Notes

[1] On appréciera que l'héroïne se révèle à elle-même en plongeant au plus profond de sa quéquette - le côté obscur n'ayant jamais été aussi explicite ! - , décuplant ainsi sa "puissance d'agir", c'est à dire son narcissisme (Christopher Lasch aurait-il contribué au scénario ?)

jeudi 28 décembre 2017

La truth policy de Trump

truthpolicy.PNG

Après avoir affirmé que Jérusalem est la Capitale d'Israël, ce qui est la vérité factuelle, certes non reconnue par de nombreux États, mais ce qui ne change rien à la réalité des faits[1], Donald Trump donne un cadre légal à la production d'Armes biologiques de Destruction Massive, dont la réalité a toujours été déniée à la manière d'un secret de polichinelle. Les grandes âmes s'émeuvent : il est très méchant. Traduction : les précédents étaient très gentils. Les suivants seront aussi très gentils. Plus belle la vie à Bikini ?

Le Concierge

Notes

[1] L'intellectuel, de réputation internationale Tariq Ramadan (et le musée de l'Europe en profite pour lui apporter tout son soutien dans l'épreuve qu'il traverse à l'initiative de sa harceleuse habituelle) le soulignait le 7 décembre 2017 : "Palestine et Jérusalem : Trump et Netanyahou ont raison! Le président Donald Trump a raison, la réalité sur le terrain est que Jérusalem est de facto la capitale d'Israël. Le côté occidental est déjà annexé tandis que l'est de la ville est lentement colonisé. Jour après jour. Donald Trump met simplement des mots audibles à une politique silencieuse convenue. L'idée d'un Etat palestinien doit disparaître sur le terrain alors qu'ils prétendent s'asseoir autour de tables de «négociation». Ils appellent cela "le processus de paix"! Le président Trump à au moins le mérite d'être franc: il veut parler de paix une fois qu'il est clair que la Palestine n'a plus d'existence géographique. N'était-ce pas la même politique que celle qui a été promue par les précédentes administrations américaines de Clinton à Bush, et Obama. . . avec les mots en moins?

mardi 26 décembre 2017

Le Nouveau Détective Moustachu

mediapartNouveauDetective.PNG Une analyse géopolitique powered par Edwy Plenel (archives du Laboratoire de Neuneulogie du Collège d'Argein)

C'est pendant la trêve qu'on reconnait les confiseurs ! (Le Concierge)

BONUS !

Cadeau de Noël

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Dans le même numéro du Nouveau Détective Moustachu, le lecteur de ce blog aura le plaisir de découvrir un inattendu cadeau de Noël : "Les Détricoteuses, ce sont les lecteurs qui en parlent le mieux". En effet, ce supplément gratuit a vite été renvoyé à l'envoyeur par ses lecteurs (ayant contribué à le financer et soit-disant ses "propriétaires" !) outrés de cette éhontée promotion de sophismes "féministes" moustachus - et néanmoins numériques de marché (indirectement importés par les Mmes Jourdan d'une hégémonie culturelle impériale qui, assise sur le plus gros tas de pognon et d'Armes de Destruction Massive de l'histoire de l'humanité, a répandu l'égalité en son sein et sur toute la planète, comme chacun sait). Le ridicule finira-t-il par médiatiquement tuer ? Qu'elles se rassurent, la réponse est "non", les médias de la liberté de dire n'importe quoi pour restreindre la liberté de dire quelque chose ne seraient, sinon, pas les médias. Et le monde, peu-être, un peu différent.

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LDCseulsnoslecteurs.PNG coll. du Laboratoire de Neuneulogie du Collège d'Argein

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penelDetri.PNG Auto-promo féministe de marché numérique moustachue (Archives du Laboratoire de Neuneulogie du Collège d'Argein)

Mais pendant ce temps-là, en Grèce, c'est tous les jours le Münich de la Presse Moustachue et de ses Bergères qui, comme le fait divers, font diversion...

Note scientifique du laboratoire de neuneulogie

"Bergères" ? On n'ose parler de joueurs-ses de Hamelin et cela quel que soit leur sexe, leur genre ou le groupe de Rockn'roll où, il, elles, elles-ils, elles-lui etc., jouent, cela va sans dire, mais on est obligé de le dire. Car comme disait Brassens : "je déteste tellement la Maréchaussée que je traverse dans les clous juste pour ne pas avoir affaire à eux [1] Brassens dont, comme au bon vieux temps, la moindre chanson, certaines vieilles de 50 ans, déclencherait un scandale sans nom soit rien d'autre que les censures qu'il a EFFECTIVEMENT subies, à la différence de la victimisation fantasmée "bien faite" pour passer sur les plateaux de télé, preuve ultime, sans doute , de censure ! (ouaf ! ouaf), à l'époque où les "transgressions" transgressaient quelque chose au lieu de chercher la reconnaissance du Président de la République ; - j'en connais qui travaillent l'acen, comme on dit à Marseille (ou comme un non-marseillais bêtement pagnolesque le répète, car tout est dans tout et "la vérité est vraie pour tout le monde" comme dit le vieux cuisinier de La Règle du Jeu), juste pour dénoncer des "crimes européens" à la tribune d'universités US financées par un État "innocent comme la blanche colombe qui tète encore sa mère". Ou dans une presse Sorrossoïde...

Contester (comme une farce) pour être coopté(e)s comme disent les sociologues africains ! ! )

Oui, bientôt, nous serons tous Africains, c'est à dire sous la coupe de prétendu(e)s "évolué(e)s au service des pouvoirs les plus vils, cachant les sociocides en étalant leur peu de culture sur leur tartine de confiture (bio), comme en Grèce !

Notes

[1] voir la citation exacte sur le site de rezo.net, donc misogyne et "rouge-brun" puisque publiant l'éphéméride d'un poète :"Vos papiers !" aussi suspect d'unpolitical correctness

lundi 25 décembre 2017

Chant de Noël pour temps obscurs

beartAutoroute.PNG Cliquer sur l'image pour écouter "L'autoroute en bois"

Les petit(e)s politicard(e)s, trotscard(e)s en rut, de Syriza, dépeçant le vieil État social des "privilégiés" la bouche en cœur et le Bon Dieu sans confession me font penser (en attendant la 4ème nuit de Walpurgis où s'accoupleront sataniquement les start-ups de droite et les start-ups de gauche qui squattent l'Assemblée Nationale en France et l'Organe de Presse Moustachu - OPM) à cette chanson de Guy Béart (dont le public de ce blog voudra bien ne pas faire une lecture "genrée" - quand on n'a qu'un marteau, tous les problèmes ressemblent à des clous, c'est bien connu - ce serait comme prendre l’Évangile au premier degré, c'est un texte sur la perversion - qui est venue et n'a pas fini de venir sous la marque "Révolution" - beaucoup plus profond et terrible. Sans oublier que Béart a été exécuté par le Pervers en chef élevé comme Charlie Hebdo, au rang de "ça" national.)

Joyeux Noël aux lecteurs de ce blog et aux Homme(e)s de bonne volonté.

Les jours heureux reviendront.

Car "cela s'appelle l'aurore".

Amen

Le Concierge

dimanche 24 décembre 2017

Un par un, les députés de l’ancienne “gauche radicale” grecque, au pouvoir depuis bientôt trois ans, votent en faveur de l’incarcération des militants du mouvement social qui se seront opposés à la saisie (pour dettes) d’une résidence principale...

Aujourd’hui, un par un, les députés de l’ancienne “gauche radicale” grecque, au pouvoir depuis bientôt trois ans, votent en faveur de l’incarcération des militants du mouvement social qui se seront opposés à la saisie (pour dettes) d’une résidence principale et à l’expulsion locative qu’elle entraîne.

(Se seront opposés de leurs corps ; se seront interposés entre ménages ou individus endettés et agents chargés d’appliquer la sentence, de les virer de chez eux, de les mettre à la rue ; auront donc dans le langage néo-libéral fait “violence” à des dépositaires de la force publique. Existe-t-il aujourd’hui, dans la solidarité avec les réfugiés, dans la défense des droits sociaux les plus élémentaires, d’autre forme d’opposition que celle qui engage le corps et se trouve ainsi automatiquement dénoncée comme “violence” par les gouvernements européens ?)

Aujourd’hui, un par un, les députés de l’ancienne “gauche radicale” grecque votent en faveur de l’incarcération des membres de cette société incivile qui, à partir des assemblées de 2011, les a portés au pouvoir. (Pour mémoire: en 2010, encore, Syriza était une coalition à bout de souffle, privée de dynamique, de forces vives, de stratégie et surtout d’appui populaire, au bord de la scission). Le fait que cette même formation ait pu moins de deux ans plus tard se retrouver à quelques voix du pouvoir (et ait fini par l’emporter en janvier 2015) doit tout à la dynamique impulsée en 2011 par les collectifs de base apparus dans les quartiers populaires d’Athènes (ou en province, en particulier dans des luttes liées à la défense du territoire), et qui étaient très largement indépendants (et pour cause) de tout appareil préexistant.

De l’instrumentalisation du mouvement social grec par la gauche de gouvernement à sa répression pure et simple, un pas semble donc être franchi.

Les Grecs étant pour une très grande partie d’entre eux “petits propriétaires” depuis des décennies, c’est-à-dire propriétaires de leur appartement, la propriété demeure ici l’un des facteurs-clefs qui expliquent que la société n’ait pas sombré plus profondément encore ou plus vite dans le dénuement.

Il s’agit d’une mesure que ni la droite extrême ni le parti socialiste grec qui se sont succédés à la tête de l’État ou ont gouverné en association jusqu’en 2015 n’avaient eu (pour parler de nouveau en langage néo-libéral) le “courage” de prendre.

Dimitris Alexakis, 22.12.2017 (paru sur le blog "ou la vie sauvage" sous le titre Athènes, 22 décembre 2017, pour mémoire)

Lire aussi sur ce site (avec d'autres liens vers des articles publiés par le Musée sur cette question et rappelant la très lourde responsabilité du "socialiste" Moscovici petit télégraphiste de ces exigences à Athènes depuis des années ) : Foutez-moi toutes ces classes moyennes sur le trottoir !

mercredi 20 décembre 2017

Le monde de Macron

Depuis la proclamation de la République Perverse-Narcissique de l'Union européenne (RPNUE) du bas d'une pyramide, il se confirme qu'une secte DRHoïde bien étrange entend livrer la population à une "exploitation sans limite"... Que ses membres en fassent les frais, comme on en a déjà eu écho, vaut toutes les démonstrations... (Le Concierge)

Concilier vie privée et engagement politique oblige à faire des sacrifices. Les proches d'Emmanuel Macron, ceux de la première heure comme les nouveaux venus, mesurent la difficulté de la tâche. Derrière un président hyperactif, qui travaille beaucoup et ne dort que quelques heures par nuit, la troupe des conseillers ministériels et des élus de La République en marche tente tant bien que mal de suivre le rythme. Au risque de tirer un trait sur la vie personnelle.

« Je sais que mon couple ne résistera pas à mon engagement auprès d'Emmanuel, mais c'est ainsi », disait à L'Opinion un proche du président, quand il était encore ministre de l'Économie. « J'ai disparu de ma vie privée. C'est dur. Je me suis effacé derrière une cause. Et cette cause, c'est lui », assurait Christophe Castaner, un fidèle du chef de l'État, au Parisien en novembre dernier, avant de prendre la tête de LREM.

À Noël, il va y avoir beaucoup d'ultimatums familiaux

Conséquence des nuits à rallonge à l'Assemblée nationale et d'un agenda ultra-chargé dans les ministères, « on est parti pour un nombre de divorces sans précédent », alerte François-Michel Lambert, député LREM des Bouches-du-Rhône. « À Noël, il va y avoir beaucoup d'ultimatums familiaux, genre Si tu y retournes, je te quitte. On va avoir des surprises en janvier. Il y a un conflit entre la vie familiale et la politique telle qu'elle est conçue aujourd'hui », souligne Bruno Bonnell, député de la majorité dans le Rhône.

L'Opinion rapporte qu'un membre de l'entourage d'Emmanuel Macron à Bercy, puis dans l'équipe de campagne du futur président, est confronté à une crise familiale ces derniers jours. Son couple n'a pas survécu aux cadences infernales. « Il y a des cellules familiales en voie d'explosion parmi les députés parisiens, indique un élu de la capitale. Mais les plus touchés sont les députés de province, qui passent toute la semaine à l'Assemblée, le vendredi jusqu'à pas d'heure et reprennent le train samedi à l'aube pour rentrer dans leur circonscription et revoir leur famille. »

Extrait d'un article du Point.

mardi 19 décembre 2017

Je dois être un peu ivre....

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Ok, il est tard, demain je me réveille, et "ceci est une hallucination" (Le Concierge)

dimanche 17 décembre 2017

Le Smartphone seul suffira aux masses paupérisées

La grève supposée générale n’aura concerné que le secteur public (hôpitaux compris) et encore, les médias, et alors partiellement les transports en commun. Les “syndicats”, lesquels prétendent encore à la blague unitaire (étant évidemment et historiquement divisés), ils n’ont cette semaine que partiellement fait converger leurs “troupes” vers la Place de la (défunte) Constitution. Les apparences dominent... en se ridiculisant.

Lorsque toute une société est attaquée, disloquée de la sorte, et son pays avec, quand la prédation devient d’ailleurs la seule règle appliquée, d’en haut comme d’en bas, cette pratique de division sociale (et sociétale) de la part des “syndicats”, ne relève d’autre chose que de la programmation très exacte des tenants du pouvoir en matière d’ingénierie sociale et de contrôle de la société (en canalisant au besoin “ses” formes de “contestation”).

Les dirigeants des dites centrales syndicales (désormais autant haïs que les politiques par une large population grecque, il faut autant le préciser), participant comme on sait (à l’ultime ?) festin des maîtres néolibéraux ; cela, à l’instar de l’ensemble du méta-monde des politiques et des partis. Et en Grèce, ce phénomène est enfin très précisément palpable car SYRIZA nous a ouvert les yeux, comme il a définitivement fermé nos dernières lucarnes d’espoir quant à agir par le biais des institutions politiques prétendument disponibles, gauche(s) et droite(s) comprises et notamment confondues.

Ces dirigeants, car il faut également le répéter, en tirent accessoirement certaines conséquentes miettes existentielles, rien que pour eux comme pour leurs familles, et ils poursuivront ainsi dans leur parasitisme jusqu’au moment où l’énorme parasitisme, celui d’en haut, finira par imposer tous les automatismes totalitaires nécessaires pour en finir définitivement avec les sociétés, les pays, les démocraties, les nations et les cultures.

Il y a fort à parier qu’au sein du méta-monde contemporain en gestation forcée, les pantins syndicaux et politiques actuels (au demeurant souvent incultes, iniques, cyniques et alors grossiers à l’image des... “nôtres” ici), ne seront même plus indispensables en tant que façades... Le Smartphone (et ses épigones sous forme d’implants) seuls suffiront aux masses paupérisées (dans la mesure où elles ne seront pas exterminées physiquement car intellectuellement, elles le sont largement déjà), l’argent liquide n’existera plus, et seule la fluidité des données (qui ne sont surtout pas... données), “assureront” alors les derniers “liens” entre “existences”.

L’affiche de ce décembre par laquelle la prétendue Confédération des Travailleurs en Grèce (GSEE) appelait à manifester, comportait cette phrase-clef, implicitement adressée aux dirigeants politiques (SYRIZA): “Vous l'avez achevé - Pauvreté, Imposition, Chômage”, s’agissant évidemment autant du pays, des droits, des conventions collectives, des existences... entre autres. C’est vrai... sauf que les syndicats participent depuis d’ailleurs bien longtemps de cet achèvement, tout en prétendant le contraire. Et c’est alors émouvant et anthropologiquement marquant que de constater combien les visages plus humains que jamais des manifestants de base, surtout de base, incarnent nos stagnantes et alors sanglantes réalités sociales, entre désillusion, douleur et colère... si possible dans la dignité.

Extrait de l'article de Panagiotis Grigoriou, paru sous le titre " Exilés à Athènes " sur son blog GreekCrisis

samedi 16 décembre 2017

Hold-up social : comment le droit du travail a été démantelé en Europe

L’Allemagne, la Grèce, l’Italie, la Roumanie, ou encore l’Espagne... Et maintenant la France. Ces dix dernières années, la plupart des pays de l’Union européenne ont subi de profondes réformes du droit du travail. Officiellement, au nom de la lutte contre le chômage. Mais les études réalisées depuis, y compris par les institutions les plus libérales, sont unanimes : leur impact sur l’emploi a été minime. En revanche, ces politiques se sont traduites par une explosion de la précarité et une baisse des rémunérations pour les salariés. Basta !, en collaboration avec les journalistes d’Investigate Europe, vous propose une enquête grand format sur le hold-up des « réformes structurelles ».

La misère de l’emploi précaire a de nombreux visages. Elle peut prendre la forme de contrats de travail sans assurance maladie ni protection sociale. Il peut s’agir de temps partiels qui n’apportent pas un revenu suffisant pour vivre. Ceux et celles que cette misère affecte en sont aussi réduits à s’accrocher à un contrat temporaire après l’autre, ou sont contraints de gagner leur vie en tant qu’auto-entrepreneurs fictifs ou travailleurs prétendument indépendants. Les méthodes varient selon les législations nationales de chaque pays, mais le résultat est toujours le même : des millions d’Européens doivent se contenter d’emplois précaires et mal payés, qui ne leur offrent aucune perspective. Et le phénomène continue de s’étendre.

Le président français Emmanuel Macron souhaite renforcer cette tendance. Dans sa dernière réforme, son gouvernement a par exemple autorisé les employeurs à embaucher des travailleurs pour des projets ponctuels, avec des contrats qui prendront automatiquement fin à l’issue de leur réalisation. Dans le même temps, les accords collectifs nationaux, qui offraient jusqu’ici des protections importantes aux salariés, ont vu leur rôle fortement affaibli.

A lire sur Bastamag!

Travail forcé et esclavage moderne sont de retour en Europe

Ils sont 600 000 « esclaves modernes » rien qu’en Europe. Un phénomène « alarmant » au point que le Royaume-Uni a adopté un Modern Slavery Act et que des formations au droit du travail sont dispensées aux réfugiés en Allemagne. Car maintenus dans la précarité par leur statut fragile, les travailleurs migrants, en particulier les sans-papiers et demandeurs d’asile, sont les plus exposés à cette exploitation. En France, la justice peine à lutter contre ce travail forcé qui se répand dans l’agriculture, la construction, l’industrie ou la restauration.

« Vous connaissez ce mot, "droits" ? », demande Birgitta Wodke. Elle écrit le mot sur le tableau, pendant un cours d’allemand à destination des réfugiés dans un quartier du sud de Berlin. « "Rechte" (droits, ndlr). "Arbeitsrecht" (droit du travail)... » Face à elle, une dizaine d’étudiants écrivent consciencieusement sur leur cahier. Ils ont entre vingt et cinquante ans, viennent de Syrie, du Pakistan, d’Égypte, d’Iran, du Ghana, d’Afghanistan, et parlent déjà bien allemand. Birgitta Wodke n’est pas professeure de langue. Elle intervient ici pour une courte formation au droit du travail allemand. L’objectif : protéger ces nouveaux arrivants contre les abus et exploitations en tous genres.

Il y a ici six hommes, quatre femmes. L’une est diplômée d’anglais et a travaillé neuf ans dans une agence de voyage en Iran. Il y a un ancien professionnel de la broderie qui projette de se reconvertir comme chauffeur de bus, une jeune Ghanéenne qui était esthéticienne dans son pays, un Afghan qui conduisait des poids lourds et travaille aujourd’hui un dizaine d’heures par semaine dans un fast-food. Ou encore, un ingénieur égyptien avec 18 années d’expérience, une enseignante, un menuisier, un jeune Syrien qui a travaillé trois ans en Turquie au début de son exil et espère désormais trouver un emploi dans la vente ou la réparation de téléphones portable.

« On est payé pendant les congés ? »

La formatrice distribue une bande-dessinée toute simple : un personnage propose du travail à un autre, pour cinq euros de l’heure. Ce dernier accepte ; il fait la plonge, sans gants. Reçoit sa première paie, presque rien. Il réclame son dû, et l’employeur lui répond : « Tu n’auras pas plus. Maintenant tu peux partir ». « Cela m’est déjà arrivé », réagit l’homme afghan. Mais il ne savait pas comment se défendre. C’est justement de ce genre d’abus que cet enseignement entend protéger les réfugiés. « Même sans contrat écrit, un accord oral vaut pour contrat en Allemagne. Si vous venez travailler après cet accord oral, il faut que l’employeur vous paie. Et s’il vous licencie, il doit le faire dans les règles », souligne la formatrice. « Qui peut vous aider dans une telle situation ? », demande-t-elle. « Les association d’aides aux migrants, les syndicats, et aussi la police. Même si vous travaillez sans autorisation, il y a des situations où vous pouvez quand même vous adresser à la police. Si le patron vous frappe, ou qu’il a pris votre passeport. Un employeur n’a pas le droit de vous prendre votre passeport. »

Au cours des trois heures, la formatrice explique ce qu’il faut savoir pour se défendre : bien noter le nom de l’entreprise, son adresse, des contacts de collègues qui pourraient témoigner du fait que l’on a bien travaillé sur le site, prendre une photo de soi sur son lieu de travail. Ce que doit contenir un contrat, quel est le salaire minimum, quels sont les droits aux congés, en cas de maladie… « On est payé pendant les congés ? », interroge un homme. « Oui – Et en cas d’accident du travail ? – Oui – En cas de maladie ? – Oui. » Autant de points essentiels à connaître.

(...)

Lire la suite de l'article de Rachel Knaebel paru sur le site de Bastamag!

Protection sociale et de la santé en Grèce : Syriza discrédite tout discours de gauche

Les 23 et 24 octobre s'est tenue à Paris le Colloque « Une protection sociale pour tous les peuples » organisé par la Fondation Gabriel Péri (...)

Parmi les intervenants de ce Colloque le Secrétaire général à la Santé Publique du gouvernement grec actuel, Yannis Baskozos, médecin, ancien syndicaliste de la Santé et membre du parti SYRIZA. Le but de ce Colloque étant de présenter des points de vue différents sur la question, issus de réalités de pays et de formes institutionnelles divers, la présence du représentant du gouvernement grec était censée apporter l’expérience de la défense et promotion de la protection sociale et de la Santé publique par un gouvernement dit « de gauche ».

Or l’exercice à échoué et pour cause : le gouvernement grec en question va dans le sens strictement opposé, celui du démantèlement de la protection sociale et de la Santé publique dans le pays (...)

La situation s’est aggravée du fait que cette présentation avait lieu le lendemain du dépôt du projet de budget social au Parlement grec par la majorité Syriziste. Nous présenterons dans le contexte les principaux traits de ce budget antisocial afin de mettre en garde contre les contrefaçons de discours prétendument anti-néolibéraux.

La protection sociale a été dans le viseur de la Troïka (UE, FMI, BCE) dès le début de l'imposition des mémorandums à la Grèce.

Au principe de solidarité sociale, exprimé par l'adage « de chacun-e selon ses moyens à chacun-e selon ses besoins » les néolibéraux opposent celui d'un système inégalitaire de prestations, attribuées en fonction des cotisations versées par les assurés individuels, « de chacun-e selon sa capacité à cotiser à chacun-e selon sa contribution financière à la caisse d'assurance ».

Dans le système néolibéral les organismes de protection sociale fonctionnent comme des fonds de placement. Ils doivent enregistrer des excédents ou au moins présenter des bilans totalement équilibrés et placer leurs bénéfices. Ils adaptent par la suite le niveau des prestations (retraites, allocations, couverture santé) aux bilans annuels des caisses, aux montants des cotisations (et autres recettes) enregistrés dans l'année. Loin du principe de solidarité, ce système propose une couverture fluctuante, aléatoire, tributaire de la situation du marché et de l'économie capitalistes. Ainsi la « redistribution » se fait parmi les assuré-e-s alors que les revenus du capital sont exonérés de l'effort de solidarité nationale.

Les « mémorandums d'entente » (MoU) imposés à la Grèce depuis 2010 se sont particulièrement acharnés sur le système de protection sociale et de Santé publique, décriés comme gros contributeurs à l'inflation de la dette publique du pays. En réalité, le but des mesures imposées était l'harmonisation avec les pratiques néolibérales décrites.

Entre 2010 et 2015 les retraité-e-s grec-que-s ont perdu autour de 30% de leurs revenus, l’âge de départ à la retraite est passé de 60 à 67 ans, les allocations chômage ont baissé de près de 25% (avec 90% de chômeurs non indemnisés). Le restant à charge pour l’achat de médicaments a augmenté, de nombreux médicaments ont été déremboursés, près de 30% des citoyen-ne-s ont perdu leur couverture sanitaire.

En janvier 2015 le parti SYRIZA a gagné la majorité aux élections législatives sur la base d’un programme qui annonçait le renversement de l’austérité et le rétablissement des droits des salarié-e-s et de la protection sociale. Après 6 mois de négociations avec les représentants des créanciers et de l’UE, et malgré la condamnation des politiques d’austérité par 61,3% des élect-eur-rice-s grec-que-s lors du référendum de juillet 2015, les dirigeants du gouvernement grec ont signé un 3e mémorandum d’austérité ratifié en procédure accélérée par le Parlement pendant les vacances d’août. Ce retournement radical de politique des dirigeants de SYRIZA a produit la scission du parti et le départ ou la démobilisation de la majorité de ses militants.

Nouvelles vagues d’attaques contre les droits sociaux

Depuis août 2015 à ce jour de nouvelles mesures d’austérité sont imposées au peuple grec par le gouvernement de SYRIZA et de son allié de Droite ANEL.

Ainsi les retraites ont été davantage abaissés et l’âge de départ relevé. Les salaires minimaux et les allocations chômage gelées. L’imposition des foyers modestes a été intensifiée et le marché du travail dérégulé. Les saisies des résidences principales des foyers surendettés ont commencé à être mises en œuvre. Les lois de réforme de la protection sociale (4336/2015 et 4387/2016) surnommées lois-guillotines, ont appliqué la baisse des prestations et la hausse des cotisations. La clause de déficit zéro des caisses d’assurance complémentaire, tellement décriée par SYRIZA lors de la campagne électorale de janvier 2015, a été appliquée sous une forme renforcée, la clause de l’excédent. A tout cela il faut ajouter la privatisation des infrastructures du pays et la revente scandaleuse des banques grecques à un prix dérisoire.

Budget social 2018

Monsieur Yannis Baskozos, membre du gouvernement grec affirmait le 24/10 sous la coupole de Colonel Fabien que : « aucune nouvelle mesure de réduction de l’Etat social ne sera appliquée par le gouvernement SYRIZA jusqu’à la fin de la mandature, au contraire des allocations exceptionnelles seront attribuées aux citoyen-ne-s dans le besoin ».

Mais, dans la soirée du 21/10, la majorité SYRIZA déposait au Parlement grec le projet de budget social pour l’année 2018 qui va dans une tout autre direction. Peut-être Monsieur Baskozos, trop occupé à préparer son voyage à l’étranger, ne s’est pas rendu compte. D’ailleurs il nous a bien répété « qu’il fallait l’excuser de ne pas être au courant de tout ».

Pour saisir la mesure des chiffres exposés je vous propose la règle de multiplication par 6, ratio approximatif de la population de la France par rapport à celle de la Grèce.

Dans le sillage de toutes les précédentes contre-réformes antisociales, le projet de budget social 2018 diminue davantage les retraites et augmente l’âge de départ, réduit à néant (à 35 euros mensuels) l'Allocation de Solidarité Sociale des Retraités (EKAS), diminue les avantages sociaux et augmente les cotisations des salariés et retraités.

Le financement public alloué aux caisses d'assurance, à l’Organisme National d'Offre de Services de Santé (EOPYY) et aux hôpitaux est diminué de 616 millions pour l'année 2018. En particulier, les transferts budgétaires réguliers de l’Etat vers les caisses, EOPYY, les hôpitaux et l'Organisme pour l'Emploi (OAED) passent de 17,911 milliards d'euros à 17,273 milliards d'euros (-3,56%).

En même temps, le «budget social» affiche un excédent de 1,929 milliards d'euros, contre un excédent de 1,560 milliards d'euros pour l'année 2017, un décollage supplémentaire de 369 millions d'euros, qui correspond à des charges supplémentaires pour les classes travailleuses, notamment par l'augmentation des cotisations des salarié-e-s et retraité-e-s, des restants à charge pour les soins , etc.

Il est significatif que, même si il est annoncé par le gouvernement qu’enfin seront payées en 2018 les retraites en retard (principales, auxiliaires, allocations forfaitaires de départ), malgré cela, les dépenses totales pour les retraites seront réduites dans la nouvelle année de 174 millions d'euros par rapport à 2017.

Rappelons ici la précédente réduction des retraites et autres avantages de 1,076 milliards d'euros de plus de ce qui était prévu par le plan d’application du mémorandum, dans le budget 2017. Les retraites principales avaient été réduites de 446 millions d'euros, les retraites auxiliaires de 115 millions d'euros, et les autres prestations de 515 millions d'euros par rapport aux prévisions.

D’après le budget (anti)social 2018, l'Organisme grec pour l'emploi (OAED) doit afficher des excédents budgétaires. Ceci est choquant compte tenu que seulement 10% des chômeurs sont indemnisés et que les allocations chômage stagnent depuis 2012, année où elles avaient été diminuées.

Il s’agit d’un excédent budgétaire de 586 millions d'euros, sur un budget global de 2,993 milliards d'euros provenant essentiellement des cotisations des salarié-e-s. De ce budget seulement 986 millions d'euros (33%) seront alloués à l’indemnisation du chômage.

En même temps, le budget 2018 prévoit des subventions aux entreprises de 450 millions d'euros (contre 350 millions en 2017) « pour tout premier recrutement de salarié-e, pour financer les salaires, et les autres coûts occasionnés par une embauche, pendant 12 mois ». Elles seront aussi accordées aux entreprises pour « les aider à sortir des situations bloquées », les situations où des patrons ont cessé de payer les salarié-e-s alors qu'ils les obligent toujours à travailler.

De leur côté les retraité-e-s verront leur retraites, déjà fortement diminuées, amputées d'une somme globale de 623 millions d'euros !

L'Organisme des Assurances des agriculteurs et éleveurs (OGA), dont la compétence a été réduite à l'octroi d'allocations spécifiques, souffrira aussi d’une baisse de financement à hauteur de 60 millions, ce qui préfigure de nouvelles coupes aux allocations sociales dont il est prestataire.

Au total le budget grec 2018 alloue à la protection sociale et à la Santé 19,4 milliards d'euros contre 21 milliards du budget 2017, soit une baisse de 1,6 milliards d'euros.

L'allocation extraordinaire prévue pour foyers à faibles revenus, dite dividende sociale de SYRIZA, est à hauteur environ de 700 millions d'euros, moins de la moitié des coupes dans le budget social.

Nouvelles coupes dans le budget de la Santé

Voilà les déclarations que nous avons entendues : «Le gouvernement de SYRIZA a autorisé l’accès aux soins de toutes les personnes non assurées. Nous mettons en place un nouveau système de soins primaires de santé. Nous avons recruté de nouveaux personnels médicaux et paramédicaux et nous en recruterons davantage »

La vérité si je mens !

Voici alors le tableau réaliste de la situation de la Santé publique en Grèce et de son financement.

De nouvelles coupes drastiques dans le financement de la Santé Publique sont inscrites dans le budget de l'État.

Ainsi le financement d'EOPYY (Organisme National d'Offre de Services de Santé) par l'Etat sera réduit en 2018 de 214 millions d'euros, alors que déjà en 2017 il avait été réduit de 200 millions (-38%) par rapport à 2016. En raison de l'augmentation des cotisations santé imposées aux retraité-e-s, il est prévu qu’EOPYY présente un excédent de 333 millions d'euros en 2018. Le financement de l'Organisme par l'État (limité à 100 millions) sera utilisé « pour couvrir les coûts de soins de santé des citoyens non assurés ». C’est-à-dire que la couverture des personnes non assurées sera financée essentiellement par les cotisations des salarié-e-s et retraité-e-s, sans subvention sérieuse par l'Etat. En 2017 les cotisations représentaient 82,3% du budget d'EOPYY, contre 79,2% en 2016. Cela signifie la continuation sans relâche de la politique de sous-financement de la Santé et de la protection sociale par le gouvernement, alors que ne cessent d'augmenter les contributions des salarié-e-s et retraité-e-s. Selon « Rizospastis », quotidien du Parti Communiste grec (KKE), il s’agit là d’une politique « d’excédents ensanglantés » !

Par ailleurs, le budget des hôpitaux publics et du Réseau National Public de Soins primaires (PEDY) va diminuer de 363 millions d'euros par rapport à 2017. Cette coupe brutale vient se rajouter à la réduction du financement des hôpitaux publics de 22,8% en 2015, une réduction qui a ensuite été maintenue. De plus, en 2017, le financement des structures du PEDY avait été diminué de 7 millions par rapport à 2016.

Au total les coupes dans le budget de la Santé sont à hauteur de 616 millions d'euros.

La mise en application de l'accès aux soins des personnes non assurées est une avancée importante dans la direction d'une politique humaniste de Santé. Il faudrait cependant rappeler le retard avec lequel cette disposition à été adoptée, huit mois après l'accès de SYRIZA au gouvernement, alors que la ratification du 3e mémorandum s'est faite en quelques jours. Le retard de la mise en application du décret est le résultat des renvois successifs par le Ministère vers la commission Santé du Parlement et de la volonté politique de certains membres du premier gouvernement SYRIZA de rendre la loi plus restrictive. La bataille a été finalement gagnée grâce à l’insistance du mouvement des Dispensaires Sociaux Solidaires et des député-e-s de l’ancienne aile gauche de SYRIZA.

En application de ce décret les patient-e-s non assuré-e-s ont obtenu l’accès aux examens diagnostiques et aux traitements, la possibilité de consulter un médecin et de se faire prescrire des médicaments, mais la mesure n’a pas été financée. Comme il a été démontré, EOPYY ne dispose pas de crédits suffisants pour faire appliquer la mesure. Par conséquent, ni même les grandes structures telles les hôpitaux universitaires « Attiko » et « Laïko » ne disposent des médicaments nécessaires pour les chimiothérapies programmées. C’est donc toujours aux Dispensaires Solidaires Sociaux (supposés être des structures provisoires) tel le Dispensaire Social Métropolitain d’Elliniko (MKIE) de trouver les moyens pour faire face aux pénuries du système hospitalier officiel.

En ce qui concerne la réforme des Soins primaires de santé, force est de constater qu’elle a bien mal démarré. À peine la moitié des postes annoncés dans les Groupes locaux de santé (TOMY) a fait l’objet de candidatures. Et pour cause la précarité des contrats proposés (maximum 4 ans) et les faibles rémunérations, peu incitatives même pour des jeunes professionnels de Santé. Ici aussi ce sont les diktats des créanciers, auxquels SYRIZA reste toujours docile, qui empêchent la création de postes de professionnels titulaires. Cette réforme du système des Soins primaires de Santé repose d’ailleurs sur des financements non pérennes et cette situation est un frein essentiel à l’élaboration de projets de Santé Publique durables.

Le discours du gouvernement grec fait une utilisation sélective des chiffres.

Quelle est aujourd'hui la situation sanitaire en Grèce en termes de mortalité (notamment des nourrissons), de morbidité somatique et psychique, de suicides?

Quel est le rapport des effectifs patients/ soignants dans les hôpitaux ? Des questions simples et précises, en réponse auxquelles les apories socratiques des dirigeants sont pour le moins déplacées.

Car il existe des données indiquant que le taux de suicide continue à augmenter, tout comme la mortalité des nourrissons qui est passée de 2015 à 2016 de 4 à 4,2 sur mille naissances.

Selon les militant-e-s du Dispensaire Social d’Elliniko, le discours du gouvernement grec est éminemment dangereux car, en occultant la crise sociale et sanitaire qui sévit toujours dans le pays, il prive les patient-e-s et les soignant-e-s grec-que-s des soutiens internationaux dans leur lutte pour des soins accessible à tou-te-s. Cette lutte se poursuit encore aujourd'hui sous la nouvelle gouvernance néolibérale, celle de SYRIZA-ANEL. Nous avons entendu circuler en France dans les cercles militants la rumeur « de source non identifiée » qu’il n’y aurait plus besoin d’acheminer de médicaments vers la Grèce (…)

Le discours du gouvernement grec actuel est aussi politiquement nocif, car il dédouane les dirigeants de l’Union Européenne et des instances créancières de la responsabilité pour les souffrances, les infirmités, les décès, occasionnés dans les pays de la périphérie européenne par l’application des politiques néolibérales dont ils ont été les instigateurs.

Et il décrédibilise au passage tout discours politique de gauche…

Extraits de "Qu'en est-il aujourd'hui de la protection sociale et de la santé en Grèce?" par Emmanuel Kosadinos, paru sur son blog.

Lire aussi :

"La santé en Grèce", par Pascal Boissel, psychiatre et psychanalyste, d’exercice privé à Poitiers,militant de l’Union syndicale de la psychiatrie, paru sur le site du CADTM

mercredi 13 décembre 2017

"Pour"... Tariq Ramadan (sans la moustache du curé !)

Melanie.PNG Cliquer sur l'image pour écouter la chanson

Plus que jamais, j'emmerde Charlie Hebdo ! (Le Concierge)

mardi 12 décembre 2017

La... grande illusion SYRIZA a été inscrite dans l’inconscient collectif et à travers les mentalités comme celle de toute la gauche. C’est ainsi...

S’y ajoutent, les mensonges à répétition de la bande à Tsipras et des autres para-politiciens que la colonie jardine encore et hélas. Le dernier mensonge officiel, c’est la prétendue “sortie de la tutelisation mémorandaire en 2018”, lorsqu’on sait par exemple que le mémorandum Tsipras offre potentiellement le contrôle de l’ensemble des biens publics grecs aux prétendus “créanciers” pour 99 ans et que le dépeçage de l’économie grecque et des biens aussi privés, au profit bien entendu d’un nombre alors croissant de rapaces internationaux, ainsi que d’une clique bien locale, largement liée au système mafieux et népotiste des partis supposés politiques.

Toutes les dimensions de la temporalité de la crise grecque ont été ainsi balayées: non seulement les effets immédiats sur chacun, mais aussi les conséquences à long terme, sur les structures du pays, ses institutions, etc. Sous nos yeux, on voit le pays se transformer en un nouveau “cabinet des curiosités” de la vie et de la mort sous un régime en somme novateur, la métadémocratie achronique.

On conviendra que finalement... “innovation” et “embellie” ne sont pas forcément synonymes, notamment dans les affaires humaines. On y observe mieux que nul part ailleurs la mutation de nos régimes oligarchiques-libéraux du monde occidental, autrement-dit nos démocraties “complaisantes”, en des régimes oligarchiques-dictatoriaux et pour le cas grec (et chypriote), l’annulation violente de toute forme (même déjà incomplète) de souveraineté populaire, nationale et étatique. L'évolution aura pris moins d'une décennie, sinon bien moins de temps. Il fallait y penser.

(...)

Dans les quartiers (encore si possible paisibles) d’Athènes, le commun des mortels aura compris que cette visite officielle était au mieux inutile, et au pire, nuisible. Dans les cafés on murmure toute l’amertume devant (et sous) ce “gouvernement” alors cynique, “Quisling”, largement hostile aux intérêts du pays, des travailleurs, de la grande masse des petits et moyens entrepreneurs et parfois même grands, et même à la démocratie. Le 3/4 décembre 2017, le “gouvernement” a tenté à faire voter au “Parlement” la reforme no 69, sur les 113 nouvelles mesures exigées par la Kommandantur Troïkanne, s’agissant bien entendu de la restriction du droit de grève, ainsi que de la (non) indemnisation des travailleurs en cas d’accident sur le lieu de travail ou durant son exercice. L’amendement avait été rajouté au projet de loi relatif au... satellite grec de télécommunication... alors voyons (presse grecque du 4 décembre 2017) .

Une pratique alors généralisée depuis les mémoranda et qui en dit long sur l’aspect criminel (et en déjà inconstitutionnel et illégal) des “gouvernances” (d’abord) économiquement génocidaires sous les escrocs de SYRIZA/ANEL. Le “gouvernement”, craignant la défection de certains députés (majorité de 153 “parlementaires” sur 300) a retiré ces deux amendements pour évidemment revenir de manière impromptue, le jour de Noël par exemple ou pendant une autre période fériée. C’est (autant) pour cette raison que les Grecs ne veulent plus entendre parler de gauche... dans ce pays, la... grande illusion SYRIZA a été inscrite dans l’inconscient collectif et à travers les mentalités comme celle de toute la gauche. C’est ainsi...

Extraits de l'article de Panagiotis Grigoriou, par sous le titre "Fiascos" sur son blog, Greekcrisis

samedi 9 décembre 2017

Va te faire voir "là-bas si j'y suis" !

Le Musée de l'Europe & de l'Afrique de nouveau censuré par les "médias alternatifs"... mainstream !

On se souvient que le Musée de l'Europe & de l'Afrique avait été interdit de commentaires, bien qu'abonné, par l'alternative moustachue Mediatarte, pour crime de lèse-Laurence De Cock, de lèse-De Haas, de lèse-Philippes (Marlière et Corcuff)[1].

Là-bas si j'y suis rejoint le club des censeurs que l'esprit de PLPL semble "défriser"...

Ce que nous avons pu constater en tentant de poster, en complément d'un article rappelant les états de service sur le Rwanda de feu Jean d'Ormesson, la chanson que Jean Ferrat lui avait consacrée au sujet de la guerre d'Indochine, Un air de liberté. En même temps, nous n'aurions pas dû, car les quarante jours durant lesquels on ne polémique pas sur un défunt ne sont pas tombés du ciel (si on peut, sociologiquement, dire...). Mais l'influence néfaste et pavlovienne du cynisme déguisé en humanisme de Mermet, propre à sa "Génération" "à qui tout a profité" demeurait sans doute malgré tout...

En effet, un robot chargé du politiquement correct "de gauche"[2] nous informe que nous sommes sur "liste noire", Bravo Mermet, enfin intégré, par robot interposé, à la famille 68tarde qui promet d'éteindre la lumière en partant - juste le temps de "parvenir" ce qui a été un peu plus long que les autres !!! (Devrait-on désormais parler de noire-rose pour qualifier la presse menant "la bataille de l'hégémonie culturelle" comme Le Nouvel Obs et Libération revenant comme une farce ? Et que se taisent les dissidents... au nom de la dissidence - plus que présumée !)

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Et cela le jour même où Minaude Lancelin se voit attribuer 90 000 EUR par les Prud'hommes. Après les 300 000 obtenus par Mermet, on ne doute pas que les (légères) erreurs du DRH de Là-bas dénoncées en leur temps seront corrigées pour faire des médias "alternatifs" un paradis social (et non, comme la plupart des "alternatives" le paradis du travail gratuit ou presque des patron -ne-s "de gauche" de Droit Léniniste !). On nous a tellement fait pleurer le précaire sur le sort de Mermet et Lancelin, que cette heureuse issue s'impose aux tenanciers du goupillon de gogoche par respect pour la croyance des Fidèles, à tout le moins !

Car en effet, c'est le crime de lèse-Lancelin ci-dessous qui nous a valu manifestement d'être mis à l'Index...

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labasPostsBadiou.PNG coll. du Musée de l'Europe

C'est l'extension du domaine du moustachisme-maoïstoïde-féministoïde-alternatifoïde ! Mais que le lecteur se rassure... "ça vaut miiieeuuuxx que d'attraper la scarlatine !"

Le Concierge

Bonus

lancelintaulier.PNG Dame ! Il faut bien renouveler l'érotisme et la moiteur des prisons, où des visiteuses bourgeoises diplômées, affriolées par tant de chair masculine en cage, ont nourri tant de "scénarios" de pornos des années 70, par l'anthropologie dans un club de drague dirigé par des mâles alpha au XXIème siècle ! Ouaf, ouaf ! (Le Concierge)

le Commentaire auquel Là-bas avait pourtant échappé...

- Qu'en pense le taulier ? Cachez ce phallus que je ne saurais voir derrière le féminisme de salon et de comptoir ?

Notes

[1] Lire En marche vers le « rassemblement » moustachu ? et Le "participatif" sur Mediatarte commence à ressembler au Canard Enchainé pendant la guerre 14-18.... Les mêmes s'étonnent dès lors, en poussant les hauts cris de Vierges tartuffoïdes outragées, que les Causeur et autres Polony leur taillent des parts de marché... S'ils n'étaient nourris par les turpitudes (double-standards) du gauchisme anti-matérialiste mais néanmoins "libéré" c'est à dire quequettoïde qui revient comme une farce, les réactionnaires intelligents en embuscade n'auraient pas la partie si facile. Le moteur à deux temps est lancé, or la partie a déjà été jouée il y a tout juste 50 ans. La structure sociale a changé, certes, comme l'indique la victoire de Macro III le Petit, powered by Mediatarte. Et avec les révolutions oranges à poil dur, tous les espoirs sont permis pour la petite-bourgeoisie en quête de goupillons médiatiques au service de l'asservissement du plus grand nombre, par l'exploitation sans limite, d'où perle la parole bénite de l'exact contraire aspergeant la foule de passions pas très... spinozistes (ou alors spino-zizistes!), et dont le capitalisme 2.0 est si friand. Il y a même des sites pour ça, et préparer le Mariage pour tous des start-ups de droite et des start-ups de gauche, qui jouent déjà ensemble au foot à l'Assemblée Nationale !

[2] Confier cette tâche à un robot en dit long sur l'époque, car l'équipe de là-bas ne sait même pas qu'elle a censuré une chanson de Jean Ferrat... censurée par Antenne 2 en novembre 1975, il y a tout juste... 42 ans ! On n'arrête pas le progrès...

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