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"Afin de ne pas reproduire les erreurs liées à la privatisation d’infrastructures stratégiques en situation de monopole, nous souhaitons avec la présente proposition de loi référendaire donner la possibilité au peuple français de se prononcer quant à l’affirmation du caractère de service public national de l’exploitation des aérodromes de Paris, ce qui aura pour conséquence de rendre impossible leur privatisation." (Extrait de l'Exposé des motifs de la proposition de loi visant à affirmer le caractère de service public national de l’exploitation des aérodromes de Paris)

Pour apporter son soutien à cette proposition de loi, signatures en ligne sur le site du Ministère de l'Intérieur (conditions : être inscrit sur les listes électorales, être muni d'une carte d'identité ou passeport en cours de validité).

Bonus : Petits joueurs.

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Contrairement à ce qu'affiche cette campagne mal inspirée, il ne s'agit nullement de recueillir 10% de signatures des inscrits. En effet, la procédure est ainsi faite que la majorité parlementaire repoussera ce projet de loi (sauf si le marché tourne), comme le permet l'article 11 de la Constitution : "Si la proposition de loi n’a pas été examinée au moins une fois par chacune des deux assemblées (Assemblée nationale et Sénat) dans un délai de six mois à compter de la publication au Journal Officiel de la décision du Conseil constitutionnel déclarant que le seuil des 10% d'électeurs est atteint, le président de la République la soumet au référendum."

Donc annoncer qu'on vise 10%, c'est balot... (certes, c'est beaucoup plus qu'aux Européennes en ce qui concerne la FI - et consorts en pleine crise d'unionite entre plusieurs arrondissements parisiens...).

Ce dont il s'agit n'est rien d'autre que de réaffirmer le pacte social issu du programme du Conseil National de la Résistance. Et de réclamer le pouvoir de refuser, par le nombre, c'est à dire l'exercice de la souveraineté populaire directe, ses remises en cause par les mandataires, quels qu'ils soient.

A minima, c'est 10 millions qu'il faut viser...

Parce que 10 millions, c'est plus que Macron au premier tour de la présidentielle (décideur de cette privatisation), et plus que son parti au 1er tour des Législatives (dont est issue la majorité qui vote la loi[1])

Et pourquoi pas 15 450 279 (suffrages exprimés pour le "non" au Traité constitutionnel européen en 2005).

Et là, si la "majorité" à l'Assemblée Nationale vote contre une volonté du Peuple clairement exprimée, une volonté de défendre le patrimoine de ceux qui n'en ont pas et un modèle social hérité de la lutte contre le fascisme, et ceci individuellement, nominativement et publiquement, ce qui demander du courage dans certaines positions, et bien, il n'y aura plus de représentants[2]...

Tel est l'enjeu : un référendum contre la poursuite ultime des privatisations, qui n'en est pas un, mais qui peut l'être...

Et si on n'arrive pas à constituer une majorité numérique là-dessus, où pense-t-on arriver ?

Le Concierge

Notes

[1] On ne prend en compte que les premiers tours, car au 2ème on se contente d'éliminer, on ne choisit donc rien

[2] Rappelons que les représentants (d'opposition) précédents avaient laissé passer la loi El Khomri malgré la révolte populaire en ne votant pas la motion de censure, et laissé du même coup se mettre en place le passage à la répression autoritaire qui n'a cessé de s'intensifier depuis (ou plus simplement : ils ont permis tout ce qui a suivi depuis)