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Dans cette séquence de 2010, Tariq Ramadan est confronté à Jean-Claude Brighelli, l'un des futurs porte-paroles de la Réaction issu de la gauche académique[1], et Jeannette Bougrab, alors secrétaire générale de l'UMP et présidente de la HALDE... Le débat porte, en présence de Raymond Barre, sur l'école.

Cette pièce archéologique est assez fascinante, car d'une certaine façon, on peut y voir quelque chose comme la gestation des néo-cons français (venus tant de droite que de gauche).

Ni Brighelli, ni Bougrab ne sont alors encore devenus totalement obsédés par l'Islam (respectivement par pure réaction et fonds de commerce)... Il faudra encore pour cela quelques années pour que et l'un et l'une, venus pourtant de droite et de gauche, se retrouvant ici seulement sur la "question scolaire"[2], se mettent à en faire des tonnes sur le sujet (chacun dans son style, respectivement roturier et courtisane, ce qui est très Balzacien !), bien fait pour liquider la question sociale et la lutte des classes[3].

Et on notera que Tariq Ramadan est bien le seul à essayer de tenir des positions de gauche (citoyenniste : négliger la lutte des classes est décidément un métier dangereux [4]) sur l'école et les inégalités sociales...

Le Concierge

Notes

[1] A qui une certaine Laurence de Cock fournit désormais un punching-ball idéal, il lui suffit en effet de dénoncer ses bêtises pour refiler, derrière, les siennes, selon le principe du moteur réactionnaire à deux-temps alimenté par une partie de la petite-bourgeoisie intellectuelle manipulatrice de biens de salut politiques.

[2] De ce point de vue-là l'éloge parallèle à Mme Bougrab de Luc Ferry et Manuel Valls est assez parlant...

[3] Comme la version "chique" de la "française musulmane" - qui ne l'est plus -des beaux quartiers (autre face de la même médaille qui comporte la version pas chique, arrivistes arrivées se distinguant d'arrivistes pas arrivées pour cause de décalage social - initial sauf pour les hobereaux - conséquent), stigmatisant les classes populaires et moyennes, à travers l'Islam, l'indique suffisamment caricaturalement - ce qui a pu inspirer le fumeux "Conseil des ex-musulmans de France" car tout est bon dans le cochon pour passer à la télévision en aspirant à la cooptation ! On y trouve d'ailleurs Nadia El-Fani toujours à l'affût d'une visibilité que son "oeuvre" a du mal à lui procurer hors victimisation par l'Islam" !

[4] Un dialogue a d'ailleurs eut lieu entre Ramadan et Brighelli en 2015 à l'initiative de la Revue des deux mondes où la question sociale a totalement disparu...