Situation alors grecque D’après les récentes statistiques officielles, 4.312.395 personnes ont de dettes impayées envers l’administration fiscale, c’est-à-dire un demi-million de plus qu’en septembre dernier, et parmi eux, 1.797.492 contribuables verront leurs biens, lorsqu’ils en ont encore, saisis par le fisc, ce qui est déjà le cas pour 1.148.583 d’entre eux, presse grecque de la semaine. Notons que la population grecque dépasse à peine les dix millions d’habitants et qu’entre les banques, cédées à des fonds rapaces internationaux sous la gouvernance des escrocs de SYRIZA, et qui réclament des saisies par milliers et les saisies du fisc qui n’est pas grec non plus, près du 25% de la population se voit confisquer ses biens, essentiellement immobiliers, auxquels s’ajoutent ceux qui les ont déjà bradés pour les mêmes raisons.

Aux yeux des historiens du futur, il s’agit de la plus grande dépossession des biens publics et privés d’un pays et de sa population, sans lui déclarer la guerre, disons de type traditionnel. Une banque réclame même de la famille d’un entrepreneur qui s’est suicidé à Thessalonique, la somme de 590.000€, c’est pour dire, presse de la semaine.

La paupérisation très ordonnée de la classe moyenne, comme presque de toutes les autres classes sociales c’est tout un programme, et les Grecs commentent également les événements français, parfois sous un air de déjà-vu. “Oui, nous avons connu une période peut-être analogue durant les premières années de la crise. Dès l’arrivée de la Troïka et durant les grandes manifestations, c’était en mai 2010, les salopards du système ont envoyé sur place les casseurs anarchistes mettant le feu en marge des manifestations, et notamment à une agence bancaire, trois employés dont une jeune femme enceinte y ont trouvé la mort, et déjà, durant un temps les Grecs ont été tétanisés, puis retournés chez eux durant un moment.”

Extrait de l'article de Panagiotis Grigoriou paru sous le titre "Gilets-Jeunes" sur son blog Greek Crisis

Ajout

NOUVELLE EXIGENCE DES BANQUES GRECQUES POUR LES SAISIES:

Selon les médias grecs, les banques grecques sont entrain d’exiger que le seuil de dettes qui engendreront des saisies sur les résidences principales des débiteurs grecs passe à 80 000euros ( Pour rappel la proposition de l’UE était 75 000€…)

Ce nouveau seuil amènerait des saisies de maisons dans les zones populaires et des petites propriétés dans les zones moyennes. Par exemple, cela pourrait alors arriver pour des appartements de 90 m² à Drapetsona ou 60 m² à Halandri ou même 50 m² à Kifissia.

La limite de 80.000 €, si elle était adoptée, fonctionnera indépendamment de tout ajustement pour remplacer le cadre de la protection de la résidence principale dans la Loi Katseli , qui entrera en vigueur à partir de 01/01/2019.

Le plan des banques ne prendra pas la forme législative , mais c’ est un accord informel entre les banques. Les banques ont eu des contacts à ce sujet avec l’UE à la mi-Novembre.

Cette nouvelle limite engendrerait bien sûr une situation inhumaine pour tous ceux qui sont objectivement incapables de payer, et irait bien sûr vers une augmentation des saisies et des ventes aux enchères de ces biens.

via Constant Kaimakis